1 il '^^ ^^ilià.: Hïî^» iMMAM»4V JT LTI ilk ,^iJ.;».«»*«^«r ,^ ,^A,'^'.>''|,| ^^m^ ;-•• mil 11 f %"i«'^*» (ilîniiiiprw ^'^. II MIHL ■»«ciiiiM II ••M >lM^ltf«' iiim ••••ïaM PMffl ^^s ,^0 4>^^2 AN NALES BELGIQUE, TOME DIX-HUITIÈME. f^ 292513 BRUXELLES. .A.XX siège de la îSociété , MUSÉE ROYAL d'hISTOIRE NATURELLE. PARIS. BRUXELLES. E. DEYROLLE, FILS. 1 ^^^0 & LEIPZIG. rue de la Monnaie, 23. C. MUQUARDT. _ |MERZBACHETFALK,SUC(;'. 1875 DRESDE. L. W. SCHAUFUSS. Wettiner Hof. A^-v^is. Le prix des tomes I à VII des Annales a été fixé à cinq francs; celui des tomes VIII à XIV à douze francs; celui des tomes XV à XVIII à dix-huit frs. Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs, à l'année de leur réception, jouissent d'une réduction d'un tiers de la valeur. ^es comptes-rendus mensuels des séances de la Société se vendent au prix de cinquante centimes chacun. On peut s'y abonner au prix de cinq francs par an. S'adresser, soit au trésorier, M. E. Pologne, au Palais du Roi, soit au secrétaire, M, Preudhomme de Borre , au Musée royal d'histoire naturelle , à Bruxelles. La cotisation des membres de la Société est fixée à seize francs. Les membres étrangers peuvent se libérer en une fois de toute cotisation, moyennant un versement de deux cents francs. ANNALES DE LA r r SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI. Les opinions émises dans les Annales de la Société sont propres à leurs auteurs. La Société ii'en assume aucunement la responsabilité. BRUXELLES — IMPRIMEUIE DE VEUVE NYS. AN NALES BELGIQUE. TOME DIX-HUITIÈME. BRUXELLES. J\.\x siège de la îSociété , MUSÉE ROY\L d'hISTOIRE NATURELLE. PARIS. E. DEYROLLE, FILS. rue do la Monnaie, 23. BRUXELLES. GAND & LEIPZIG, C. MUQUARDT. MERZBACH ET FALK, SUCC^ DRESDE. L. W. SCHAUFUSS. Wettiner Hof. 1875 /< AN NALES -^"^-^^ r- ^ DB BELGIQUE. TOME DIX-HUITIÈME. FASCICULE I. Signatures 1 à 18 et a et 6. Paru ]ei7avril 187B. /-^^À« iiioiû^;^ ^r'ON'AL îv\-T BRUXELLES. AlAJl siég-e dLe la. SSociété , MUSÉE ROYAI- h'hISTOIRE NATURELLE. Cn w '/ /-:; <^y/ '; '^^B-^.w. 187^ MONOGRAPHIE DES ONITIDES par G. VAN LANSBER6E. — SÉANCE DU i] AVRJL 4814. Ericlison (Ins. Deuts. III, p. 760) partage les Coprides proprement dits en deux sections principales, dont la première comprend les genres qui ont des palpes labiaux à article second plus long que le premier, et la seconde ceux dont les palpes labiaux ont le premier article plus long que le second. Les genres Onthophagus, Oniticellus^ Drepanocerus, Eurystenius, Onitis et Bubas rentrent, d'après Ericlison, dans la première sec- tion, tandis que la seconde se compose du reste des Coprides. Lacordaire admet quatre groupes, les Scatonomides, les Coprides s. s., les Onitides et les Ontliophagides, ce dernier étant séparé des trois premiers par des palpes labiaux à article troisième à peine visible. Il reconnaît cependant que ce caractère est tout ce qui le distingue des Onitides. Une étude plus approfondie des deux grou- pes en question lui aurait prouvé en premier lieu que les Drepanoce- rus ont plus d'analogie avec les Onitis qu'avec les Onthophagus, et en second lieu, qu'il y a des espèces à' Onthophagus dont le S'' article des palpes labiaux est presque aussi développé que celui des Onitis, sans parler de genres non décrits qui viennent combler la lacune. Quant aux Eurysternus, on est d'accord maintenant pour leur assigner leur place parmi les Ateuchides. La conformation du dernier article des palpes labiaux n'est cepen- dant pas dénuée d'importance pour la classification de la tribu des Coprides proprement dits. Cet organe affecte deux formes princi- pales : ou il est toujours distinct, épais et plus ou moins ovoïde, ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XYMI. 1 6 MONOGRAPHIE DES ONlTinES, OU bien grêle, subulé et souvent à peine visible. La première forme est particulière à tous les genres chez qui le 1"' article est plus long quele2';lasecondecoïncidetoujours avec l'allongement du2'' article. C'est donc un argument de plus en faveur des divisions établies par Erichson. Outre ces caractères, les Onitides et les Onthophagides ont en commun d'autres particularités qui en font un groupe fort naturel et qui à la longue ne peut manquer d'être adopté. Je citerai la forme déprimée du corps, l'allongement et la gracilité du métatarse, ainsi que la carène latérale dont il est toujours plus ou moins pourvu, la présence de carènes transversales sur la tête et de dents extérieures aux tibias intermédiaires, l'élévation plus ou moins caréniforme du mésosternum, la concavité des deux premiers articles de la massue antennaire, etc. D'autre part il n'est pas exact que l'atrophiement du troisième article des palpes labiaux soit tout ce qui distingue les Onthophagi- des des Onitides, comme le dit Lacordaire. il y a d'autres caractères qui séparent ces deux groupes malgré leur grande parenté.- Je ne parlerai pas du manque de tarses aux tibias antérieurs chez les Onitides, parce que, sous ce rapport, il y a quelques exceptions ; je ne citerai également pas la présence de dents et d'épines aux pattes, ni la courbure, parfois monstrueuse, des tibias chez les mâles, parce que ces particularités ne sont propres qu'à un certain nombre d'es- pèces, mais je fixerai l'attention des entomologistes sur la différence de conformation dans les élytres. Chez les Onthophagides, ces orga- nes ne sont pourvus que de sept stries, tandis que chez les Onitides il y en a toujours huit, la huitième étant accompagnée d'une carène plus ou moins prolongée, limitant un pli perpendiculaire formé par le neuvième intervalle, et qui fait défaut chez les Onthophagides. La première section d 'Erichson, à laquelle j'appliquerai le nom à'' Onthophagides, en opposition à celle des Coprides s. 5., peut donc se subdiviser en deux groupes secondaires caractérisés par le nombre des stries des élytres et la présence ou l'absence du pli latéral (1). (1) II ne faul pas confondre ce pli latéral avec le bord de l'élylre. Celui-ci forme une bande lisse qui pari de l'angle humerai, entoure l'élytre et se réunit en arrière avec la suture. La carène qui limite le pli en question se termine au contraire souvent avant d'atteindre l'extrémité de l'élytre et, quand elle est prolongée jusqu'au bout, ce n'est pas avec la suture, mais avec le troisième ou quatrième intervalle qu'elle se réunit. Dans les genres qui possèdent des épipleures (c'est ainsi qu'on peut désigner, à l'exem- ple de Lacordaire, le pli latéral), le bord est en général moins large et moins distincte- ment caréné, mais il existe toujours. C'est dans le genre Catliarsius que l'on peut obser- ver les modifications les plus nombreuses de l'épipleure. La plupart du temps, il est formé par le dernier intervalle; mais parfois il en embrasse un plus grand nombre, par exemple dans VOmlicellus amhiguiis, dans le genre Heliocopris, dans les Deliochi' MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 7 Le premier, celui dans lequel le nombre des stries est de huit, pourra porter le nom d'Oîiitides, celui d'Onthophagides s. s. restant réservé au second. Outre ces caractères, les Onitides se distinguent des Onthopha- gides par l'ampleur de leur métasternum qui occupe entre les han- ches intermédiaires la presque totalité ou du moins plus de la moitié de la poitrine, tandis que, chez ces derniers, sa largeur n'en excède en général pas le tiers, et par la disposition qu'a le chaperon des femelles à s'allonger et à se rétrécir, à l'inverse de ce qui a lieu en général chez les Onthophagides. Dans le groupe des Onitides, il y a un certain nombre de genres qui présententuncaractèreparlequelilsse séparent de tous les autres Co- prides. J'ai en vue le manque d'éperon terminal aux tibias antérieurs dans le mâle. Que je sache, jusqu'ici aucun auteur n'a signalé cette particularité, ceux qui ont traité des Onitis, ou n'y ayant pas fait attention, ou ayant pris le prolongement recourbé du tibia pour l'éperon qu'ils ont cru soudé avec lui. Pour se convaincre de l'erreur dans laquelle ceux-ci sont tombés, on n'a qu'à examiner le tibia de VOniticellus ambigims^ qui est conformé absolument comme celui des Onitis et est cependant muni d'un éperon bien distinct. Il en est de même des genres Pachylomera et Anachalcos., qui appartiennent aux Ateuchides. Au surplus, chez certains Onitis, le prolongement en question fait défaut sans qu'il soit remplacé parmi éperon (0. Eze- chias). Par contre, tous les autres genres de Coprides qui manquent de tarses aux pattes antérieures, tels que les Phanœus, Oruscatus, Dendropœmon, Coptodactyla, etc., sont pourvus d'éperons distincts. Parmi les Ateuchides, il n'y a que le genre Streblopus, dont les ana- logies avec les Onitis sont du reste remarquables, qui présente ce caractère. C'est sur les espèces auxquelles il est propre que j'établirai le groupe des Onitides proprements dits, dont j'ai entrepris la mono- graphie et qui correspond exactement au genre Onitis de Fabricius, abstraction faite de quelques éléments étrangers qu'il y a introduits après coup et qui en ont déjà été retirés par d'autres auteurs. Je complète comme suit les caractères du groupe. Le menton est transversal, plus ou moins échancré en avant, légèrement arrondi sur les côtés. Les deux premiers articles des palpes labiaux sont couverts de longs poils, le troisième est glabre, toujours très-étroit et comme implanté dans le second. Parfois il est difficile à distinguer (Tapeinopterus). Le dernier article des palpes luin, etc. M. Mulsanl a l'habitude de compter l'enfoncement qui précède le bord latéral parmi le nombre des stries. Il n'a peut-être pas tort, mais, pour ne pas ra'écarler de l'usage reçu, j'ai préféré ne mentionner que les stries apparentes. 8 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. maxillaires est subtronqué à l'extrémité, un peu plus long que les deux précédents pris ensemble; ceux-ci légèrement dilatés à l'extré- mité. Les antennes sont composées de neuf articles ; les six premiers glabres ; la massue pubescente, ovale, à article premier emboîtant le second, qui est souvent caché pendant la contraction, le troisième operculiforme. , La tête est toujours entourée d'un bord relevé. Le chaperon est arrondi en demi cercle ou ogival, souvent échan- cré en avant et parfois festonné sur les côtés [Cheironitis). Le plus souvent il est pourvu d'une petite carène transversale située en avant de la suture frontale. Celle-ci est formée par une carène plus ou moins élevée, droite ou arquée, souvent interrompue au milieu et que j'appellerai carène frontale, en opposition avec la petite carène dont il vient d'être question et que j'indiquerai sous le nom de carène clypéale. La forme et la position respective de ces deux carènes est d'une grande importance pour aider à distinguer les espèces. Le vertex est généralement du double plus large que long, entouré d'un bord plus ou moins élevé, sinué ou bisinué postérieurement et pour la plupart du temps muni d'un tubercule situé, soit près de la carène frontale, soit au milieu, soit près du bord postérieur. La position de ce tubercule offre également de l'intérêt pour la classification. Les joues sont toujours séparées du chaperon par une suture oblique et caréniforme, excepté dans le genre Tapeinopterus, où. elle est à peine visible ; elles sont arrondies ou droites, parfois saillantes et angu- laires (la plupart des Cheironitis). Les yeux sont complètement divi- sés, à partie supérieure petite. Comme je l'ai fait observer plus haut, le chaperon a une tendance à s'allonger et à se rétrécir dans les femelles, ce qui donne, dans certaines espèces, à la tête une forme tout à fait différente dans les deux sexes. Le corselet est convexe en avant, déprimé en arrière, largement échancré antérieurement pour la réception de la tête et toujours rebordé en avant et sur les bords latéraux. La base est, ou rebordée (Cheironitis), ou crénelée {Onitis abyssiniens, etc.), ou simple (Onitis Sphinx, etc.), arrondie (P le Jir onitis, Cheironitis), ou tronquée obli- quement de chaque côté {Tapeinopterus, Onitis, Bubas). Elle est pour- vue au milieu de deux impressions qui ne font défaut que dans le genre Pleiironitis et dont In forme et la profondeur diffèrent d'après les espèces et parfois d'après les sexes. Les bords latéraux forment en avant avec le bord antérieur un angle presque droit, de là ils vont en s'élargissant régulièrement jusqu'au milieu, qui est arrondi, puis ils sont plus ou moins brusque- ment rétrécis et sinués, les angles postérieurs étant distincts ou se confondant avec la base. De chaque côté il y a une fossette arron- MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 9 die. Le dessous du corselet est en général visible d'en haut vers la base. Dans le plus grandnombre des espèces, le corselet est plus am- ple et plus allongé dans le mâle que dans la femelle ; par contre, dans le genre Cheironitis, celle-ci a en avant un renflement transver- sal qui fait défaut dans le mâle. L'écusson n'est complètement invisible que dans le genre Buhas., mais, dans le genre Pleuronitis et dans certains Onitis, la partie apparente est réduite à des proportions tellement restreintes qu'elle n'est visible qu'à l'aide d'une loupe. Je reviendrai plus loin sur la construction de cet organe. Les élytres sont toujours plus étroites que le corselet dans sa par- tie médiane, convexes {Onitis, Bubas), ou planes sur le dos et incli- nées sur les côtés {Pleuronitis, Cheironitis), très-rarement complète- ment aplaties {Tapeiiiopterus) . J'''di fait connaître plus haut le nombre et la disposition des stries. Le plus souvent les intervalles impairs sont plus étroits et plus élevés que les pairs. La septième strie est parfois enfoncée, ce qui donne au huitième intervalle une position plus horizontale que celle des autres intervalles latéraux. Cet inter- valle est en outre plus court que les autres et très-fréquemment en- touré à son extrémité par le' septième. Les bords latéraux sont sou- vent sinués au milieu et la carène qui accompagne la huitième strie est parfois crénelée en dedans. Les épaules sont élevées en forme de tubercule oblique allant du huitième au cinquième intervalle. La base est coupée obliquement de chaque côté, avec un enfoncement vers la région scutellaire, que l'écusson soit apparent ou non; l'ex- trémité est conjointement arrondie. Le pygidium est triangulaire, en général peu convexe. Le protho- rax est dénué en dessous de carènes latérales, et ses flancs sont tou- jours plus ou moins granulés et villeux. Le prosternum est souvent muni, dans les mâles, d'une saillie post-coxale, qui existe même parfois dans la femelle {Cheironitis, Buhas, Onitis tridens et Castel- naui). Le mésosternum est très-court, sauf dans les Pleuronitis et les Cheironitis, et il est toujours muni d'une carène longitudinale, qui s'étend souvent à la partie antérieure du métasternum. Celui-ci est large, plus ou moins allongé, selon que le mésosternum est plus ou moins développé. Le plus souvent il est égal dans les deux sexes, mais parfois il y a des différences assez notables, surtout dans la ponctuation. En arrière, près de l'insertion des pattes postérieures, il est muni de deux fossettes qui ne font que rarement défaut. Les flancs sont densément granulés. L'abdomen est court, à segments distincts, granulés sur les bords latéraux et parfois sur toute leur surface. Les pattes sont toujours plus allongées dans les mâles que dans 10 MONOGRAPHIE DES ONITIDËS. les femelles. Les antérieures prennent même parfois chez le mâle un développement inusité. Les cuisses antérieures sont munies à leur base intérieurement d'un faisceau de poils jaunes. Un petit faisceau analogue existe quelquefois extérieurement sur le trochan- ter. Les tibias sont quadridentés extérieurement, subarqués, élar- gis vers l'extrémité et tronqués au bout dans la femelle, grêles et recourbés dans le mâle avec l'extrémité en général prolongée en dedans et recourbée ou infléchie, dénuée d'éperon et de tarses. Afin d'éviter toute confusion, je désignerai ce prolongement du tibia en latin sous le nom de mucro, et en français sous celui de griffe. Dans un certain nombre d'espèces, les tibias antérieurs des femelles sont pourvus de tarses. Ces espèces doivent, à mon avis, constituer un ■genre à part. Les cuisses intermédiaires et postérieures sont assez fortes, les premières en général ovalaires, les secondes plus allongées, subpa- rallèles, du moins chez le mâle. Dans ce sexe, elles sont souvent dila- tées ou échancrées, soit antérieurement, soit postérieurement. Leur forme est toujours plus raccourcie et plus globuleuse chez les fe- melles. Les tibias intermédiaires sont droits ou subarqués, insensiblement dilatés de la base à l'extrémité qui est festonnée, les sinuosités pre- nant parfois l'apparence de fortes échancrures. A l'extérieur ils sont bicarénés et plus ou moins échancrés entre les carènes et entre celles-ci et l'extrémité. Telle est la forme normale qui est toujours celle qu'ils affectent chez les femelles, mais, chez les mâles, ils sont sujets à des modifications notables, telles qu'une dilatation brusque à l'intérieur, une courbure difforme, etc. Les tibias postérieurs sont en général grêles à la base, puis insen- siblement dilatés jusqu'à l'extrémité, denticulés ou carénés exté- rieurement, festonnés et échancrés à l'extrémité. Chez les femelles la dilatation commence immédiatement à la base et chez les mâles on observe parfois, quoique moins souvent, les mêmes modifications que dans les tibias intermédiaires. Les tarses intermédiaires et postérieurs sont parallèles, à articles décroissant insensiblement et à métatarse fort allongé, caréné exté- rieurement. Les crochets sont petits, arqués. Les téguments sont en général assez brillants et parfois ils revê- tent des couleurs éclatantes. Les élytres sont la plupart du temps plus ternes que le reste du corps. Dans ce cas, la suture, les inter- valles élevés, le tubercule humerai et l'extrémité sont plus brillants que le reste. Ce n'est que par exception que le dessus du corps est muni de poils. Par contre, le dessous est toujours plus ou moins densément villeux, chacun des points ou des granulations dont il est couvert, donnant naissance à un poil. Les poils qui couvrent la par- MONOGRAPHIE DES ONITIDES. H tie antérieure des cuisses sont en général plus longs et plus nom- breux chez les femelles. Comme on s'en sera déjà aperçu, les différences sexuelles sont très-prononcées et elles peuvent porter sur toutes les parties du corps. Contrairement à ce qui a lieu dans presque tous les autres Lamellicornes, les tubercules dont est munie la tête sont plus développés dans la femelle que dans le mâle et en général ils la font reconnaître au premier coup d'œil (1). Dans quelques espèces ils prennent même la forme d'une véritable crête (0. tridens, etc.). Les cuisses et les tibias des mâles sont toujours plus ou moins armés de dents, d'épines ou de crénelures, fort utiles pour aider à distinguer les espèces et qui ne se retrouvent que rarement dans les femelles. Chez celles-ci, les pattes sont presque toujours construites sur un modèle uniforme. Les trochanters et même les hanches sont parfois épineux chez les mâles. La sinuosité de l'extrémité des quatre tibias postérieurs est toujours moins forte dans les femelles que dans les mâles; dans quelques espèces (O. Numida, etc.), cette extrémité est même subtronquée comme dans les Onthophagus. Les Onitides se nourissent des déjections des animaux ou des ma- tières excrémentielles de l'homme. Ils creusent dans la terre, sous ces substances, des trous qui leur servent d'abri et dans lesquels ils entraînent les provisions destinées à nourrir les larves. Celles-ci n'ont pas encore été décrites. L'habitat des Onitides est circonscrit à l'ancien monde. L'Onitis Nicanor de Fabricius est identique avec le Phanœus sulcatus Drury, et quant à l'insecte que Leconte indique sous le même nom comme se trouvant aux États-Unis, on sait maintenant que c'est un exem- plaire de VO. Caffer du Cap de Bonne-Espérance, qui s'est trouvé par hasard dans une collection américaine (Voyez Ann. Soc. Ent. Fr. 1869, p. 501, note.). Fabricius donne, il est vrai, l'Amérique comme patrie à quelques-uns de ses Onitis véritables (0. Sphinx, Belial), mais il est évident que c'est le résultat d'erreurs. Enfin, dans le Catalogue de Dejean, il est fait mention d'une espèce du Nouveau Monde qui porte le nom d'O. Antioquius. D'après le témoignage de M. Reiche, c'est VOruscatus opalescens Bâtes (Trans. Ent Soc. 1870, p. 174.) Comme le fait observer l'auteur, le genre Oruscalus est par- faitement distinct des Phanœus. Il en est cependant plus voisin que des Onitis, dont il s'éloigne positivement par la conformation de ses palpes labiaux, sans compter d'autres caractères, tels que l'absence de pli latéral aux élytres, la présence d'éperons aux tibias anté- rieurs des mâles, le manque de crochets aux tarses, etc. Je ne (1) C'est celle parlicularilé qui a induit en erreur Olivier et quelques autres au- teurs en leur faisant prendre les femelles pour des mâles. 2 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. saurais donc partager l'opinion de M. Bâtes, que ce genre est en Amé rique le représentant des Onitis. Les deux espèces A''Onitis américains décrites par Germar (Ins. Spec. Nov., p. 109) sont des Eurysternus et, des deux espèces décrites par Perty, l'une est un Bolbites, l'autre un Phanœus. L'Afrique est la plus riche en espèces; vient ensuite l'Asie. En Europe on n'en rencontre que dans les régions baignées par la mer Méditerranée. Quant à l'Australie, les Onitis y font complètement défaut. Dans quelques collections on trouve, il est vrai, une espèce métallique avec la désignation : Nouvelle Hollande, mais l'espèce en question (0. distinctus) provient incontestablement du continent indien, et c'est par erreur qu'elle aura été répandue par les entomo- logistes anglais comme venant d'Australie. Pour ce qui est de l'O. Corydon, il est originaire des Iles de la Sonde, dont la faune est asiatique. On ne saurait donc en faire une espèce australienne. Les auteurs modernes ont séparé des Oîiitis de Fabricius les O. Bison et Bnbalus pour en faire, sous le nom de Bubas, un genre à part caractérisé par l'absence complète d'écusson ainsi que par la présence de cornes sur la tête et de protubérances sur le corselet dans le mâle. Je n'attache pas beaucoup d'importance au manque d'écusson, car, parmi les Onitis vrais, il y en a chez lesquels cet organe est réduit à des proportions tellement minimes qu'ils peuvent être considérés comme faisant le passage aux Biibas, par exemple l'O. castaneiis, qui a en outre tout à fait la forme raccourcie et convexe de ces insectes. D'après Ericli^on (Ins. Deut. III, p. 785), le deuxième feuillet des antennes serait plus visible pendant la contraction chez les Bubas que chez les Onilis, mais j'avoue que cette différence m'échappe. De son côté, Lacordaire cite comme caractères distinctifs des Bubas qu'ils ont le mésosternum non séparé du métasternum par un sillon et qu'ils ont en arrière du prosternum une saillie en cône obtus. De ces deux caractères, le premier est commun à plusieurs Onitis et le second repose sur une erreur, le mésosternum des Bubas étant à la vérité fort court, mais distinctement séparé du métasternum et même plus développé que dans certains Onitis vrais. Il ne reste donc pour distinguer les Bubas des Onitis que la présence de cornes cé- phaliques et de protubérances prothoraciques jointe à un développe- ment moins grand du 2*^ article des palpes labiaux. Ces caractères, auxquels j'en ajouterai un troisième, l'incision profonde qui se trouve à l'extrémité des tibias postérieurs dans le mâle, me semblent cependant assez importants pour motiver l'établissement d'une coupe générique. Tous les autres Onitides sont poui'vus d'un écusson apparent, mais lu conformation de cet organe est sujette à des modifications MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 13 assez importantes. Dans la grande majorité des espèces il est placé sur la même ligne que le reste du mésothorax, dont il n'est séparé que par des sutures souvent à peine indiquées, n'ayant de visible, même lorsque le corselet s'incline en avant, qu'une très-petite saillie relevée qui s'avance entre les élytres. Dans un certain nombre d'es- pèces, au contraire, il est construit sur un plan plus élevé que le mésothorax, ce qui le rend visible en entier à la moindre inclinaison du prothorax, et lui permet d'envoyer horizontalement entre les élytres une saillie beaucoup plus grande que celle du groupe men- tionné en premier lieu. Cette dernière conformation de l'écusson coïncide invariablement avec la présence de tarses aux tibias antérieurs dans les femelles, avec un faciès particulier et avec quelques autres caractères secon- daires qui dénotent qu'on se trouve en présence d'une forme géné- rique pour le moins aussi tranchée et aussi naturelle que les Bubas. Je lui applique le nom de Cheironitis. Parmi les espèces décrites il s'en trouve une, l'O. fulgidiis Cas- telnau, qui s'éloigne de toutes les autres par l'absence complète de fossettes basales au corselet, la conformation des pattes postérieures et l'échancrure latérale des élytres. J'en ai fait un genre séparé sous le nom de Pleuronitis. Enfin le groupe des Onitides proprement dits se complète par un genre basé sur un insecte non encore décrit et qui semble faire le passage aux Drepanocerus et aux Eurysternus. Aux caractères des Onitides il joint des élytres entièrement aplaties, des palpes labiaux à article troisième à peine distinct et des tarses intermédiaires et postérieurs excessivement allongés, rappelant ceux des Mélolon- thides. Je lui ai imposé la dénomination de Tapeinopterus. Quant au genre Tragiscus de Klug (Peters Reise, p. 221, t. 13, f. 1-2), je serais assez tenté de le prendre pour un Oniticellus, mais, ne le connaissant pas en nature, je n'ose pas me prononcer à ce sujet. J'ai cru utile de résumer l'exposé qu'on vient de lire au moyen du tableau synoptique suivant : COPRIDES. I. Deuxième article des palpes labiaux plus long que le premier, le 3* petit, souvent caché, subulé ONTHOPHAGIDES. IL Deuxième article des palpes labiaux plus court que le premier, le 3^ toujours dis- tinct, ovoïde COPRIDES p. d. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BriLCIQUE, T. XVIH. 2 14 MONOGRAPHIE HES ONITIDES. I. ONTHOPHAGIDES. A. Élytres pourvues de 8 stries et d'un pli latéral OnITIDES, a Antennes de 8 articles, tibias antérieurs des mâles munis de tarses et d'épe- rons Drèpanocérides. /3. Antennes de 9 articles, tibias antérieurs des mâles dépourvus de tarses et d'éperons Onitides p. d. '^ Troisième article des palpes labiaux à peine visible, élytres aplaties, tarses intermédiaires très - allongés , pygi- dium replié sous l'abdomen .... Tapkinopterus. ** Troisième article des palpes labiaux dis- tinct, élytres convexes en entier ou en partie, tarses intermédiaires nor- maux, pygidium perpendiculaire. Corselet non pourvu de fossettes ba- sales, pattes postérieures grêles et al- longées Pleuronitis. Corselet pourvu de fossettes basales, pattes postérieures normales. a Écusson grand, tibias antérieurs des femelles munis de tarses Cheironitis. b Écusson très-petit, tibias antérieurs des femelles non munis de tarses. t Tête et corselet inermes, extrémité des tibias postérieurs sans inci- sion Onitis. f f Tête armée de cornes et corselet muni de protubérances dans le mâle, extrémité des tibias posté- rieurs pourvue d'une forte inci- sion dans le mâle, corselet caréné dans la femelle Blbas. B. Élytres pourvues de 7 stries, sans pli latéral ONTHOPHAGIDES p.d. Afin de ne pas allonger inutilement mon travail, je ne reviendrai pas, dans la description des espèces, sur un grand nombre de parti- MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 15 cularités qui sont communes à tous les Onitides, et qui ont été déjà indiquées dans les généralités, par exemple, réchancrure circulaire du corselet en avant et la forme de ses angles antérieurs, la présence de fossettes latérales prothoraciques et d'un tubercule humerai aux élytres, la forme des tibias antérieurs dans la femelle, la présence de 4 dents à ces organes, etc. Dans la synonymie, je ne tiendrai compte des noms imposés par certains auteurs à des variétés, que pour autant que ces auteurs ont cru décrire une espèce nouvelle. Je considère le système de baptiser de noms différents toutes les variétés d'une même espèce comme un véritable abus qui mènerait à la fin à une confusion complète et qu'il faut par conséquent bien se garder d'encourager. Quant à la nomen- clature, je suis partisan du système de priorité absolue, du moment où il y a certitude concernant l'identité de l'espèce. TAPEINOPTERUS, Gen. nov. Palpi labiales articulo 2^ jjrimo multo majore^ crasso, dense villoso, 3° vice distincto. Caput latum^ apice emarginatiim^ transversim carinatum^ vertice tuherculato^ genis mx a clypeo divisis. Prothorax modice convexus^ basi immarginatus, bifo- veolatus. Scutellum apparens. Ehjtra deplanata, circuni scutel- lum liaiid impressa. Mesosternum brevissimum^ metasternum lahim. Abdomen brève, pjjgidio subinflexo. Tibim intermedi 118 MONOGRAPHIE DES ONITIOES. épine crochue. Tibias intermédiaires et postérieurs droits, à extré- mité festonnée dans le mâle, très large et tronquée dans la femelle. Par suite de la brièveté du corselet dans les femelles, celles-ci sont beaucoup plus courtes et paraissent plus globuleuses que les mâles. Russie méridionale, Turquie, Caucase, Anatolie, Syrie, Algérie. 44 , O. Ezechias, Reiche. Ovahis, convexus, nigro-cœrulens, opacus, capîte thoraceque dense pilosis ; capite miniito, roliindato-lriangulari, crebre granulalo, clypeo carinula apici approxi- mata inslructo ; carina fronlali intégra, subarcuata, medio elevatiore\ vertice postice tuberculato, longUudinaliter siihcarinato ; genis rotundatis; prothorace convexo, amplo, conlertissime granulato, medio dorsi lineola glabra et utrinque area parcius piinctata, postice subcanaliciilato, basi versus angula tanlum margi' nalo, utrinque oblique truncaio, medio leviter producto, recto, foveolis obliquis, lateribus antice crenulato, medio fortiter ampliato, postice distincte sinuato, angu- lis inflexis,obtusis; scutello acuto; elytris convexis, obsolète striatis, interstiliis crebre, sedobsoletissime punclatis, planis, sutura, margine antico éleva to et carina laterali nitidis, interstiliis 5° et 5" carina acuta nitida instructis ; pygidio granu- lato, convexo; corpore subtus crebre subtiliter granulalo, testaceo-piloso ; metaster- no lato, medio late sulcato, lœvigato ; abdomine brevi, segmenta ullimo latiore, fortiter granulalo ; femoribus grosse punclatis, libiis subarcuatis, apice fortiter dilatatis, calcaribiis œneis, ore, anlennis, larsisque brunneis. Long. 10-12, lat. 6-7 millim. Mas. Clypeo subrotundato, carinula brevissima; prothorace longiore, antice latiore ; pedibus longioribus, tibiis anticis sublus medio unidenlalis, dense cilialis, apice leviter incurvalis, mucrone oblileralo, femoribus intermediis postice leviter, posticis fortiter crenulalis, tibiis apice sinualis. Femina. Clypeo acuminalo, carinula lata, recta; prothorace breviore, angus- tiore ; pedibus brevioribus, muticis, tibiis i posticis apice rotundato-truncatis. Onitis Ezechias. Reiche. Ann. S. E. Fr., 1856, p. 290. » Krohni. Ménétriés in litt. Corps ovalaire, opaque, convexe, d'un bleu noirâtre plus foncé en dessous, la tête et le corselet revêtus de poils gris, qui disparaissent facilement par le frottement. Tête petite, ogivale, densément granu- lée ; chaperon subarrondi dans le mâle, pointu dans la femelle, muni d'une petite carène courte dans le mâle, large dans la femelle, très rapprochée de l'extrémité ; carène frontale entière, droite, élevée au milieu ; vertex subcaréné au milieu, muni en arrière d'un tuber- cule, qui est plus élevé dans la femelle et qui interrompt le bord postérieur; celui-ci fortement sinué en cet endroit ; joues arrondies. MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 119 Corselet convexe, plus allongé et plus ample en avant dans le mâle que dans la femelle, densément granulé ; au milieu une petite ligne longitudinale lisse, entourée d'un espace dans lequel la granulation se change en points larges et peu profonds ; en arrière un sillon peu prononcé, base rebordée seulement vers les angles latéraux, s'avan- çant un peu et coupée carrément au milieu ; fossettes basales obliques ; bords latéraux crénelés en avant, dilatés au milieu, sinués en arrière, à angles postérieurs obtus, infléchis. Écusson pointu. Élytres convexes, mates, la suture, les épaules, le bord antérieur et la carène latérale brillants ; faiblement striées, les intervalles cou- verts d'une ponctuation dense, mais à peine marquée, le 3* et le 5® portant au milieu une fine carène tranchante, lisse, la carène laté- rale ne dépassant pas l'extrémité extérieure de l'élytre. Pygidium bombé, granulé. Dessous du corps finement granulé et couvert d'une pubescence grise dense ; métasternum large, lisse au milieu et muni d'un sillon assez large, abdomen très court; le dernier segment plus large que les autres, fortement granulé. Cuisses forte- ment ponctuées, les antérieures mutiques dans les deux sexes, allongées dans le mâle ; tibias du mâle munis en dessous d'une dent médiane, faiblement arqués vers l'extrémité, laquelle est obtuse et arrondie, complètement dépourvue de griffe. Cuisses intermé- diaires finement crénelées en arrière, les postérieures plus fortement crénelées. Tibias intermédiaires et postérieurs subarqués, forte- ment dilatés et évasés à l'extrémité, qui est sinuée dans le mâle, arrondie et tronquée dans la femelle, à éperons bronzés. Partiesdela bouche, antennes et tarses bruns. La patrie de cette espèce est la Syrie, mais on la retrouve aussi en Egypte. Elle rappelle beaucoup pour la taille et la forme VO. Ion, mais s'en distingue au premier coup d'œil par sa couleur bleuâtre et mate, par la pubescence du corselet et par les carènes dont sont pourvus les S*" et Ô"" intervalles des élytres. Celles-ci ont parfois une teinte un peu rougeâtre. 45 O. Damoetas, Steven. Oblongo-ovatiis,niger,opacus; capite dense granulato, roUmdato-triangulari, clypeo carinula fere oblilerala, apici approximata, inslructo ; carina dypeali medio elevata, subluberculata ; genis haud prominulis ; prothorace cotivexo, dense granu- lato, medio obsolète canaliadato, basi submarginato, medio produclo, foveolis approximatis obliquis, lateribus sat (ortiter ampliato, postice profunde siniiato, angulato; sciitello punctiformi; elytris deplanatis, obsoletissime strialis, interstiliis crebre, minus profunde punclulatis, sutura, callo humerait apiceque nitidioribus ; pygidio punctulato ; corpore subtus dense granulato, nigro-piloso ; melasterno piano , 120 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. abdomine femoribusqtie parce qranulatis ; larsis dense ciliatis. Long. 14-18, lai. 7-9 mill. Mas. Clypeo rotiindalo, carina frontali arcuata, medio distinctius tuberculata ; verlice absque tuberculo, poslice subrecto ; prothornce majore, dorso minus crebre granulalo ; femoribus anlicis valde elongatis, tibiis contorlis, longissimis, anle api- cem inlus dilalalts, convexis, apice inflexis, mucrone modice elongato, obluso ; femoribus poslicis margine posteriore crenulato. Femina. Clypeo acuminato, carina clypeali magis distincla, carina frontali subrecta, verlice medio tuberculo minuto, poslice subsinuato ; prolhorace breviore anguslioreque, tibique dense granulalo, pedibus brevioribus, mulicis. Onitis Damœtas. Steven. Mém. Mosc, 1806, p. 163, t. 10, f. 5. — Germar, Ins. spec. nov., p. 108. — Cas- telnau. Hist. Nat., II, p. 90 ( 9). ,; Steveni. Briillé. Expécl. Mor., p. 170, t. 38, f. 5. — Cas- telnau (1. c.) cf. Corps ovalaire, plus allongé dans le mâle que dans la femelle, entièrement noir, mat en dessus. Tête densément granulée, ogivale; chaperon arrondi en avant dans le mâle, acuminé dans la femelle, muni, non loin de l'extrémité, d'une petite carène à peine distincte dans le mâle ; carène frontale entière, arquée dans le mâle, presque droite dans la femelle, un peu élevée au milieu dans la femelle, tuberculée dans le mâle ; vertex mutique dans le mâle, armé dans la femelle d'un tubercule situé en arrière de la carène frontale, presque droit en arrière dans le mâle, légèrement bisinué dans la femelle; joues non saillantes. Corselet très convexe, beaucoup plus grand dans le mâle que dans la femelle, densément granulé, subca- naliculé au milieu ; de chaque côté du sillon dorsal, dans le mâle, un espace beaucoup moins fortement granulé ; base à bord un peu relevé, ce quilafait paraître marginée; impressions basales obliques, rapprochées; bords latéraux fortement dilatés en avant dans le mâle, profondément sinués en arrière ; les angles postérieurs inflé- chis, presque droits. Élytres peu convexes, allongées, striées, les stries presqu'effacées ; les intervalles couverts de points irréguliers, peu profonds ; la suture, les épaules et l'extrémité des intervalles latéraux brillantes ; le 5^ intervalle légèrement relevé en côte. Pygidium ponctué. Dessous du corps plus brillant, densément gra- nulé, couvert de poils noirs. Métasternum plan. Abdomen ayant une rangée de points sur chacun de ses segments. Cuisses couvertes de points espacés. Les antérieures très allongées, mutiques dans le mâle; tibias antérieurs du mâle très allongés, difformes, concaves dans leur première moitié, puis conxexes, dilatés en dedans, à griffe obtuse, tournée en dedans. Cuisses intermédiaires du mâle coupées carrément en arrière et laminées dans les grands dévelop- MONOGRAPHIE DES ONITIDES. !!21 pements, les postérieures crénelées en arrière. Tibias intermédiaires du mâle distinctement arqués, crénelés intérieurement. Tarses den- sément ciliés. Orient, depuis la Russie méridionale jusqu'en Syrie. Facilement reconnaissahle à la granulation du corselet el à la difformité des tibias antérieurs dans le mâle. Les différences sexuelles sont telle- ment prononcées qu'il n'est pas étonnant que MM. Brullé et de Cas- teluau aient pris les deux sexes pour deux espèces différentes. 46 O. Ion, Olivier. Oblongo-ovatus, niger, subnùidtis ; capite granulato, rotundalo-lriangulari ; ca- rina frontali intégra, arcuata, vertice poslice medio tuberculo instructo, genis haud prominulis, carinis vix distinctis ; prothorace subtilUer granulato, areis irregula- ribus, reticulatis, gLabris obtecto, basi submarginato , inler foveolas leviter sinuato, his approxirnatis, rotundatis, lateribiis modice amplialo, postice sinuato, angidis distinctis, obtusis; elytris obsoletissime striatis, opacis, interstitiis dorso plicatis ; pygidio apice nilido, granulato ; corpore sublus granulato, nigro-piloso ; melaster- no convexo, subcarinato ; abdomine medio lœvigato ; femoribus parce granulatis. Long. 12-14, lai. 6-7 mill. Mas. Clypeo apice emarginato, carinulabrevissima, vix perspicua, apici appro- ximata instructo; tuberculo verticali minimo, femoribus anticis muticis, tibiissat crassis, mucrone brevissimo, truncalo ; femoribus posticis fnargine posteriore apice in laminam dilalato. Femina. Clypeo acuminato, carinula clypeali dislincla, tuberculo verticali ma- jore, pedibus brevioribus. Scarahœus Ion. Olivier. Ent. I, p. 186, t. 27, f. 239.— Sturm, Handb, I, 70, t. 3, f. 5. OnitisVandelli. Fab. Syst. El. I, p. 28. — Oliv. Encycl., VIII. p. 491. — Castelnau, Hist. Nat., II, p. 90. )) Ion. Mulsaut. Hist. Nat. Lamell., p. 92. Cette espèce a été si minutieusement décrite par M. Mulsant dans un ouvrage généralement répandu, que je crois pouvoir me dispenser de rien ajouter à la diagnose qui précède. L'O. Ion se trouve dans le midi de l'Europe et sur la côte de Bar- barie. 47 O. Belial, Fabricius. Subquadratus, niger ^ robuslus, subopacus ; capite rugoso, clypeo carina fronti 122 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. approximata instruclo, carina fronlali intégra, elevata, subangulala; vertice medio tuberculato, genis paulo prominulis ; prolhorace parce granulato, medio subcana- liculato, lœvîgato, hast medio tantum marginalo, producto, foveolis triangularibiis profundissimis,lateribus subcrenulato, sat ampliato,postice subsinualo,dein angu- latim rolundalo; scutello triangulari ; elytris latiludine paulo longioribus, obsoletis- sime striatis, laleribus sinuatis, basi stibmarginatis, inlerslitiis rugosis, planis, 2» transversim plicato, céleris apici carina elevata conjunctis; corpore subtus nilido, crebre granulato, parce nigro-piloso ; metaslerno convexo, late, minus profunde sulcalo, abdomine (ère toto tœvigato. Long. 16-27, lat. 9-16 mill. Mas. Clypeo rolundalo, medio inciso, luberculo verlicali minimo, interdum duplo ; femoribus anticis valde elongatis, parallelis, margine antico medio spina recta armatis, tibiis longissimis, contortis, medio subtus spina armalis, dein den- sissime ciliatis, mucrone longissimo inflexo, medio subdentato ; femoribus inter- mediis postice late dilatatis, trochanteribus spina valida exlrorsum ducta armatis ; femoribus posticis, antice medio profunde emarginatis, incisione utrinque acule dentata. Femina. CUjpee paulo producto, apice subtruncato, tuberculo verticali majore ; pedibus mulicis, brevioribus. Onitis Belial. Fabricius. Ent. Syst. Suppl., p. 27, 8; Syst. Eleut., I, p. 29. — Oliv. Encycl., VIII, p. 492. Scarahœus Sphinx. Oliv. Ent., I, p. 135, 162, t. 7, f. a 9, b. cf. Copris Sphinx. Oliv. Encycl., V, p. 165. Onitis Sphinx. Oliv. Encycl., VIII, p. 491. — Latr. Hist. Nat., X, p. 107. H Olivieri. Illiger.Mag., II, p. 197.— Castelnau, Hist. Nat., II, p. 88.— Mulsant, Hist. Nat. LamelL, p. 85. Var. Minor. Onitis Damon. Dej. Cat., p. 58. Pour cette espèce, comme pour la précédente, je renvoie le lecteur à la description détaillée que M. Mulsant en a donnée. L' 0. Belial est très variable quant à la taille. Il y a des exemplaires qui ne mesurent que 15 mill. Ces petits développements ressemblent beau- coup à VO. Damœtas. On peut cependant toujours distinguer ce der- nier par la ponctuation du corselet, qui est densément granulé, tandis que dans VO. Belial, il est presque lisse au milieu. La description que Fabricius donne de VO. Belial, dans le Supplé- ment de l'Ent. syst., s'adapte tellement bien à VO. Olivieri Illig. (Sphinx Olivier) qu'il ne peut exister l'ombre d'un doute concernant l'identité de ces deux espèces. Il y a même bien peu de descriptions de Fabricius ou d'Olivier qui égalent celle ci pour l'exactitude, et ce n'est certes que par suite de l'erreur commise par Fabricius dans la désignation de patrie, que ses successeurs n'ont pas reconnu VO. Sphinx dans VO. Belial. Je ferai cependant observer qu'Olivier, après avoir reproduit dans le t. VIII de l'Encyclopédie, p. 492, la MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 123 description de Fabricius, la fait suivre par les mots suivants : « Cette description convient assez bien, comme on le voit, à un des » sexes de VO. Sphinx. » Le nom de Sphinx faisant double emploi, et celui d'O/ifim étant postérieur à celui de Belial, c'est ce dernier qui doit prévaloir. 48 O. Lama, spec. nov. Oblongo-ovatuSy convexus, niger, stibnitidus ; capite subliliter gramdalo, clypeo parum producto, antice depresso, profiinde inciso, cariniila sal lata,arcuata, a fronte distante, inslncclo ; carina frontali intégra, subrecta, medio elevata ; vertice margine postico medio deplanato, subfoveolato ; genis fererectis; prothoracemagno, valde convexo, antice latiore, subtiliter punctulato, medio linea longitudinali lœvi, basi subtiliter marginato, fere recto, medio angiilafim producto, foveolis triangula- ribiis, approximatis, valde profundis, lateribus ampliato, postice subsinuato, dein rotundato, angulis posticis nullis ; scutello triangulari ; elylris elongatis, convexis, apice paulo angustioribîis, obsolète striatis, striis obsolelissimepunctulatis, intersli- tiis oblique subrugulosis, planis, subtilissime parce punctulatis, 2° medio transver- sim plicato, sutura nitidissima, carina marginali post médium evanescente ; pygi- dio opaco; corpore subtus granulato, fulvo-villoso ; metasterno piano, subcarinato, medio lœvigato ; abdominis segmentis transversim subcarinatis, primo et ultimo lotis punctatis, ceteris medio lœvigatis ; tarsispiceis. Long. 20-25, lat. 10-1 1 1/2 mill. Mas. Femoribus anticis crassis, margine anteriore intus post médium spina valida, extus prope apicem denticulo armatis; trochanteribus medio tuberculo acuto flavo, sericeo, munitis ; tibiis redis, sat crassis, subtus spina majore, duobusque tribusve minoribus armatis, supra medio depressis, dein intus subdilatatis, mucrone inflexo, brevissimo ; femoribus intermediis margine postico laminatis, subcrenula- tis, ciliatis ; posticis margine posteriore sulcatis, apice subdentatis ; tibiis modice a basi ad apicem dilatatis, intus sat fortiter denticulatis. Femina. Mihi haud cognita. Corps allongé, noir, médiocrement brillant. Tête semicirculaire, rebordée, granulée ; chaperon infléchi en avant, profondément échan- cré; carène clypéale arquée, assez large, située aune égale distance du front et de l'extrémité ; carène frontale presque droite, entière, élevée au milieu ; vertex à peine granulé, creusé transversalement, déprimé sur les côtés, à bord postérieur relevé, tronqué et subim- pressionné au milieu, fortement sinué; joues non saillantes, droites. Corselet très bombé, large en avant, finement ponctué, avec une lignelongitudinale subsillonnée en arrière, lisse; base finement rebor- dée, presque droite, s'avançant en angle entre les impressions basales, qui sont très profondes, grandes, triangulaires ; bords laté- raux fortement infléchis, dilatés vers le milieu , puis subsinués, arrondis, à angles postérieurs nuls. Écusson assez large, triangu- 124 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. laire. Élytres allongées, médiocrement convexes, un peu rétrécies de la base à l'extrémité, finement striées, les stries à peine pontuées, les intervalles plans, faiblement chagrinés et couverts de petits points espacés, le 2" plissé transversalement, la suture brillante, la carène marginale disparaissant avec le huitième intervalle. Pygi- dium mat, finement pointillé. Dessous du corps granulé et couvert de poils bruns ; métasternum plan, lisse et subcaréné au milieu ; premier et dernier segment de l'abdomen entièrement granulés, les autres ayant une rangée de points interrompue au milieu. Cuisses antérieures épaisses, abord antérieur très large, ayant un peu après le milieu une épine interne assez forte, et, près de l'extrémité, une très petite dent externe, les trochanters portant au milieu un tuber- cule aigu recouvert de poils jaunes, soyeux; tibias droits, assez forts, munis en dessous de quelques dents, dont une plus forte vers le milieu, impressionnés au milieu en dessus, un peu dila- tés intérieurement avant l'extrémité, à dents extérieures droites, longues et à griffe rudimentaire, infléchie. Cuisses intermédiaires oblongoovales, munies en dessous d'une petite lame longitudinale subcrénelée. Cuisses postérieures parallèles, à bord postérieur sil- lonné, muni près de l'extrémité d'une petite dent devant laquelle le sillon s'arrête. Tibias intermédiaires et postérieurs médiocrement élargis de la base au sommet, subarqués, les derniers distinctement dentelés à l'intérieur. Tarses bruns. Cette espèce, qui est très peu répandue, vient de l'Himalaya. Elle est reconnaissable au premier coup d'œil à l'incision du chaperon, la convexité du corselet et la profondeur des impressions thoraciques basales. Je n'en connais que des mâles. Ils ont les tibias antérieurs entièrement droits et au trochanter des cuisses antérieures un petit tubercule entouré de poils dorés. Coll. du B»" de Harold ; coll. de l'auteur. 49 O. Liudekingi, spec. nov. Oblongo-ovaluSf niger^opacus, pygidio, ore tarsisque brunneis; capite rugoso- granulaio, postice parce granulato, clypeo anlice subemarginato, carinula subar- aiata, fronli approximata, inslructo, carina fronlali medio interrupla,spalio non carinato latissimo, vertice medio luberculo Iransverso inslructo, genis rotundatis ; prothorace convexo, longiludine latiore, angulis anticis dense, disco posticeque minus crebre punctalo, linea longiludinali lœvi, basi immarginalo, medio rolun- dato, foveolis sat profundis, subarcualis, laleribui medio dilatalo, postice subsi- nualo, angulis poslicis nullis ; scutello cordiformi ; elytris elongatis, convexis, obsolète strialis, striis impunctatis, interstiliis planis, sutura lateralibusque subti- MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 125 lissime punclulalis, 1», 3° et 5° leviler elevatis; pygidio lœvi ; corpore subtussub- tililer granulalo, fulvo-villoso, melasterno antice forliter granulato, poslice lœvi, rnedio latecanuliculalo, abdomine laleribus granulalo. Long. 25-28, lai. 12 i/a- 14 milliin. Mas. Melasterno rnedio fovea profunda transversamunilo, tibiis anlicis elonga- tis, apice fortiter incurvatis, sublus irregulariter crenulatis, mucrone acuminato, sat elongato; femoribus intennediis postice inlusprope apicem subdentalis, Iro- chanleribus posticis dentatis. Femina. Prothorace breviori, pedibus brevioribus, mulicis, Irochanleribus muti- cis, clypeo leviter producto. Corps allongé, noir, mat, le pygidium, la bouche et les tarses bruns. Tête rugueuse en avant, granulée en arrière; chaperon légèrement échancré à l'extrémité, plus allongé clans la femelle que dans le mâle ; carène clypéale courte, subarquée, rapprochée du front ; carène frontale n'offrant que deux très petits tronçons arqués en avant des yeux ; au milieu du vertex un tubercule transversal ; bord postérieur élevé, lisse au milieu; joues arrondies. Corselet un peu plus large que long, convexe, couvert de points peu profonds, assez denses latéralement en avant et entre les impressions basales, plus espacés sur le disque ; au milieu une ligne longitudinale lisse ; base non rebordée, arrondie au milieu ; impressions assez profondes, subarquées ; bords latéraux assez fortement rétrécis en avant, dilatés au milieu, subsinués en arrière, à angles postérieurs nuls. Écusson lisse, cordiforme. Élytres allongées, convexes, faiblement striées, les stries lisses, les intervalles plans, la suture et ceux qui se trouvent entre la 5* strie et le bord latéral portant quelques petits points peu distincts, les l"", 3* et 5^ un peu plus élevés que les autres ; bord légèrement sinué au milieu. Pygidium non ponctué. Dessous du corps brillant, couvert d'une granulation fine sur les flancs, plus forte au milieu, chaque grain portant un poil fauve ; partie posté- rieure du métasternum et abdomen lisses, sauf quelques points laté- raux sur les premiers segments ; métasternum largement sillonné au milieu, ce sillon interrompu dans le mâle par une excavation transversale profonde. Cuisses antérieures inermes dans les deux sexes, celles du mâle plus allongées, tibias du mâle allongés, irrégu- lièrement denticulés en dessous, fortement recourbés à l'extrémité, à griffe assez allongée, pointue. Cuisses intermédiaires du mâle ayant sur le bord postérieur, près de l'extrémité, une dent obsolète ; tibias droits et de forme normale dans les deux sexes. Cuisses postérieures parallèles, à trochanters dentés dans le mâle ; tibias de forme nor- male. Sumatra. Je ne connais que deux exemplaires de cette espèce remarquable. Ce sont ceux qui ont été rapportés par le D*" Ludeking, ANNALES DE lA SOC. ENTOM. UK UELOIQOli. T. XVIII. 16 126 MONOGRAPHIE DES ONITFDES. et dont le mâle se trouve au Musée de Leyde, tandis que la femelle fait partie de la collection du D'' Candèze. Je lui ai conservé le nom que lui a imposé ce savant entomologiste. L'O. Ludekingi se distingue de toutes les autres espèces asiatiques par sa couleur mate et par sa grande taille. Il offre encore cette particularité insolite, que, chez le mâle, le métasternum est profondément creusé comme celui de cer- tains Deltochilum. Contrairement à ce qui a lieu dans toutes les espèces suivantes, les tibias intermédiaires des mâles ne sont ni arqués, ni dilatés intérieurement. 50 O. falcatus, Wulfen. Oblongo-ovaliis, niger, nilidus, capite rugoso-granulalo, postice lœviori, clypeo satprodnclo, carinula brevi,. subarcuata, fronti approximata, instnicto, carina frontali medio interriipla, subhi-arcuata, verlice pone earn tuberciilo subtransverso vmnilo, genis rolundatis ; prolhorace lalitudme paulo breviori, convexo, obsolète piinclulato, postice fere lœvigato, linea longiludmali obsolela lœvi, basi immargi- nalo, medio rotundato, foveolis sat magnis, rotundalis, œnescentibics, lateribtis modice anipliato, postice subsinualo, dein rolundato, angulis posticis nullis; scu- tello cordiformi ; elytris elongalis, convexis, obsolète striatiSy striis vix punctatis, interstitiis impunclatis, 1", 3" et S" elevatioribus, nitidioribiis ; pygidio opaco, lœvi; corpore siibtus granulato, fulvo-villoso, œneo-micante, metasterno postice abdomi- neque lœvibus, segmentis tanliim laleribus granulatis, metasterno medio convexo, laie, sed minus profunde sulcato ; tarsis brunneis. Long. 18-24, lal. 9-12 mill. Mas. Prolhorace majore, pedibiis anticis elongatis, tibiis tenuibus, siibtus a basi ad médium irregtUariter denticulatis, sat fortiter inciirvatis, dente exteriore api' cali brevij antice rotundatim dilalato, mucrone cultriformi, inter dentem apicalem et dentem secundum denticulo qiiinto inslructis ; femoribus intermediis margine posteriore intus prope apicem subdentaiis, tibiis basi tenuibus, dein incurvatis, intus sat late rotundatim dilatatis ; trochanteribus posticis dentatis. Femina. Veriicis tuberculo elevatiore, conico ; prothorace antice angustiore, bre- viore; pedibus brevioribus, muticis, tibiis intermediis haud dilatatis, trochanteri- bus muticis. Scarabœus falcatus. Wulfen, Capens. Ins., p. 14, t. II, f. 17. Onitis Hymalaicus. Kollar, Hiigels Kaschrair, IV, 2, p. 518. » Caschmirensis. Kollar, in litt. » Sphinx. Herbst, Kàf., Il, p. 234, t. 16, f. 7. — Illig. Mag., III, p. 149. — Fabr. Syst. EL, I, p. 29 (partim). Corps allongé, brillant, noir, tirant parfois sur le brun, vertex. MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 127 impressions basales du corselet et dessous du corps ayant des reflets bronzés. Tête assez allongée, rugueuse en avant, légèrement gra- nulée en arrière ; chaperon subéchancré en avant, à peu près égal dans les deux sexes ; carène clypéale courte, subarquée, rapprochée du front ; carène frontale interrompue au milieu, à tronçons subar- qués ; immédiatement derrière celle-ci, sur le vertex, un tubercule légèrement transversal dans le mâle, conique dans la femelle; vertex légèrement déprimé latéralement, à bord postérieur droit, lisse au milieu ; joues arrondies. Corselet convexe, plus allongé et plus large en avant dans le mâle que dans la femelle, couvert d'une ponctuation très fine, à peine visible en arrière, au milieu une ligne longitudinale lisse ; base non rebordée, arrondie au milieu ; impres- sions basales larges, rondes, assez rapprochées; bords latéraux médiocrement dilatés au milieu, subsinués en arrière; les angles postérieurs nuls. Écusson cordiforme. Élytres convexes, médiocre- ment brillantes, faiblement striées , les stries à peine ponctuées, les intervalles lisses, à l'exception du 5" qui offre quelques points, la suture, le 3^ et le 6" plus élevés et plus brillants que les autres. Pygidium mat, lisse. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum en arrière et abdomen lisses, sauf quelques points sur les bords latéraux ; métasternum bombé au milieu, large- ment, mais faiblement sillonné. Cuisses antérieures mutiques dans les deux sexes, plus allongées dans le mâle ; tibias du mâle grêles, recourbés à leur extrémité, munis en dessous dans leur première moitié d'une rangée de petites dents inégales, à dent extérieure apicale peu développée, obliquement dilatée en avant, précédée d'une cinquième petite dent ; griffe en forme de lame de couteau. Cuisses intermédiaires arrondies et dilatées antérieurement, celles du mâle subdentées postérieurement à l'intérieur près de l'extré- mité ; tibias du mâle grêles à la base, arqués et munis à l'intérieur, un peu avant le milieu, d'une dilatation arrondie. Cuisses posté- rieures parallèles dans les deux sexes, à trochanters dentés dans le mâle; tibias de forme normale ; tarses bruns. Inde, Indo-Chine, Chine. Cette espèce est généralement confondue avec VO. spinipes Drury, qui est propre à la Chine et aux Iles delà Sonde. Elle est assez variable pour la forme et pour la taille. Les individus venant de l'Inde boréale sont le plus développés et repré- sentent le mieux le type ; ceux que l'on trouve dans le Bengale et dans l'Indo-Chine, sont plus petits et plus étroits. De même que cela se voit dans les autres espèces d''Omtis, dans les petits dévelop- pements la forme du mâle se rapproche de celle de la femelle. La largeur de la carène clypéale, l'écartement des tronçons de la carène frontale et la forme des impressions thoraciques basales est sujette à varier, sans distinction de sexes ; je n'ai donc pu en indiquer que 428 MONOGRAPHIE DES ONITIUES. la forme normale. Cette observation s'applique également aux espèces suivantes. L'O. falcatus se distingue de tous les autres Onitis par la pré- sence d'une cinquième dent extérieure aux pattes de devant dans les mâles. Il diffère en outre des trois espèces suivantes par la finesse de la ponctuation du corselet et par les impressions thoraciques basales qui sont larges et arrondies. C'est une des espèces les plus communes. La variété étroite porte dans quelques collections le nom d'O. ben- galensisE-Oipe. Wulfen donne le Cap de Bonne Espérance comme patrie à son 0. /a/ca- tus. Quoique sa description soit fort complète, on n'a pas réussi jus- qu'iciàle retrouver avec quelque certitude parmi les espèces africaines. Dans beaucoup de collections, c'est l'O. caff'er Boh. qui porte le nom de falcatus. Quelques entomologistes pensent plutôt le retrouver dans quelqu'une des espèces voisines de l'O. unguiculatus. OvVQ.cajfer est beaucoup plus petit que l'insecte décrit par Wulfen, et quant aux espèces voisines de V unguiculatus .^ elles ont toutes le chaperon non caréné, et la carène frontale entière; Ce n'est donc pas parmi celles- là qu'il faut s'attendre à le retrouver. Toutes les espèces africaines noires ont au surplus le corselet plus ou moins densément granulé ou ponctué, tandis que Wulfen dît que celui de l'O. falcatus est lisse. Il est donc évident qu'en lui donnant l'Afrique pour patrie, Wulfen a commis une de ces erreurs dans la désignation de patrie, si communes chez les anciens auteurs. Quand on compare sa descrip- tion avec les espèces asiatiques, en s'aperçoit d'autre part qu'elle convient sous tous les rapports à l'O. himalaycus. Forme, taille, couleur, ponctuation, tout est de la dernière exactitude, y compris la mention de la cinquième dent extérieure des tibias du mâle, carac- tère qui, à lui seul, suffit pour faire reconnaître cette espèce. C'est donc sans la moindre hésitation que je lui restitue le nom de falcatus. 51 O. phartopus, spec. nov. Oblongo-ovatus, niger, sat nitidus ; capile rugoso-granulato, poslice lœviore, clypeo subtrtincato, cariniila brevi, mtbarcuata, fronli approximata, instruclo, carina frontali late inlerrupta, subbi-araiaia, verlice pone eam medio luberculo suhtrans- verso armato, genis rotundatis ; prothorace laliludine paulo Breviore, convexo, antice sat crehre, poslice parcius piinclulato, linea longiludinaU lœvi, basi immar- ginato, medio rolundalo, foveolis subelongalis, arcuatis, basi approximatis, lale- ribus modice ampliato, poslice subsiiiuato, angutis poslicis niillis; scutello cordi- formi, elytris eloiigatis, convexis, obsolète striatis,striis vix punclulatis, interstitiis lœvibus, i", 3" et 5° elevalis, subcoslatis \ sutura nitidissima ; pygidio opaco, lœvi; MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 129 corpore subtus granulato, fulvo-villoso, abdomine lateribus granulato, metasterno posticelœvi, convexo, subcanaliculalo ; tarsis brunneis. Long. 16-18, lat. 9-10 mil!. Mas, Pedibiis anlicis elongatis, tibiis lenuibus, basi subtus 4- vel ^-denticulalis, apice sut forliter incurvalis, mucrone acuminato, dente apicali exteriori antice rotundatim dilatato; femoribus intermediis margine postico inlus prope apicem subdentatis, tibiis basi temiibiis, dein incurvalis, intus rotundatim dilatatis ; tro- chanteribus posticis dentatis. Femina. Corpore latiore, prothorace antice angustiore; pedibus brevioribus, tibiis intermediis rectis, intus haud dilatatis, trochanteribus muticis. Onitis phartopus. Dalman. Dej. Catalog., p. 159. « Tytirus. Ziegler, ib. » Sphinx. Illig. Magaz., III, p. 149 (partim). Corps allongé, noir, médiocrement brillant, plus largement ovoïde dans la femelle. Tête assez allongée, rugueuse en avant, granulée en arrière; chaperon subéchancré en avant, à peu près égal dans les deux sexes ; carène clypéale courte, subarquée, rapprochée du front ; carène frontale interrompue au milieu, à tronçons subarqués; derrière celle-ci, sur le vertex, un tubercule légèrement transversal dans le mâle, conique dans la femelle ; vertex légèrement déprimé latéralement, à bord postérieur droit, lisse au milieu ; joues arron- dies. Corselet convexe, plus allongé et plus large en avant dans le mâle que dans la femelle, couvert d'une ponctuation assez forte, moins prononcée en arrière ; au milieu une ligne longitudinale lisse ; base non rebordée, arrondie au milieu ; impressions basales arquées, obliques, rapprochées à la base; bords latéraux médiocrement dilatés au mileu, subsinués en arrière ; les angles postérieurs nuls. Écusson cordiforme. Élytres convexes, peu brillantes, faiblement striées ; les stries à peine ponctuées, les intervalles lisses, àl'excep- tiondela suture et du 5% qui offrent quelques petits points, la suture brillante, celle-ci, les 3" et 5% élevés en forme de côtes. Pygidium mat, lisse. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum en arrière et abdomen lisses, sauf quelques points sur les bords latéraux. Métasternum bombé au milieu, largement, mais faiblement sillonné. Cuisses antérieures mutiques dans les deux sexes, plus allongées dans le mâle ; tibias du mâle grêles, recourbés à partir du milieu, munis en dessous à la base de 4 à 5 petites dents, la dent extérieure apicale dilatée en demi cercle en avant, la griffe droite pointue. Cuisses intermédiaires arrondies et dilatées antérieurement, celles du mâle subdentées postérieurement près de l'extrémité ; tibias du mâle grêles à la base, arqués et munis à l'in- térieur, un peu avant le milieu, d'une dilatation arrondie. Cuisses postérieures parallèles dans les deux sexes, à trochanters dentés dans le mâle; tibias de forme normale; tarses bruns. 130 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. Cette espèce est propre aux Iles Philippines, où elle représente VO falcatus. On la retrouve -également à Java. Elle diffère de VO. falcatus par sa taille plus petite, plus large dans la femelle, sa couleur moins brillante, ses impressions tlioraciques basales qui sont plus ou moins obliques, la ponctuation du corselet qui est tou- jours plus forte et surtout par les côtes dont sont munies ses élytres. Pour le reste les deux espèces sont presque identiques. Le nom de Tytirus est plus généralement adopté que celui de phartopus. J'ai choisi cependant ce dernier pour ne pas faire confu- sion avec la variété Tytifus Mulsant de VO. hungaricus. 52 O. niger, spec. nov. Oblonqo-ovaluSf niger, sat nitidus ; capite rugoso-graniilalo, poslice lœviore^ clypeo subtruncalo, carinula fronli approximata inslniclo ; carina frontali sub- recta, breviter interriipla, veriice luberculo, ei conjuncto, armato, genis rolun- dalis ; prolhorace convexo, antice crebre, poslice parcius, sat profunde piinclulato, linea longiludinali lœvi, basi haiid marginalo, medio rolundalo, foveolis sat pro- fiindis, siibarciiatis, laleribiis modice amplialo, postice subsinuato, angulis posticis nidlis ; sculello cordiformi ; elytris elongatis, convexis, obsolète striatis, striis vix punctatis, interstitiis lœuibus, 1°, 3° et 5° subelevatis, sutura nilidissima ; pygidio opaco, lœvi ; corpore subtus granulato, fidvo-piloso ; abdomine lateribus granulato ; melasterno poslice lœvigalo, convexo, medio subcanaliculato ; tarsis brunneis. Long. 13-iy, lat. 7-8 mill. Mas. Pedibus anticis?, femoribus inlermediis apice dentatis, tibiis arcuatis, basi tenuibus, dein intus rotundatim dilatatis; femoribus posticis extus carinalis, tro- chanleribus spinosis. Femina. Corpore latiore, prolhorace antice angustiore ; pedibus brevioribus, femoribus inlermediis apice lobatis, tibiis redis ; femoribus posticis haud carinalis, Irochanleribus muticis. Corps allongé, noir, assez brillant, plus largement ovoïde dans la femelle. ïêtc assez allongée, rugueuse en avant, granulée en arrière; chaperon subéchancré en avant, à peu près égal dans les deux sexes ; carène clypéale presque droite, brièvement interrompue au milieu, les tronçons reliés par un tubercule qui se trouve immédiatement derrière eux et qui est plus élevé dans la femelle ; vertex déprimé latéralement, abord postérieur droit, élevé, lisse au milieu; joues arrondies. Corselet convexe, plus allongé et plus large en avant dans le mâle que dans la femelle, couvert d'une ponctuation assez dense en avant, moins forte en arrière ; au milieu une ligne longitudinale lisse ; base non rebordée, arrondie au milieu ; impressions basales MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 131 arquées ; bords latéraux médiocrement dilatés, subsinués en arrière; les angles postérieurs nuls. Écusson cordiforme. Élytres convexes, assez brillantes, faiblement striées, les stries à peine ponctuées, les intervalles lisses, à l'exception de la suture qui offre quelques petits points; celle-ci brillante et plus élevée; intervalles 3 et 5 convexes. Pygidium mat, lisse. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum en arrière et abdomen lisse, sauf quelques points sur les bords latéraux ; métasternum bombé, largement, mais faiblement sillonné. Cuisses intermédiaires du mâle un peu dilatées à la base en arrière, pourvues à l'extrémité d'une dent extérieure arquée; les tibias grêles à la base, puis arqués, munis à l'intérieur d'une dilatation arrondie ; cuisses postérieures parallèles, munies en dehors, dans le mâle, d'une carène brillante. Cuisses intermé- diaires de la femelle lobées à l'extrémité. Java. Je ne connais de cette espèce que trois exemplaires origi- naires de la collection Castelnau, un mâle et deux femelles. Le mâle ayant perdu les pattes de devant, je n'ai pas pu donner la descrip- tion de ces organes. L'O. niger est très voisin du phartopus dont il a tout à fait la forme et la couleur, mais il est plus petit et en diffère par la carène frontale dont les tronçons sont reliés par le tubercule vertical, tandis que, dans le pharthopus, ils sont séparés du tubercule qui est placé plus en arrière. La dent terminale des cuisses intermédiaires et la carène qui orne les cuisses posté- rieures du mâle ne se retrouvent dans aucune des espèces voisines. Il en est de même du lobe qui termine les cuisses intermédiaires dans la femelle. 53 O. spinipes, Drury. Oblongo-ovatus, niger, nilidus; capite rugoso-granulalo, postice lœviori, clypeo sat produclo, stibtruncato, carimda brevi, subarcuala , fronli approximata ins- truclo, carina fronlali laie inlerriipla, sub-biarcuata, verlice pone eam medio tubercîdo siiblongitudinali armalo, genis rolundalis ; prothorace laliludine panlo breviore, convexo, antice medioque sat crebre, postice parcius punctato, linea lon- giludinali lœvi, basi immarginato, medio rotundato, foveolis elongatis, rectis, basi distantibus,virescentibus, laleribus sat ampliato, postice subsinuato, angulis pos- ticis nullis ; scuteUo cordiformi ; ehjtris elongatis, convexis, obsolète slriatis, striis vix punctatis, interstiliis lœvibiis, 1», 5" et 5° subelevatis, nitidissimis, stria 7<» fere obliterata; pygidio opaco, virescenti; corpore subtus granulato, fulvo-villoso,abdo- mine tantum lateribus granulato, metasterno postice lœvi, convexo, late subcana- liculato, tibiis tarsisque piceo-brunneis. Long. 18-20, lai. 9-10 raill. Mas. Pedibiis anticis magis elongatis, tibiis validis, subtus obsolète crenulatis, 132 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. apice sat forliter incurvalis, mucrone modice elongato, haud acuminato, dente apicali exteriore brevi, antice subrecto ; femoribus intermediis margine poslico basi inlus dilalato, dein subemarginato , prope apicem sat fortiter denlato, tibiis basi tenuibus, dein incurvalis, intus sat laie angulalim dilatalis ; trochanleribus posiicis dentatis. Femina. Verlicis tuberculo nonnihil elevatiore; pedibus brevioribus, tibiis inter- mediis redis, inlus haud dilatalis, trochanleribus mulicis. Scarahœus spinipes. Drury. 111. exot. Ins., I, p. 79, t. 35, f. 8. » Sphinx (partim). Fabricius. Ent. Syst., I, p. 25. Corps médiocrement allongé, brillant, d'un noir profond, offrant quelques reflets verdâtres, principalement sur le vertex, les impres- sions basales du corselet et lepygidium. Tête assez allongée, cou- verte d'une granulation rugueuse en avant, moins forte en arrière ; chaperon légèrement tronqué ou subéchancré en avant, à peu près égal dans les deux sexes ; carène clypéale courte, subarquée, rappro- chée du front; carène frontale largement interrompue au milieu , les tronçons subarqués ; immédiatement derrière elle sur le vertex un tubercule assez aigu dans le mâle, conique dans la femelle, ayant une forme légèrement longitudinale ; vertex légèrement dé- primé latéralement, à bord postérieur faiblement bisinué ; joues arrondies. Corselet convexe, assez large, assez densément ponctué en avant et sur le disque, moins fortement en arrière ; une ligne longitudinale lisse au milieu ; base non rebordée, arrondie au milieu, densément ponctuée entre les impressions, qui sont écartées, droites, longitudinales; bords latéraux dilatés au milieu, subsinués en arrière; les angles postérieurs nuls. Écusson cordiforme. Élytres convexes, striées; les stries à peine indiquées, surtout la septième, faiblement ponctuées ; intervalles lisses, excepté quelques petits points sur la suture et le 5* ; suture, 3* et 5® un peu plus élevés que les autres, très brillants. Pygidium mat, lisse. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum en arrière et abdomen lisses, sauf quelques points sur les bords latéraux ; méta- sternum convexe, largement, mais faiblement sillonné au milieu. Cuisses antérieures mutiques dans les deux sexes, plus allongées dans le mâle ; tibias du mâle assez épais, recourbés et infléchis à partir du milieu, presque imperceptiblement crénelés en dessous, à dent extérieure terminale presque horizontale, faisant un angle presque droit avec la griffe, qui est médiocre, droite. Cuisses inter- médiaires arrondies et dilatées antérieurement; celles du mâle dilatées postérieurement à la base, puis échancrées et munies en dedans, non loin de l'extrémité, d'une dent assez forte ; tibias grêles à la base, arqués et munis vers le milieu d'une dilatation intérieure. MONOGRAPHIE DES ONITIDÊS. 133 large et anguleuse. Cuisses postérieures parallèles dans les deux sexes, à troclianters dentés dans le mâle ; tibias de forme normale. Tarses bruns. Cette espèce est particulière aux îles de Java et de Sumatra, mais on la retrouve parfois dans la Chine méridionale. Elle est beaucoup plus rare que les deux espèces précédentes avec lesquelles elle a été confondue par les anciens auteurs et notamment par Herbst et Illiger. Il n'est même pas certain que Drury les ait distinguées, mais c'est bien sûrement sur un individu de cette espèce qu'a été faite la figure du Scarab. spiiiipes qu'on ne peut par conséquent rap- porter, avec quelque certitude, qu'à l'espèce présente. C'est également elle que Fabricius semble avoir en vue en décri- vant la femelle de son Se. Sphinx (Eut. Syst. I, p. 25), car il dit nette- ment qu'elle est noire avec des reflets verdâtres. Quant au mâle, c'est évidemment le Phanceus sulcatus^ comme l'a déjà fait observer Olivier (Encycl. VI, art. Bousier). L'O. spinipes diffère de VO. falcatus et de VO. phartopus, par sa taille un peu plus courte, sa couleur plus brillante, plus noire, à reflets verdâtres, ses impressions thoraciques basales droites, ova- laires, ses tibias antérieurs non dentés inférieurement dans le mâle, plus épais, moins allongés, ses cuisses intermédiaires dilatées à la base et fortement dentées à l'intérieur, ses tibias intermédiaires plus fortement et plus carrément dilatés intérieurement, enfin, par le tubercule frontal qui est légèrement longitudinal, tandis qu'il est subtransversal dans les deux autres espèces. Il se distingue des deux espèces suivantes, avec lesquelles il a du reste, la plus grande analogie, par sa couleur, le peu de profondeur des stries des élytres, et la conformation des tibias antérieurs des mâles. 54 O. Philemon, Fabricius. Oblongo-ovatus, obscure œneus, nilidus, elytris sericeis ; capile rugoso-granulato, postice lœviore, clypeo siihrolundato , carinula brevî, siibarcuata, fronli approxi- mata, inslruclo, carina fronlali recta, medio interrupta, verlice pone eain tuber- culo conico nigro instruclo, genis rotundatis ; prothorace longiliidine latiore, con- vexo, sat grosse, postice subtilius, inter foveolas basâtes rugoso-punctato, linea longiliidinali lœvi, basi medio rotitndata, immnrginata, foveolis distanlibus, siib- arciialis, lateribus medio dilatato, postice subsinualo, angidis nullis; elytris convexis, striatis, striis angiistis, sed distinctis, viridibus, impunctatis, inlerslitiis lœvibus, convexis, sutura nitida, hac, 5° et 5° elevatioribus ; pygidio sericeo; cor- pore subtus nitido, gramdato, fulvo-villoso , melasterno postice lœvi, abdomine ANNALES DU I.\ SOC. ENTOM. DE UELGUiUlJ. T. XVIII. 17 134 MONOGRAPHIE HES ONITIDES. tantum lateribus granulato, melasterno medio convexo, ubsolelissime laie sulcato ; tarsis piceo-brunneis. Long. 15-20, lai. 8-11 millim. Mas. Pedibus anticis elongatis; libiis apice incurvalis, mitcrone elongato, inflexo, sublus non procul a basi dente unico annalis, dente exteriore apicali brevi , antice emarginato, postice lamina arcuata denti anteriori conjuncto ; femoribiis inlermediis margine postico basi et apice inlus dilatalis, prope apicem dentatis, tibiis basi lenuibiis, dein inciimatis, inlus sat late angulatim dilatalis ; trochanleribus posticis dentatis. Femina. Verticis tuberculo validiore ; prolhorace breviore, anlice nomiihil an- gusliore, pedibus brevioribus, libiis inlermediis redis, inlus haud dilatalis, tro- chanleribus mulicis. Onitis Philemon. Fabricius.Syst. El. , I, p. 30. —Olivier. Encycl. , VIII, p. 492. n Sphinx. Var. Illiger. Mag., III, p. 149. Corps allongé, d'un bronzé obscur, médiocrement brillant, sou- vent satiné sur les élytres. Tête chagrinée en avant, faiblement ponctuée en arrière ; chaperon arrondi, égal dans les deux sexes, le plus souvent ne portant qu'une trace légère d'échancrure, muni près du front d'une petite carène arquée ; carène frontale largement interrompue ; les tronçons non reliés au tubercule vertical ; celui-ci un peu plus gros dans la femelle ; vertex déprimé de chaque côté, presque droit en arrière, à bord relevé et lisse au milieu ; joues arrondies. Corselet convexe, ne différant pas sensiblement selon les sexes, couvert d'une ponctuation assez forte, plus dense sur les bords antérieurs et entre les impressions basales ; au milieu une ligne longitudinale lisse ; base non rebordée, arrondie entre les im- pressions, qui sont écartées, ovales ; bords latéraux médiocrement dilatés, subsinués en arrière, à angles postérieurs nuls. Écusson cordiforme. Élytres allongées, distinctement striées; les stries fort souvent à fond vert, ponctuées seulement dans quelques exemplaires; les intervalles lisses, plus ou moins convexes, les V% 3" et 5" toujours plus élevés que les autres ; la suture brillante, ponctuée. Pygidium mat, lisse. Dessous du corps granulé, couvert de poils fauves ; méta- sternum lisse en arrière, largement, mais faiblement sillonné au milieu ; abdomen ayant seulement quelques points latéraux. Cuisses antérieures mutiques dans les deux sexes, plus allongées dans le mâle ; tibias du mâle très allongés, recourbés et infléchis à partir du milieu, munis en dessous, non loin de la base, d'une dent unique, pré- cédée rarement de quelques crénelures ; la griffe allongée, plus ou moins arquée, fortement infléchie ; la dent apicale extérieure petite, échancrée en avant à la base, reliée en arrière à la dent précédente par une lame arquée. Cuisses intermédiaires arrondies en avant; leur tranche postérieure dans le mâle dentée en dessous à la base et MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 135 vers l'extrémité ; tibias grêles à la base, puis fortement arqués, an- gulairement dilatés en dedans. Cuisses postérieures parallèles dans les deux sexes, ayant dans le mâle en arrière un rudiment de dent ; trochanters épineux dans le mâle. Continent Indien, Chine, lies de la Sonde. L'O. Philemon est ex- cessivement variable sous tous les rapports. Entre les exemplaires étroits, à intervalles des élytres satinés, très convexes, et les indi- vidus larges, à élytres polies et à intervalles plans, il y a certes une grande différence, et j'ai longtemps hésité à les réunir. L'examen d'un très grand nombre d'exemplaires m'a cependant démontré qu'entre ces deux formes il y a tous les passages voulus et que, par conséquent, elles ne constituent qu'une seule et même espèce. La variété étroite est celle qui porte dans la collection Banks le nom de Philemon ; la variété élargie est aussi connue sous le nom ([''alternans Reiche. 55 O. virens, spec. nov. Obbngo-ovalus, nigro-viridis, subnitidus; capile confertissime rugoso-granu- lalo, postice lœviore, clypeo modice produclo, apice subtruncalo , carinula brevi, suharcuala,fronli approximala, instructo, carina frontali tenui,medio interrupta, ulrinque oblique ducta, verlice medio lubcrculo brevi inslruclo, genis rotundalis ; prolhorace medio crebre, lateribus subtilius punclato, linea longiludinalisiibelevata, angusliore, lœvi, basi immarginato, medio rolimdatOy foveoUs panim profundis, lateribus medio ampliato, postice subsinuato, angulis posticis nullis ; scutello sulcato; elytris convexis, slrialis, obsolète transversim punctatis, interslitiis subrugulosis, parce, suUilissime punctatis, 1°, 5° et b" vix elevatioribus ; pygidio subliUssime punctulato ; corpore subtus granulato, fulvo-villoso, metasterno postice lœvigato, abdomine lateribus tantum granulato, metasterno convexo, medio late sed obsolète sulcato; tarsis piceis. Long. 18-22, lal. 9 1/2-H i/a mill. Mas. Pedibus anlicis longioribus, tibiis tenuihus, apice (ortiter incurvatis, mu- crone elongato , inflexo, subtus subcrenulatis, dente exteriori apicali antice arcua- tim dilatato ; femoribus intermediis postice basi intus_ dilatalis, prope apicemden- talis, tibiis arcuatis, intus angulalim sat late dilatalis ; trochanleribus posticis dentalis. Femina, Tuberculo verticali validiore, prothorace breviore, pedibus brevioribus, tibiis intermediis redis, intus haud dilatalis, trochanleribus muticis. Corps médiocrement allongé, peu brillant, d'un vert noirâtre. Tête rugueuse en avant, granulée en arrière ; chaperon rétréci et sub- tronqué en avant, à peu près égal dans les deux sexes ; carène cly- péale courte, subarquée, rapprochée du front ; carène frontale fine, brièvement interrompue au milieu, les tronçons droits, dirigés obli- 136 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. quemcnt vers le devant de la tête; derrière eux, sur le vertex, un tubercule noir, conique, plus fort dans la femelle ; vertex muni laté- ralement de chaque côté d'un pli oblique à bord postérieur presque droit; joues arrondies. Corselet convexe, un peu plus court et moins large en avant dans la femelle, fortement et densément ponctué, la ponctuation plus fine et plus espacée vers les bords latéraux, au mi- lieu une ligne longitudinale très courte, un peu plus élevée, lisse; base non rebordée, arrondie au milieu ; impressions basales très peu profondes, faiblement écartées ; bords latéraux dilatés au milieu, sinués en arrière, à angles postérieurs nuls. Écusson sillonné. Ély- tres allongées, convexes, faiblement striées, les stries couvertes de points transversaux peu prononcés, les intervalles ruguleux, plans, les P"", 3" et 5'' plus étroits, mais à peine plus élevés que les autres, munis çà et là de petits points à peine visibles. Pygidium très fine- ment ponctué. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum en arrière et abdomen lisses, sauf quelques points sur les bords latéraux ; métasternum bombé au milieu et largement, mais faiblement sillonné. Cuisses antérieures inermes dans les deux sexes, plus allongées dans le mâle; tibias du mâle allongés, grêles, très fortement recourbés à l'extrémité, indistinctement crénelés en des- sous, à dent extérieure terminale droite, reliée à la griffe par une lame arquée; griffe allongée, infléchie, pointue. Cuisses intermé- diaires arrondies et dilatées en avant, munies postérieurement dans le mâle à la base d'une lame triangulaire et à l'extrémité d'une petite dent interne ; tibias du mâle arqués et munis intérieurement d'une dilatation assez large, angulaire. Cuisses postérieures paral- lèles, à trochanters épineux dans le mâle ; tibias de forme normale ; tarses noirâtres. Indoustan, Ceylan, Siam. Voisin de l'O. Philemon, mais s'en dis- tinguant, de même que des autres espèces du groupe actuel, par la position des tronçons de la carène frontale, le peu de profondeur des impressions thoraciques basales et la couleur, qui est constam- ment d'un vert noirâtre. La forte ponctuation du corselet et la rugo- sité des élytres le fait paraître presque mat. 11 est peu répandu dans les collections. 56 O. amplectens, spec. nov. Subovaius, œneus, nilidm ; capile antice rugoso-grannlato, postice lœmore, clypeo modice prodiicto,carinula brevi,subarcuaia, fronte approximala, instruclo, carina froniali recta, medio inlerrupta, luberculi verlicalis basi conjimcta, hoc saL MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 137 elevato ; vertice utrinqiie lateribus plica obsoleta, basin non aliingenle, inslructo, genis rokindalis ; prothorace convexe, sat lato, milice medioque crehre, lateribus minus fortiler punclato, linea longiludinaLi lœvi, poslice in sulcum obsolelum con- linuata, basi immarginato , média rolundalo, subproducto, foveolis rolundatis, haiid profnndis, lateribus medio ampliato, poslice subsinuato, angulis posticis nul- lis ; sciitello sulcalo; elytris convexis, leviter striatis, striis obsolète punctatis, inter- sliliis planis., lœvigalis, 1°, ù" et ^^ vix elevatioribus ; pygidio sericeo ; corpore siiblus granulato, fidvo-vestito, metasterno poslice lœvigato, abdomine lateribus lan- tum punclulalo, melaslerno medio convexo, laie sed minus profunde sulcalo ; larsispiceis. Long. 20-22, lai. 11-12 1/2 mil). Mas. Clypeo anlice rolundalo ; pedibus anlicis longioribus, tibiis tenuibus, apice forliler incurvalis inflexisque, siiblus subliUler ac distincte crenulalis, denlihus exlerioribus duobus apicalibus valde approximatis, ullimo anlice arcualim dilalalo, mucrone satelongalo, acuminalo ;femoribus inlermediis poslice basi intus dilatalis, prope apicem denlalis, tibiis arcualis, intus angulalimsal laie dilatalis; trochan- terihus posticis denlalis. Feiîiina. Chjpeo leviter produclo, anlice subtruncalo ; verticis luberculo validiore; prothorace breviore; pedibus minus elongalis, tibiis inlermediis redis, intus haud dilatalis, trochanteribus mulicis. Corps médiocrement allongé, bronzé, brillant. Tête rugueuse en avant, faiblement granulée en arrière, chaperon rétréci en avant, arrondi dans le mâle, un peu plus allongé^ et subtronqué dans la femelle ; carène clypéale courte, subarquée, rapprochée du front ; carène frontale fine, droite, brièvement interrompue au milieu ; les tronçons reliés à un tubercule conique placé sur le vertex immédia- tement derrière elle ; ce tubercule plus élevé dans la femelle que dans le mâle ; vertex relevé en arrière, muni de chaque côté d'un pli relevé oblique qui part des angles antérieurs pour finir vers le milieu, bord postérieur à peine sinué; joues arrondies. Corselet très convexe, un peu plus court et moins large en avant dans la femelle, fortement et assez densément ponctué, la ponctuation plus fine et plus espacée vers les bords latéraux, au milieu en avant une petite ligne longitudinale lisse qui se change en sillon en arrière ; base non rebordée, arrondie et s'avançant insensiblement au milieu ; impressions basales arrondies, peu profondes ; bords latéraux élar- gis au milieu, puis subsinués en arrière, à angles postérieurs nuls. Écusson sillonné. Élytres à peu près carrées, convexes, faiblement striées, les stries munies de points peu prononcés, les intervalles très lisses, à peine ponctués sur la suture et en arrière dans quelques exemplaires, plans, les 1", 3" et 5*= plus étroits, mais à peine plus élevés que les autres. Pygidium mat. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum en arrière et abdomen lisses, sauf quelques points sur les bords latéraux; métasternum bombé au milieu et largement, mais faiblement sillonné. Cuisses antérieures inermes dans les deux sexes, plus allongées dans le 138 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. mâle; tibias du mâle allongés, grêles, très fortement recourbés et infléchis à l'extrémité, distinctement, mais finement crénelés en dessous ; les deux dents extérieures terminales extrêmement rappro- chées l'une de l'autre, reliées à la griffe par une lame arquée; griffe allongée, pointue. Cuisses intermédiaires arrondies et dilatées en avant, munies postérieurement, dans le mâle, à la base, d'une lame triangulaire et, à l'extrémité, d'une petite dent intérieure ; tibias du mâle arqués et munis intérieurement d'une dilatation assez large, angulaire. Cuisses postérieures parallèles, à trochanters épineux dans le mâle; tibias de forme normale. Tarses noirâtres. Siam, Assam, Bengale. Peu commun. L'O. amplectens est reconnaissable à sa forme plus large et plus massive que celle des espèces voisines et au rapprochement des deux dents extérieures des tibias antérieurs dans le mâle. Pour le reste il se rapproche extrêmement de l'O. virens dont les pattes sont conformées à peu près de la même façon, et qui a aussi les impressions basales thoraciques peu profondes et les petits plis laté- raux sur le vertex. Il s'en distingue cependant aisément par ses élytres qui sont très lisses et sa carène frontale qui est droite et reliée au tubercule du vertex. Les petits plis dont il vient d'être question, sont en outre plus obliques dans l'O. viretis que dans VO. amplectens. La nuance normale est un bronzé obscur, mais on trouve parfois des exemplaires d'un bronzé verdâtre. 57 O. distinctus, spec. nov. Oblongo-quadralus, lœte œneo-viridis, nilidus; capite rugoso-granulato, postice lœviori, clypeo apice suhemarginalo, carinula brevi, froili approximata, instruclo, carina frontali subarcuata, medio interrupla, pone eam luberculo basi antice ei conjuncto, vertice poslice elevato, margine medio lœvi, siihrecto, genis rolundatis ; prothorace convexo, longiludine latiore, crebre, lateribus parcius, pimclalo, linea longiludinali antice carinata^ postice canaliculala, sublœvigata, basi immarginata, medio rotundato, subproducto, foveolis sat magnis et profundis; lateribus medio ampliato, postice subsinuato , anqulis posticis nullis ; scutello cordifonni; elylris corivexis, latiludine longioribus, distincte ac minus profunde striatis, striis vix obsolète punctatis, interstitiis planis, sublilitcr parce seriatim punctidatis, 1», 3» et 5» vix elevatioribus ; pygidio sericeo\ corpore subtus granulato, fulvo-villoso, meta- sterno postice lœvi, abdomine lantum lateribus punctalo; metasterno, medio con- vexo, laie sulcato ; tibiis anterioiibus nigricantibus ; tarsis œneis. Long. 14-20, lai. 7-10 mill. Mas. Clypeo apice nigrb, carinula brevissima ; tibiis anticis elongatis tenuibus, redis, apice subito forliter incurvatis, subtus crenulatis, dente exteriore apicali MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 139 anlice basi subqiiadralim dilatalo, mucrone elongalo, acuminato, cupreo-micante; femoribits intermediis postice basi inlus leviler dilalalis et prope apicem dentalis, apice postice lobatim produclis ; tibiis fere angiilatim incurvatis, intus laie rotun- dalim dilalalis ; femoribiis poslicis margine posteriore basi inlus subdenlalis ; tro- chanleribus denlalis. Femina. Clypeo toto nigro, carinula laliore; carina fronlali vix inlerrupta, verlicis tubercido vaUdiore ; prolhorace patilo breviore, pedibus brevioribus, muliciSj tibiis intermediis redis, trochanteribiis muticis. Var. minor. Colore glauco-viridi, prolhorace densius punctato, elytrorum inter- slitiis magis convexis, femoribus maris muticis, tibiis anlicis brevioribus. 0. Inuus. Latreille. Hist. Nat., X, p. 106 {?). Corps médiocrement allongé, d'un vert bronzé brillant, parfois cuivreux ou bleuâtre. Tête rugueuse en avant, granulée en arrière ; chaperon médiocrement avancé, à extrémité légèrement échancrée, subbidentée, noir en avant dans le mâle, entièrement de cette couleur dans la femelle ; carène clypéale très courte dans le mâle, plus large et subarquée dans la femelle, rapprochée du front; carène frontale fine, subarquée, brièvement interrompue au milieu ; derrière elle un tubercule petit et aigu dans le mâle, conique dans la femelle, et qui en relie les tronçons ; ceux-ci plus rapprochés dans la femelle que dans le mâle ; vertex élevé en arrière, subdéprimé latéralement, à bord postérieur presque droit; joues arrondies. Corselet convexe, assez fortement ponctué au milieu, la ponctuation plus fine et plus espacée vers les bords latéraux ; au milieu une ligne longitudinale carénée en avant et subsillonnée en arrière, lisse ; base non rebordée, arrondie au milieu, à impressions arrondies, profondes ; bords laté- raux dilatés au milieu, subsiuués en arrière et arrondis, à angles postérieurs nuls. Écusson cordiforme. Élytres convexes, plus longues que larges, distinctement striées, les stries parfois seulement faible- ment ponctuées, les intervalles plans, très brillants, couverts de petits points espacés disposés en séries, les l'^'', 3" et 5" à peine un peu plus élevés que les autres. Pygidium mat. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum lisse en arrière, bombé au milieu et largement sillonné ; abdomen lisse, sauf quelques points latéraux. Cuisses antérieures mutiques dans les deux sexes, plus allongées dans le mâle ; les tibias du mâle allongés, fortement et brusquement recourbés à l'extrémité, denticulés en dessous, noirs, avec la griffe, qui est allongée, pointue, cuivreuse, la dent terminale extérieure reliée à la griiïe par une lame presque carrée. Cuisses intermédiaires du mâle ayant leur marge postérieure dilatée en dessous à la base, dentée près de l'extrémité qui est recourbée en forme de lobe en dessus ; tibias presque angulairement recourbés dans le mâle, munis intérieurement d'une dilatation arrondie assez 1-40 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. large. Cuisses postérieures parallèles, munies en avant d'une série de gros points, subdentées dans le mâle à la base, près du trocban- ter, qui est denté ; til)ias de forme normale. Tarses bronzés. Continent Indien. J'ai conservé à cette espèce le nom que M. Reiche lui a imposé dans les collections de Paris. Elle se distingue des espèces précédentes par sa couleur plus brillante et plus vive et par la ponctuation des élytres. Sa forme générale la rapproche le plus de VO. Sphinx {Inuiis), avec lequel elle est quelquefois confondue. C'est évidemment l'espèce queLatreille décrit comme étant VO. Inuus et qu'il dit venir de Tranquebar. Les petits développements sont en général d'un vert plus bleuâtre, ils ont le corselet plus fortement ponctué et les intervalles des élytres plus convexes. 58 O. singhalensis, spec. nov. Ohlongo-quadralus, lœle œneus, nUidus; capite rugoso-granulato, anlice nigro- viridi, postice cupreo ; clypeo apice siibemarginato, carinula brevi, fronti approxi- mata, instructo, carina frontali recta, tenui, medio interrupla, pone eam tuberculo basi antice ei conjuncto, verlice postice elevato, margine medio lœvi, subrecto ; genis rotundalis ; prollwrace convexo, longitudine latiore, crebre, lateribus subti- iius punctato, linea longiludinali abbreviala, siibcannliculuta, lœvi, basi imraar- ginalo, medio roiundato, subprodiiclo, foveolis sat magnis et profitndis; lateribus medio ampliato, postice subsinuato, angulis posticis nullis, anlicis rotundatis ; scutello sat lato ; elytris cuprascentibus, strialis, striis viridibus, interstitiis planiSy parce subtiliter seriatim punctulalis, i°, 3" et 5° elevatis, rugulosis, nitidioribus ; pygidio sericeo ; corpore siibtus granulalo, fulvo-villoso, metasterno postice abdo- mineque medio lœvihus, segmentis transversim suhcarinatis ; tarsis œneis. Long. 19, lat. 9 millim. Mas. Clypei carinula brevissima, femoribus anticis intus iinidentatis, tibiis bre- vibus, subtus basi subcrenulatis, apice subito fortiter incurvatis, mucrone cupreo, ucuminato ; dentibus exterioribus latis, superno obliterato ; femorikis intermediis margine postica intus basi et apice subdentatis, extus prope apicem sat fortiter den- tatis; tibiis fortiter incurvatis, intus post médium angulatis; trochanteribus posticis dentatis. Femina. Mihi haud cognita. Corps assez allongé, d'un bronzé brillant, mélangé de cuivreux. Tête rugueuse en avant, granulée en arrière ; chaperon médiocre- ment avancé, à extrémité légèrement échancrée, subbidentée, d'un vert noirâtre; carène clypéale très courte, rapprochée du front; carène frontale fine, droite, brièvement interrompue au milieu; derrière elle un tubercule petit et aigu dont la base en relie les MONOGRAPHIE DES ONITIDES. Ml tronçons; vertex cuivreux, subdéprimé latéralement, relevé en arrière, à bords presque droits ; joues arrondies. Corselet convexe, assez fortement ponctué au milieu, la ponctuation plus fine et plus espacée vers les bords latéraux ; sur le disque une ligne longitudinale courte et subsillonnée lisse ; base non rebordée, arrondie au milieu, à impressions arrondies, profondes; bords latéraux dilatés au milieu, subsinués en arrière, à angles antérieurs arrondis, les posté- rieurs nuls. Écusson cordiforme. Élytres allongées, convexes, dis- tinctement striées, les stries lisses, vertes ; les intervalles cuivreux, couverts de points espacés disposés en séries, les 1", 3® et 5* plus élevés, plus fortement ponctués et ruguleux, la suture et les épaules verdâtres. Pygidium mat. Dessous du corps granulé et couvert de poils fauves ; métasternum bombé, largement sillonné, lisse seule- ment vers l'extrémité ; l'abdomen lisse, sauf quelques points sur les bords latéraux. Les cuisses antérieures vertes, munies dans le mâle en avant, non loin de l'extrémité, d'une petite dent ; tibias du mâle plus courts que dans les espèces voisines, crénelés en dessous, forte- ment et brusquement recourbés à l'extrémité, verts avec la griffe, qui est pointue, cuivrée ; les dents extérieures larges, la supérieure peu marquée. Cuisses intermédiaires arrondies et dilatées antérieu- rement, ayant dans le mâle, sur leur tranche postérieure, une épine interne à la base et une dent extérieure près de l'extrémité ; tibias du mâle fortement recourbés, munis à l'intérieur d'une petite dilata- tion triangulaire en forme de dent. Cuisses postérieures parallèles, mutiques, à trochanters épineux dans le mâle. Tarses bronzés. Ile de Ceylan.Fort rare. Voisin du précédent, dont il se distingue principalement par la sculpture des élytres. Celle-ci a de l'analogie avec celle des élytres de l'O. cupreus. La brièveté relative des tibias antérieurs et la présence d'une épine aux cuisses antérieures dans le mâle, sont des particularités qu'on ne retrouve dans aucune des autres espèces de la section présente. Un ex. cf , coll. du B°" de Harold. 59 O. Corydon, Boisduval. Oblongo-qiiadratus, flavido-testaceiis, vertice œneo, prothomce medio infuscato ; capite antiix lœvigato, postice obsolelissime punclulato, clypeo subemarginalo, carirmla a fronle distante instructo ; carina frontali medio late inlerrupta ; ver- tice medio elevato, haiid nibercidato ; genis rolundalis ; prolhomce piano, anlice obsolète, postice creberrime punctulato, basi haud marginato, foveolis valde distan- tibiis, viridibus, lateribus (ère parallelo, postice rotundatim angiilato ; sciUello cor- diformi ; elytris planis, elongatis, distincte striatis, impunclatis, sutura viridi ; ANNALES DE LA SOC. CNTOM. DE DELGIQUC. T. XVIIl. 18 U2 MONOGRAPHIE DES ONITIDES. fygidio lœvi ; corpore subtus subtiliter granulato, parce piloso ; metasterno convexo, obsolète canalicidato ; posHce lœvissimo; abdomine medio lœvigato; tibiis anterio- ribus tarsisque piceis. Long. 16-19, lat. 6 i/2-9 mill. Mas. Femoribus anticis margine anteriore inlus denticulo armatis, tibiis elon- gatis, leniiibiis, apice arcuatis, subtus denticulis quinque armatis, mucrone elon- gato, inflexo ; femoribus posticis margine posteriore spina acuta armatis. Femina. Pedibus breviorihiis, muticis. Onitis Corydon. Boisduval. Voy. d'Urville. Ent., II, p. 154. — Castelnau, Hist. Nat., II, p. 89. 10. — Ha- rold. Col. H., XI, p. 108. Corps allongé, parallèle, jaune foncé; carènes céphaliques et vertex bronzés ; corselet plus foncé sur le disque. Tête subogiviile, n'ayant que quelques points épars sur le vertex ; carène clypéale éloignée du front ; carène frontale largement interrompue au milieu; vertex déprimé sur les côtés, bisinué en arrière, élevé au milieu, mais non pourvu de tubercule; joues arrondies. Corselet très peu convexe, parallèle, brillant, à ponctuation iîne, nulle en avant, assez dense en arrière ; base non rebordée, fossettes basales écartées, peu profondes, vertes ; bords latéraux non dilatés, à angles arrondis. Écusson cordiforme. Élytres allongées, peu convexes, assez profon- dément striées ; les intervalles plans, n'ayant aucun vestige de ponc- tuation ; la suture bronzée. Pygidium lisse. Dessous du corps très finement granulé, très faiblement pubescent. Métasternum convexe, faiblement sillonné, très lisse en arrière ; abdomen lisse au milieu. Cuisses non ponctuées ; les antérieures allongées dans le mâle et munies antérieurement au milieu d'une petite épine interne, les postérieures armées en arrière, dans le mâle, d'une épine droite, aiguë. Tibias antérieurs grêles dans les deux sexes; ceux du mâle plus allongés, armés en dessous de cinq dents, à griffe assez allon- gée, infléchie, densément ciliée à l'extrémité. Les tibias intermé- diaires et postérieurs ne différant pas sensiblement selon les sexes, les derniers plus arqués que de coutume. Tibias antérieurs, milieu du métasternum et tarses brun foncé. Iles de la Sonde, Nouvelle Guinée. Remarquable par sa forme parallèle, le peu de dilatation du corselet et le manque absolu de ponctuation sur le chaperon et les élytres. De toutes les espèces d'Onitides, c'est celle où les différences entre le mâle et la femelle, pour ce qui s'agit de la forme générale, sont le moins prononcées. 60 O. Brahma, spec. nov. Oblongo-qundratus, piceus, elytris apice castaneis, subnilidus; capite subtiliter MONOGRAPHIE DES 0N1Ï1DE8. 143 rugoso-granulato, dypeo semicirculari, apice sat late emarginato, sub-bideniato, carinula lata, sat elevata, fronli valde approximata, instructo ; carina frontali Integra, recta ; veriice pone eam tuberciilo miniino, transverso, miinito, sat elon- gato, genis haud promimilis ; prothorace convexo, sat lato, antice rugoso-granu- lato, postice obsolète punctidato, linea longitudinali, postice siibcanaliculala, lœvi, basi obsolète marginato, medio leviter producto, foveolis sat rnagnis, triangularibus, approximatis , lateribus medio ampliato, postice subsinuato, angulis fere nullis , scutello minimo elongato ; elytris latitudine longioribus, postice nonnihil latioribus, modice convexis, striatis, inlerstiliis oblique subricgiilosis, convexis, impunctatis ; carina marginali postice inflexa, feretisquead suturamducla, apice sinuata ; pygi- dio parce punctato ; corpore subtiis granidato, pilis longis fulvis vestito, metasterno piano, postice transversim impresso, mesosterno fere lineari, abdominis segmentis punctormn seriebus transversis instructis. Long. 20, lat. 11 mill. Mas. Femoribiis anticis crassis, margine antico basi denticiilatis, prope apicem spina externa truncata armatis, tibiis elongatis, apice arcuatis, siibtus antemedium spina sat valida armatis, mucrone inflexo, acuminato; femcribus posticis basi valde anguslis, antice subemarginatis, postice medio nonnihil dilatatis, tibiis inter- mediis posticisqiie gracilibus, sat elongatis, vix amplialis. Feniina. Mihi haud cognita. Corps médiocrement allongé, peu convexe, parallèle, d'un brun de poix plus clair en dessous et vers l'extrémité des élytres. Tête semi-circulaire, finement granulée ; chaperon échancré en avant et presque bidenté ; carène clypéale très rapprochée du front, large, élevée, droite, carène frontale droite, assez élevée, entière ; immédia- tement derrière la carène frontale un petit tubercule transversal, caréniforme ; vertex assez allongé, déprimé et dilaté sur les bords latéraux, élevé en arrière, à bord bisinué ; joues droites, non sail- lantes. Corselet convexe, médiocrement élargi, rugueux en avant, couvert en arrière de points espacés ; au milieu une ligne longitu- dinale lisse derrière laquelle se trouve un sillon peu prononcé ; base finement rebordée, le bord presque effacé de chaque côté des impres- sions, s'avançant un peu au milieu; impressions basales rappro- chées, grandes, triangulaires ; bords latéraux largement dilatés ou mieux arrondis en arrière, à angles postérieurs presque nuls. Écus- son linéaire. Élytres médiocrement convexes, allongées, élargies vers l'extrémité, très distinctement striées ; les stries non ponctuées, moins profondes vers les côtés ; les intervalles du milieu convexes, non ponctués, mais obliquement ridés, la carène latérale infléchie vers l'extrémité extérieure, puis prolongée jusque vers l'extrémité du deuxième intervalle. Pygidium couvert de quelques gros points. Dessous du corps densément granulé et couvert de longs poils fauves; mésosternum réduit à un simple filet; métasternum plan, large, transversalement impressionné en arrière ; segments de l'abdomen portant chacun une rangée transversale non interrompue de points \U MONOGRAPHIE DES ONITIDES. pilifères. Cuisses antérieures épaisses, munies clans le mâle, à la base, d'une petite épine intérieure et, non loin de l'extrémité, d'une dent tronquée ; tibias du mâle allongés, recourbés à l'extrémité, munis en dessous, un peu avant le milieu, d'une épine assez forte; griffe infléchie, acuminée. Cuisses postérieures très étroites à la base, subéchancrées en avant, dilatées triangulairement en arrière ; tibias intermédiaires et postérieurs allongés, médiocrement arqués, très peu dilatés de la base au sommet. Inde boréale. Rarissime. Je n'en connais qu'un seul exemplaire, celui qui se trouve dans la collection du Comte de Mniszech. Je lui ai conservé le nom que lui avait imposé M. Reiche. Cette espèce se distingue de tous les autres Onitis par la confor- mation de ses élytres, qui sont plus larges vers leur extrémité qu'à la base, par le prolongement de la carène latérale jusqu'au deu- xième intervalle, par la largeur de la carène clypéale et son rappro- chement du front et par la conformation insolite de ses cuisses pos- térieures. 61 O. castaneus, Redtenbacher. Holundato-ovalus, castaneus, prolhorace anlice medio obscuriore, nilidus ; capile suhtililer rugoso-granulato , posHce lœviore; clypeo sat producto, laie truncato, carinula a fronie distante instructo; carina frontali intégra, recta, medio tuher- culata ; vertice sat elongato, Iransversim impresso, genishaud prominulis ; protho- race convexo, longitudine mullo laliore, longiludinaliter subsidcato, anlice et in sulco rugoso-granulato, postice minus dense punctato, basi marginato, margine utrinque interrupta, média jionnihil producto, foveolis magnis, approximatis, tria7igularibus ; laleribits medio valde dilatato, postice angustalo ,subsinuato, angu- lis posticis obtusis; scutello vix distincte; elytris convexis, rotundatis, obsolète striatis, interstitiis planis, subrugulosis, subiiliter punctulatis, apice dense fulvo- ciliatis ; pygidio granulato, pilis fidvis nonnullis obtecto ; corpore subtus densis- sime siibtiliter granulato, longe fidvo-piloso, metasterno medio convexo, longitu- dinaliler snlcalo , postice Iransversim impresso ; abdomine medio lœvigato , segmenta ultimo tolo granidato ; iibiis anlicis tarsisque obscurioribus. Long. 16- 17, lai. 9 1/2-10 mill. Mas. Metasterno postice tubercidoso-gramdato, femoribus anticis margine ante- riore intus basi spina valida armalis, dein angustatis, prope apiceni subdentatis ; Iibiis elongatis, apice tantum incurvatis et inflexis, subtus spinis nonnullis, quorum una medio sita, majore, armatis, mucrone modice elongato ; iibiis intermediis sat profunde extus biemarginatis. Femina. Clypeo magis producto, cari7iula laliore, arcuala, apici magis appro- ximata; tuberculo frontali magis elevato; prolhorace minus dilatato, pedibus brevioribus, miUicis. MONOGRAPHIE DES ONITIUES. 115 Corps arrondi, très convexe, médiocrement brillant, entièrement brun. Tête finement chagrinée en avant, granulée en arrière, penta- gonale; chaperon plus étroit dans la femelle que dans le mâle, tronqué et subéchancré en avant, muni au milieu d'une petite carène éloignée du front ; carène frontale entière, munie au milieu d'un tubercule plus élevé dans la femelle ; vertex creusé transversalement, sinué en arrière ; joues non saillantes ; corselet convexe, beaucoup plus large que long, faiblement sillonné, rugueux en avant et le long du sillon, faiblement ponctué en arrière ; base rebordée près des bords latéraux et entre les impressions basales, assez fortement prolongée au milieu ; fossettes rapprochées, profondes, ayant la forme d'une virgule ; bords dilatés au milieu, sinués en arrière, à angles postérieurs obtus. Écusson presque invisible. Élytres con- vexes, arrondies, faiblement striées ; les intervalles plans, ruguleux, finement ponctués; les épaules fortement saillantes, l'extrémité densément ciliée, la suture et la carène marginale jjlus foncées. Pygidium granulé, portant quelques poils fauves. Dessous du corps finement, mais densément granulé, couvert de longs poils fauves. Métasternum convexe, sillonné au milieu, transversalement impres- sionné en arrière, fortement granulé dans le mâle ; abdomen lisse au milieu, le dernier segment granulé en entier. Cuisses antérieures du mâle armées antérieurement à la base d'une longue épine, puis fortement rétrécies et subdentées près de l'extrémité; tibias allongés, arqués à l'extrémité, armés en dessous de quelques épines, dont celle du milieu plus grande que les autres, à griffe médiocrement allongée, fortement infléchie. Tibias intermédiaires du mâle distinc- tement biéchancrés. Tibias antérieurs et tarses d'un brun noirâtre. Cachemire. Très rare. 2 exempl., coll. Harold. BUBAS. Mulsant, Hist. Nat. Lamell, p. 76. Palporum labialium articulus secundus primo paulo longior^ modice villosus ; tertiws distinctes. Caput transversim carina- tîim^ carina in mare hicornuta. Prothorax in mare antice pro- ducto , in femina carinato ; hasi utrinque oblique trimcatus, hifoveolatus , Scutelliim liaud i^crspicnum. Elytra convexa. Mesosternnm hreve. Pedes antici in iitroqiie sexu absque tarsis. 2'ibi(B posticm maris apice profïmde incise. Je renvoie pour le reste des caractères à l'exposé de M. Mulsant et à ce que j'ai dit du genre dans l'introduction. En dehors de deux espèces anciennement connues, les Bubas Bison 1^'> MONOGRAPHIE DES ONITIDES. et Bubalus si bien décrites par M. Mulsant, aucune autre n'a été découverte. En terminant ce travail, je prie MM. de Mniszech, Clievrolat, Reiche, Candèze, de Harold, Haag, Dohrn, de Borre, Stal, Gestro et Ritsema d'accepter tous mes remerciments de l'empressement qu'ils ont mis à me communiquer, soit leurs collections, soit celles des musées qui sont confiés à leur direction. M. Gerstaecker n'ayant pas pu, comme M. Stal l'avait fait pour les types de Boheman, mettre à ma disposition les types de Klug appartenant au Musée de Berlin, il a eu la complaisance de les étudier et de me rendre compte des résultats de son examen. Je lui en suis reconnaissant. Enfin je dois un tribut spécial de gratitude à M. de Harold, dont les conseils, pour ce qui s'agit delà synonymie et de la nomenclature, m'ont été de la plus grande utilité. Correction. — Dans le tableau des Onitis (p. 50 et suiv.), la 18^ espèce est appelée 0. inversus. Postérieurement à l'impression du tableau, j'ai changé ce nom en celui de 0. inversideus (page 80), le nom ([''inversus ayant été précédemment employé par Costa pour désigner une variété du Cfieironitis irroratus (voir p. 35). TABLE ALPHABÉTIQUE DES GENRES, DES ESPÈCES ET DES SYNONYMES. d'ordre. Pages. BUBAS 145 1 Bison L Il 2 Bubalus 01 146 CHEIROMITIS, g. nov. . . 19 6 Candezei n. sp 31 2 furcifer Rossi 23 12 hoplosternus Harold 43 10 hungaricus Herbst 38 13 indicus n. sp 45 8 irroratus Kossi 34 1 luctuosus n. sp 21 4 Mœris Pallas 27 3 Osiridis Reiche 25 11 Pampbylus Ménétr 41 9 ponticus n. sp. 36 14 scabrosus Fabr 47 5 sterculius Ballion 29 7 sulcicoUis Harold 32 COPRIS. Apelles OWv 48 Inuus 01 49 MenalcasOl 117 Mœris 01 27 35 Sphi7ix 01 122 OMITIS 49 19 abyssinicus Reiche 4 . . 81 21 œnens n. sp 83 36 seruginosns Klug 105 Alexis Klug 89 56 araplectens n. sp 136 Amynfas Sleven 39 ApeUeaYai)T 4S 24 Aygulus Fabr 87 Aygulus Latr 89 47 Belial Fabr 121 3 Bohemannin. sp 53 60 Brahma n. sp 142 13 caffer Bohem 73 calcaratus Oliv 35 canhmirensis Kollar in litt 126 01 castaneus Kedt 141 N" d'ordre. Pages. 2 Castelnani Har 58 23 chaleeus n. sp 86 Chevrolati Lucas 117 Clinias Fabr 39 12 confusus Bohem 71 59 Corydon Boisduval 141 30 crenatus Reiche 96 crenatus Cat. Mon 93 27 cribratus n. sp 92 37 cupreus Casteln 106 cupreits Har 105 109 8 curvipes n. sp 61 45 Damœtas Steven. . 119 Bamon Dej. Cat 122 57 distinctus n. sp 138 Eiimenes Motsch 41 41 Ezechias Reiche 118 16 Fabricii Koth 77 50 falcatus Wulfen 126 fodiens Boh 67 38 fuIgidusKIug 108 fulyidus Cast 18 CurcirerOl 23 4. gigas Bertoloni 60 Saroldi Ballion ' 22 Serbsti Roth 97 hoploslernus Har 44 Horafius Dej. Cat « 43 hnmerosus Pallas . . . . 116 Hymalaicus Kollar 126 IlUgeri Roth 81 Inuus Fabrie 89 Inuu» Latr 139 18 inversidens sp. n 80 inve^rsus Costa 35 J.6 Ion Oliv 121 irroraiiis Casteln 35 mugi Har 109 Erohni Ménétr. in litt 113 48 Lama n. sp 123 5 laticoUis n. sp 61 TjOphus Fabr .... 35 148 TABLE ALPHABÉTIQUE DES GENRES, DES ESPÈCES ET DES SYNONYMES. d'ordre. Pages. 49 Ludekingi n. sp 124 Lycophron Klug 81 Melihœu» Muls 39 Menalcas Fabr 117 41 minutusn. sp 112 6 Mniszechi n.sp 62 Moeris Latr 35 Mœria Oliv 27 iVep^îinws Buqu., Guér 55 52 niger n. sp 130 7 imbiensis n. sp 63 42 numida Casteln 114 Olivieri III 122 17 orthopus n. sp 77 Osiridis Reiche 25 Paies Boh., Klug ... 109 Pamphylus Ménétr 41 11 paradoxus Boh ... 70 32 pecuarius n. sp 09 perplexus Boh 77 51 phartopus n. sp 12S 54 Philemon Fabr 133 35 picticollis Boh 103 34 politus n. sp 102 40 porculus Boh 111 Pugil Costa . . ■• 23 28 Reichei n. sp 93 15 robustus Boh 75 33 Rothi n. sp 101 Schreibersi i)a.h\, Dej. Cat 35 20 senegalensis n. sp 82 14 setosus n. sp 74 26 shoensis Keiche 91 shoensis Boh 95 58 singhalensis n. sp 140 Sopkax Fischer 37 25 Sphinx Fabr 88 Sphinx Herbst 120 Sphinx lUig 129 134 Sphinx 0\i\. . . . 122 N" d'ordre. Pages, 53 spinipes Drury 131 sfercuUua Ballion 29 Steveni BruUé 120 strigatus Er 115 sulcicûllis Dej. Cat 33 39 thalassinus n. sp 110 1 tridens Casteln 54 Tytirus Ziegl., Dej. Cat. - 129 9 uncinatQsKIug 66 10 unguiculatus 01 68 Vandelli Fabr 121 29 vioinua n. sp 95 22 violaeeus n. sp 84 55 virens n. sp 135 31 viridulas Boh 98 PLEUROMITIS, g. nov. . . 17 fulgidus Casteln 18 scarab.î:us. Apelles Fabr 48 Aygulus Fabr 87 Clinias Fabr 39 falcalus Wulfen 126 furcifer Rossi 23 humerosus Pallas 116 hiinyaricus Herbst 39 Inuus Fabr 89 Inuiis Herbst 87 Ion Oliv 121 irroratus Rossi 35 Menalcas Pallas H6 Mœris 01 35 Mœria Pallas 27 scabrosus Fabr ^^ Sphhix Fabr 89 132 Sphinx 01 122 spinipes Drury 132 TAPEIMOPTERUS, gnov. 17 aleuchoides n. sp 16 ^^^s^- ÇJ» AN NALES BELGIQUE. TOME DIX-HUITIEME. FASCICULE II. Signatures 19 à 24 et c à /i. — PI. 1, II, III, V et VI. Paru le<25août 1875. BRUXELLES. J^xx siég-e de la iSociété , MUSÉE R0Y4L d'hISTOIRE NATURELLE. 1875 CMCIILIOMDES RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS par W. R O E L O F S. TROISIÈME BT DERNIÈRE PARTIE. — SÉANCE DU 1" AOCT 1874. — Je m'étais proposé de donner à la fin de cette troisième partie un aperçu de la distribution géographique relatif aux Curculionides de la collection Lewis. Depuis l'achèvement de mon manuscrit, il m'est arrivé un assez grand nombre d'espèces du Japon, en partie nouvelles, qui, jointes aux Anthribides et Bruchides, dont je m'occupe en ce moment, apportent un contingent assez considérable à la faune de la contrée et modifieront peut-être les considérations sur leur répar- tition géographique. J'ai par conséquent pensé qu'il serait préférable de remettre l'é- tude sur les généralités en question, jusqu'à l'achèvement complet de mon travail. GYMNETRON, Schh. G. villosipennis, n. sp. G. rostelli proximus ; niger, pilis albis vestitus ; apice rostri, scapo, primis arliciilis funiciUi tarsisque rufescentibus. Prothorace Iransverso. Elylris punctalo- sulcalis. Femoribus inermis. 2 1;2 m. ïrès-voisin de G. rostellum^ Herbst, mais d'une taille plus grande. Noir, garni de poils blancs, jambes, scape et premiers articles du funicule rouges ; bout du rostre et tarses brun-rouge. Rostre médio- crement atténué vers l'extrémité, couvert d'une ponctuation assez ANNALES bV. I.\ SOC. I:NT()M. l»E UELCIUUi:. T. XVIII, 19 150 CURCULIONIDES fine. Tête avec la même ponctuation et une petite fossette entre les yeux. Prothorax fortement transversal, à peine bisinué à la base, arrondi sur les côtés jusqu'avant le milieu, régulièrement rétréci de là en avant. Écusson ponctué. Élytres oblongo-ovalos, un peu plus larges que le prothorax, laissant le pygidium découvert, régu- lièrement ponctuées-sillonnées, avec une rangée de gros points super- ficiels sur les intervalles, qui sont garnis de soies blanches. Dessous et pygidium ponctués. Cuisses inermes. Plusieurs individus. L'espèce diffère très-peu du G. rostelliim ; je la crois cependant distincte. Le rostre est finement, mais densément ponctué ; je ne vois point de trace de sillon dans le cf ; les tarses sont rouges ou d'un brun rougeâtre, la taille enfin est supérieure à celle de rostel- lum. MIARUS, Stephens. M. vestitus, n. sp. M. campanulse proxinius; niger, apice roslri tarsisque bninneis; pilis luteo- griseis dense vestilus. Protlwrace grosse, crebre punclato. Elylris sidcalis. Femo- ribus inermis. 2 1^2 à 3ra. Voisin des M. campanulœ L. et M. graminis Gyll, Noir, tarses et extrémité du rostre brunâtres ; assez densément garni de poils gris-jaunâtre. Rostre ne dépassant pas les hanches intermédiaires, mince, arqué, portant des points assez gros vers la base, presque lisse sur le reste. Massue des antennes gris-blanchâtre. Tête ru- gueusement ponctuée. Prothorax transversal, à peine bisinué à la base, obliquement rétréci sur les côtés d'arrière en avant, couvert d'une ponctuation grosse et serrée. Ecusson allongé, paraissant ponctuée travers la pubescence. Elytres à peine plus larges que le prothorax à la base, courtement ovales, presque parallèles sur les côtés, leurs épaules un peu élevées, régulièrement sillonnées ; les sillons étroits et à peine ponctués, leurs intervalles larges, plans et rugueux, densément garnis de rangées de poils gris-jaune. Dessous et pattes finement ponctués. Cuisses inermes. Plusieurs individus; selon l'indication de M. Lewis, sur une espèce de Campanula (Russian-HilL). L'espèce appartient à la section des Mmrws sans dents aux cuisses. Elle diffère par ce caractère de M. graminis et s'en distingue éga- lement par son rostre plus arqué et les sillons des élytres beaucoup plus étroits et plus finement ponctués. Cette sculpture la distingue également de M. campanulœ^ Gyll ; son prothorax est moins allongé, RECUEILLIS AU JAPON PAR M. lî. LEWIS. 181 moins bisinué et la pubescence de l'insecte est plus jaunâtre que chez campanulœ. ALGIDES, Schh. A. flavosignatus, n. sp. Elongatus, piceiis, unguiculis tarsorum brunneo-rufis ; pilisochraceisvestitus. Prothorace granulalo, lineis ochraceis decoralo.Elytris profunde punctato-strialis, lineis ochraceis decoralis, inlerstitiis ruqosis. Femoribus dente lalo armatis. 5m. Allongé, de la forme de certains Liœus et rappelant un peu celle de L. bicolor. Couleur de poix, plus clair surlefunicule des antennes, cro- chets des tarses brun-rouge ; garni de poils d'un jaune d'ocre. Rostre légèrement courbé, de la longueur de la tête avec le prothorax ; sa base couverte d'une ponctuation rugueuse et confluente, plus réguliè- rement ponctué sur sa moitié antérieure, avec un espace plus lisse entre les antennes. Celles-ci garnies de poils blanchâtres. Tête un peu déprimée entre les yeux, irrégulièrement ponctuée, garnie de poils jaunes plus serrés autour des yeux. Prothorax moins long que large, fortement lobé à la base, ses côtés peu arrondis, assez brus- quement rétréci en avant, couvert de granules irréguliers, peu éle- vés, garni de poils jaunes formant une ligne médiane, une autre, oblique, allant de l'épaule vers les yeux, et une troisième, la- térale, presque parallèle à celle-ci. Écusson très-petit, Élytres à peine plus larges que le prothorax, très-parallèles, allongées, arrondies à l'extrémité, profondément ponctuées-striées ; les points en carré allongé, les intervalles des stries rugueux ; garnies des mêmes poils que le prothorax qui, plus serrés, forment quelques traits derrière l'écusson et dessinent une ligne peu marquée, allant de l'épaule vers la suture derrière le milieu, une autre, également oblique, allant du bord vers la suture sur la déclivité postérieure et deux traits formant un V sur l'extrémité de chaque élytre. Pattes médiocres, rugueusement ponctuées et garnies, comme le dessous, des mêmes poils jaunes. Cuisses avec une dent assez large à la base. Jambes peu élargies sur la tranche intérieure, onguiculées. Crochets fissiles. Kobé. Unique. A. erro. Pascoe. Linn. Soc. Journ. Zoology, vol. XI, p. 182 et 183. M. Pascoe décrit l'espèce comme se trouvant en Chine et dit que M, A. Adams l'a trouvée également dans une des îles de la Mer du i 52 CURCULIONIDES Japon. La collection Lewis en contient un grand nombre d'exem- plaires. A. piceus, n. sp. Elongalus, siibparallelus, rufo-piceus ; pilisalbis veslitus. Prothorace iransverso, granulalo, nigricanle. Elytris foveolatis, inlerstitiis allernis elevalis. Femoribus dente minuto armalis. 6àBl22m. Du faciès des Pissodes, voisin d'^. erro et rentrant dans le même même groupe d'espèces. Roussâtre, passant plus ou moins au noir sur le rostre, le prothorax, la base des élytres et les cuisses ; tout le corps et les pattes garnis d'une villosité blanc-jaunâtre, plus serrée en dessous. Rostre aussi long que la tête et le protliorax, pris ensemble, penché, parallèle, peu robuste ; rudement ponctué et subcaréné à la base, moins profondément ponctué vers le bout. Les deux premiers articles du funicule antennaire plus longs que les suivants. Yeux oblongo-ovales, transversaux. Tête ponctuée et impressionnée entre les yeux, finement chagrinée en arrière. Pro- thorax transversal, trilobé à la base, un peu arrondi sur les côtés jusqu'à son tiers antérieur, rétréci en avant ; couvert d'une granu- lation assez fine ; les côtés plus densément garnis de villosité blanc- jaunâtre. Écusson petit, transversal. Élytres allongées, isolément arrondies à la base, parallèles sur les côtés, couvertes de rangées de fossettes carrées, les intervalles rugueux ; la suture et les inter- valles alternes plus élevés. La villosité est parfois plus serrée sur deux bandes transversales et vers l'extrémité des élytres. Dessous rugueux. Pattes fortement rugueuses, médiocrement robustes. Hanches des antérieures distantes. Cuisses des deux paires anté- rieures anguleusement courbées vers la base, munies d'une dent courbée. Les cuisses postérieures droites, faiblement dentées. Jam- bes arquées, à peine élargies en dedans, faiblement onguiculées au bout. Un grand nombre d'individus. Je crois l'espèce distincte de la précédente, A. erro Pascoe, quoi- que certainement voisine. Pouvant juger d'après un très-grand nombre d'individus, j'ai trouvé la taille d'/l. erro constamment beaucoup plus grande. A . piceus se distingue surtout de lui par le prothorax plus transversal, plus finement granulé et les côtes élevées des élytres plus saillantes. A. albolineatus, n. sp. Elongalus, niger. Prolhorace transverso, granulato, intersliliis pilis albidisves- tilis. Elytris clathratis, lineis albidis decoratis. Femoribus dente recurvo armatis. 10 m. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 153 Allongé, un peu élargi à la base des élytres et régulièrement atténué en arrière; noir luisant, garni d'écaillés piliformes, jaunes en dessous, blanches en dessus. Rostre peu courbé, de la longueur du protliorax, subcaréné et couvert d'une ponctuation rude et confluente àlabase; plus fine vers l'extrémité. Antennes assez robustes, garnies de poils blancs, les deux premiers articles du funicule subégaux. Tête rugueusement ponctuée, munie d'une impression allongée, pro- fonde entre les yeux, couverte, comme la base du rostre, de poils blanc-grisâtre. Yeux ovales. Prothorax transversal, oblique et peu arrondi sur les côtés, un peu étranglé en avant, fortement lobé à la base, couvert de granules peu serrés, garni dans leur intervalle de poils blanchâtres. Écusson transversal. Élytres un peu plus larges, aux épaules, que le prothorax ; allongées, régulièrement rétrécies vers l'extrémité, droites sur les côtés, arrondies au bout, déprimées derrière la base ; couvertes de lignes de fossettes carrées, très-rap- prochées et comme cloisonnées, les intervalles des lignes étroits et paraissant plus élevés par paires en commençant par la suture et le premier intervalle ; trois lignes blanches s'observent, la première sur le 3'' intervalle, la seconde vers la 5« ligne de fossettes, la troisième sur le côté de l'élytre. Métasternum couvert de granules. Abdomen rugueux. Pattes grossièrement ponctuées, garnies de poils blancs. Cuisses munies d'une dent recourbée. Jambes peu élargies en dedans, dentées au bout. Tarses fissiles. Unique. A. trifldus Pascoe. Linn. Soc. Journ. Zoology, t. X, p. 460. Plusieurs exemplaires. « Sur le Lespedeza Sieboldii. » (Lewis). ACIGNEMIS, Fairm. A. palliata, Pascoe. Quelques individus. « Il se nourrit sur les troncs ligneux de la Wisterea ». (Lewis). A. macula-alba, n. sp. Hufo-bnmneus, roslro, antennis tarsisque dilutioribus ; bninneo-albo variegatus, squamosns, squamis aliis erectis nigris obsilus. Proihorace lineis laleralibiis albis. Elytrisplaga magna, transversa, alba decoratis. Femoribiis dente valido armatis. 6 m. (Ç)?) Brun-rougeâtre, plus clair sur le rostre, les antennes et les tarses; garni d'écaillés jaunâtres, variées en dessus de blanches etde noires ; ioi CURCULIONIDES se distinguant par une grande tache transversale blanche sur les ély- tres. Rostre aussi long que la tête et le prothorax ensemble ( 9?) ponctué, striolé et garni d'écaillés à la base. Deuxième article du funicule plus long que le premier. Prothorax criblé de points rap- prochés, garni d'écaillés jaunâtres et décoré d'une ligne blanchâtre sur le côté; avec des écailles spatuliformes dressées, irrégulièrement disposées; deux touffes noires formées par elles se distinguent sur le disque. Élytres un peu plus larges à la base que le prothorax, médio- crement allongées, ponctuées-striées, les intervalles des stries plans et égaux ; les 5'= et 7" un peu plus élevés à la base ; garnies d'écaillés jaunâtres et d'écaillés spatuliformes ; décorées d'une petite ligne blanche sur la base du 3* intervalle, d'un rameau de la même couleur se recourbant de derrière l'épaule vers la suture et d'une grande tache transversale plus large sur la suture, un peu derrière le milieu; elle est réunie en avant à une petite tache noire sur chaque élytre et bordée en arrière par une bande de la même couleur. Cuisses anne- lées de blanc, munies d'une large dent. Jambes un peu sinueuses en dedans, annelées de noir. Unique. A. suturalis, n sp. Elongaïus, niger, squamis lundis vestilus, prothorace medio elylrisque infus- catis; squamis aliis erectis obsitus; antennis, clava excepta, rostris apice, tibiis tarsisque rufo-brunneis. Prothorace lineis quatuor, elylrorum suturœ basi, vitta discoidali, abbreviata, média, albo-terminata, nigris. Femoribus denlalis. 6 m. Étroit, allongé, ayant un peu le faciès d'A. meriones Pasc , mais différant entre autres, par les cuisses postérieures courtes, etc. Noirâtre, extrémité du rostre, antennes, à l'exception de la massue, jambes et tarses d'un brun-rouge ; garni d'écaillés brunes plus ou moins claires, variées de noires. Rostre aussi long que la tête et le prothorax ensemble, ponctué-striolé et garni d'écaillés brun-jaunâ- tre couchées et d'autres dressées à labase ; ponctué vers l'extrémité. Antennes assez robustes. 2" article du funicule moins long et beau- coup plus étroit que le l" ; les derniers serrés et transversaux ; la massue noirâtre à labase, jaunâtre au bout. Tête garnie d'écaiîles brun-jaune, munie d'une touffe d'écaillés redressées et de la même couleur au-dessus de chaque œil. Prothorax aussi long que large, criblé de points rapprochés, garni d'écaillés d'un brun -blanchâtre latéralement et en dessous, d'un brun-noirâtre sur le disque ; décoré de trois lignes noires à la base et portant deux touffes d'écaillés redressées sur le bord antérieur et quatre autres sur une ligne transversale au milieu. Écusson couvert d'écaillés d'un brun pâle. Élytres allongées, plus larges que le prothorax à la base, subparal- RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 455 lèles sur les côtés, acuminées et isolément arrondies à l'extrémité, régulièrement ponctuées-striées ; les intervalles alternes un peu élevés. Les élytres sont garnies d'écaillés d'un brun clair vers l'é- paule et sur l'extrémité, d'un brun plus foncé sur le disque ; elles sont décorées d'un trait noir à la base de la suture et d'une tache blanche précédée et accolée aune autre noire, sur le milieu du 34nter- valle ; elles portent en outre des écailles redressées brunes et blan- ches. Dessous avec des écailles variées des deux couleurs déjà men- tionnées. Pattes annelées. Cuisses médiocrement dentées. Jambes presque droites, sinuées en dedans au milieu. Crochets rougeâtres. Unique. Kobé. ECTATORHINUS, Lacordaire. E. Adamsii, Pascoe. La collection Lewis contient plusieurs exemplaires de cette belle espèce, décrite par M. Pascoe dans le Linnean Soc. Journ., vol. XI, page 478. M. Pascoe n'en avait connu que le çf ; dans l'autre sexe, le rostre est comme à l'ordinaire plus long et l'insertion des antennes plus antérieure. M. Lewis l'a trouvée sur le Châtaignier d'Espagne ; elle paraissait attirée par le suc coulant des arbres, attaqués par une espèce de Cossus. COLOBODES, Schh. Les deux nouvelles espèces de Colobodes que renferme la collec- tion Lewis, diffèrent un peu des espèces typiques par la proportion des deux premiers articles du funicule, caractère qui, à la rigueur, les exclurait du genre. On sait qu'un des caractères des Colobodes consiste en ce que le deuxième article du funicule est plus long que le premier ; dans les deux espèces du Japon, qui suivent, ces articles sont égaux. Il y a une différence dans la forme de la massue entre le C. V-album et le C. ornatus ; elle est courtement ovale dans la première, longue et un peu fusiforme dans la seconde. En dehors de la structure du funicule je ne découvre point d'autre caractère sur lequel on pourrait fonder un nouveau genre et je réunis, par conséquent, ces nouvelles espèces aux Colobodes. C. V-album, n. sp. Brunneus, tarais anlennisque rufo-brunneis ; fusco alboque variegaiim squamo- 156 CURCULIONIOES SMS. Prolhorace sex-peniciUato. Scutello nigro, denudalo. Interstitiis alternis ehjtrorum basi elevatis, sparsim penicillatis, disco ultra médium fascia alba V- formi décor ato. 7 m. Noir-brunâtre, tarses et antennes brun-rougeâtre ; garni d'écail- lés d'un brun terreux varié de blanc et d'écaillés redressées, spatu- liformes, d'un brun-rougeâtre. Rostre court, courbé, fortement ponc- tué, garni à sa base d'écaillés couchées et d'autres redressées. Tête paraissant garnie de points profonds, fortement impressionnée entre les yeux, munie d'une crête de poils de chaque côté de l'impression. Prothorax moins long que large, assez fortement et brusquement rétréci en avant, parcouru par un sillon, effacé vers le bord anté- rieur ; garni d'écaillés d'un brun terreux ; d'autres écailles blanches dessinent vaguement une ligne médiane et deux lignes sur les côtés; des écailles spatuliformes redressées garnissent irrégulièrement son devant et sont condensées en six touffes, dont deux, rapprochées, se trouvent au milieu du bord antérieur et quatre sur une ligne trans- versale vers le milieu du disque. Écusson dénudé, d'un noir luisant. Élytres ponctuées-striées, déprimées autour de l'écusson; garnies d'écaillés d'un brun terreux et blanches ; les dernières forment de petites taches plus répandues sur les côtés. Les intervalles des stries latérales sont munis de petits tubercules garnis d'écaillés spatuli- formes redressées, d'un brun rouge ; l'intervalle suturai et le 3*^ en offrent également quelques-uns vers l'extrémité ; des tubercules plus grands, garnis de la même manière, s'observent : deux sur le S*" in- tervalle, le premier au milieu, le second un peu plus en arrière, un seul sur le 5*' intervalle, sur la callosité postérieure ; ces mêmes in- t'îrvalles et le 7" sont en outre munis à leur base d'une crête garnie des mêmes écailles que les tubercules (1). Des écailles blanches des- sinent deux traits réunis sur la suture en forme d'un V ouvert, dont les branches aboutissent au second tubercule du 3'' intervalle. Cuis- ses dentées. Pattes garnies d'écaillés variant du brun sombre au brun clair, ces couleurs dessinant plus ou moins des anneaux, et d'autres écailles redressées. Dessous portant une vestiture plus pâle que le dessus. Plusieurs exemplaires. G. ornatus, n. sp. Lalus, nigro- brunneus, antennis tarsisque rufo-brunneis \ fuliginoso fulvoqtie variegalim squamosus. Prolhorace anlice bipenicillato, medio quadriluberculato. (1) Ces tubercules font l'effet d'être creusés d'un trou au sommet, dans lequel la touffe d'écaillés est implantée. RFXUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. Abl Sculello nigro. Elylris interstitiis allernis elevatis, tertio ultra médium tubercu- lato basique elevalo, nigro-bifasciatis, (ascia anlica recurva. 7 à 8 m. D'une taille plus grande et d'un faciès plus massif que C. V-album, rappelant pour la forme Desmidophorus Hebes Fab. Noir-brunâtre, antennes et tarses brun-rouge ; garni d'écaillés brun de fumée ; d'autres d'un brun pâle et noires formant des taches variées, et orné de touffes d'écaillés redressées brunes et jaunâtres. Rostre court, robuste, courbé, pluricaréné et écailleux de la base jusqu'au milieu, dénudé et ponctué vers l'extrémité. Tête peu saillante, déclive en avant, déprimée entre les yeux, sa partie postérieure dénudée et den- sément ponctuée. Prothorax aussi long que large, un peu étranglé der- rière le bord antérieur, graduellement rétréci en avant, fortement ponc- tué ; muni d'une ligne médiane imprimée, effacée en avant ; garni d'écaillés d'un brun de fumée, plus claires sur les côtés, et d'une ligne pâle sur son milieu. On observe çà et là de petites écailles redressées noirâtres et quatre tubercules, dont les intérieurs sont beaucoup plus apparents, sur une ligne transversale sur son milieu ; ces tubercules sont garnis d'écaillés redressées spatulif ormes, d'un brun sombre, mê- lées sur les tubercules intérieurs à d'autres plus claires; deux touffes de ces mêmes écailles, de couleur brune, se trouvent sur le bord an- térieur. Écusson dénudé, noir. Élytres courtes, beaucoup plus larges que le prothorax à leur base ; ponctuées-striées, déprimées autour de l'écusson, garnies d'écaillés d'un brun de fumée ; l'intervalle suturai et les intervalles impairs, garnis de tubercules, portant sur le pre- mier des écailles noires, sur les autres des écailles brunes ; les 3^, 5^ et T intervalles élevés en crêtes, recourbées en dedans à leur base et garnies d'écaillés d'un brun pâle; la crête du troisième se perdant en arrière dans une touffe d'écaillés noires. Un trait noir en arc de cercle se voit sur la suture, avant le milieu de l'élytre, et s'élargit sur le 3'' intervalle dans une touffe noire; plus en arrière, sur le même intervalle, se trouve un grand tubercule surmonté d'écaillés redres- sées jaunâtres; deux traits blancs en forme de V le réunissent à la suture; un trait noir, transversal, se voit enfin sur la suture plus en arrière. Pattes garnies d'écaillés brunes plus sombres et plus claires, formant des anneaux, et d'écaillés redressées pâles. Dessous couvert d'écaillés brunes, plus claires sur l'extrémité des segments de l'abdomen. Plusieurs individus. CATAGMATUS, N. G. {Cléogonides). Rostre environ trois fois plus long que la tête, robuste, lé- ANNAI.es r>E LA soc. ENTOM. DE BELOIQUE, T. XVIII. 20 1f)8 CURCULIONIDES gèrement courbé, un peu renflé en dessus, faiblement arrondi et élargi avant l'extrémité, ses scrobes commençant près delà bouche, entièrement visibles latéralement, légèrement arquées, obliques, res- tant largement séparées en arrière. Antennes à scape atteignant les yeux ; leur funicule ayant les deux premiers articles presque d'égale longueur ; le premier beaucoup plus gros que le deuxième ; les sui- vants peu à peu plus gros et plus larges ; les derniers fortement transversaux; le T' contigu à la massue; celle-ci grande, articu- lée, longuement ovale. Yeux grands, transversaux, ovales, fai- blement séparés en dessus Prothorax transversal, convexe, obliquement rétréci en avant, muni de lobes oculaires. Écusson petit, allongé. Élytres naviculaires, pas plus larges que le prothorax à la base, leurs épaules obliques. Pattes médiocres ; leurs cuisses obtusément dentées, canaliculées en dessous ; leurs jambes coudées et anguleuses en dehors à la base, droites poui" le reste , tranchantes ; leur extrémité obliquement tron- quée et onguiculée. Prosternum largement et nettement canali- culé. — Mésosternum transversal, droit en arrière, concave. — Mé- tasternum court. Second segment de l'abdomen un peu plus long que chacun des deux suivants, séparé du premier par une suture courbée. Hanches des deux paires antérieures concaves en dedans. L'unique espèce de ce genre rappelle par son faciès les Melante- rius à élytres naviculaires; le genre doit, du reste, rentrer dans le même groupe, celui des Cléogonides. G. japonicus, n. sp. (PI. Il, fig. 6). Navicularis, niger, nilidus, glaber,anlennis larsisque rufo-brunneis. Prothorace Iransverso, grosse longitudinalUer confluenterqiie punclato. Elytriselongalis, trian- gularibus, profimde dathratis^ inlerslitiis allernis elevatis. 4 à 5 m. Allongé, naviculaire ; noir luisant. Antennes et tarses brun-rou- geâtre. Rostre robuste, de la moitié plus long que la tête, un peu aplati et élargi vers l'extrémité, couvert d'une ponctuation longitudinalement confluente. Antennes garnies d'une pubescence pâle ; les articles du funicule décroissant et s'élargissant peu à peu ; les derniers transversaux ; leur massue assez grande. Tête cou- verte d'une ponctuation peu serrée. Yeux faiblement séparés. Prothorax transversal, obliquement rétréci en avant; latéralement étranglé avant son bord antérieur, légèrement sinué à la base; cou- vert de gros points ou fossettes, qui sont longitudinalement con- fluentes, sur le bord antérieur et sur un espace assez large du milieu RECUEILLIS AU JAPON PAU M. G. LEWIS. 459 antérieur ; une carène s'observe au milieu du prothorax, ayant deux espaces presque lisses à ses côtés, à la base. Écusson petit, allongé, peu saillant. Élytres allongées, navicu- laires, convexes, faiblement et obliquement élargies aux épaules, régulièrement rétrécies en arrière ; avec une strie lisse à côté de la suture ; vaguement ponctuées et couvertes de rangées de grosses fossettes allongées et longitudinalement confluentes, ayant un tuber- cule très peu saillant, dans le fond ; moins profondes vers l'extrémité et séparées par d'étroits intervalles ondulés, dont les impairs, à commencer par le 3% sont plus élevés. Dessous couvert de gros points distants. Cuisses des deux paires postérieures courtement dentées (1), couvertes d'une ponctua- tion longitudinalement confluente, formant des rides allongées. — Jambes comprimées, courbées à leur base, droites pour le reste: sur leur tranche extérieure, la courbe formant un angle ouvert bien accusé ; elles sont couvertes d'une sculpture formant des rides ou stries longitudinales. — Crochets des tarses petits. Des poils caducs , pâles, s'observent au fond des fossettes du dessus et sont plus apparents dans les ponctuations du dessous et sur les pattes. Un assez grand nombre d'individus. RHYSSOMATUS Schh. R. (?) rufitarsis, n. sp. Ater, subnilidus, antennis tarsisque rufo-teslaceis. OcuLis supra valde dislanli- hus, subtus approximalis.Prolhoraceirregulariter costiilato; sulco prosterni medio ulrinque denlato. Elytris costatis, interstitiis piinctatis. Femoribus inermis. 3 m. (rostr. exclus.). Un peu luisant, noir, presque glabre ; antennes et tarses d'un testacé rougeâtre. Rostre aussi long que la tête et le prothorax pris ensemble, séparé de la première par une ligne imprimée peu profonde ; comprimé latéralement à la base , ponctué par dessus, ponctué-striolé sur les côtés. Antennes légèrement pubescentes ; leur massue d'un jaune-grisâtre. Tête vaguement ponctuée. Yeux fortement distants en dessus; subcontigus en dessous. Prothorax triangulaire, aussi long que large, profondément sinué à la base, courtement tubuleux en avant, muni d'une petite épine horizontale sur les côtés de son échancrure prosternale. Le pro- thorax est couvert de petites côtes, parfois confluentes et conver- gentes, sur le disque, vers le milieu de la base; elles laissent une (4) Les antérieures le sont si peu el si obluséineiil qu'elles sont plulôt anguleuse- ment élargies que dentées. 160 CURCUL ION IDES ligne médiane et le bord antérieur du prothorax, qui est ponctué, libre. Écusson à peine visible, déprimé. Élytres oblongo-triangu- laires, trisinuées et pas plus larges que le prothorax à la base, légè- rement élargies aux épaules, étroitement arrondies à l'extrémité, couvertes de côtes saillantes étroites, dont les intervalles portent des points distants. Dessous avec de gros points distants portant chacun un poil pâle. Pattes rugueusement ponctuées, garnies de poils. Cuisses iner- mes. Jambes mucronées. Crochets de tarses petits, soudés à la base. Unique. L'espèce présente quelques caractères génériques différents de Wiyssomatus, et qui justifieraient peut-être la création d'un genre séparé (1). Ces caractères sont les suivants : le mésosternum est transversal, entièrement sur le même plan et presque horizontal. Le 2'' segment de l'abdomen est séparé du V par une suture super- ficielle légèrement courbée, ce segment est aussi large que les deux suivants réunis, qui sont un peu arqués à leur extrémité; la saillie intercoxale de l'abdomen est très large et presque droite ; les cuisses sont inermes et les yeux fortement séparés en dessus, subcoutigus en dessous. ACALLES, Schh. A. Simulator, n. sp. Mger, opacm, antennis tarsisque brunneis, squamulis ochraceis vesliliis. Prolho- race grosse denseque punctato, lineis tribus abbrevialis dUutioribiis. Sculello nullo. Elylris grosse minus profunde punctato-sulcatis, inlersliiiis allernis tuberculatis, guttulis nonmdlis diliilioribus. 3 à 5 m. Du faciès et de la taille de A. hypocritus Creutz. — Noir mat, plus ou moins brunâtre, antennes et tarses brun -rouge; garni d'écaillés piliformes d'un jaune d'ocre. Rostre moins long que le prothorax, large, aplati, à peine arqué, couvert de gros points, longitudinale- ment confluents à la base, plus fins et séparés vers l'extrémité. Deuxième article du funicule antennaire moins gros et plus long que le premier, les suivants graduellement plus courts et plus largesi les derniers transversaux, massue courtement ovale. Tête ru- gueuse, un peu déprimée sur le vertex. Prothorax aussi long que large, droit à la base, faiblement élargi sur les côtés jusqu'avant le milieu, obliquement rétréci et un peu (1j Comparez les caractères de Hhyssomalus el Cholcodermus tels qu'ils sont éta- blis par Lacordaire : Gênera, VII, pag. 68, 69 et 70. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. Ittl resserré de là en avant, couvert de gros points, très serrés et plus ou moins transversalement confluents, garni d'écaillés piliformes ca- duques, condensées en trois petites lignes longitudinales, une de chaque côté de la base, la troisième au milieu du bord antérieur. Écusson non visible. Élytres courtes, à peine plus larges que le prothorax à leur base, s'arrondissant et s'élargissant vers le mi- lieu, se rétrécissant de là jusqu'avant l'extrémité, qui est elle- même obtusément arrondie ; munies de stries superficiellement ponctuées, les intervalles étroits, alternativement, à commencer par le 2% un peu plus élevés et garnis d'une rangée de petits tubercules luisants. Les élytres sont décorées de taches jaunes, dessinant va- guement des bandes transversales. — Métasternum et premier seg- ment de l'abdomen avec de très gros points, portant de petites écailles jaunes. Pattes avec une ponctuation longitudinalement confluente, garnies de la même vestiture. De nombreux exemplaires. L'espèce varie beaucoup de taille et la sculpture est plus ou moins profonde. GATABONOPS, N. G. {Tylodides). Rostre plus long que la tête, faiblement arqué, plus large qu'épais, parallèle sur ses côtés, ses scrobes commençant avant le milieu, se dirigeant obliquement en dessous. Scape des antennes en massue atteignant les yeux : leur funicule de six articles , le l^"" beaucoup plus gros que les suivants, ceux-ci du 2" au 5'' graduellement plus courts et plus larges ; le 6*" article relativement encore plus gros ou plus transversal. Massue courtement ovale, acuminée. Tête assez large. Yeux situés très bas, ovales, acuminés inférieurement. Prothorax plus long que large, bisinué à la base ; son lobe anté- rieur médian avancé et cachant la tête vue de dessus ; ses lobes ocu- laires aigus. Écusson presque nul. Élytres pas plus larges que le prothorax à leur base, assez courtes. Pattes assez robustes. Cuisses inermes. Mésosternum largement excavé pour la réception du rostre. Second segment de l'abdomen au moins aussi long que les deux suivants réunis, séparé du premier par une suture anguleuse au milieu. Saillie intercoxale, large, légèrement courbée Corps aptère. Le genre trouverait, d'après le système de Lacordaire, sa place près de Plagiocorymis et Lembodes. 162 CURCULIONIDES C. monachus, n. sp. (PI. II, f. 7.) Nigro-piceus, rostro rufescente, anlennis pedibusque lestaceis; squamis fumatis dense, aliis ereciis obsitiis. Prolhorace elytrisque dorso planalis, his punctato- striatis, inlerstiliis alternis siibelevalis, squamis erectis miinitis, vage pallido-fas- cialis. 2 1/2 m. Noir-brunâtre passant au brun-rouge sur le rostre ; antennes et pattes testacées; densément garni de petites écailles d'un gris-jaunâ- tre terreux et portant sur le prothorax et les élytres quelques écail- les redressées spatul if ormes de la même couleur et brunes. Rostre ponctué, écailleux à la base. Massue des antennes noire à la base ; grise au bout. Prothorax plus long que large, bisinué à la base, peu élargi sur les côtés, faiblement rétréci, mais assez fortement étranglé latéralement en avant ; un peu déprimé sur la ligne médiane. Élytres environ du double plus longues que le prothorax, un peu anguleuse- ment, isolément saillantes aux épaules, pas plus larges que le protho- rax à la base ; faiblement élargies jusqu'au delà du milieu, puis rétrécies et légèrement tronquées à l'extrémité ; ponctuées-striées ; les intervalles impairs des stries plus élevés. Une bande transversale, blanchâtre, se voit un peu derrière le milieu, précédée et suivie d'un espace un peu plus sombre. Les pattes portent, en outre des écailles du reste du corps, des écailles redressées de la même couleur. Quelques individus. MONAULAX, N. G. {prope Cyamobolus, Schh.) Rostre arqué, de la longueur du prothorax ; les scrobes commen- çant avant le milieu. Massue des antennes atteignant les yeux ; leur funicule à 1*" article gros, obconique, 2*^ de même longueur, subtur- biné ; 3 à 5 beaucoup plus courts, un peu arrondis, 6 à 7 plus gros, transversaux. Massue assez courte, peu renflée au milieu, obtuse au bout. Prothorax aussi long que large, bisinué à la base, lobé. Écus- son arrondi. Élytres plus larges que la base du prothorax, allongées. Canal rostral atteignant le milieu des hanches intermédiaires, limité par le mésosternum, creusé en gouttière, non rebordé. 2" segment de l'abdomen aussi long que les deux suivants réunis. Saillie inter- coxale de l'abdomen étroite, en angle aigu. Pattes assez longues. Cuisses dentées. Jambes arquées, anguleuseraent élargies, au milieu, en dedans. Tarses étroits. Le genre se distingue de Cyamobolus surtout par la forme des antennes et la construction différente du mésosternum. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 1fi3 M. rugicollis, n. sp. (PI. II, f. 8). Cylindricus, piceiis, antemiis, pedibus elytrisque riifo-brunneis; parce lurido- squamosus. Prothorace grosse, profunde, conferlim piinctalo. Elylris prolunde punctalo-slriatis, punctis slriaruni quadratis. Femoribus quatuor anlicis obtuse, poslicis validius dentalis. 6 m. Étroit, cylindrique ; couleur de poix, passant au brun-rougeâtre sur les antennes et les pattes, rostre et élytres un peu plus claires que la couleur du corps ; parcimonieusement garni d'écaillés d'un jaune terreux. Rostre écailleux, rugueusement ponctué et très-fine- ment pluricaréné à sa partie basilaire ; éparsément ponctué vers l'extrémité. Tête finement chagrinée, munie d'une impression pro- fonde, ovale, entre les yeux. Prothorax aussi long que large, légèrement sinué à la base, très- peu arrondi sur les côtés et régulièrement rétréci en avant ; couvert de gros points ou fossettes, séparés par d'étroits intervalles et munis au fond d'écaillés jaunâtres, qui couvrent un peu plus sa partie antérieure et s'y condensent en deux taches peu marquées. Écusson petit, arrondi, noir, luisant. Élytres du double plus longues que larges, légèrement sinuées à la base, leurs épaules rec- tangulaires, arrondies ; parallèles sur les côtés ; isolément subacu- minées à l'extrémité ; couvertes de lignes de grands points allongés ; les intervalles des lignes plans, rugueux; peu densément garnies d'écaillés jaunes alignées sur les intervalles et dessinant vaguement deux bandes transversales, l'une avant, l'autre derrière le milieu. Cuisses ponctuées; celles des deux paires antérieures obtu- sément, les postérieures fortement dentées. Jambes également ponctuées, courbées, un peu anguleusement élargies au milieu en dedans, onguiculées au bout. 4'" article des tarses médiocre. Métasternum couvert de gros points, comme tout le dessous, garni d'écaillés piliformes, d'un jaune terreux. Quelques individus. CATARRHINUS, N. G. {pwpe Euthyrhmus, Sclih.) Tête arrondie ; rostre arqué, continu avec elle, environ de la lon- gueur du prothorax, ses scrobes commençant vers le milieu, Scape des antennes atteignant les yeux, leur funicule avec ses deux premiers articles obconiques, les suivants graduellement plus courts et plus larges, surtout le dernier. Massue ovale, bien articulée ; les sutures de ses articles obliques. Yeux grands, obtriangulaires. Prothorax sans 164 CURCULIONIDES lobes oculaires, moins long que large. Écusson plan, arrondi, sub- transversal. Élytres un peu plus larges que le prothorax, acuminées à l'extrémité. Pattes médiocres ; les antérieures plus longues. Cuisses dentées. Jambes droites, tranchantes, onguiculées au bout. Crochets des tar- ses assez faibles. Canal pour la réception du rostre, atteignant le milieu des hanches intermédiaires et limité par le mésosternum en forme de voûte, dont le rebord saillant s'appuie sur les hanches anté- rieures. Deuxième segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis. Saillie intercoxale large, à angle obtus. Le genre se distingue à'Euthyrhinus surtout par la forme du rostre et la construction du mésosternum ; l'espèce sur laquelle je l'ai établi a le faciès d'un Eutliyrhmus. , C. umbrosus, n. sp. (PL II, f. 9). Niger, antennis tarsisque rufo-brunneis, squamis lundis fuliginoso-variegatis vestittis. Prothorace hirido, basi infuscato vel fuliginoso. Elylris anguste siriatis, lundis, fidiginoso-variegalis,viUisdiiabu$ basalibus brevibus, fascia média obliqua abbreviala guttulisque apicalibus infuscatis. 7 IjZ m. (rostr. excl.). Faciès (T Euthyrhinus meditabundus Fab. Noir, antennes et tarses brun-rouge; garni d'écaillés d'un brun-grisâtre en dessous, ferru- gineuses, brunes et noirâtres au dessus. Rostre écailleux et ponctué à la base, la ponctuation devenant graduellement plus fine et presque eifacée en avant. Funicule des antennes légèrement pubescent ; leur massue veloutée, brun-grisâtre. Tête ponctuée, garnie d'écaillés brunes, passant au brun-clair, sur deux taches sur le vertex, entre les yeux et autour de ceux-ci. Prothorax moins long que large, bisinué à la base, gardant à peu près la même largeur jusqu'avant le milieu; se rétrécissant de là en ligne arrondie et latéralement étranglé en avant; plan sur le disque, un peu déprimé, à la base, en dedans des angles postérieurs ; garni d'écaillés brunes, plus pâles sur une bande, suivant le contour du disque, et décoré au milieu de la base de deux taches d'un brun- noirâtre velouté ; muni eii outre de petits tubercules d'un noir lui- sant et portant chacun un petit poil. Écusson arrondi, revêtu d'é- cailles pâles. Élytres un peu plus larges que le prothorax et trisinuées à leur base, leurs épaules rectangulaires ; presque parallèles jusqu'au delà du milieu, puis rétrécies et acuminées à l'extrémité ; finement ponctuées-striées ; leurs intervalles impairs, surtout le troisième à la base, un peu élevés ; garnies d'écaillés brunes, plus pâles à la base, surtout vers les épaules et vers le bout de l'élytre ; passant au brun- RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 165 noirâtre velouté et formant des taches sombres, deux petites à la base, une grande latérale, un peu oblique, derrière le milieu et deux ou trois gouttelettes sur l'extrémité. Les élytres portent de petits tubercules comme ceux du prothorax. Dessous et pattes densément écailleux. Deux individus. « Juin; sur l'érable. Temple de la Lune. » (Lewis). CECHANIA, Pascoe. Linn. Soc, Journ. 1874. Zoolog. XII, p. 38. C. eremita, Pasc. loc. cit. Quelques individus. CRYPTORHYNCHUS, Illig. Les nouvelles espèces du Japon de ce genre, rentrent toutes dans la V^ division de Schônherr, ayant les cuisses dentées, les épaules obtuses, etc. Les espèces que j'ai cru devoir considérer comme des Cœlosternus, l'auraient été probablement dans l'opinion de cet ento- mologiste, car leur massue antennaire est plus allongée que chez les vrais Cryptorhynchus. Elles appartiennent toutes à son second groupe de Cœlosternus, et l'on sait combien il est difficile de tracer la limite entre celui-ci et le genre Cryptorhynchus. Aussi je considère le par- tage que j'ai fait, comme provisoire et ne servant qu'à faciliter le groupement des espèces. C. navicularis, n. sp. Naviciilaris, nigro-brunneus, roslro rufescente, antennis pedibiisque rufo-brun- neis; ferrugineo, fulvo- nigroque vnriegato-squamostis. Prothorace sexfusciculato. Elytris subtriangularibus, profunde punctato-striaiis, interstiLiis aliernis elevalis. Femoribus modice denlatis. 6 m. Assez court, naviculaire ; noir-brunâtre, rougeâtre sur le rostre, antennes et tarses brun-rouge; garni d'écaillés jaune-brun, variées d'autres plus claires et noirâtres. Rostre environ aussi long que le prothorax, arqué, moins épais que large, couvert d'une ponctuation confluente, subcaréné, écailleux à la base, luisant et finement ponctué vers l'extrémité ; ses scrobes commençant avant le milieu. Deux premiers articles du funicule des antennes subégaux, les suivants graduellement plus gros et arrondis. Funicule pubescent. Massue grise, veloutée, oblongo-ovale. Tête un peu déprimée, densément ANNALES UlC LA SOC. F.NTOM. 1>E lJF.LG[Oi;i;. T. XVIII. ^21 166 CURCULlONinES garnie d'écaillés jaunes. Prothorax beaucoup plus court que large à la base, qui est légèrement bisinuée ; subarrondi sur les côtés der- rière le milieu, fortement rétréci de là en avant, transversalement déprimé derrière le bord antérieur, couvert de fossettes très-serrées, remplies d'écaillés jaune-brun, variées de noires; décoré de cinq lignes plus claires : l'une médiane, les deux autres latérales, et de touffes d'écaillés spatuliformes redressées, dont quatre se trouvent sur une ligne transversale au milieu et deux rapprochées au milieu du bord antérieur. Écusson déprimé, ovale, ponctué. Élytres du double environ plus longues que le prothorax et plus larges que lui à la base, naviculaires, subtriangulaires, leurs épaules un peu saillantes; régulièrement rétrécies sur les côtés vers l'extrémité ; profondément ponctuées-striées ; les stries effacées en arrière, leurs intervalles al- ternes, surtout le deuxième, costiformes. Les élytres sont garnies d'écaillés jaune-brun, variées de blanchâtres et de noires, ces couleurs dessinant des taches, plus ou moins disposées en bandes transversales. Dessous grossièrement ponctué ; les points remplis d'écaillés jaunes. Pattes assez longues et grêles, garnies des mêmes écailles, qui dessinent sur les cuisses des anneaux plus sombres et plus clairs. Cuisses avec une dent médiocre. Tous les segments abdo- minaux séparés par des sutures profondes. Saillie intercoxale angu- leuse. Plusieurs individus . Il rentre dans le groupe du C. mangiferœ Fab, et rappelle par les intervalles des stries des élytres, alternativement costiformes, les espèces comme C. orthomasticus Germar, etc. C. rufescens, n. sp. Ovalis, elongalîis,rufo-bninneus, squamis concoloribus, giitlidis albis variegaiis, obsittis. Prothorace iransverso, linea media^maculisque qiiaiiior iransversis^dxiabus alleris marginalibus anlicis, albis. Elytris elongalis, mediocriler punctaio-strialis, maculis albis quatuor, duabtis ante médium, duabus aliis apicem versus, decoralis. Femoribus deniatis. Son. Ovale, allongé, brun rouge ; garni d'écaillés de la même couleur en dessus; gris-jaunâtre en dessous et sur les pattes. Rostre à peine de la longueur du prothorax, arqué, un peu plus large qu'épais, légèrement aminci d'arrière en avant, ponctué- striolé, subcaréné à la base, finement ponctué vers l'extrémité ; ses scrobes commençant avant le milieu. Funicule antennaire comme dans C. navicularis. Massue plus cour- tement ovale que dans cette espèce. Tête déprimée entre les yeux, couverte d'écaillés brunes, blanchâtres sur le front. Prothorax beaucoup moins long que large à la base, qui est légè- RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 167 renient bisinuée, rétréci sur les côtés, en ligne arrondie d'arrière en avant, latéralement resserré avant le bord antérieur ; couvert d'une grosse ponctuation très serrée, son lobe antéscutellaire présentant un petit espace luisant, garni d'écaillés brunes variées d'autres noirâtres redressées ; celles-ci dessinant deux taches au milieu ; des écailles blanchâtres forment une ligne médiane, quatre taches sur une ligne transversale et enfin deux autres à la hauteur des yeux, près du bord antérieur. Écusson ovale, ponctué, garni d'écaillés brunes. Élytres allongées, ovales, à peine plus larges que le prothorax et légèrement trisinuées à la base, leurs épaules obtusément arrondies, leurs côtés presque parallèles, se rétrécissant graduellement vers l'extrémité ; ponctuées- striées, les stries peu profondes, avec des points allongés, les inter- valles larges, plans, égaux. Les élytres sont garnies d'écaillés brun-rouge, variées d'autres blanches, ces dernières dessinant une tache vers le tiers antérieur du 4" intervalle et une autre près de la suture, vers la déclivité postérieure. Dessous avec de gros points portant des écailles. — Cuisses gros- ses, fortement élargies et dentiformes avant l'extrémité, échancrées au bout. — Jambes faibles, comprimées latéralement. Tarses grê- les, leurs deux premiers articles allongés ; leurs crochets petits. Les deux premiers segments de l'abdomen séparés par une suture peu profonde. — Saillie intercoxale assez large, subanguleuse. Un seul exemplaire. Groupe du C. mœstus. G. insidiosus, n. sp. Ovalis, elongatus, nigro-piceus, rostro, antennis pedibusque rufo-brunneis ; squamis fulvis, nigro-variegatis, vestilus. Prothorace grosse confertimque punctnto, lineis tribus maculisque quatuor, duabus alleris marginalibus anticis albis. Elytris punctato-strialis, intersliliis rugosis, guUulis pallidis decoralis, duabus basi, dua- bus anle, duabus ultra médium. Femoribus dentatis. 6 à 7 m. Allongé, noir-brunâtre, rostre brun-rouge, antennes et pattes brun-rouge clair ; garni d'écaillés d'un jaune-grisâtre varié de noir et de gouttelettes blanches. — Rostre à peine de la longueur du pro- tliorax, un peu arqué (cf), ou plus long et anguleusement courbé vers son milieu (9), un peu plus large qu'épais à la base, où il est ponctué-striolé. finement ponctué vers l'extrémité ; ses scrobes com- mençant avant le milieu. — Articles dufunicule des antennes, comme dans C. navicularis et rufescens ; la massue du cf courtement ovale, celle de la femelle un peu plus allongée. — Tête densément ponc- tuée, avec une petite dépression entre les yeux. Prothorax moins long que large à la base ; qui est légèrement 168 CURCULIONIDES bisinuée, son lobe antéscutellaire un peu saillant, régulièrement rétréci en avant, un peu arrondi sur les côtés, couvert d'une grosse ponctuation très serrée et muni d'une carène médiane obsolète ; les points remplis d'écaillés un peu redressées, d'un jaune-grisâtre, rembrunies par places, surtout à la base, à l'endroit du sinus, et for- mant deux taches au milieu du disque; la ligne médiane et deux lignes latérales sont plus claires ; quatre taches blanches se trouvent sur une ligne transversale sur le milieu du prothorax et une autre se voit près du bord antérieur à la hauteur des yeux. Écusson noirâtre, ovale, ponctué. — Élytres allongées, faiblement Irisinuées et un peu plus larges que le prothorax à la base, leurs épaules arrondies, leurs côtés presque parallèles jusque vers le tiers postérieur, oii elles s'arrondissent graduellement jusqu'au bout ; ponctuées-striées ; les points des stries allongés, carrés, les inter- valles des stries plans et rugueux. — Les élytres sont garnies d'é- cailles jaune-grisâtre, formant, avec d'autres noires, des taches irrégulières ; des écailles Llanches forment des mouchetures et des taches dont une se trouve à la base, de chaque côté de l'écusson, une sur l'épaule, une plus grande sur le 4:" intervalle, avant le milieu, une dernière se voit, parfois, sur le 3" intervalle, vers la déclivité posté- rieure. Dessous avec de gros points, disposés sur les 2% 3^ et 4" segments sur une seule ligne ; tous ces points remplis d'écaillés jaunâtres. Pattes assez grêles, garnies des mêmes poils. — Cuisses peu épais- ses, dentées au milieu. — Segments de l'abdomen séparés par des sutures profondes ; saillie intercoxale arrondie. De nombreux individus. Il peut rentrer dans le 1"' groupe de Schonherr. CŒLOSTERNUS, Schh. C (?) sulcato-striatus, n. sp. Breviter ovatus, picetis, rostro, anlennis tarsisque rufo-hrunneis, squamis sub- ereclis pilifonnibiis lurido-griseis, parce vestUus. Prothorace Iransverso, grosse conferlim punctato. Scutello depresso. Elylris niveo-variegatis, sidcalo-punclalis, interstiliis rugosis. Femoribus dente rniniUo armalis. 5 m. Courtement ovale, noir brunâtre, rougeâtre sur le rostre, brun- rouge clair sur les antennes et les tarses; garni d'écaillés jaune- grisâtre. — liostre aussi long que le prothorax, un peu plus large qu'épais à sa base, graduellement aminci vers l'extrémité ; assez fortement arqué, surtout en arrière ; ponctué-striolé et muni, à la base, d'une carène remontant sur la tête, presque lisse, sur le reste, RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. i69 ses scrobes commençant avant le milieu. — Funicule antennaire des espèces précédentes ; massue plus longue, à peine articulée, velou- tée. — Tête paraissant densément ponctuée à travers la vestiture. Prothorax moins long que large, bisinué à la base, assez fortement rétréci en avant, arrondi sur les côtés, profondément, grossièrement et très densément ponctué, chaque point muni d'une écaille étroite, redressée, jaunâtre. Écusson ponctiforme, enfoncé. — Élytres courtement ovales, tri- sinuéeset un peu plus larges que le prothorax à la base, subarrondies aux épaules, régulièrement arrondies au bout; couvertes de sillons, composés de gros points carrés très rapprochés ; les intervalles des sillons à peine aussi larges qu'eux, rugueux. - - Les élytres sont garnies de petites écailles étroites, jaunâtres et blanchâtres formant des mouchetures irrégulières. Dessous rugueusement ponctué, garni d'écaillés jaunâtres, pili- formes. — Pattes garnies d'écaillés de la même couleur, un peu re- dressées sur les jambes. Cuisses munie d'une petite dent. — Tarses assez étroits. Les deux premiers segments de l'abdomen séparés par une suture superficielle. — Saillie intercoxale large, ogivale. Unique (9 ?) — Nagasaki. C. (?) fasciculatus, n. sp. Oblongus, angustaltis, fuscus, rostro, anlennis pedibitsque rufo-lestaceis, fulvo- sqiiamosus. Proihorace punctalo, medio infuscato, lineis tribus albis fasciculisque quinque nigris decoralo. Elytris subtiliter punctat&striatis, suturant versus lalera- literqiie infuscalis, fasciculis tribus nigris prope suturam nonnullisque albis spar- sis. Femoribus denlibus duabiis minutis armatis. 6 m. Noir, plus ou moins brunâtre ; passant au brun-rouge sur le ros- tre; antennes et pattes brun testacé ; garni d'écaillés jaune-d'ocre. rembrunies sur la suture et orné d'écaillés redressées, formant des fascicules noirs. — Rostre plus court que le prothorax, arqué, la base plus large qu'épaisse, écailleux,ponctué-striolé et muni d'une carène remontant sur la tête ; faiblement aminci et presque lisse vers l'ex- trémité, ses scrobes commençant avant le milieu. — Funicule des antennes aux deux premiers articles oblongo obconiques, de lon- gueur égale, celui-là plus gros, les suivants graduellement plus courts et un peu plus larges; la massue oblongo-ovale, presque fusiforme, non visiblement articulée, veloutée. — Tête transversalement dépri- mée entre les yeux, profondément et densément ponctuée. Prothorax un peu moins long que large, bisinué à la base, presque droit sur les côtés en arrière, assez subitement rétréci du milieu en 170 CURCULIONIDES avant, un peu déclive avant le bord antérieur ; paraissant à travers sa vestiture couvert de gros points peu profonds, garni d'écaillés jaunâtres, rembrunies au milieu, décoré de deux bandes latérales et d'une étroite ligne médiane blanches ; des écailles redressées, spatu- liformes forment trois touffes sur une ligne transversale, sur le milieu du disque ; deux petites analogues se voient au milieu du bord antérieur. Écusson oblong, ovale, blanchâtre. — Élytres trisinuées et un peu plus larges que le prothorax à leur base, environ du double plus longues, leurs épaules arrondies, graduellement rétrécies sur leurs côtés vers l'extrémité, subcalleuses en arrière, étroites et arrondies au bout, obliquement déprimées des épaules vers la suture derrière l'écusson, finement striées, les intervalles plans, sauf le 3% qui est plus élevé. ~ Les élytres sont densément garnies d'écaillés brunes ; une bande plus claire se dirige obliquement de l'épaule vers la su- ture, des touffes d'écaillés noires se voient sur le 3*' intervalle der- rière la base et un peu au-delà du milieu, une autre touffe se trouve sur le 2*" intervalle avant le milieu, de petites écailles blanches redressées sont éparpillées sur toute la surface. Dessous avec de gros points peu profonds, chacun rempli d'une écaille ovale, jaunâtre. — Pattes longues et minces, garnies d'écaillés de la même couleur. Cuisses avec deux petites dents (1). — Tarses allongés; leur 1" article aussi long que les suivants réunis ; leurs crochets petits, peu écartés. — Segments de l'abdomen séparés par de profondes et larges sutures]; le 2" transversalement déprimé. — Saillie intercoxale ogivale. Deux individus. Il rappelle pour la taille, la forme et la couleur certains Hypera, comme H. variabilis Herbst. C. (?) electus, n. sp. Oblongo-ovatus, nigro-fuscus, rostro, antennis pedibusqiie rufesceniibus, fusco- squatnosus. Prollwrace punctato, Unea média, laleralikisque diluliore, fasciculis duabus nigris decorato. Elytris punctato-striatis , intersliUis aUernis subelevatis, fusco-sqtiamosis, nigro- alboqiievnriegatis. Femoribus subbidenlatis. 6 à 6 m. De la forme générale de Cr. lapathi L. ; noir-brunâtre passant au brun-rouge sur le rostre, antennes et pattes brun-testacé; garni d'écaillés brunes variées de noires et de blanches. — Rostre environ de la longueur du prothorax, arqué, peu élargi et presque aussi épais (1) Ce sont plutôt de faibles (élargissements anguleux, surmontés d'écaillés re- dressées. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 171 que large à sa base, qui est ponctuée, subcarénée et écailleuse, lisse sur le reste ; ses scrobes commençant avant le milieu. Articles du funicule analogues à ceux de C. fasciculatus, les derniers un peu plus arrondis et transversaux. — Tête déprimée entre les yeux, densé- ment ponctuée, garnie d'écaillés brun-noirâtre, plus claires autour des yeux. Prothorax moins long que large à la base, qui est bisinuée, arrondi sur les côtés, faiblement rétréci en avant, assez fortement déprimé par dessus et resserré latéralement avant le bord antérieur, parais- sant densément ponctué, garni d'écaillés redressées brunes, plus claires sur la ligne médiane et sur les côtés ; des écailles noires for- ment deux taches au milieu du disque. Écusson arrondi, noir, ponctué. — Élytres plus larges que le pro- thorax, trisinuées à la base, rectangulaires aux épaules, subparallèles sur les côtés, jusqu'à leur tiers postérieur, où elles se rétrécissent vers l'extrémité, qui estsubacuminée ; assez profondément ponctuées- striées ; les intervalles impairs des stries un peu plus élevés. — Les élytres sont garnies d'écaillés brunes variées de noires ; ces dernières formant des taches sur les intervalles impairs et figurant par leur disposition des bandes transversales vers la base, au milieu et vers l'extrémité ; des écailles blanches forment une petite bande oblique sur les 3% 4^ et 5^ intervalle, avant le milieu, et une autre transver- sale vers le tiers postérieur de l'élytre. Dessous avec de gros points, remplis chacun d'une écaille jaunâ- tre. — Jambes portant la même vestiture variant au brun-noirâtre, la couleur claire formant des anneaux sur les cuisses. — Celles-ci bidentées, comme chez C. fasciciilatus. — Tarses allongés ; leur pre- mier article aussi long que les suivants réunis. — Segments de l'ab- domen séparés par des sutures peu profondes. — Saillie intercoxale anguleuse. Quelques individus. « Sur une espèce de pin ; Kobé. « Lewis. G. (?) nigrovariegatus, n. sp. Oblongo-ovatus, nigro-fuscus, rostro, antennis pedibusque nifescentibus, fusco- squamosiis, alho- nigroque variegatus. Protliorace transverso, punctato,linea média pallidiore, dorso fasciculis nigris decorato. Elytris profunde punctato-slriatis, fiiscia, nigro-variegatis, fascia alba versus htimeros et pone médium decoratis. Femorïbus subbidentatis. 6 lii m. Ayant un peu la forme de C. electus, mais plus large à la base des élytres. — Noir-brunâtre ; rougeâtre sur le rostre, les antennes et 172 CURCULIONIDES les pattes, garni d'écaillés brun-grisâtre plus ou moins claires ou sombres, varié de taches noires et blanchâtres. Rostre arqué, de la longueur du prothorax, aussi large qu'épais à la base, peu rétréci en avant, densément écailleux en arrière, finement ponctué sur le reste ; ses scrobes commençant avant le milieu. — Antennes assez grêles ; proportion des premiers articles du funicule comme chez C. electus, les derniers moins larges ; massue comme dans cette espèce — Tête un peu déprimée à la naissance du rostre, ponctuée, garnie d'écaillés brunes en arrière, gris-jaune en avant. — Yeux grands. Prothorax un peu moins long que large, faiblement bisinué à la base, arrondi sur les côtés, peu rétréci en avant, sa ponctuation couverte par sa vestiture d'écaillés d'un brun-grisâtre, plus pâles par endroit, surtout sur la ligne médiane ; des écailles noires redres- sées sont condensées en deux touffes sur son milieu. Écusson petit, arrondi, un peu luisant. — Élytres légèrement tri- sinuées et plus larges que le prothorax à leur base, leurs épaules presque rectangulaires ; subparallèles sur les côtés, un peu isolément arrondies à l'extrémité ; profondément ponctuées-striées, les inter- valles impairs des stries un peu plus élevés. — Les élytres sont garnies d'écaillés brun-grisâtre, d'autres noires un peu redressées forment des taches irrégulières, tandis que des blanches, également redressées, dessinent des gouttelettes et sont plus condensées, sur une bande allant de l'épaule, obliquement, vers la suture et sur une bande transversale, près de la suture, vers le tiers postérieur. Dessous ponctué, couvert d'écaillés gris-jaunâtre — Pattes avec la même vestiture, les cuisses avec des anneaux rembrunis. — Se- cond segment de l'abdomen séparé du premier par une suture peu profonde. — Cuisses bidentées comme chez C electus. Unique. Les quatre espèces suivantes rentrent dans le groupe des Zygopides asiatiques, que M. Pascoe a établi (1) pour les anciens genres et d'autres dûs aux découvertes de M. Wallace, dans l'archipel de la Malaisie. J'ai créé encore deux genres nouveaux, pour deux nouvelles espè- ces : le premier voisin du genre Brimoda Pasc. ; l'autre voisin de Nyphœba, du même auteur. Les deux espèces restantes appartien- nent à son genre Metialma, l'une, M. signifera, avait été décrite par lui comme trouvée à Hong-Kong, l'autre, pusilla, est nouvelle. Les découvertes de M. Lewis étendent donc les Zygopides asiati- (1) Ann. and Mag. of Nat. Hist. for March 1871. RRCUEILLIS AU JAPON PAR M, G. LEWIS. 173 ques encore bien plus au Nord et constituent au Japon un des types les plus tropicaux, fait d'autant plus remarquable que ces insectes ont tant de rapports avec les Zygopides de l'Amérique Méridionale. APIOPHORUS, N.G. {Zygopides, prope Brimoda, Pascoe.) Rostre à peine de la longueur du prothorax (cf), ou aussi long, que lui, légèrement arqué (cf), ou droit et anguleusement courbé vers son tiers antérieur (Q), plus large qu'épais, un peu rétréci au milieu ; ses scrobes commençant avant le milieu (cf ), ou vers le tiers antérieur(9)i profondes, obliques. Scape des antennes n'atteignant pas les yeux; leur funicule aux deux premiers articles allongés, égaux, les suivants graduellement plus courts et faiblement élargis. — Massue pyriforme, courte. — Yeux grands, presque contigus par devant. Prothorax un peu moins long que large, bisinué à la base. Écusson ovale. — Êlytres exactement de la largeur du prothorax à leur base ; courtement ovales, isolément arrondies à l'extrémité. — Pattes médiocres. — Cuisses peu élargies, faiblement dentées. — Jambes droites, tranchantes, dentées au bout. — Tarses longs, sur- tout leur 1*''' article. — Canal du prosternum profond, bien limité, rebordé, ses parois latérales à pic, atteignant le milieu des hanches antérieures, qui sontlargement séparées ; le prosternum excavé, mais sans rebord en arrière des mêmes hanches. — Mésosternum en pla- que transversale, perpendiculaire, son bord postérieur faisant saillie sur le métasternum. — Saillie intercoxale de l'abdomen large, légèrement anguleuse. — Les trois segments intermédiaires égaux. En comparant ces caractères à ceux donnés par M. Pascoe à son genre Brimoda (Journ. of Entom., XIII, p. 2.3), on verra qu'il n'y a que la forme du rostre et des tarses qui diffère II est donc possible qu'après la découverte d'autres espèces intermédiaires, on saurait faire entrer ma nouvelle espèce dans le genre de M. Pascoe; si le mien est conservé, il doit naturellement être placé à côté de Bri- moda. A. pictus, n. sp. (PI. II, f. 10). Ellipticus, prolhorace nigro-grUeo, elylrix snngnineU, cnpite rof^troque niqris, ontennis pedibusque rufis, plugis irregularibus prulhoracis elyirorumque ba^eos, hisque faaciU ulbis ilecoratis. Corpus subtus nigrum. 4 m. J^NN\LES DE LA SOC. ENTOM. DR BELGIQUE, T. XVIII. 22 174 CURCULIONIDES Elliptique ; dessous, rostre et tête noirs ; prothorax noir-grisâtre, son bord antérieur rougeâtre ; élytres d'un rouge-sanguin foncé ; pattes et antennes rouges ; garni d'écaillés gris-rougeâtre en des- sus, sur les côtés du prothorax et sur les pattes, décoré en-dessus d'un dessin formé par des écailles de cette dernière couleur, et d'autres jaunes et noires. — Rostre ponctué, plus densément à la base, lisse sur la ligne médiane. — Tête finement ponctuée, couverte d'écaillés brunes, jaunes autour des yeux. Prothorax bisinué à la base, se rétrécissant légèrement en ligne arrondie et courtement tubuleux en avant ; très-finement chagriné ; décoré d'une grande tache d'un noir velouté, devant l'écusson, qui, s'étendant sur ce dernier et. autour de lui, sur les élytres, est plus ou moins cordiforme ; une petite tache de la même couleur se trouve k côté de celle-ci et une seconde transversale au-dessus des hanches antérieures; la tache du milieu est bordée de jaune; des écailles de cette couleur forment une bande latérale et sont disséminées sur le bord antérieur. — Élytres trisinuées et exactement de la même lar- geur que le prothorax à leur base; courtement ovales, isolément ar- rondies à l'extrémité, régulièrement striées, les stries ponctuées dans le fond, leurs intervalles plans et rugueux. Elles sont décorées, en outre de la grande tache autour de l'écusson, d'une autre de même couleur à la base du 4" intervalle, ces taches sont séparées par du jaune, la grande est accollée à une autre d'un blanc-rougeâtre, la même couleur forme une bande transversale en arc de cercle au-delà du milieu et couvre l'extrémité des élytres. Dessous ponctué ; côtés du mésosternum et du métasternum avec une ou deux taches noires. Trois individus. Il n'y a qu'un individu qui me paraît avoir assez bien conservé sa vestiture; il se pourrait que dans des exemplaires très-frais, les taches du prothorax surtout seraient encore plus compliquées que je ne viens de les décrire. METIALMA, Pascoe. (Zygopides). M. signifera Pasc. Ann. and Magaz. of Nat. Hist. March. 1871, p. 22, note. Les individus de cette espèce, dont M. Pascoe m'a bien voulu communiquer le type, provenaient de Hong-Kong. RECUEILLIS AU JAl'ON l'AR M. G. LEWIS. 475 L'espèce suivante est nouvelle. Le genre s'étend donc encore plus au Nord-Est que la Chine (1). M. pusilla, n. sp. Mgra, rostro piceo, anlennis tarsisque rufo-testaceis, sqiiamis canis, lundis nigrisque inlermixtis variegato. Prothoracis hast maculis duabiis nigris fasdisque tribus albis decoralo. ScuteUo albo. Elylris punctato-striatis, macula alba communi apicali. Corpus sublus albo-vestittim. 2 1^2 à 3 m. D'une forme plus parallèle que M. signifera Pasc. — Noir, rostre couleur de poix, antennes et tarses testacés ; garni de poils ou d'é- cailles piliformes grisâtres variées de jaunâtres et de noires. Rostre aussi long que le prothorax, arqué, ponctué-sillonné, écailleux, sub- triangulaire à la base, presque lisse vers l'extrémité. — Antennes médianes. Prothorax un peu moins long que large, obliquement bisinué à la base, presque droit sur les côtés, faiblement resserré en avant, for- tement et densément ponctué, garni d'écaillés jaunâtres laissant une tache dégarnie de chaque côté à la base, noire, et séparée par une ligne densément garnie de poils blancs, s'unissant avec la vestiture de même couleur de l'écusson ; les taches noires étant latéralement également bordées de blanc. — Élytres faiblement élargies aux épaules, presque parallèles sur les côtés, brièvement arrondies, presque tron- quées au bout; ponctuées-striées, garnies d'écaillés jaunâtres et grises et portant une tache blanche à l'extrémité de la suture. — Pygidium garni de poils blanc-jaunâtre. Dessous portant une vestiture jaunâtre, blanche sur les épipleures du mésothorax et l'abdomen, dont les 4% 5^ et 6*^ segments sont dégarnis au milieu. — Pattes annelées de blanc. Quelques individus. Jagami. PODESCHRUS, N. G. (Zyyopides). Rostre un peu plus long que la tête, penché, peu arqué, plus large qu'épais, surtout vers l'extrémité; ses scrobes commençant un peu avant le milieu, obliques, profondes. — Antennes peu robustes, courtes, leur scape atteignant presque les yeux; leur funicule de 7 articles : le l" plus gros que les suivants, ceux-ci graduellement plus (1) Mon uniqueexemplaire possède une peliledeiU sur la tranche exlérieure des jambes postérieures, au sommet de l'écliancrure; c'est probablement un caractère sexuel. 176 CURCULIONIDES courts et plus larges ; la massue courte, ovale, obtuse au bout. — Yeux grands, transversaux, ovales, à peine séparés par devant. Prothorax presque aussi long que large à la base, où il est bisinué, peu rétréci en avant. Écusson allongé. — Élytres à peine plus larges que le prothorax et environ du double plus longues. — Pattes courtes, leurs cuisses dentées, canaliculées vers l'extrémité, leurs jambes tranchantes, onguiculées au bout. Premier article des tarses assez long, les suivants médiocrement larges, crochets du 4*^ petits. — Canal prosternai atteignant le bord postérieur des hanches antérieures, qui sont largement séparées, et se continuant plus en arrière par la dépression du prosternum. — Mésosternum transversal, coupé droit et non saillant en arrière ; le métasternum, au contraire, un peu convexe et renflé au milieu. — Saillie intercoxale assez étroite, arrondie, l'^'" segment de l'abdomen très long, 2'' beaucoup plus long que les deux suivants, séparé du 1" par une suture sinuée. Hanches postérieures éloignées des élytres. Le genre paraît voisin de Nyphœba Pascoe, ayant comme lui la saillie intercoxale étroite. • P. signatus, n. sp. (PL III, 1'. 11). Nigro-piceus , anlennis, genibus, iibiis, tarsis viarginique apicis elylrorum les- taceis, pilis sordide alhis vestitiis. Prothorace medio lateribusqiie piloso. ScuteUo concolore. Eiylris subtiliter striatis, circuvi scuteUum, versus marginem, fascia pone médium apiceque pilis sordide albis veslilis. 3 Ifl m. Oblongo-ovale ; noir-brunâtre ; antennes, genoux, jambes, tarses et bordure postérieure des élytres testacés ; garni de poils jaune-grisâ- tre. Rostre ponctué, subcaréné à la base. Tête densément ponctuée. Prothorax presque aussi long que large, fortement bisinué à la base, graduellement et faiblement rétréci en avant, couvert d'une ponc- tuation fine et serrée, garni de poils gris-jaunâtre sur les côtés et la ligne médiane. Écusson petit, allongé, pubescent. Élytres trisi- nuées et à peine plus larges que le prothorax à leur base, environ du double plus longues que lui, subparallèles sur les côtés, subitement rétrécies et brièvement arrondies à l'extrémité, planes sur le disque, déprimées sur la suture derrière l'écusson, régulièrement et assez profondément striées, les intervalles des stries plans et finement rugueux. Des poils pareils à ceux du prothorax couvrent la base, s'étendent autour de l'écusson et sur les côtés de l'élytre ; ils des- sinent une bande transversale, envoyant un petit rameau vers l'ex- trémité, et située un peu au-delà du milieu de la f^uture ; les mêmes RECUEILLIS AU JAPON l'AR M. G. LEWlS. 177 poils bordent enlin l'extrémité de l'élytre. Dessous ponctué, pubes- cent comme les pattes. Deux individus. CEUTORHYNCHUS, Germar. C. asper, n. sp. Convexus, niger, antennis tarsisque piceis, parce albo-sqmmosus. Roslro longo. Prolhorace transverso, grosse confertim punclato, viedio obsolète impresso, late- ribiis modice luberculato. Elytris sulcatis, interslitm asperis, macula scutellari alba. Femoribus dentatis. 2 l^S à3 m. Subrhomboïdal, convexe ; noir, antennes et tarses couleur de poix; peu densément garni d'écaillés blanchâtres. Rostre fortement arqué, dépassant la longueur de la moitié du corps, densément ponctué, ponctué-striolé à la base (cf); ou plus long, moins arqué, et plus lisse (9). Antennes médianes (o^); les deux premiers articles de leur funicule subégaux. Tête plane, transversalement déprimée entre les yeux, rugueusement ponctuée; munie d'une petite carène en arrière. Yeux saillants. Prothorax transversal, légèrement sinué à la base, arrondi sur les côtés, médiocrement rétréci et resserré en avant; son lobe antérieur à peine échancré; couvert d'une grosse ponctuation, presque confluente, muni d'une impression médiane profonde en arrière, et d'un petit tubercule sur les côtés. Des écail- les blanches dessinent vaguement trois lignes blanches sur le pro- thorax. Écusson nul. Élytres légèrement arrondies à leur base, plus larges que le prothorax et obliques aux épaules, globoso-ovales, fortement déclives à la base de la suture, étroitement sillonnées, le fond des sillons rugueux, leurs intervalles couverts d'une rangée d'aspérités inclinées en arrière ; décorées d'une tache blanche der- rière laplacedel'écusson. Dessous couvert d'une ponctuation grosse, séparée, et garni, comme les pattes, d'écaillés blanches. Canal pro- sternai aux bords bien limités. Mésosternum incliné, tronqué au bout. Pattes longues, étroites. Cuisses armées d'une petite dent aiguë. Jambes inermes au bout. L'espèce rentre, par la forme de ses cuisses armées d'une petite dent, dans la division des Ceulorhyncfius proprement dits. De nombreux individus. C. ancora, n. sp. Niger, antennis pedibusque teslaceis, dense squamosus. Prolhorace confertim 178 CUKCULIONIDES punclalo, laleribus tiiberculalo et albosquamoso. Elylris angusle sulcaUs, villis brevibus appendiculatis macidisque apicalibus albis decoralis. 3 324 m. (rostr, cxcl.)- Forme générale de C. litura F., et rappelant la distribution des couleurs de cette espèce. Noir, antennes et pattes testacés ; garni en dessous et sur les côtés d'écaillés blanches, en dessus, d'écaillés brunes et blanches, les dernières formant un dessin régulier. Rostre arqué, ponctué, de la longueur de la tête avec le prothorax. Antennes médianes ; les deux premiers articles de leur funicule égawx. Tête rugueusement ponctuée, déprimée entre les yeux ; garni autour de ceux-ci et sur la ligne médiane d'écaillés blanches. Prothorax trans- versal, bisinué à la base, anguleusement rétréci sur les côtés en avant, densément ponctué ; les côtés garnis d'écaillés blanches, sauf une petite carène transversale latérale ; la même vestiture couvrant la ligne médiane, interrompue au milieu. Écusson à peine visible. Élytres aussi larges que le prothorax à leur base, faiblement élargies et arrondies aux épaules, courtement ovales ; ponctuées-sillonnées, les intervalles des sillons plans et larges ; garnies d'écaillés brun- noirâtre ; d'autres écailles blanches dessinent un petit trait sur la base de la suture, envoyent de chaque côté un petit rameau recourbé en arrière et rappellent les bras d'une ancre; les mêmes écailles cou- vrent les côtés, de l'épaule vers le milieu, où elles s'élargissent en bande transversale ne touchant pas la suture ; elles forment enfin une tache au bout. Canal prosternai étroit. Mésosternum incliné, un peu concave, en triangle arrondi. Pattes assez fortes, annelées de blanc et de noir. Cuisses flexueuses, armées d'une grosse dent. Jam- bes flexueuses, inermes au bout. Si le petit crochet terminal existe, en effet, dans cette division, il est si petit, que, comme Lacordaire le remarque avec raison, ce caractère est d'une véritable insignifiance. Quelques individus. Elle appartient à la section de C. liliira Fab., etc. CEUTORHYNGHIDIUS, Jacquelin Duval. C. albosuturalis, n. sp. Fuliginosus, anlennis pedibiisque dilutioribus, griseo-squamosus. Prothorace confertim pimctato, medio impresso, lateribus tiiberciilato, lineis tribus albis. Elytris punctato-slrialis, basi siUiirœ albc-squamoso. Femorihus inermibus. Subtus albus. 2 1;2 m. D'une taille un peu supérieure à celle de C. ericœ^ mais le rappe- lant un peu pour la forme et la couleur. Brun, rostre, antennes et RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 1*79 pattes plus clairs, garni en-dessous et sur les pattes d'écaillés blan- ches, en-dessus d'écaillés grisâtres à reflet un peu métallique et de blanches, formant trois lignes peu marquées sur le prothorax et couvrant la suture des élytres, surtout à sa base. Rostre arqué, envi- ron de la longueur de la tête avec le pro thorax (cf), ponctué. An- tennes médianes, les deux premiers articles du funicule allongés, égaux. Tête plane par devant, densément squameuse. Prothorax transversal, légèrement bisinué à la base, arrondi sur les Côtés en arrière et muni d'un petit tubercule ; fortement resserré en avant, avec une ligne médiane profonde en arrière, densément ponctué. Écusson non visible. Élytres courtement ovales, faiblement et obtu- sément élargies et arrondies aux épaules, arrondies à l'extrémité, ponctuées-striées ; les intervalles des stries plans et larges. Cuisses inermes, flexueuses comme les jambes. Mésosternum presque hori- zontal, tronqué au bout. Plusieurs individus. MEGYSMODERES, Schh. M. fui vus, n. sp. FiUviis, antennis pedibusque dilutiorihm. Prolhorace conferlim pmictato, loho medio spina basait, nigra armato, lineis tribm slramineis. Elytris punctalo-sulca- tis, sutura slramineo-squamosa. 2 223 à 3 m. De la taille de Megacetes ruber ; jaune-rougeâtre, un peu plus clair sur les pattes et les antennes ; garni de poils d'un jaune pâle. Piostre étroit, arqué, de la longueur de la moitié du corps (9), ponctué. Tête un peu saillante, garnie de poils, plus condensés autour des yeux et sur la ligne médiane. Yeux saillants. Prothorax transversal, bisinué à la base ; son lobe antéscutellaire muni d'une petite épine noire ; fortement rétréci en avant, ses côtés arrondis en arrière, avec une impression remontant un peu sur le disque, avant le bord anté- rieur, qui est lui-même relevé au milieu ; fortement et densément ponctué, avec deux lignes latérales et la ligne médiane garnies de poils. Élytres triangulaires, trisinuées à la base, faiblement et obli- quement élargies aux épaules, isolément arrondies à l'extrémité, fortement déprimées àlabase de la suture, ponctuées-sillonnées, les intervalles des sillons rugueux et ayant la même largeur que ceux-ci, les 4*" et 6 ■ intervalles et ceux des côtés des élytres un peu plus éle- vés, tous garnis de poils jaunes, qui dessinent sur la suture une ligne plus marquée. Partie déclivedu pygidium garnie de poils. Cuisses et 180 CURCULIONIDES jambes flexueuses, les premières en massue et échan crées avant l'ex- trémité. Dessous et pattes avec des poils jaunes. Plusieurs individus. Schoenherr avait établi le genre «ur une espèce {M. euglyptus) de Java ; M. Pascoe a décrit depuis une espèce {M. comularis) de For- mosa, qu'il suppose être identique avec l'espèce de Hong-Kong, à laquelle Lacordaire fait allusion dans son Gênera, M. Pascoe con- naît encore d'autres espèces de l'Archipel Malais. PHYTOBIUS, Schh. Le genre Phytobiiis est représenté dans la collection Lewis par deux espèces, dont l'une me paraît identique au Ph. quadricornis Gylh., d'Europe; l'autre est une espèce nouvelle et rentre dans le groupe dont la massue est acuminée au bout, et dont les crochets des tarses sont simples. Toutes les deux paraissent communes au Japon. Ph. japonicus, n. sp. Niger, antennis, femorura basi, tibiis larsisqiie riifis. Prolhorace quadrituber- cîilato, linea média, lateribus albo-squamoso. Elylris punctato-siriatis, guttulix nonnullis mamlaqtie scutellari albis. 1 324 m. Noir ; antennes, moitié basilaire des cuisses, jambes et tarses rouges ou brun rouge; garni d'écaillés blanc-grisâtre. Rostre ponc- tué, garni sur les côtés, comme ceux de la tête et le contour des yeux, d'écaillés blanchâtres. Prothorax densément ponctué, avec une ligne médiane, plus profonde en avant et à la base, muni de deux tuber- cules derrière le milieu et deux autres pas très saillants de chaque côtés de l 'échan crure antérieure ; les côtés du pro thorax et la ligne médiane garnis d'écaillés blanches. Écusson à peine visible. Élytres un peu plus larges que le prothorax à leur base, leurs épaules arron- dies ; peu profondément striées ; les intervalles des stries finement rugueux ; les 3" et 5" un peu plus élevés. Des écailles blanches for- ment des mouchetures irrégulières et une tache sur la suture vers le quart antérieur. Pattes ponctuées. L'espèce ressemble beaucoup à P. Waltoni,, Bohem. in Schh. RHINONCUS, Schh. Le genre Rhinoncus compte également deux espèces, toutes deux européennes : Rh. pericarpius, L., et Rh, briichoides, Herbst. RECUEILLIS AU JAPON PAR Jtf. &. LEWIS. 181 BARIS, Germar. B. maritima, n. sp. Elonguta, nigra,nilens, anlennispedibusqiienifescenlibus. Prothorace confertis- sime, minus profiinde ptinclato. Elylris auguste striatis, interstitiis h'a^isversirn rugidosis. 4 à 4 11% m. (rostr. incl.) De la forme allongée des B. artemisiœ et picina d'Europe. Peu lui- sant ; d'un noir tirant parfois sur le rouge, surtout sur les antennes et les pattes; glabre en dessus, chaque point du dessous rempli d'un petit poil jaunâtre. Rostre presque aussi long que le prothorax, presque de la même épaisseur partout, faiblement séparé de la tête par dessus, quadrisillonné et grossièrement ponctué en arrière, plus finement ponctué en avant. Deuxième article du funicule des anten- nes obconique ; les suivants graduellement plus courts. Tête légè- rement déprimée entre les yeux, finement et peu densément ponc- tuée. Prothorax aussi long que large, bisinué à côté de l'écusson, presque parallèle sur les côtés, graduellement et faiblement rétréci en avant, couvert d'une ponctuation superficielle, mais grosse, très serrée et paraissant d'un noir-grisâtre au fond, sur le disque ; plus profonde et confluente sur les côtés. Écusson arrondi, ponctué. Ély- tres ayant presque le double de la longueur du prothorax, isolément et faiblement arrondies à la base, à peine plus larges que le protho- rax, graduellement rétrécies en arrière, finement striées, le fond des stries avec des points allongés, les intervalles plans et transver- salement ridés. Métasternum et prosternum avec de gros points serrés. Abdomen plus finement et moins densément ponctué. Pattes rugueusement ponctuées et portant comme le dessous des poils jaunes. « Au bord de la mer ; au mois de juin. » (Lewis). Plusieurs individus. B. melancholica, n. sp. Plana, nigra, opaca, antennis tarsisque nigro-bnmneis. Prothorace grosse, conferlim, minus profunde punctato. Elytris profunde piinctato-sulcatis, intersti- tiis uniseriatim punctatis. 3 à 3 l22 m. Plan^ noir mat, antennes et tarses noir-brun. Rostre séparé de la tête par une faible dépression transversale ; un peu épaissi à sa base, rugueusement ponctué dans toute son étendue (cf), ou ponc- tué à la base et presque lisse sur le reste (9). Antennes antérieures, le deuxième article de leur funicule moins long que le premier ; les autres peu à peu élargis et les derniers transversaux. Tête densé- ment et assez grossièrement ponctuée. Prothorax un peu moins long ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELOIQUE, T. XVIII. 23 182 CURCULIONIDES que large, bisinué à la base, presque droit sur les côtés jusque vers sou tiers antérieur, rétréci de là, eu avant ; densément couvert de gros points, peu profonds, sans carène médiane. Écusson en carré transversal, ponctué. Élytres à peine plus larges que le prothorax à leur base, ayant presque le double de sa longueur, faiblement élar- gies aux épaules, parallèles sur les côtés, isolément arrondies au bout, planes sur le disque, transversalement déprimées sur la suture, vers leur tiers antérieur, calleuses avant l'extrémité ; pro- fondément et largement striées, avec des points allongés, rapprochés, dans les stries et des intervalles couverts d'une rangée de grands points superficiels. Le troisième intervalle relevé en côte, vers l'ex- trémité. Prosternum et métasternum avec de gros points rapprochés. Abdomen couvert d'une ponctuation plus fine. Pattes rugueusement ponctuées. Plusieurs individus. B. pilosa, n. sp. Oblongo-ovata, nigro-brunnea, iiitens, antennis pedibusque fuliginosis, punctis prothoracis elytrorumque albo-squamosis . Prothorace grosse, conferlim punclalo. Elytris strialis, interstitiis uniserialim punccatis. 3 122 m. Ovale, convexe, luisant, brun, brun-rougeâtre sur les antennes et les pattes. Ces dernières et le dessous garnis de poils blancs ; dessus avec des écailles piliformes de la même couleur. Rostre plus court que le prothorax, un peu épaissi au milieu et renflé sur sa partie supérieure ; séparé de la tête par une ligne transversale imprimée, couvert, comme la tête, d'une ponctuation fine et serrée. Antennes insérées avant le milieu ; deuxième article du funicule plus court que le premier, les suivants graduellement plus gros et transver- saux. Prothorax presque aussi long que large, faiblement bisinué à la base, gardant presque la même largeur sur les côtés, de la base jusqu'avant le milieu et se rétrécissant graduellement de là en avant; couvert de gros points rapprochés, portant chacun une écaille allongée blanche. Ecusson transversal, ponctué. Élytres oblongo- ovales, un peu élargies aux épaules, arrondies au bout, couvertes de stries imponctuées, les intervalles avec une rangée de points rap- prochés, portant des écailles comme ceux du prothorax. Dessous et pattes avec des points peu profonds, pilifères ; la ponctuation de l'abdomen plus fine. Deux individus. Les écailles sont caduques chez les deux individus ; il est probable qu'elles lemplissent tous les points chez des exemplaires frais. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 183 B, armipes, n. sp. Ovala, nigra, subnilens, antennis pedibiisque brunneis. Prothorace grouse, pro- funde et confertim punctato. Elytris slriatis, intenlitiis uniseriatim punctatis. Femoribiis dente minuto armatis. 3 IjZ à 4 m. Courtement ovale, peu convexe, peu luisant, noir, passant au brun-rouge sur les antennes et les tarses. Rostre séparé de la tête par une ligne imprimée, peu profonde, plus court que le prothorax, un peu épaissi à la base, rugueusement ponctué à la base et surtout latéralement, moins ponctué vers l'extrémité. Antennes insérées avant son milieu , assez fortes; deuxième article de leur funicule aussi long que large ; les derniers articles transversaux et pubes- cents. Tête obsolètement ponctuée. Prothorax moins long que large, bisinué à la base, un peu arrondi sur les côtés et assez brusquement rétréci en avant, densément couvert d'une ponctuation grosse et profonde, sans ligne médiane lisse. Écusson transversal, arrondi, lisse. Élytres courtement ovales, planes, faiblement élargies, arron- dies aux épaules, arrondies à l'extrémité, avec des stries imponc- tuées et des intervalles portant une rangée de points transversaux. Prosternum couvert d'une ponctuation très grosse. Celle du méta- sternum plus fine Abdomen encore plus finement ponctué et ayant ses premiers anneaux soudés au milieu. Pattes assez robustes et rugueusement ponctuées. Cuisses armées d'une petite épine. Jambes un peu tranchantes et courbées ; celles de devant un peu sinueuses en dedans. Quelques individus. « Sur une espèce d'érable. » Lewis. L'espèce est remarquable par la petite dent ou épine des cuisses. Je crois que c'est jusqu'à présent le seul Baris connu, offrant ce caractère. B. deplanata, n. sp. Oblongo-ovata, nigra, ni tens, antennis pedibusque brunneis. Prothorace modice, minus profunde, confertim punctato. Elytris punctato -striatis, interslitiis série punctorum transversa. 3 l22 à4 m. Un peu étroit, allongé, peu convexe, luisant, noir, passant au brun sur les tarses. Rostre de la longueur du pro thorax, cylin- drique, peu robuste, densément ponctué, séparé de la tête par une ligne imprimée. Antennes médianes, assez robustes ; le deuxième article de leur funicule aussi long que large; les derniers fortement transversaux. Tête plus finement ponctuée que le rostre. Prothorax aussi long que large, fortement bisinué à la base, presque droit sur les côtés, rétréci en avant, couvert d'une ponctuation assez grosse, 184 CURCULIONIDES peu serrée sur le disque, plus dense sur les côtés, avec une ligne médiane lisse, parfois obsolète. Écusson transversal, ponctué. Élytres allongées, planes, obliquement et faiblement élargies aux épaules, subparallèles sur les côtés, brièvement et isolément arron- dies à l'extrémité, avec des stries faiblement ponctuées, et des inter- valles portant une rangée de points transversaux. Dessous ponctué, chaque point portant une écaille piliforme blanche. Pattes ponctuées et portant la même vestiture. Quelques individus. « Sur une espèce d'érable, » Lewis. B. orientalis, n. sp. Nigra, nntennis tarsisque rufo-lestaceis ; dense hirido-albo variegalimsquamosa. Prothorace grosse, conferlim punctato, laleribus dense squamosis. Elylris strialis, dorso pone médium, pLaga alba decoratis. 3 1^2 à 4 m. Voisin de B. scolopacea Germar. Noir, antennes, tarses, parfois l'extrémité des jambes et les genoux d'un rouge-testacé, garni d'écaillés gris-jaune et blanches. Rostre environ de la longueur du prothorax, séparé de la tête par une ligne imprimée, étroite ; cylin- drique, assez fortement et densément ponctué-striolé à la base. Antennes insérées avant son milieu , pubescentes ; second article du funicule obconique ; les suivants graduellement plus courts et un peu plus larges. Tête obsolètement ponctuée. Prothorax presque aussi long que large, faiblement bisinué à la base, très peu arrondi sur les côtés, jusqu'avant le milieu, peu rétréci en avant; couvert d'une ponctuation grosse et serrée, avec une carène médiane obso- lète ; garni d'écaillés gris-jaune et blanches, plus serrées sur les côtés. Écusson petit, ponctiforme. Élytres à peine plus larges que le prothorax à la base, faiblement élargies aux épaules, presque paral- lèles sur les côtés, isolément arrondies au bout, striées, les stries imponctuées, les intervalles finement rugueux, garnies d'écaillés pareilles à celles du pro thorax, avec une bande ou tache transver- sale, peu apparente, sur la suture, au delà du milieu. Dessous parais- sant à travers la vestiture, médiocrement ponctué. Plusieurs individus. Très voisine de B. scolopacea., elle est cependant spécifiquement différente, surtout par la couleur des écailles, moins jaunes. Tous mes exemplaires sont beaucoup moins densément revêtus que B. sco- lopacea, mais ils ont peut-être un peu souffert. Je possède un indi- vidu de B. orientalis, provenant de Hong-Kong. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. i85 CENTRINOPSIS, N. G. {Baridiides vrais.) Rostre médiocre, arqué, plus épais que large, un peu aplati à l'extrémité; ses scrobes commençant vers son quart antérieur, droites, obliquement dirigées en dessous. Antennes insérées vers le milieu du rostre, leur scape atteignant les yeux ; le premier article de leur funicule obconique beaucoup plus long et plus gros que les suivants, ceux-ci graduellement plus courts et plus larges. Massue ovale et acuminée au bout. Yeux grands, transversaux, ovales, acu- minés en dessous. Prothorax aussi long que large, conique, bisinué à la base. Écusson petit, transversal. Èlytres triangulaires, allon- gées. Pattes longues. Cuisses inermes. Jambes mucronées au bout. Crochets des tarses séparés. Pygidium recouvert par les élytres. Prosternum avec une dépression au milieu, avant les hanches anté- rieures. Ces dernières faiblement séparées. Métasternum court. Les deux premiers segments de l'abdomen soudés ; les intermédiaires arqués aux extrémités. Saillie intercoxale large, en arc de cercle. Corps glabre. La différence de niveau du mésosternum avec le prosternum et le métasternum, aussi bien que l'ensemble des autres caractères, place ce nouveau genre dans la sous-tribu des Baridiides vrais de Lacordaire. Les hanches à peine séparées le font rentrer dans le groupe des Madoptérides. Malgré la grande différence de patrie des genres environnants, je ne crois pas qu'il puisse exister de doute sur la place du genre actuel. La seule espèce pour laquelle je l'ai établi, a du reste tout à fait le faciès d'un Centrinus ou d'un Madarus. C. nitens, n. sp. (PI. III, fig. 12). Niger, nitens, glaher, antennis pedibusqi(etestacei>^. Proihorace fere impunctalo. Elylris auguste sulcalis. Corpore subttis pedibusqiie pit7Wtalis. 2 à 2 1^2 m. Très luisant, noir, glabre; antennes et tarses, parfois les jambes testacés. Rostre ponctué. Prothorax conique, aussi long que large, bisinué à la base, presque lisse sur le disque, ponctué sur les côtés. Écusson petit, déprimé au milieu. Élytres allongées, triangulaires, à peine plus larges que le prothorax aux épaules, trisinuées à la base, graduellement rétrécies sur les côtés, planes en arrière, cou- vertes de fins sillons portant dans le fond des points reliés entre eux et peu profonds; les intervalles des sillons plans et lisses. Des- 186 CURCULIONIDES SOUS du corps couvert de gros points, moins denses sur l'abdomen. Pattes un peu rugueuses. Quelques individus. OTIDOGNATHUS, Lacord. (Litorhynchus, Schh.) O. Jansoni, n. sp. Uiifus, pygidio rostroqiie nigris, pedibus nigro-variegalis. Prothorace punclalo, utrinque pone 7nedium impresso, linea média, nigra. Sculello nigro. Elytris slria- tis, sultira vittisque abbrevialis quatuor nigris, duabus humeris, alteris apicalibus. Sjiblus niger. 12 à 13 m. ( Q). Rappelant la forme de Cyrtotrachelus longipes, mais d'une taille beaucoup plus petite; noir en dessous, rouge varié de noir en dessus et sur les pattes. Rostre noir, légèrement arqué, assez fortement ponctué à la base, graduellement plus lisse sur le reste de son éten- due. Antennes noires, rougeâtres à la base ; le premier article du funicule plus long que le deuxième. Tête noire, couverte de gros points rapprochés et munie d'une dépression large, triangulaire, entre les yeux. Prothorax, sur la ligne médiane, plus long que large, légèrement sinué sur les côtés de la base, largement arrondi et lobé au milieu, presque droit sur les côtés, se rétrécissant en ligne arron- die et brusquement près du bord antérieur, qui est bordé de poils jaunes sur les côtés et en dessous ; peu régulièrement ponctué, muni d'une impression de chaque côté du disque, derrière le milieu, déco- ré d'une bande noire sur la ligne médiane. Écusson noir, en triangle allongé, acuminé au bout. Élytres échancrées en arc et un peu moins larges que le prothorax à la base, obliquement élargies aux épaules, presque droites sur les côtés et graduellement rétrécies en arrière, isolément arrondies à l'extrémité, couvertes de stries de points reliés entre eux et plus profonds dans les stries latérales ; les interstries vaguement ponctués ; rouges, la suture, une tache sous- humérale, une autre au milieu et une troisième vers l'extrémité noires. Pygidium de cette dernière couleur, couvert d'une grosse ponctuation, remplie de poils jaunes. Prosternum non saillant en arrière. Côtés du corps et extrémité des segments abdominaux grossièrement ponctués, pilifères. Dessous vaguement ponctué. Pattes rouges, plus ou moins lavées de noir. Tarses noirs. Jambes munies d'une rangée de cils jaunes sur la tranche intérieure. Un petit nombre d'exemplaires 9 '•> 1® mâle aura probablement le rostre denticulé sur ses bords supérieurs, comme chez d'autres RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 187 espèces du genre. Les taches, celles des élytres surtout, varient beau- coup comme chez les Rhyncophorides en général. — Je dédie cette jolie espèce à mon ami, M. Janson. SPHENOPHORUS, Schh. S. carinicoUis, Schh. Plusieurs individus ; commun au Japon ; décrit dans Schônherr comme se trouvant à Java. S. glabricoUis, Chevr., Gyl. in Schh. Un seul individu ; espèce décrite dans Schônherr comme de Java et du Bengale. CALANDRA, Clairv. C. elongata, n. sp. Linearis, depressa^ nigra, rostro,antennis, femorum basi, tïbiis tarsisque brun- neis; sqnamis ereclis pallidis vestita. Prolhorace longo, grosse conferiim punclato. Elytris prolhorace brevioribus, striato-punclalis, intersliliis alternis elevalis ; via- culis quatuor, duobus magnis humeralibiis, duabus aliis pone médium, testaceis. 4 à6 m. D'une taille très variable ; linéaire, plan, noir mat passant au brun-rouge ou testacé sur les bords des segments abdominaux, la base des cuisses, les jambes, les tarses, le rostre et les antennes. Élytres avec des taches testacées ; garni d'écaillés redressées d'un jaune pâle. Rostre avec la tête à peine aussi long que le prothorax, presque droit, cylindrique, épaissi et carré à la base, rugueusement ponctué, pluricaréné en arrière, graduellement plus finement ponc- tué vers l'extrémité. Tête densément et grossièrement ponctuée, avec une impression large et allongée ; latéralement bordée d'écaillés entre les yeux. Prothorax du double plus long que large, tronqué aux bouts, droit sur les côtés, faiblement rétréci et largement re- bordé en avant, finement rebordé à la base, couvert d'une ponctua- tion grosse, très serrée, portant des écailles redressées et muni d'une dépression sur la moitié centrale et postérieure du disque. Écusson à peine visible. Élytres moins longues que le prothorax et à peine plus larges que lui à leur base, subrectangulaires aux épau- les, parallèles sur les côtés, isolément arrondies au bout, munies de 188 CURCULIONIDES stries de gros points et d'intervalles alternativement étroits ou larges et plus élevés, surtout vers la base; ces derniers intervalles portent une rangée de poils jaunâtres. Les élytres sont noires, leurs côtés, l'extrémité et la suture bruns ; elles sont décorées de quatre taches testacées, les deux f)remières occupant la base et la couvrant parfois entièrement, les deux autres derrière le milieu et transver- sales, toutes laissent la suture libre, mais varient beaucoup pour le reste. Tygidium très rugueusement et profondément ponctué, densé- ment écailleux. Dessous couvert de gros points serrés portant des écailles. Cuisses rugueuses. Jambes ponctuées-striolées. Les pattes garnies des mêmes écailles que le corps. Quelques individus. Il varie pour la distribution des couleurs ; le rostre est parfois noir, et le testacé des pattes est plus ou moins étendu. C. oryzse, L. Plusieurs individus. OXYRHYNGHUS, Schh O. Fortune! , Waterh. Plusieurs individus ; il se trouve également en Chine. SIPALUS, Schh. S. granulatus, Fab. De cette espèce, répandue à Ceylan, Sumatra, Java et probablement dans une grande partie de l'Archipel Lidien, la collection Lewis pos- sède plusieurs individus ; M. Lewis m'écrit qu'elle est très abondante et qu'il la trouvait parfois sous les pierres. La majorité des individus sont de grande taille, de 22 à 27 millimètres ; un seul exemplaire est beaucoup plus petit et sa taille atteint à 15 millimètres ; je n'y vois, cependant, aucune différence spécifique. Le S- granulatus est de beaucoup la plus grande espèce de Curculionide du Japon. SUPPLEMENT. GRYPORRHYNCHUS, N. G. (Eugnomides.'?) Tête non prolongée derrière les yeux ; rostre environ du double plus long qu'elle, cylindrique, arqué, ses scrobes commençant avant le milieu, obliques, atteignant sa base. Antennes médiocres, leur scape atteignant les yeux, leur funicule de 6 articles, le 1" plus gros que les autres, les suivants graduellement plus courts, serrés et peu à peu plus larges, le dernier subcontigu à la massue, qui est courte- ment ovale. Yeux arrondis, assez grands, médiocrement saillants. Prothorax environ aussi long que large, tronqué aux extrémités, fai1)lement arrondi sur les côtés, peu rétréci en avant. Écusson ovale, allongé. Élytres presque droites et pas plus larges que le pro- thorax à la base, un peu élargies et arrondies aux épaules, ovales, arrondies au bout. Pattes médiocres ; cuisses légèrement en massue, finement dentées ; jambes droites, faiblement onguiculées au bout; tarses médiocres ; crochets du 4* libres. 2" segment de l'abdomen un peu plus grand que chacun des suivants, séparé du l*"" par une suture presque droite, bien marquée; saillie intercoxale assez étroite, arrondie. Le genre paraît devoir se placer dans les Eugnomides, quoique les caractères de ce groupe y soient faiblement indiqués. M. Jekel le croit voisin d'Eutecheus Schh, que Lacordaire n'avait pas connu, mais que M. Jekel place également dans le groupe en question (1). G. obscurus, n. sp. (PL III, fig. 13.) Obscure niger, pedibus piceis, apice rostri, anlennis larsisque teUaceis, griseo- pubescens. Prothorace grosse, minus prolunde punctato. Elytris punclalo-slrialis, interstitiis punclalis, pilisque vestilis. 2 a 2 l23 m. Ayant un peu le faciès de Orchestes populi, Fab., mais d'une taille un peu inférieure. Noir, peu luisant, passant au noir de poix sur (1) Voyez Bullet. Soc. Enl. de France, page 5, 23 juillet 1873. ANNXLllS DE LA SOC. ENTOM. DE BELCIQUE, T. XVIII. 24 190 CURCULIONIDES les pattes ; antennes, bouche et tarses testacés ; garni d'une pubes- cence grisâtre. Rostre vers la base et tête entre les yeux finement ruguleux ; la dernière transversalement striolée en arrière, couverte, comme la base du rostre, de pubescence grise. Antennes pubescentes ; leur massue d'un testacé-grisâtre vers le bout. Prothorax chagriné, un peu élevé sur la ligne médiane, garni de pubescence grise. Élytres finement ponctuées-striées ; les intervalles des stries plans, médiocrement larges, finement rugueux. Les élytres ont la vestiture du prothorax. Dessous finement rugueux, garni, comme les pattes, de pubescence grise. Plusieurs individus. SPHINXIS, N. G. {A7itho7iomiiles prope ThamnoUus.) Genre très voisin de Thamnohius. Rostre un peu moins robuste. Premier article du fuuicule beaucoup plus gros et plus long que les suivants; ceux-ci graduellement plus courts et un peu plus larges. Yeux grands, arrondis, rapprochés sur le front. Prosternum court avant les hanches antérieures. Écusson nul. Cuisses inermes. Jambes finement onguiculées au bout. Le reste comme chez Tliam- nobius. S. pubescens, n. sp. (PL III, fig. 14.) Niger, anlennis Utrsisque rufo-fiiscis, parce pilis vestitus. Prothorace grosse piinclato. Elylris punctato-slrialis. 2 3;4 m. De la taille et du faciès de Thamnohius Thoreyi. Noir-brunâtre passant au brun-rougeâtre sur les antennes et les pattes ; peu den- sément garni de pubescence blanche. Rostre ponctué, avec une faible carène médiane, pubescent. Tête couverte de gros points dis- tants. Prothorax moins long que large, légèrement bisiuué à la base, assez fortement rétréci en avant, ses côtés obliques et droits ; cou- vert de gros points, peu serrés, et garni de pubescence. Élytres courtement ovales, leurs épaules obliques ; peu profondément ponc- tuées-striées, les intervalles finement rugueux et plans. Les élytres sont revêtues de la même façon que le reste du corps. Dessous super- ficiellement ponctué, revêtu, comme les pattes, de poils blancs peu serrés. Trois exemplaires. RECUEILLIS AU JAPON PAR M, G. LEWIS. 191 BRADYBATUS, Germai. B. limbatus, n. sp. ' Nigro-piceus, anlennis tar%ùque brunneis ; 'parce ochraceo-pilosiis . Prolhorace rude et rugose piinclaio. Elytris testaceo-limbatis, pilis ochraceis sparsim vestitit. 4 1;2 m. Faciès du B. Kellneri Bach. Noir de poix, crochets des tarses, funicule et massue des antennes et extrémité du rostre brunâtres, scape antennaire testacé; peu densément garni de poils jaunâtres. Rostre ponctué à la base. Tête fortement ponctuée, un peu trans- versalement rétrécie derrière les yeux, garnie de poils. Yeux médio- crement saillants. Prothorax étroitement bordé de rouge en avant, presque aussi long que large, légèrement sinué à la base, peu rétréci en avant, légèrement et transversalement déprimé avant son bord antérieur, densément et rugueusement ponctué, garni de poils jau- nes, plus condensés sur les côtés et sur la ligne médiane. Écusson testacé- rougeâtre. Élytres allongées, peu convexes, faiblement élar- gies aux épaules, presque droites à la base, arrondies au bout, cou- vertes de sillons étroits ponctués dans le fond et dont les intervalles rugueux offrent une ligne de points ; noires et bordées de rouge testacé, la même couleur couvrant la limite du disque et de l'épi- pleure et s'élargissant en arrière, où elle couvre leur extrémité ; les élytres sont peu densément garnies de poils plus serrés vers le bout. Dessous vaguement ponctué; garni, comme les pattes, de poils jau- nâtres. Hakodadi. Unique. L'espèce a le faciès d'un Bradybatus et offre les mêmes caractères génériques, sauf pour les antennes, qui ne me paraissent avoir que six articles pour le funicule, tandis que, dans les Bradybatus, il y en a sept. N'ayant qu'un seul exemplaire de cette espèce, je n'ai pas osé établir un genre nouveau pour elle. Si l'on trouvait plus tard qu'elle ne puisse pas rester dans le genre Bradybatus, il est au moins cer- tain qu'elle ne s'en éloigne pas beaucoup pour les caractères géné- riques. ORCHESTOIDES, N. G. {Orchestides) . Rostre court,* penché ou replié en dessous, droit, épais à la base et se rétrécissant en dessous vers son extrémité ; ses scrobes média- 192 CURCULIONIDES nés et obliques. Scape des antennes atteignant les yeux ; leur funi- cule de sept articles, le premier obconique et beaucoup plus gros que les suivants, ceux-ci graduellement plus gros et plus courts, les derniers transversaux ; la massue un peu moins longue que le funi- cule, courtement fusiforme et bien articulée. Yeux grands, ovales, subcontigus en dessus. Pro thorax environ aussi long que large ; presque droit à la base, peu rétréci en avant. Prosternum court avant les hanches antérieures et légèrement déprimé entre elles. Écusson petit, oblongo-ovale. Élytres des Orchestes. Cuisses des deux paires antérieures droites, les cuisses postérieures un peu courbées et grosses au milieu. Jambes et tarses des Orchestes. Deu- xième segment de l'abdomen aussi long (]ue chacun des sui- vants. Le genre se distingue d'Orchestes, surtout par la brièveté et la forme du rostre. Les antennes sont aussi autrement faites. Les cuisses postérieures sont moins grosses que chez certains Orchestes et rendent la faculté saltatoire de l'insecte douteuse. 0. decipiens, n. sp. (PL III, f. 15). Niger, apice rostri, antennis larsisque testaceis ; squamis albis vestilus. Protho- race conferlim punctato. Scutello dense albo-squamoso. Elylris crenalo-slriaiis, albo trifascialis. 2 m. Ressemblant pour la taille, le faciès et la couleur, à Orchestes rusci. Noir, extrémité du rostre, parties de la bouche, antennes et tarses testacés ; garni d'écaillés piliformes blanches. Rostre un peu plus long que la tête ; rugueusement ponctué. Tête obconique, forte- ment étranglée derrière les yeux, ponctuée en arrière. Prothorax aussi long que large, faiblement rétréci en avant, sur les côtés ; un peu resserré avant le bord antérieur, légèrement bisinué à la base ; densément ponctué, garni d'écaillés blanches peu serrées. Écusson allongé, ovale, couvert d'écaillés blanches. Élytres légèrement sinuées et plus larges que le prothorax à leur base ; leurs épaules arrondies, environ des deux tiers plus longues que larges, faible- ment élargies sur les côtés, arrondies au bout ; couvertes de sillons crénelés-ponctués au fond, ayant des intervalles rugueux ; des écail- les blanches forment une bande mal limitée à la base et deux autres transversales en zig-zag, l'une avant, l'autre derrière le milieu. Dessous fortement ponctué, garni, comme les pattes, d'écaillés pili- formes blanches. Quelques individus. RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 193 CONOTRACHELUS, Schh. C. pilosellus, Bohem. in Schh. La collection Lewis contient deux individus appartenant à cette espèce. On sait que les Conotrachelus sont des insectes américains et le C. pilosellus est de Colombie et du Brésil ; s'il se trouve donc en effet au Japon, il y a été sans doute importé accidentellement. Le C. pilosellus rentre dans un genre inédit de M. Jekel : Pheloco- nus, établi aux dépens du genre immense et polymorphe Conotra- chelus qui contient maintenant de 3 à 400 espèces. N'ayant pas fait d'étude spéciale de ce groupe et les matériaux me faisant d'ailleurs défaut, je me bornerai à indiquer les principaux caractères sur lesquels M. Jekel établit son nouveau genre. Il se distinguerait des Conotrachelus à côtes sur tous les intervalles des stries, ou à côtes alternes plus ou moins interrompues, par la forme de la tête, du rostre, des antennes, et surtout par la vestiture de poils qui couvre le corps. Une douzaine d'espèces inédites entreraient avec C. pilo- sellus, rubicundus, cribricollis, infector et sylvius dans le genre en question. TABLE. N" d'ordre des espèces nourellesi. ^ Pages. ACALLES, Schh 160 12 — Simulator R » ACICNEMIS, Fairm 153 6 — macula-alba R >• — palliata Pascoe » 7 — suturalis R 154 ALCIDKS, Schh 161 5 — albolineatus R 152 — erro Pascoe 151 3 — flavosignatus R » 4 — piceus R 152 — trifldus Pasc 153 APIOPHORUS, n. g 173 23 — pictus R >. BARIS, Germar 181 3i — armipes R 183 35 — deplanata R >■ 31 — maritima R 181 32 — melancholica R >, 36 — orientalis R 184 33 — pilosa R 182 BRADYBATUS, Germ. ... 191 Suppl. 3 — limbatus R CALANDRA, Glairvillo ... 187 39 — elongata R ,, — oryzae L 188 CATABONOPS, n. g 161 13 — monachus R 162 CATAGMATUS, n. g 157 10 — japonicus R 158 CATARRHINUS, n. g. . . 163 15 — umbrosus R 164 CECHANIA, Pasc 165 — eremita Pasc >, CENTRINOPSIS, n. g. , . . 185 37 — nitens R „ CEUTORHYNCHIDIUS, Jacq- Duval 178 28 — albosuturalis R » CEUTORHYNCIIUS, Germ. . 177 27 — ancora R p 26 — asper R » COELOSTERNUS, Schh. . 168 2! — electus R 170 90 — fasciculatus R 169 22 — nigrovariegatus R 171 19 — sulcatostriatus R 168 N°' d'ordre des espèces nouvelles. Pages. COLOBODES, Schh 155 9 — ornatus R 156 8 — V-album R 155 CONOTRACHELUS, Schh. . 193 — pilosellus Bohcm » CRVPTORUYNCIIUS, 111. . . 165 18 — insidiosus R 167 16 — navicularis R 165 17 — rufescens R 166 ECTATORHINUS, Lacord. . 165 — Adamsii Pasc » GRYPORRHYNCHUS, n. g. . 189 Suppl. 1 — obscurus P. >• GYMNETRON, Schh 149 1 — villosipennis R » MECYSMODERES, Schh. . . 179 29 — fulvus R » METIALMA, Pasc 174 24 — pusilla R 175 — signifera Pasc 174 MIARUS, Germ 150 2 — vestitus R » MONAIJLAX, D. g 162 H — rugicoliis R 163 ORCHESTOIDES, n. g.. . . 191 Suppl. 4 — decipieus R 192 OTIDOGNATHUS, Lacord. . 186 38 — Jansoni R » OXYRHYNCHUS, Schh.. . . 188 — Fortune! Waterh » PHYTOBIUS, Schh 180 30 — japonicus R • — qua'dricornis Gyll » PODESCHRUS, n. g. . . . . 175 25 — signalas R 176 RHINONCUS, Schh 180 — bruchoides Herbst » — pericarpius L » RHYSSOMATUS, Schh.. . . 159 11 — rufitarsis R » SIPALUS, Schh 188 — granulatus Fabr » SPHENOPHORUS, Schh. . . 187 — carinicollis Schh » — glabricollis Chevrol. ... » SPHINXIS, n. g 190 Suppl. 2 — pubescens R » SCOLYTIDES RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS PAB MM. le D' Fél. CHAPUIS et W. EICHHOFF. — SÉANCE DU 1" AOUT 1874. AVANT-PROPOS. Dans la belle collection de Coléoptères du Japon, rapportés par M. Lewis, se trouvaient quelques Scolytides qui ont été soumis à notre examen. Comme le fait a été reconnu par divers entomolo- gistes qui se sont occupés de cette collection, la Faune du Japon se rapproche davantage de la Faune européenne que de celle des con- trées chaudes ; l'étude des Scolytides confirme cette observation ; plusieurs espèces sont identiques à celles de nos contrées, d'autres en sont extrêmement voisines ; en outre, les types que nous décrivons appartiennent à des genres bien connus ; un seul a exigé la création d'une coupe nouvelle, c'est le genre Eidophelus, de M. Eichhoff. A cette occasion, nous rappellerons que M. Eichhoff, par suite d'un arrangement intervenu entre nous en 1869, reste chargé de l'étude de la sous-tribu des Tomicides. Les descriptions des espèces de ce groupe sont sa propriété et l'auteur m'a chargé de les présenter en son nom à la Société Entomologique de Belgique. Nos Annales con- tiennent déjà plusieurs travaux importants concernant les Coléo- ptèresdu Japon et j'ose espérer que la Société accueillera cette courte notice avec la même bienveillance. Verviers, 10 juillet 1874. 196 SCOLYTIDES SOUS-TRIBU III. HYLÉSINIDES. Hylastes parallelus. Elongalus, subcylindricus, parallelus, aler, antennis et tarsis rufescetiiibus; capite crebrius punctalo, rostro medio carinalo, carinula acutainlerrupla, apice impresso ; prolhorace latitudine miilto longiori, laleribus stthrectis, versus apicem incurvis, angulis poslicis laie roltmdatis, puuctalo, punclis lalis, minus profundis, linea média lœvi, antrorsum abbreviala; elyltis regulariter profunde punclalo- striatis, punctis slriarum lalioribus, minus profundis, inlerstiliis anguslis, punc- tato-subrugulosis. Long. 4 1/2 raill. Cette espèce ressemble aux Hylastes ater et vastans ; comparée à la première, elle offre une ponctuation différente dans ses parties supé- rieures ; les points du pronotum sont bien moins nombreux, plus larges et plus superficiels ; ceux qui constituent les séries des élytres sont aussi plus larges et moins profonds et les intervalles des stries ponctuées sont plus étroits que ces dernières. Elle diffère du //. vas- tans par ces mêmes caractères de la ponctuation et, en outre, par les intervalles des élytres plus étroits et moins fortement rugueux. Elle s'éloigne davantage des autres espèces qui forment la pre- mière division du genre Hylastes, c'est-à-dire de ces espèces chez lesquelles le pronotum est pourvu d'une ligne médiane lisse, non saillante, l'extrémité du rostre caréné, le troisième article des tarses semblable ou à peu près, quant à la largeur, aux deux articles pré- cédents. M. Lewis signale cette espèce comme très répandue à Nipon et à Kiuskiu et vivant dans les pins. Hylastes interstitialis. Oblongus, subnilidus, piceus vel rufo-brunneus, antennis tarsisque rufescenlibus, capite magno, dense punctalo, rostro basi impresso, apice carinato et impresso ; prolhorace latitudine maxima non longiori, versus apicem fortiter conslricto, versus basin angustato, laleribus rotundatis, dense sed minus profunde punctalo, intersliliis punctorum subtililer punctatis, linea média lœvi, antrorsum abbreviata; elytris punctalo-strialis, striis integris, versus apicem impressis; intersliliis ver- sus basin subplanis, versus apicem alternatim subelevalis, punctalo-rugosis et gra- nulatis. Long., 4 1/2 à 5 mill. La seconde division du genre Hylastes se compose des espèces chez lesquelles le troisième article des tarses est fortement bilobé et le mésosternum plus ou moins saillant en avant. L'espèce actuelle fait partie de cette division et se rapproche pour la forme générale du ^•^^ ' ?# ^(g=^-.>-- AN NALES '^4^ s ^rrr Il U IJ I 1^ BELGIQUE. TOME DlX-HUlTlÈME. FASCICULE III. Signatures 25 à 31 et i h t. — PI. IV. Paru le 2i février 1876. ^■^ Ji.i!-; 1]; 193/ BRUXELLES. ■A. VI siège de la SSociété , MUSÉE ROYAL d'hISTOIRE NATURELLE. 1875 ÇK-^^^ m RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. <97 H. (lecumamts, elle s'en distingue néanmoins par une ponctuation spéciale du pronotum ; les points, et surtout ceux qui se rapprochent de la base, sont grands, larges, peu profonds, subarrondis, en géné- ral non confluents et séparés par des intervalles lisses, brillants et marqués de points beaucoup plus petits. Ce caractère ne se rencontre dans aucune autre espèce qui, par la taille et la sculpture, pourrait se confondre avec le type actuel. La convexité et l'alternance des inter- valles des élytres sur la partie déclive sont aussi plus prononcées dans VHylastes interstitialis que dans les formes congénères. Cette espèce, également originaire du Japon, se trouve assez abon- damment aux environs de Nagasaki et Kiushiu, et vit dans les pins. Hylastes obscurus. Oblongus, opacus, piceo-niger, antennis basi tarsisque rufescenlihus ; capite crebrius punctato, roslro siibconvexo, basi apiceqtie subimpresso ; prothorace lati- tudim maxima vix longiori, versus hasin levùer, versus apicem fortins angus- talo, lateribus suhrotundatis, supra subconvexo, dense et fortiler punctato, linea média levi, carinata, subintegra ; elytris punctato-striatis, stria suturali impressa, slriarum punctis latis, regulariter impressis, interstiliis angustioribiis, sublilis- sime punctatis et granulatis. Long. 2 |-3 mill. Ainsi qu'il est facile de le voir, cette espèce se rapproche à ce point de notre H. opacus d'Europe, qu'il faut les examiner l'un et l'autre très-attentivement pour les distinguer. La première division du genre Hylastes, caractérisée par l'étroitesse du troisième article des tarses, se partage en trois coupes ; la deuxième, qui se distingue de la première par l'absence de carène à l'extrémité du rostre, ne se compose que d'une seule espèce, le H. opacus. La distinction du type actuel, dont le rostre est également dépourvu de carène, est basée sur le peu de largeur des intervalles des élytres ; dans l'espèce euro- péenne, ceux-ci sont manifestement plus larges que les stries ; le contraire a lieu dans l'espèce japonaise, où les points des stries sont très-grands, peu profonds et les intervalles étroits, marqués de points très-fins et de granulations à peine sensibles. M. Lewis a récolté cette espèce à Nagasaki et à Hiogo, également sur les pins. Blastophagus piniperda. Fabr. Cette espèce, malheureusement si répandue en Europe et proba- blement dans l'Amérique boréale {Hylurgus americanus, Dejean), se retrouve également au Japon. 11 m'a été impossible de reconnaître la ANNALES DE LA SOC. KNTOM. 1)E liELGIQUli, T. XVÎII. -■> 198 SCOLYTIDES plus légère différence entre nos types et ceux que M. Lewis a rap- portés du Japon ; il a noté l'espèce comme rare et comme vivant dans le pin. Blastophagus minor. Hartm. M. Lewis m'a également communiqué cette espèce comme rappor- tée de la Chine. Il est ainsi extrêmement probable qu'elle fait aussi partie de la Faune entomologique du Japon. Phlœosinus Levrisi. Oblongo-ovatus, hrunneo-niger, antennis, pedibus elytrisqice interdum rufescen- tibus, fronte convexa, sublilius nigose punctata, piinclo levi medio impressa ; pro- thorace laliludine basait subbreviori, versus apicem coarctalo, sat fortiler et dense punctato, piibe siiblili {lava ornato ; elytris fortiter punctalo-slrialis, interstitiis venus apicem angiistatis, punctato-granulalis, pilis flavescentibus, squamœformi- biisornatis. Long., 1 3/4 mill. Plusieurs espèces de ce genre présentent dans la partie déclive des élytres une alternance bien marquée des intervalles ; telles sont les Ph. Aubei, thuyœ, detersus, Haagi, graniger ; ce caractère fait défaut dans le Ph. Lewisi ; chez les Ph. coronatus et variegatus., le troisième intervalle des élytres, vers l'extrémité postérieure, est élargi ou gib- beux ; ce même intervalle dans le Lewisi est semblable ou à peu près au deuxième ; de sorte qu'on ne pourrait le confondre qu'avec les Ph. liminaris et squamulatus ; il se distingue du dernier par l'absence de carène à l'extrémité du rostre et au milieu du disque du prono- tum ; et du premier, par la pubescence moins longue et moins four- nie, par les stries des élytres plus profondes et moins fortement ponctuées, enfin par l'absence de ligne médiane lisse au milieu du pronotum. M. Lewis a trouvé cette espèce nouvelle dans le pin, sans indica- tion précise de localité. Phlœosinus perlatus. Ovatus, subopacus^ nigro-piceiis, antennis tarsisque rufescentibus, elytris sœpius riifo -bnumeis, piibe aiirea sat dense vestitns ; capite punctiilato, roslro basi arcualim impresso, a basi ad apicem fortiter carinato, carina in média fronte ad verlicem nonnunquam extensa; protliorace latitudine basali multo breviori, versus apicem fortiter coarctato, subtiliier et dense punctato, linea média longitudinali a basi ad apicem subelevala ornato ; elytris profunde punctalo-striatis, interstitiis RECUEILLIS AU JAPON PAU M. G. LEWIS. 199 granulis nilidis pilisque squamœformibus densis ornatis, i° et 3» convexioribus, 2» angustato et depresso. Long. 2 mill. Les différences entre l'espèce actuelle et le Phlœosinus Haagi, des États-Unis, sont peu sensibles ; l'espèce japonaise paraît un peu plus grêle, son pronotum est rétréci au sommet d'une manière plus brus- que, sa ponctuation est distinctement plus serrée et plus rugueuse ; enfin les granulations des intervalles des élytres sont plus grosses, plus lisses, moins nombreuses que dans le Ph. Haagi. Les autres espèces du genre sont plus faciles à distinguer. M. Lewis a trouvé ce type à Hiogo ; j'en ai vu quatre exemplaires. SOUS-TRIBU IX. SGOLYTIDES VRAIS. Scolytus japonicus. Oblongo-ellipticus, nitidulus, piceo-niger, antennis, femoribiis apice, tibiis tar- sisque rufo-brunneis, prolhorace latitudine non longiori, siibliliter et parce punc- talo, punctis ad apicem longioribus et confluentibus ; elytris prolhorace longioribus, subattenuatis, slriis et interslitiis inœqualiter, striis forliter, inlerstitiis sublilius punctatis, strigellisobliquis ad sutiiram muUis. Long. 2 1/2 mill. $ Fronte subconcava, pilis flavescentibus ccnvergentibus ornala. Cette forme nouvelle appartient à la seconde division du genre Scolytus, qui se compose des espèces chez lesquelles les segments abdominaux sont simples dans les deux sexes. Cette division est elle même divisée en deux groupes, selon que les élytres sont pourvues ou non de fines stries obliques ; le Scolytus japonicus possède de sembla- bles stries et se rapproche par la taille des S. rugulosus Koch, et S. amygdali Guér-Mén ; il se distingue du premier par son pronotum bien moins fortement ponctué, par ses élytres dont les intervalles sont plus légèrement ponctués que les stries ; il s'éloigne du second par sa coloration obscure, par la ponctuation plus égale du prono- tum et plus profonde des élytres. M. Lewis signale cette espèce comme vivant dans le prunier, à Nipon et Kiushiu. 'iOO SCOLYTIDES ?Q (I) SOUS-TRIBU X. TOMICIDES. Stephanoderes tristis. Subelo7igalus, cylindricus, aler, anlennis pedibusque iestaeeo-ferrugiiieis, selis griseis erectis adspersus ; thorace brevilcr ovato, longiludine et latitudine subœquali, post médium dilatato, antrorsmn et summa basi angiistato, margine apicaligra- nulis 4 prosilientibtis conferlis ornalo, dorso antice plaga siiborbiculari granulorum ruditer scabralo , postice laleribusqiie granidoso-punclalo ; elylris cylindricis, ultra médium parallelis, punctalo-striatis,interstitiis transversim nigiilosis, sublilissime Lineato-piinctalis pilisque brevibus serialis ornatis, poslice oblique rolundatis. — Long. : 2 millim. Thorace ovato, post médium dilatato, summa basi angustato, apice granulis confertis, dorso plaga granulorum subtriaugulari, elytris cylindricis ultra médium parallelis, sat profunde punctato-striatis ab affinibus dignoscitur. Tomicus (subg. Cyrtotomicus Ferr.) angulatus. Subelongalus, cylindricus, thoracebreviter ovato, dorso posleriore omnino jorliler punclalo ; elytris sat profunde punclalo-striatis, interstitiis omnibus œqualiler {antice et postice) punctorum série ornatis ; apice abrupte Iruncato-seloso, retusio- nis fundo ruguloso-pimctato, lateribus ulrinque ^i-denticulalo, dente 2° duplicata, margine apicali elevato. — Long. : 3,b-4 millim. Tomico nobili Wollast. simillimus, sed multo minor, elytrorum interstitiis basi punctis singulis ornatis, dignoscitur. EIDOPHELUS nov. gen. Caimt mhglohosum in thorace retractum. Antemw funiculo 4-articulato^ capitulo subsolido compacto, Maxille mala intus setis rigidis ciliaia. Tibicd sublinearcSi cxtus spinulosey tarsis articulis 3 primis simplicihus. (1) Par M. Eiclihoff; Saarbourg (Lorraine), juin 1874. lŒCUElLLlS AU JAPON PAK M. G. LEWIS. E. imitans. 201 Elongalus, cylindricus, thoraceovato, dorso poslice profimde punctato,linea média abbreviala levi; elylris for Hier slriato-punctalis, postice oblique sublruncatis,juxla siUuram utrinque leviter retusis, siiblililer siiblineato-piinclalis, sutura poslice elevala margineque laterali granulis minulis ornatis. — Long. : 1,5 millini. Pityophthoro Lichtensteinii Ratz. sat similis, secl magis cylindricus et antennarum funiculo 4-articulato, capitule subsolido dignoscitur. Dryocoetes (??) apatoides. Subelongalus. cylindricus, 7iigro-piceiis,antennis pedibusque testaceo-fernigineis ; Ihorace laleribus subrectis, dorso antice rugulis Iransversis, subconcentrice ordina- lis, asperato, postice disperse granulato ; elylris cylindricis piinctato-strialis, stria sulurali profundiore, inlerstiliis sublililer lineato-punclatis, apice subtruncalo, subcostalo et granulis seriatis ornaio. — Long. : 2 millim. Forma singulari , prsesertim tlioracis , quodammodo familiam Apatidarum imitans. Dubium an hujus generis. Spécimen unicum dissecare mihi non licuit. Xyleborus atratus. Oblongus, cylindricus. niger, anlennis pedibusque teslaceis; ihorace subquadrato laleribus leviter rolundatis, dorso antice exasperato, poslice dense fortiter punclalo ; elylris cylindricis, lineato-punclatis ; interslitiis subœqiie lineato-punclatis ; declivi- tate apicali convexa rotundata, juxla suluram uh'inque longitudinaliler manifeste depressa, interslitiis slriarum omnibus granulis minutis seriatim ornatis. — Long. : 5 millim. Xyleboro dispari Fabr. similliraus, sed thorace lateribus minus rotundatis, dorso postice fortiter punctato, elytris apice utrinque juxta suturam longitudinaliter impresso dignoscitur. Xyleborus compactus. Breviterovalis, cylindricus, niger, nitidus, anlennis pedibusque teslaceis ; ihorace globoso, supra antice rugis subconcentrice ordinalis exasperato ;postice sublevi, con- gerie basali média punclorum {ante scutellum) ornato ; elylris supra a basi ad apicem {longitudinaliter) œque pulvinalo-convexis , sublililer lineato-punclatis, interslitiis subœque serialo-punclalisselosisque. Long. : vix 1.5 millim. Xyl. curtulo Eichli. simillimus, sed thorace magis rotundato glo- boso, dorso liuea basali dense punctato haud dense hirta, a ceteris 202 SCOLYTIDES uffinibus colore, corporo brevi, elytris sequaliter convexis, regulariter lineato-punctatis clignoscitur. Xyleborus rubricollis. Oblongus, cylindricus, ruber, tliorace globoso, Laleribus roliindatis, dorso anlicc forliter,postice sublilius ruguiis Iransversis exasperalo; elylris ])iceis,striato-pHnc- talis, interslitiis subœque rarius lineaio-piinclalis ; dedivitale apicali convexa rolundala, inlersliliis omnibus granulis minulis ornatis. —Long. : 2,5 niillim. Xyleboris dichroo et rufithoraci Eichli. similis, scd tliorace dorso lîostice densiiis ruguloso-punctato et elytris regulariter striato- punctatis dignoscitur. Xyleborus validus. Oblongo-elonqalus, cylindricus, 7iigro-piceiis, anlennis pedibusque ferrugineis ; thorace siibquadralo, laleribus et margine apicali rolutidalis, dorso posiice sublililer punciulato; elytris cylindricis, slr.ialo-punctalisjnterstiliis punctorum série orna- lis ; dedivitale apicali sublritncala, convexa, inlersliliis omnibus tuberculis seria- lis, aculis, armala. — Long. ; 4 millim. X. adelographo Eichh. valde affiuis, sed thorace breviore antice rotundato et elytris ultra médium cylindricis parallelis, apice obli- que subtruucatis, dignoscitur. Xyleborus sobrinus. Elongalus, parum nilidus, piceus, anlennis pedibusque testaceis ; thorace cylin- drico elytris fere latiore, dorso posiice levi opaco ; elytris relrorsum sensim angu- slalis, sublililer striato-piinclalis, inlersliliis serialim punclulalis ; dedivitale api- ' caliopaca, inlersliliis l»ei 5° granulorum série, supra ultra versiiram excurrenle ornalis, inlerslilio 2° longiludinaliler siibsulcalo immuni. — Long. : 2 niillim. X Saxesenii Ratz. quam maxime affinis, sed paullo minor et non- nisi elytris retrorsum angustioribus cautissime dignoscitur. Xyleborus festivus. Major, cylindricus, brunneo-lestaceus, thorace laliludine longiorc, laleribus réé- lis, dorso posleriore sat profunde punclalo ; elytris striato-punclalis, interslitiis subœque lineato-punctatis; dedivitale apicali convexa rolundala, nilida, subrugu- losa, sublililer slrialo-punclala, striis versus angulum suluralem leni arcu flexis, RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 203 interslitiis 1» et 5" utrinque granulorum série, 2" superne {m ipsa declivitate) gra- nulis binîs ornatis. — Long. : 4 millim. Magnitudine fere X. celsi Eichh.., sculptura vero propius Z. xylo- grapho Say et X. projjînquo Eichh. affinis, sed ab his magnitudine et interstitio 2° declivitatis superne granulis singulis manifeste ornato statim dignoscitur. Xyleborus vicarius. Major, brmineo-testaceus ; elytris infuscalis, cylindricis ; thorace latitudine lon- giore, lateribiis redis parallelis dorso postice sublililer sparsim puncLato ; elytris Iransversim subliliter ntgulosis, subtiliter irregulariter strialo-punclatis, intersli- tiis rarius serialim piinclatis ; declivitate àpicali obliqua, convexa,nitida, subseria- tim areolato-punclala, interslitiis 1<* postice elevato et 3° granulis utrinque ternis ornatis, 2» leviter depresso immuni. — Long. ; 3 millim. O^ spécimen unum vidi, quod marem hujus speciei habeo, thoracem exhibet dorso antice profunde excavatum, margine apicali réflexe medio acuminato subcornuto. Xyl. Kraatzii Eichh. valde similis, sed major, elytris fortius irre- gulariter lineato-punctatis, interstitio 2° apice utrinque leviter im- presso caute dignoscitur. TABLE Blaslophagus niinor, Hartm , ■ . • 198 — piniperda, Fabr., 197 Dryocoeles (??) apaioides, Eiclih 201 Eidophelus imilans, Eichli » Hylasles interslilialis, Cliap 196 » obscurus, Chap '. . lOT » parallelus, Chap 196 Phlœosinus Lewisi, Chap 198 » perlalus, Chap » Scolytus japonicus, Chap 199 Slephanoderes Iristis, Eichh 200 Tomicus angulalus, Eichh » Xyleborus atralus, Eichh 201 » compaclus, Eichh » » festivus, Eichh 202 )) rubricollis, Eichh » » sobrinus, Eichh » )) validus, Eichh » » vicarius, Eichh 203 APERÇU MONOGRAPHIQUE DU GKNRE lO 1,'UN DES DÉMEMBREMENTS DE LA GRANDE FAMILLE DES SATURNIDES par leD J.-A. BOISDUVAL. — SÉANCE DU S SEPTEMBRE 1874. — GENRE 10. {Phalœna Cramer, i?ow%;2; Fabricius, Automeris^ Oamelia et Hyyefchiria Hubner). On s'étonnera sans doute que, contrairement à la règle suivie en entomologie, nous ayons pris pour nom générique le mot lo appliqué antérieurement par deux auteurs à deux espèces différentes, l'une figurée par Cramer, et l'autre décrite par Fabricius. Si, contre notre habitude, nous avons commis cette infraction, en imitant ce qui a lieu journellement dans les autres branches de la Zoologie et en Botanique, nous n'avons agi ainsi que pour éviter la confusion et ensuite parce que le nom d'/o caractérise beaucoup mieux qu'aucun autre toutes ces espèces dont les ailes inférieures sont ornées en dessus d'un œil discoïdal. Nous pourrions dire, en faveur de notre justification, que l'exemple nous est venu d'en haut; Latreille, notre illustre maître, avait déjà créé le genre ldœ,a avec le Papilio Idœa des anciens auteurs, et que, plus récemment, on a fait avec le Ceram- byx Rosalia le genre Rosalia, etc. Nous ajouterons en outre que, depuis quelques années, certains entomologistes, à l'exemple des botanistes, emploient des noms d'hommes comme noms génériques, ce que n'avaient jamais fait les auteurs qui nous ont précédés. C'est ANNALKS bU LA SOC. KNTOM. DE liELGIUUE, T. XVIII. 2G 206 APERÇU MONOGRAPHIQUE une autre irrégularité à laquelle on ne fait plus attention aujour- d'hui. Hubner, dans son Catalogue, partage nos lo en trois coitus ou genres : Automeris, Gamelia et Hyperchiria. Nous nous demandons pour quelle raison certains lépidoptéristes ont choisi de préférence le nom peu euphonique d'' Hyperchiria, qui ne renferme que deux espèces, plutôt que celui moins dur d''Aut07neris qui comprend les trois quarts de celles figurées par Cramer? Au reste, nous avons dit et répété à satiété, qu'avec Ochsenheimer, Treitschke, Duponchel et Guénée, nous n'attachions aucune importance aux coitus indiqués par cet habile iconographe, d'après des espèces qu'il n'a jamais vues en nature, et que nous considérions ces sortes de genres comme n'étant pas nés viables. Linné n'a connu aucune espèce du genre lo. Mérian en a représenté quatre avec leurs chenilles, mais, à l'exception d'une espèce qui se rapporte probablement à Libéria, les autres sont indéterminables. Cramer en a figuré quatorze provenant toutes de la Guyane hollan- daise. Stoll a donné la figure des chenilles de six espèces élevées à Surinam. Fabricius, dans son Eiitomologia systematica, décrit cinq espèces, parmi lesquelles il n'a peut être vu en nature que celle de l'Amérique septentrionale, représentée dans l'ouvrage d'Abbot. Hubner, Exot. Schmett., a donné la figure de quatre espèces et Her- rich'Schseffer, d'un pareil nombre. M. Felder en figure onze de divers points de l'Amérique centrale ; Latreille, une espèce de la Nouvelle- Grenade et M. Grote, une autre des États-Unis. CARACTERES DU GENRE 10. Chenilles : Cylindriques, munies de bouquets de poils roides ou d'épines garnies de poils rigides , implantés sur des tuber- cides. MétamoT'phoses : Dans une coque, entre les feuilles des arbres où les chenilles ont vécu. Chrysalides : Obtuses. Insecte par/ait : Palpes recouverts de poils écailleux, avec le dernier article obtus, squameux. Trompe rudimentaire , impropre à la nutrition. Antennes des mâles pectinées. Anten- nes des femelles ciliées. Ailes larges, les supérieures recou- vrant les inférieures dans le repos ; ces dernières toujours mar- quées au centre d'un œil assez grand. Corps robuste. UU GENRE 10. 207 Les chenilles de ces lépidoptères, au moins celles sur lesquelles nous avons des renseignements certains, vivent en société dans leur jeunesse, sur différents arbres et arbustes. Au rapport de MM. An- née, Lacordaire, Lassaux, etc., on ne doit les toucher qu'avec pré- caution, car les poils dont elles sont hérissées déterminent aux mains des cuissons beaucoup plus fortes que celles que font éprou- ver les orties. Elles sont communes et très faciles à élever. Les espèces sont nombreuses et plus localisées que beaucoup d'autres Saturnides. Ainsi celles du Brésil se retrouvent assez rarement à Cayenne et à Surinam. Il en est de même pour celles de la Colombie et du Mexique. Autrefois les Hollandais recevaient fréquemment les espèces de Surinam; aujourd'hui la plupart de ces espèces manquent à nos collections. Espérons que M. Bar, entomologiste distingué qui réside à Cayenne depuis longtemps, retrouvera à la Guyane française toutes celles figurées dans l'ouvrage de Cramer. Quoique le genre lo soit l'un des plus tranchés dans la grande famille des Saturnides, il ne faut pas cependant se dissimuler qu'il a de grands points de contact avec le genre Trichone {lo sub-cœca du Brésil) ainsi qu'avec les espèces de notre genre Ariane^ telles que Tarquiiiiiis, Remifera, Triangularis, Fraterna^ ThUptophana, Vulpes^ Theobromœ, Avia et autres espèces propres à l'Amérique équinoxiale, dont les chenilles sont également munies de bouquets de poils roides ou d'épines hispides implantés sur des tubercules. Il touche de près aussi les Bombyx Eglanterina et Maja de l'Amérique du nord. Comme dans la plupart des Noctiia, les mêmes caractères, sauf quelques modifications, se reproduisent dans les lo ; chez toutes les espèces, on voit sur les ailes supérieures une raie transversale en dehors de la base, une marque plus ou moins nette entre le milieu delà côte et l'extrémité de la cellule discoïdale, et toujours une raie ou ligne oblique partant du milieu du bord interne pour aller se terminer plus ou moins près de la pointe apicale ; dans toutes les espèces, sans exception, il y a sur le disque des ailes inférieures un œil arrondi, suivi d'une raie semi-circulaire ; en dessous, les pre- mières ailes offrent un œil correspondant à la marque du dessus ; les secondes ailes, au contraire, n'ont ordinairement qu'un point central correspondant à l'œil de la face opposée. Nous ne nous flattons pas d'avoir vu toutes les espèces, il y en a probablement plus à découvrir dans les vastes forêts de l'Amérique que l'on n'en connaît. Il doit même en exister dans les musées ou dans des collections particulières un certain nombre que nous n'avons pu décrire. Il serait à désirer cependant que les entomolo- gistes qui ont à leur disposition des matériaux suffisants entrassent dans la même voie pour d'autres groupes de la même famille. On aurait ainsi, au bout de quelque temps, une série de petites mono- 208 APERÇU MONOGRAPHIQUE graphies dont rensemble formerait l'histoire aussi complète que possible des Saturnides à l'époque actuelle. Nous ne terminerons pas sans remercier de leur obligeance les personnes qui ont eu la bonté de mettre leur collection à notre dis- position, particulièrement M. Ch. Oberthur, de Rennes, qui a reçu de Cayenne beaucoup d'espèces de la Guyane. Juin 1874. D'' Boisduval. 1. — I. Janus. — Cramer, 64, A. B. — Fabricius, Ent. Syst. III, pars 1, p. 412.15. Envergure du mâle, environ 15, de la femelle, de 18 à 19 centi- mètres. C'est la plus grande des espèces connues. Ailes supérieures poin- tues au sommet, de couleur roussâtre, avec le milieu d'une teinte plus pâle ; une raie sinueuse, transversale à la base, limitant en de- hors un espace sombre ; un petit trait sous-costal ponctiforme, noi- râtre; sur le tiers postérieur une ligne oblique, droite, très légère- ment tremblée, brune, un peu doublée de jaunâtre, allant du bord interne à la côte, mais très éloignée du bord marginal ; le bord ter- minal marqué d'une bande marginale d'un gris jaunâtre. Ailes inférieures avec le bord terminal et le disque de couleur jaunâtre; le reste de la surface d'un rouge vineux; un grand œil central noir, un peu saupoudré dans son milieu d'atomes d'un gris jaunâtre, divisé par une lunule blanche. Dessous des ailes supérieures jaunâtre, marqué d'un œil noir un peu saupoudré d'atomes blanchâtres ; le bord interne d'un rouge vineux depuis la base jusqu'au delà du milieu, ainsi que la ligne or- dinaire. Dessous des ailes inférieures d'un gris jaunâtre, avec une lunule centrale brune, suivie de deux raies transversales de la même cou- leur, dont la postérieure sinueuse, un peu obsolète. Chez la femelle, ligurée par Cramer, l'œil du dessous des premières ailes est marqué d'un croissant blanc. Il se trouve à Cayenne et à Surinam. M. Oberthur nous a com- muniqué un exemplaire mâle élevé de chenille à Cayenne, par M. Bar. 2. — I. Mestli. — Salle, Revue et Mag. de Zool. Sér. II, V. Envergure, 14 centimètres. Ailes supérieures très pointues, d'un gris roussâtre avec un point discoïdal noirâtre obsolète; une raie transversale, sinueuse, un peu DU GENRE 10. 209 obscure, à peine visible, située vers sa base, et une ligne oblique, droite, brunâtre, bien indiquée, allant du milieu du bord interne à la côte, mais très éloignée du bord terminal. Ailes inférieures d'une couleur un tant soit peu plus pâle, avec la base et une partie du bord interne couvertes de poils d'un rouge vineux ; le disque marqué d'un grand œil noir à centre d'un gris blanchâtre, divisé par une petite ligne blanche sinuée ; en arrière de l'œil, une raie noire en demi cercle, suivie d'une bande de même forme d'un rouge vineux. Dessous des ailes d'un gris jaunâtre ; celui des supérieures marqué d'un œil très noir à pupille blanche; le bord interne d'un rouge vineux depuis la base jusqu'au delà du milieu ; celui des inférieures marqué d'une petite lunule centrale blanche. Nous avons reçu cette belle espèce du Mexique. M. Salle a donné dans la Revue et Magasin de Zoologie, une très bonne figure de cette espèce, qui n'est peut-être qu'une variété locale de Janus. P'eu Nieto, entomologiste à Orizaba, en a souvent élevé la chenille. 3. — I. Zelleri. — Ilypercfiiria Zelleri. Grote etRobinson, Trans. of the American Ent. Society, vol. II, pag. 193, pi. 2, fig. 65. Envergure de la femelle, 13 centimètres. Port de Pylades et d'Egeus, mais un peu plus grand. Ailes supé- rieures très-légèrement pointues au sommet, moins que Janus et Mestli. Leur base garnie d'une villosité brune, bordée en dehors par une couleur plus intense ; le milieu de ces mêmes ailes d'une teinte beau- coup plus claire, avec une bande transversale; souscostale courte, dentée extérieurement, marquée dans son centre d'une lunule blanche; la ligne ordinaire pâle, un peu courbe, se terminant loin de la pointe apicale; une ombre obscure allant de la côte au tiers de la ligne ordinaire ; une raie sinueuse plus pâle que le fond sur le bord terminal. Ailes inférieures couvertes à leur base d'une épaisse villosité jau- nâtre ; un grand œil discoïdal, largement cerclé de noir avec le centre pâle, marqué d'un point noir divisé par un petit trait blanc; en arrière de l'œil, deux bandes transverses régulières, de couleur brunâtre. Dessous des ailes d'un brun très clair ; celui des supérieures avec la même marque discoïdale que sur sa face opposée; celui des infé- rieures avec un point central blanc suivi de deux raies obsolètes, obscures. Décrit d'après M. Grote, qui en a donné une description très dé- taillée. 210 APERÇU MONOGHAPHIQUE MM. Grote et Robinson n'indiquent pas la patrie de cette grande espèce, ils disent seulement que c'est une belle addition à la faune des États-Unis. Nous la soupçonnons du Mexique. Le mâle doit être, comme dans Egeus, beaucoup plus petit que la femelle. 4. — I. Egeus. — Cramer, 64, C. Envergure du mâle, environ 10, de la femelle, 13 centimètres. Ailes supérieures du mâle rembrunies, avec deux bandes médianes, la ligne ordinaire et l'extrémité d'un brun noirâtre. Ailes supérieures de la femelle d'un brun pourpre, avec trois bandes transverses, d'un gris glacé de violâtre, ces bandes partent d'un peu au dessous de la côte et se terminent à la ligue ordinaire ; celle- ci est un peu courbe, noirâtre, liserée d'un peu de gris-violâtre, et se termine, comme dans Zelleri^ loin du bord terminal ; bord marginal glacé de gris violâtre, précédé en dedans d'une bande sinuée de la cou- leur du fond. Ailes inférieures, chez les deux sexes, couvertes à la base, surtout du côté interne, d'une villosité d'un fauve vif; leur centre marqué d'un grand œil noir, grisâtre dans son milieu, avec une pupille noire; en arrière de l'œil une raie noire en demi cercle, suivie d'une bande maculaire de même forme, constituée par des taches un peu carrées d'un gris violâtre, ainsi que le bord marginal. Dessous des ailes rougeâtre avec deux bandes transverses com- munes ; les supérieures avec un œil noir et les inférieures avec un point central blanc. Abdomen d'un fauve vif; corselet brun. Guyane. M. Oberthur nous a communiqué un très bel exemplaire femelle, élevé de la chenille à Cayenne, par M. Bar. Nous possédons une femelle semblable, élevée au Brésil. 5. —I. Boops.— Felder, NovaraExp. Zool. Theil,Band 2, pi. 89, f. 6. Envergure, 13 à 14 centimètres. Ailes supérieures d'un gris violâtre pourpré, avec la base et l'ex- trémité plus brunâtres ; la raie extra-basilaire noirâtre, sinuée; la ligne ordinaire un peu courbe en dedans, d'un gris-violet blanchâtre, doublée de brun extérieurement, se terminant sur la côte loin du som- met; entre ces deux raies, deux bandes courtes brunâtres, dont une sur la cellule discoïdale, entourée au dehors de trois points et en dessous de deux points semblables ; elle est marquée en outre d'un point central brun ; entre la ligne ordinaire, sur une partie plus obscure que le milieu de l'aile, une raie tortueuse jaunâtre, devenant violâtre dans sa partie inférieure. Ailes inférieures d'un jaune d'ocre pâle, avec la base et une partie DU GENRE 10. 211 du bord interne largement garnies d'une villosité fauve ; un grand œil noir dont tout le centre est d'un jaune d'ocre, marqué d'une tache noire arrondie; en dehors de l'œil deux bandes noires parallèles d'un brun noir, un peu crénelées en dehors, dont la première forme un V renversé au dessus de l'angle anal. Dessous des ailes d'un gris roussâtre, avec un œil noir pupille de blanc sur les supérieures et un point blanc sur le disque des infé- rieures. Corselet fauve tacheté de brun. Abdomen d'un fauve vif. Amérique centrale. Nota. — Chez les individus frais la base des ailes supérieures est garnie de poils fauves. 6. — I. Palegon. — Boisd. Envergure du mâle, de 9 à 10, de la femelle, 12 à 14 centimè- tres. Il a le port du Boops. Ailes supérieures du mâle d'un gris plus ou moins jaunâtre, lavé de pourpre, aveclabase etl'extrémité plus fon- cées ; la raie extra-basilaire brune, sinuée ; la ligne ordinaire égale- ment brune, liserée en dedans de blanc violâtre, se terminant assez loin du sommet ; entre ces deux lignes, la marque ordinaire indiquée par quatre points noirs, dont deux sur le côté externe et deux sur la nervure médiane. Ailes supérieures de la femelle glacées de gris violâtre. Ailes inférieures d'un glauque ochracé dans les deux sexes, avec la base largement garnie de poils fauves ; un très grand œil noir, d'un gris un peu jaunâtre au milieu, avec quelques atomes blancs ; en arrière de l'œil une raie noire demi circulaire, lui adhérant un peu dans la femelle ; en arrière de celle-ci une bande noire assez large formée de taches réunies qui la rendent crénelée. Dessous des ailes roux ; celui des supérieures avec une tache noire irrégulière sans pupille bien apparente ; celui des inférieures avec un gros point blanc discoïdal. Corselet brun. Abdomen d'un fauve un peu roux. Nous l'avons reçu du Brésil. Nota. — On distinguera facilement cette espèce de Boops, en ce qu'elle n'a pas le corselet fauve, marqué détaches noires, et d'Egeus, par la direction de la ligne ordinaire qui est droite, etc. 7. — I. CoRESUS. — Boisd. Ann. de la Société Entomolog. de France. Envergure du mâle, 9, de la femelle, 10 à 11 centimètres. Ailes supérieures de couleur grisâtre dans les deux sexes, avec quelques ombres plus obscures ; une raie transversale, extra-basilaire 212 APERÇU MONOGRAPHIQUE oblique, un peu sinuée, brune, bien indiquée, la ligne ordinaire bien nette, courbe de dedans en dehors, brune, liserée de blanchâtre sur son côté interne; vers la cellule discoïdale, une marque noire, simu- lant grossièrement une espèce d'E, renfermant un point central de même couleur ; en dehors de cette marque, une bande brunâtre allant de la côte au milieu de la ligne ordinaire. Ailes inférieures d'un fauve vif, avec un grand œil noir, grisâtre au centre, où il est saupoudré d'atomes d'un beau blanc ; en arrière de cet œil, une raie noirâtre festonnée, suivie d'une bande brunâtre; bord terminal grisâtre. Dessous des ailes d'un brun roussâtre ou un peu rougeâtre ; un œil très-noir, pupille de blanc, sur les supérieures et un très gros point blanc sur le disque des inférieures. Corselet brun. Abdomen entièrement d'un fauve vif. Cette espèce, aujourd'hui assez répandue dans les collections, a été découverte aux environs de Buenos-Ayres, il y a une douzaine d'années par feu Lassaux. Sa chenille, nous a-t-il dit, vit dans sa jeunesse en familles nombreuses sur un arbuste delafamilledesEu- phorbiacées assez commun au bord des eaux. 8. — I. Banus. — Boisd. Nous ne connaissons que la femelle ; elle est de la taille de l'espèce précédente. Ailes supérieures d'un brun rougeâtre assez clair, avec l'extrémité d'un brun plus obscur ; la raie extra-basilaire, transver- sale, sinuée, un peu obscure ; la ligne ordinaire, droite, brune, lise- rée en dedans de quelques légers atomes blanchâtres, se terminant assez loin du sommet. Sur la cellule discoïdale une marque brunâtre accompagnée en dessous, sur la nervure médiane, de deux points noirs alignés et, en dehors, sur une autre nervure, d'un point sembla- ble ; le bord extérieur qui est plus obscur que la couleur du fond, offre une raie ondulée, presque effacée, de couleur pâle. Ailes inférieures d'un fauve pâle, avec un grand œil noir, grisâtre dans son milieu, où il est marqué d'atomes blancs et d'une raie mal définie de la même couleur ; en arrière de l'œil une raie noire en demi-cercle très légèrement festonnée, suivie d'une autre raie d'un roux un peu ferrugineux ; le bord terminal d'un gris roussâtre, sablé de petits atomes blanchâtres. Corselet brun, abdomen fauve avec les articulations brunâtres. Décrit sur une femelle très pure que nous avons reçue du Mexique. 9. — I. Abdominalis. — Felder, Novara Exp. Zool. Theil, Bnd 2, pi. 93, f. 3. Envergure du mâle 10 1/2 centimètres. DU GENRE 10. 213 Nous ne connaissons pas en nature cette grande et belle espèce, figurée par M. Felder. Port de Coresus. Ailes supérieures d'un gris brunâtre, lavé d'un peu de rougeâtre, avec une villosité jaunâtre tout près de la base ; la raie extra-basilaire, brune, sinuée, bien marquée; la ligne ordinaire jaunâtre, doublée de brun en dehors, un peu courbe à son extrémité supérieure, se terminant à un demi centimètre du sommet ; sous la côte, un œil d'un brun-noir , pupille de blanc ; le bord terminal marqué d'une bande sinuée, jaunâtre. Ailes inférieures d'une belle couleur fauve, avec un œil gris, lar- gement cerclé de noir, marqué dans son centre d'une tache noire, prolongée en pointe inférieurement et divisée par un croissant blanc; en arrière de l'œil, une raie noire festonnée, suivie d'une raie d'un gris brunâtre; le bord extérieur également d'un gris brunâtre. Corselet brun. Abdomen fauve, avec les articulations d'un brun foncé. Nous ignorons de quelle partie de l'Amérique équinoxiale elle a été envoyée à M. Felder. 10. — I. Phales. — Boisd. Envergure du mâle, 7 1/2 centimètres. Ailes supérieures d'un roux légèrement fauve, avec la raie extra- basilaire jaunâtre; la ligne ordinaire un peu courbe, également jaunâtre, un tant soit peu sinuée vers son extrémité apicale ; la mar- que sous-costale brunâtre, peu apparente, bordée en dehors de petits points noirs; une bande marginale sinuée, plus claire que le fond. Ailes inférieures d'un roux jaunâtre, avec un grand œil d'un gris jaunâtre, marqué au centre d'une tache blanche et entouré d'un large cercle noir ; en arrière de l'œil, une raie noire un peu sinuée, suivie d'une raie obsolète brunâtre. Dessous des ailes d'un roux vif, plus foncé aux extrémités ; celui des supérieures avec un œil noir pupille de blanc ; celui des infé- rieures avec un point discoïdal blanc; deux bandes obsolètes com- munes, d'un brun ferrugineux, sur le tiers postérieur. Corselet un peu brun. Abdomen de la couleur des secondes ailes. Décrit sur un individu mâle que nous avons reçu de l'Amérique méridionale. 11. — I. Pylades. — Boisd. Envergure du mâle, 9 à 10, de la femelle, 12 à 13 centimètres. Il a le port de Libéria. Ailes supérieures du mâle un peu pointues au sommet, d'une couleur roussâtre, avec une raie sinueuse extra- basilaire un peu jaunâtre, obsolète, deux bandes courtes sous-cos- ANN\LES I>B LA SOC. BNTOM. DE BELCIQUE, T. XVIII. 27 2U APERÇU MONOGRAPHIQUE taies brunes et la ligne ordinaire un peu courbe de dedans en dehors, un peu jaunâtre et allant se terminer assez près du sommet. Ailes supérieures de la femelle de couleur rougeâtre, tirant un peu sur le violâtre, avec les bandes transverses plus accusées que chez le mâle. Ailes inférieures fauves dans les deux sexes, avec un grand œil discoïdal noir, à centre d'un gris jaunâtre ; marqué dans la femelle d'une petite tache noire sablée de blanc et d'un petit arc de la même couleur ; dans le mâle, la petite tache noire est moins nette, mais les atomes blancs sont plus nombreux ; en arrière de l'œil, une raie semi- circulaire en feston, suivie d'une bande rougeâtre, obsolète. Dessous des ailes d'une couleur roussâtre claire; celui des supé- rieures avec un œil noir pupille de blanc ; celui des inférieures avec un point central blanc ; outre cela, deux bandes communes brunâ- tres, obsolètes, situées sur le tiers postérieur. Corselet brun. Abdomen entièrement fauve. Nos exemplaires viennent du Brésil. M. Oberthur nous a commu- niqué une femelle comme venant de Surinam, ce qui nous paraît peu probable, attendu que l'abdomen est bourré avec du coton, comme cela se fait souvent au Brésil. Nota. Dans certaines femelles, la pupille blanche de l'œil des ailes supérieures reparaît en dessus. 12. — I. Coites. — Boisd. Port du Pylades. Généralement d'une taille un peu moindre. Ailes supérieures du mâle d'un gris roussâtre, avec une raie extra-basilaire jaunâtre, ainsi que la ligne ordinaire, qui est un peu courbe de dedans en dehors et qui se termine assez près du sommet ; entre ces deux raies, une tache transversale brunâtre ; sur le bord terminal, une raie obsolète, sinueuse, d'un gris jaunâtre. Ailes supérieures de la femelle d'un gris violâtre pourpré, avec trois bandes brunes, dont l'extra-basilaire sinueuse, les deux autres courtes, ne dépassant pas la nervure médiane ; la ligne ordinaire blanche ; la raie sinueuse du bord terminal très eiïacée. Ailes inférieures d'un fauve vif dans les deux sexes ; avec un grand œil noir, largement grisâtre dans le centre, marqué au milieu d'une tache noire saupoudrée de blanc et divisée par une petite ligne de la même couleur ; en arrière de l'œil, une raie noire festonnée, mais plus fortement chez la femelle que dans le mâle ; en arrière de cette ligne une bande d'un rouge ferrugineux ; bord terminal grisâtre. Dessous des ailes rougeâtre ; celui des supérieures avec un œil très noir pupille de blanc, celui des inférieures avec un gros point central blanc; deux bandes obsolètes brunâtres sur le tiers posté- rieur, dont l'extérieure un peu sinuée. Corselet brun. Abdomen d'un fauve vif* DU GENRE 10. 215 Cette belle espèce, très voisine de Pylades, n'en est peut-être qu'une variété locale. Selon Beske, elle est assez commune à la Nou- velle-Fribourg, auBrésil. Sa chenille, dont les épines rameuses occa- sionnent, lorsqu'on les touche, des cuissons plus fortes que celles de nos orties, vit en famille dans sa jeunesse sur le Cafeyer {Coffœa). Il est probable qu'elle vit aussi sur d'autres arbustes de la famille des Rubiacées. 12. — I. Libéria. — Cramer, 268, F. G. — Fabricius, Ent. Sysi, III, pars. I, p. 418, 35. — Hubner, Exot. Sammlung. Il a le port et la taille du Co/feœ. Ailes supérieures du mâle d'un gris jaunâtre, avec la raie extra-basilaire brunâtre, sinuée, bien indiquée ; la ligne ordinaire brune, courbe de dedans en dehors, se terminant assez loin de la pointe apicale ; au dessous du milieu de la côte, une tache transversale brunâtre, ne dépassant pas la nervure médiane ; vers le bord terminal, une raie sinueuse très obsolète, comme dans la plupart des espèces voisines. Femelle d'un tiers plus grande ; ses ailes d'un brun pâle glacé de pourpre violâtre, avec le même dessin que dans le mâle. Ailes inférieures d'un fauve vif avec un grand œil largement cer- clé de noir, lequel renferme dans son centre trois taches noires, oblongues, bordées de jaune, dont celle du milieu, qui est beaucoup plus grande, est coupée transversalement par une ligne d'un blanc de neige ; en arrière de l'œil, une raie noire festonnée et, derrière celle-ci, une bande étroite d'un brun rougeâtre ; le bord terminal de la même teinte que les ailes supérieures. Dessous des ailes d'un brun rougeâtre très clair, avec un œil noir pupille de blanc sur les supérieures et un point blanc sur le disque des inférieures. Corselet brun. Abdomen d'un fauve vif. Nous avons reçu cette espèce de Cayenne. M. Oberthur nous a communiqué un mâle et une femelle provenant de la même localité. La chenille, selon Stoll, vit sur un arbuste du genre Citrus. Elle est verte, avec des épines rameuses de la même couleur. Ses stig- mates sont fauves. Il y a aussi près des pattes, sur chaque segment, à partir du troisième, une tache oblougue jaune ; les pattes sont également jaunes ; l'extrémité du dernier anneau est brune, garnie de deux petites touffes de poils jaunes. Nouslafigurons,Pl.lV, fig. 1. 13. — I. Tridens. — Herrich-Schœffer, Exot. Schm., 309. Nous ne connaissons pas la femelle. Envergure des mâles, 8 1/2 centimètres. Ailes supérieures un peu falquées, avec une bordure extérieure jaune, un peu sinuée sur son côté interne ; la raie extra- basilaire jaune, sinuée; la ligne ordinaire courbe de dedans en 216 APERÇU MONOGRAPHIQUE dehors, également jaune, se terminant assez près du sommet; entre ces deux lignes, sous la côte, une tache brune, transversale, offrant sur son côté extérieur trois petits crans, un peu en forme de dents, remplacés quelquefois par trois points. Ailes inférieures d'un fauve rougeâtre, avec un œil discoïdal noir, cerclé de jaune, d'un gris jaunâtre dans son centre, où il est marqué d'une tache blanche ; en arrière de l'œil, une raie noire, festonnée, assez étroite, légèrement liserée de jaune ; le bord extérieur un peu jaune, mais moins qu'aux ailes supérieures. Dessous des ailes d'un jaune-roux un peu fauve, avec un œil noir arrondi, à petite pupille blanche sur les premières et un petit point discoïdal blanc sur les secondes. Corselet brun. Abdomen d'un fauve roussâtre. Brésil. Nous n'avons reçu que deux mâles de Beske. La figure donnée par Herrich-Schseffer est très exacte. 14. — I. CiNCTisTEiGA. — Fcldcr, Novara Exped. Zool. Theil. Bnd. 2, pi. 99, f. 4. Il a tout à fait le port et la taille du précédent. Ailes supérieures dumâle d'un gris jaunâtre, plus obscur dans leur moitié postérieure; la raie extra-basilaire, sinuée, d'un gris jaunâtre plus pâle que le fond ; la ligne ordinaire de la même couleur, courbe de dedans en dehors, se terminant près du sommet et suivie d'une raie extérieure sinuée, aussi d'un gris jaunâtre ; au dessous de la côte, une tache brune, transversale, de même forme que dans l'espèce précédente. Ailes inférieures d'un rouge tirant sur le fauve, avec un œil dis- coïdal noir, cerclé de jaune, à centre d'un gris bleuâtre pupille de blanc. Corselet brun. Abdomen d'un fauve testacé. Amérique centrale. N'ayant point vu cette espèce en nature, nous en donnons la description d'après l'ouvrage de M. Felder. 15. — I. Amœna. — Boisd. Envergure du mâle, 7, de la femelle, 9 centimètres. Ailes supérieures du mâle un peu pointues au sommet, d'un gris roussâtre avec la base plus obscure; la raie basilaire jaunâtre, sinuée ; la ligne ordinaire également jaunâtre, un peu courbe ; sous la côte, au bout de la cellule discoïdale, une tache brunâtre trans- versale ; une bande obsolète, sinuée, plus pâle que le fond, sur le bord terminal. Ailes supérieures de la femelle d'un roux un peu violâtre, avec la partie comprise entre la ligne ordinaire et la raie extra-basilaire, d'un gris violâtre ; celle-ci sinueuse ; la ligne ordinaire d'un gris blanchâtre, se terminant, comme dans le mâle, assez loin du som- DU GENRE 10. 217 met ; la marque sous-costale un peu brunâtre, transversale, un peu pupillée de blanc ; entre celle-ci et la ligne ordinaire, une bande oblique, courte, de la couleur du fond ; le bord extérieur un peu plus pâle que la teinte générale. Ailes inférieures fauves dans les deux sexes, avec un œil noir, assez grand, à iris jaune, renfermant une tache noire marquée d'un croissant blanc ; en arrière de l'œil, une raie noire un peu sinuée, suivie d'une bande roussâtre ; le bord extérieur de la couleur des premières ailes. Dessous des ailes rougeâtre ; celui des supérieures avec un œil noir, moyen, pupille de blanc ; celui des inférieures avec un gros point blanc ; sur le tiers terminal, deux bandes communes brunâ- tres. Corselet brun. Abdomen fauve. Décrit sur un mâle et une femelle ex larva envoyés de Cayenne à M. Ch. Oberthur. Cette belle espèce, voisine de Jucujida, est bien distincte de toutes les autres par son œil renfermant un iris jaune. 16. — I. JucuNDA. — Cramer, 356, B. C. la femelle. Port et taille de Coffeœ. Ailes supérieures du mâle d'un roux très clair, panachées de gris-blanc le long de la côte ; la raie extra-basi- laire à peine sensible ; la ligne ordinaire blanche, se terminant près du sommet; une raie blanche sous les épaulettes. Ailes inférieures du mâle d'un roux clair un peu fauve ; sur le disque un œil noir cerclé de jaune, dont tout le milieu est d'un gris jaunâtre avec le centre blanc ; en arrière de l'œil, une raie étroite noire, semi-circulaire, un peu en feston, bordée de jaune en dedans. Ailes supérieures de la femelle lavées de blanc grisâtre, avec leur point d'insertion au corselet blanc ; la ligne ordinaire comme dans le mâle ; l'extra-basilaire à peine visible ; une tache brunâtre sur la cellule discoïdale et une bande de la même couleur allant de la ligne ordinaire au bord costal. Ailes inférieures de la femelle d'un rouge fauve avec la base cou- verte d'une villosité d'un fauve plus clair, l'œil et la raie semi-cir- culaire comme chez le mâle. Dessous des ailes dans les deux sexes d'une couleur roussâtre lavée de rougeâtre ; un œil noir à pupille blanche sur les supérieu- res; un gros point blanc sur le disque des inférieures. Corselet brun. Abdomen d'un fauve rougeâtre. 11 se trouve à Cayenne et à Surinam. Il habite aussi le Brésil d'où nous en avons reçu plusieurs exemplaires élevés de chenilles par Beske. Nous ne savons à quelle espèce rapporter un individu figuré par 218 APERÇU MONOGRAPHIQUE Cramer, pi. 149, A, comme un mâle de Jucunda. Nous le mentionnons ci-apros sous le nom de Divergens. 17.1.— DivEEGENS. — Boisd. — Phalœ7iaJucundamâle,Crâm.,24:9,A. Il est de la taille d'uft petit exemplaire d'yirmmm, dont il a le port. Ses ailes supérieures sont d'un roux un peu foncé, avec une bande transverse, jaunâtre, bien indiquée et une tache sous-costale noire, accolée en dehors à une tache jaunâtre; la ligne ordinaire est jau- nâtre, ainsi que l'extrémité des nervures. Les ailes inférieures sont d'un fauve roussâtre, avec un œil de la couleur du fond, cerclé de noir, marqué dans son milieu d'une tache noire pointillée de blanc; en arrière de l'œil, il y a une raie noire semi-circulaire assez courte. Le dessous, selon l'auteur que nous citons, offre sur chaque aile un point blanc entouré de noir et une bande transversale commune d'un rouge obscur. Le oerselet et l'abdomen sont représentés entièrement d'un jaune d'ocre. Il a été envoyé de Surinam au baron Rengers (Cramer). 18. — I. Eeisichton. Envergure du mâle, 6 3/4 centimètres. Il est petit et a un peu le port de Libéria mâle. Ailes supérieures un peu aiguës au sommet, d'un gris blanchâtre, avec la raie extra- basilaire droite, d'un ton brunâtre ; la ligne ordinaire courbe, un peu brunâtre, un peu arquée en dedans à son extrémité supérieure et se terminant au moins à un demi centimètre du sommet; sous la côte, une marque un peu plus obscure que le fond, correspondant à l'œil de la face opposée ; sur le bord terminal, une bande pâle, sinuée, très obsolète. Ailes inférieures fauves, avec un œil d'un gris jaunâtre, largement cerclé de noir, marqué dans son milieu d'une tache noire, divisée en trois par un trait blanc; en arrière de l'œil, une ligne noirâtre ondulée, suivie d'une raie parallèle, brunâtre, obsolète; le bord ter- minal de la couleur des premières ailes. Dessous des ailes d'un jaune roux; celui des supérieures avec un petit œil noir pupille de blanc, suivi d'une raie oblique brunâtre correspondant à la ligne ordinaire ; celui des inférieures avec un point discoïdal blanc, suivi de deux raies transverses très peu indi- quées. Corselet brun. Abdomen fauve. Nous l'avons reçu de Caracas. La femelle nous est inconnue. DU GENRE 10. !219 II. 19. — I. GoDAETii. — Boisd. Envergure du mâle, 7 3/4 centimètres. Ailes supérieures un peu pointues, au sommet, d'un roux lavé de fauve, avec le bord des épaulettes blanc ; la raie extra-basilaire jau- nâtre, sinuée ; la ligne ordinaire également jaunâtre, se terminant tout près de la pointe apicale ; la marge sous-costale brune, bien marquée, avec cinq petits points noirs, trois alignés en dehors, un au centre et un autre de l'autre côté de la partie inférieure de la marque en question ; sur le bord terminal une bande sinuée, margi- nale, d'une teinte jaunâtre. Ailes inférieures d'un fauve roux, avec un œil de la couleur du fond, largement cerclé de noir, marqué d'une petite lunule centrale noire, coupée par un trait blanc ; en dehors de l'œil, une raie noire, crénelée, bordée de jaune sur son côté interne. Dessous des ailes d'un roux clair ; celui des supérieures avec un œil noir bien arrondi, assez petit, pupille de blanc ; celui des infé- rieures avec un point discoïdal blanc ; deux bandes communes obso- lètes sur le tiers postérieur. Corselet brun. Abdomen roussâtre. Décrit sur un individu unique qui nous vient de Becker, et sur la patrie duquel il n'a pu nous donner aucun renseignement. Nous le soupçonnons du Mexique ou de la Colombie. 20. — I. Aeminia. — Cramer, 356, D. Envergure du mâle, 7 1/2 à 8, de la femelle, 10 centimètres. Cette espèce de la Guyane a, au premier aspect, un si grand rap- port avec une espèce commune, connue dans les collections sous le nom de Brasiliensis, qu'au premier coup d'œil on les confondrait facilement ensemble. Ailes supérieures falquées et pointues au sommet ; celles du mâle brunâtres avec une éclaircie blanchâtre vers le milieu du bord interne et sur la moitié inférieure du bord terminal ; la raie extra-basilaire brune et sinueuse ; la ligne ordinaire également brune, presque droite, se terminant sur la côte très loin de la pointe apicale ; une tache sous-costale brunâtre. Ailes supérieures de la femelle plus pâles et glacées de brun pur- purescent. Ailes inférieures d'un fauve vineux, tirant sur le rougeâtre dans les deux sexes, garnies à la base et le long du bord abdominal d'une villosité de la même couleur; un œil noir, arrondi, entouré de jaune citron, marqué dans son centre d'un croissant blanc ; en arrière de l'œil, une raie semi- circulaire noire, suivie d'une raie parallèle, d'un 220 APERÇU MONOGRAPHIQUE jaune citron ; le bord terminal de la couleur du fond des premières ailes. Dessous des ailes d'un gris brunâtre, avec un œil noir pupille de blanc sur les supérieures, et un point blanc sur le disque des infé- rieures. Corselet brun, avec un peu de blanc à l'insertion des ailes supé- rieures. Abdomen d'un fauve vineux rougeâtre. Il se trouve à Cayenne et à Surinam. Si l'on veut s'en donner la peine, on ne confondra pas cette espèce avec la suivante, dont la ligne ordinaire, arquée en dehors, va se ter- miner à la pointe apicale. La chenille, selon Stoll, vit sur le genre Citims ' et sur le grena- dier {Punica granatum). Elle est entièrement de couleur brune avec des épines rameuses d'un brun ferrugineux. 21. — I. Beasiliensis. — Boisd. Ainsi que nous l'avons dit, cette espèce ressemble à la précédente comme un œuf ressemble à un autre œuf. Cependant elle constitue véritablement une espèce bien distincte. Elle diffère de VArminia de Cramer, en ce que la ligne ordinaire des ailes supérieures est notablement courbe de dedans en dehors, en ce qu'elle va se terminer à la pointe apicale et non loin du sommet comme dans l'espèce précédente, aussi en ce que le dos du mâle est couvert de poils noirs et que celui de la femelle a les articulations noires, tandis que ces parties sont entièrement d'un fauve vineux chez Arminia. Le BraHliensis doit être commun au Brésil, car l'on en reçoit sou- vent des exemplaires élevés de la chenille. 22. — L Oeestes. — Boisd. Envergure du mâle, 6 centimètres. liCs quatre ailes sont d'un gris rosé ; les supérieures, un peu poin- tues, sont assez largement rembrunies sur le tiers postérieur de la côte ; la raie extra-basilaire est pâle, sinuée et se termine sur la côte par un peu de noir ; la ligne ordinaire est un peu plus pâle que le fond et se termine très loin de la pointe apicale par une petite cour- bure noire ; au dessous de la côte, il y a une marque un peu brunâtre, entourée en dedans et en dehors d'une rangée de points noirs ; il y a en outre une bande terminale sinuée, plus pâle que la teinte géné- rale. Les ailes inférieures ont le disque jaune avec un œil noir, dont le centre est grisâtre, marqué d'atomes et d'un petit trait blancs ; en arrière de l'œil, il y a une raie noire, suivie parallèlement d'une bande brunâtre ; leur bord abdominal est garni d'une villosité violâtre. DU GENRE 10. 221 Le dessous est un peu rougeâtre avec un œil noir, pupille de blanc sur les supérieures, et un point discoïdal blanc sur les inférieures; il y a, en outre, sur le tiers extérieur, deux bandes brunâtres un peu interrompues et assez obsolètes. Le corselet est brun. L'abdomen est d'un gris rougeâtre. Décrit sur un exemplaire mâle très pur, envoyé de Cayenne à M. Ch. Oberthur par M. Bar. La femelle est, sans doute, notable- ment plus grande. 23. — L Ckameei — Boisd. — Phalœna lo Cram, 303. F. G. Nous ne connaissons cet insecte que par la figure de Cramer. Le mâle représenté par cet auteur n'a pas plus de 4 centimètres. C'est la plus petite espèce connue. Ses ailes supérieures sont bien entières, marquées de quatre bandes ferrugineuses, droites, dont la dernière, qui est la ligne ordinaire, se termine assez loin du sommet ; entre les bandes, le fond est plus ou moins blanchâtre, ainsi que l'extrémité terminale, laquelle est marquée de trois taches noires, dont une près du sommet. Les ailes inférieures paraissent être d'un blanchâtre glauque ; avec un œil central noir, un peu oblong, rouge au centre et un peu pupille de blanc; en arrière de cet œil, il y a deux raies parallèles noires. Le dessous est jaune, avec un petit œil pupille de blanc sur chaque aile; outre cela, il y a au delà des y.eux une bande commune d'un roux fauve. Toute la moitié postérieure des secondes ailes est ferru- gineuse. Il se trouve à Surinam, oii il a été élevé de la chenille (Cramer) . L'individu que Cramer a donné comme la femelle appartient à une toute autre espèce. m. 24. — L TiTANiA. — Felder, NovaraExped. Zool. Tlieil. Bnd. 2, Abth. 2, pi. 85, f. 8. — lo Goudotii, Boisd. Mss. Envergure du mâle, 7 3/4 centimètres. Ailes supérieures pointues au sommet, d'un jaune d'ocre, avec la baseplus obscure ; la ligne ordinaire noirâtre, un peu courbe, se ter- minant près du sommet, accolée quelquefois, dans les mâles, à une bande d'un brun rougeâtre, la tache sous-costale brune, marquée de petits points noirs sur ses bords. Ailes inférieures d'un jaune fauve, avec un œil d'un jaune grisâ- tre, cerclé de noir, marqué dans son centre d'une tache noire, pupil- lée de blanc ; en arrière de l'œil, une raie noire très faiblement ondulée; bord marginal jaune d'ocre. ANNALKS UL L\ SOC. KNTOM. UE BELGTQUE, T. XVIII. 28 222 APERÇU MONOGRAPHIQUE Dessous des ailes d'un jaune pâle; celui des supérieures avec un œil noir, pupille de blanc, suivi d'une raie oblique ferrugineuse ; celui des inférieures avec un petit point discoïdal blanc, entouré d'un peu de ferrugineux et suivi de deux bandes de la même couleur, dont la postérieure un peu effacée. Corselet et abdomen d'un jaune d'ocre. Nous avons reçu cette espèce de Goudot, comme ayant été prise aux environs de Bogota. Nous ne possédons que le mâle. M. Felder a également figuré un mâle. La femelle nous est inconnue. 25. — I. Gayi. — Lucas, Mss. (PL IV, fig. 2.) Envergure, 6 1/4 centimètres. Taille de l'/o Fabricii mâle. Les quatre ailes d'un jaune d'ocre, de part et d'autre. Les supérieures légèrement pointues au sommet, avec la ligne ordinaire obsolète, un peu plus obscure que le fond ; la raie extra-basilaire nulle. Ailes inférieures avec un œil discoïdal rouge, assez petit, cerclé de noir, pupille de blanc et accompagné de quelques poils noirâtres en tirant vers le bord abdominal ; en arrière de l'œil une raie semi- circulaire, noire. Dessous des supérieures avec un œil rouge cerclé de noir, et une raie oblique brune. Dessous des inférieures avec un point discoïdal blanc. Corps et abdomen de la couleur des ailes. Cette curieuse espèce a été rapportée du Chili par M. Gay, à qui M. Lucas l'a dédiée. — Mus. nation. 26. — I. LucASii — Boisd. (PL IV, fig. 3.) Envergure, 5 1/2 centimètres. Il est de la taille des plus petits individus mâles de notre Aglia Tau. Ses ailes supérieures sont d'un gris roussâtre, pâle au centre, avec la base, l'extrémité et une petite marque sous-costale, ovoïde, d'une teinte rougeâtre un peu ferrugineuse; la ligne ordinaire, qui borde la partie foncée, est brune et va se terminer assez près de la pointe apicale. Les ailes inférieures sont d'un jaune d'ocre avec un petit œil dis- coïdal rouge, cerclé de noir, pupille de blanc et accompagné, du côté du bord abdominal, de quelques poils noirs; en arrière de l'œil, il y a une raie noire assez large ; tout le bord extérieur, à partir de cette raie, est brunâtre, nuancé de jaunâtre. Le dessous des quatre ailes est d'un jaune d'ocre ; celui des supé- rieures offre un petit œil rouge cerclé de noir et pupille de blanc, et, en outre, une bande oblique noire correspondant à la ligne ordi- naire ; celui des inférieures est marqué d'une petite tache discoïdale DU (iENRE 10. 223 blanche, cerclée de rouge, suivie d'une raie noirâtre, correspondant à celle de la surface opposée, mais beaucoup plus étroite. Le corps et l'abdomen sont d'un jaune d'ocre. Muséum nat. Nous le soupçonnons du Chili. IV. 27. — I. Fabeicii. — Boisd. — Bomb. lo, Fabricius, Ent. Syst. III, pars 1, p. 419, 37. — Smith-Abbot, Lepidopt. Ins. of Georg. vol. I, pi. 49 — lo, Ilubner, Exot. Schmett. Envergure du mâle, 6 1/2, de la femelle, 8 à 9 centimètres. C'est bien cette espèce que Fabricius a décrite sous le nom de Bombyx lo, mais elle est fort différente de celle que Cramer a figurée antérieurement sous le même nom. Ailes supérieures du mâle d'un jaune d'ocre, avec la raie extra- basilaire obsolète ; entre la côte et la cellule discoïdale, une marque formée de six points brunâtres, trois de chaque côté; la ligne ordi- naire sinuée se terminant assez loin de la pointe apicale. Ailes supérieures de la femelle d'un brun clair purpurescent, avec la base couverte d'une villosité ferrugineuse ; une tache sous-costa!e plus obscure que le fond, et, en arrière de la ligne, une bande exté- rieure également obscure. Ailes inférieures d'un jaune d'ocre dans les deux sexes, avec le bord abdominal garni d'une villosité d'un rouge vineux ; un œil dis- coïdal noir, saupoudré d'atomes blancs et marqué d'un petit arc de la même couleur ; en arrière de l'œil, uîie ligne noire semi-circulaire, suivie d'une raie parallèle d'un rouge vineux. Dessous des ailes jaune dans le mâle, d'un jaune roussâtre dans la femelle, lavé de rouge vers la base et près du bord interne des supé- rieures; celles-ci marquées d'un œil noir à pupille blanche; le dessous des inférieures avec un point discoïdal blanc ; en avant du bord ter- minal, une raie rougeâtre. Corselet jaune chf^z le mâle, ferrugineux chez la femelle, abdomen jaune dans le mâle, d'un jaune roussâtre dans la femelle. Cette espèce paraît être assez répandue dans plusieurs États de l'Amérique du Nord; la chenille (PI. IV^,fig.4), que nous avons élevée plusieurs fois avec des feuilles de pommier et de prunier, estd'un vert pomme, avec des bouquets de poils d'un vert un peu plus foncé, disposés régulièrement par rangées sur tout le corps. Outre cela, il y a au dessus des pattes, à partir du troisième anneau, une raie rouge bor- dée en dessous par une ligne blanche. Lorsque cette chenille est arrivée à toute sa taille, elle file une coque entre les feuilles. L'in- secte parfait nous est éclos en août. Nous n'avons pas pu obtenir d 'accouplement pour avoir une seconde génération. 224 APERÇU MONOGRAPHIQUE Abbot a figuré cette chenille sur une feuille de maïs, mais nous croyons que c'est accidentellement qu'il l'a trouvée sur cette plante. 28. — I. Cecrops. — Boisd. — Le mâle = pudens, B. M. Envergure du mâle 7, de la femelle, environ 9 centimètres. Ailes supérieures du mâle grises, plus pâles vers le bord termi- nal ; la raie extra-basilaire brunâtre, sinuée, très obsolète ; la ligne ordinaire brune, fortement courbe de dedans en dehors, se terminant à la pointe apicale ; une tache brunâtre sous-costale, plus pâle au centre et marquée d'un très petit point blanc; un trait d'un blanc pur bien marqué à leur point d'insertion au corselet. Ailes supérieures de la fejnelle légèrement lavées d'une teinte roussâtre ; la ligne ordinaire droite, blanchâtre, doublée de brun en dehors, se terminant, comme dans le mâle, à la pointe apicale, la tache sous- costale ferrugineuse avec un point central blanchâtre; un trait d'un blanc pur à la base, comme chez le mâle. Ailes inférieures dans les deux sexes d'un gris blanchâtre, lavé de rose, avec une villosité rose sur le bord abdominal ; un espace jaune sur le disque, marqué d'un œil noir, dont le centre est fortement sablé d'atomes blancs et coupé par un trait de la même couleur ; en arrière de l'œil, une raie noire, suivie d'une bande d'un brun rou- geâtre ; le bord terminal d'un gris pâle. Dessous des ailes d'un gris blanc ; celui des supérieures avec un œil noir pupille de blanc et suivi d'une raie oblique brune ; celui des inférieures avec un point discoïdal blanc, un peu ocellé et deux bandes transverses, brunâtres, un peu obsolètes. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen du mâle avec le dos rose et l'extrémité grise. Abdomen de la femelle gris, annelé de rose sur le dos. Mexique. Il paraît qu'on l'élève de chenilles dans le pays, où il ne doit pas être bien rare, car nous en possédons deux paires, qui nous sont venues de différentes mains, 29. — I. MoNTEZUMA. — Lucas. Taille et port de Cecrops mâle. Ailes supérieures grises avec la base un peu plus foncée ; la raie extra-basilaire un peu sinuée ; la marque sous-costale indiquée par des points noirâtres, la ligne ordinaire brune se terminant assez loin de la pointe apicale. Ailes inférieures avec le disque rosé, la base et le bord abdominal garnis d'une villosité rose ; un œil discoïdal noir coupé par un crois- sant blanc; en arrière do l'œil, une raie noire, semi- circulaire; tout le bord extérieur gris, divisé par une raie obsolète un peu plus obscure. DU GENRE 10. 225 Dessous des ailes grisâtre ; celui des supérieures avec un très petit œil obsolète pupille de blanc ; celui des inférieures avec un œil sem- blable, mais un peu plus grand ; une raie brunâtre, commune sur le tiers postérieur des quatre ailes. Corselet brun. Abdomen d'un brun rose. Mexique. — Mus. nation. 30. — I. EoGENA. — Felder Novara, Exped. Zool. Thcil, Bnd. IL Abth. 2, pi. 89, f. 3. Envergure, 4 à 5 centimètres. Cette espèce est l'une des plus jolies. Les ailes supérieures du mâle sont d'un roux clair lavé de rose ; elles offrent assez loin de l'extrémité, la ligne ordinaire qui est légèrement sinuée et peu accentuée et, en outre, sous la côte, une petite tache annulaire. Les ailes supérieures de la femelle sont entièrement d'un joli rose violet, avec l'empreinte du dessin indiqué dans le mâle. Les ailes inférieures ont le disque jaune avec un petit œil pupille de blanc, suivi d'une raie semi-circulaire noire, le bord extérieur est dans les deux sexes de la couleur des premières ailes, avec une bande un peu plus foncée, parallèle à la raie noire. Le dessous est d'un roux clair, lavé de rose chez le mâle, et d'un très beau rçse chez la femelle ; dans l'un et l'autre sexe, il y a sur les ailes supérieures un petit œil noir pupille de blanc et, sur les infé- rieures, l'empreinte de l'œil de la face opposée. Le corselet est de la couleur des premières ailes. L'abdomen est d'un beau rose. Ce petit lo habite le Mexique. La paire que nous possédons nous a été donnée par M. E. Deyrolle, qui en avait reçu plusieurs exem- plaires élevés de chenilles. 3L — L Mendosa. — Boisd. Envergure, environ 9 centimètres.^ Nous ne connaissons que la femelle. Ailes supérieures un peu aiguës, d'un blanc grisâtre ; la raie extra-basilaire sinuée, brunâtre; une tache brune, transversale, entre la côte et l'extrémité de la cel- lule discoïdale ; la ligne ordinaire, ondulée, brune, se terminant loin du sommet par trois arcs noirs dont la concavité est tournée en dehors ; une bande brune, très courte, allant obliquement de la côte à la ligne ordinaire ; le bord externe marqué d'une espèce de bande terminale d'un brun ferrugineux, de même qu'une tache vers le som- met, en dehors de la ligne ordinaire. Ailes inférieures d'un jaune pâle, un peu lavé d'incarnat, avec le bord abdominal garni d'une villosité rose ; un œil discoïdal noir, marqué dans son centre de quelques atomes et d'un trait blancs ; en "226 AI'ËRÇU MONOGRAPHIQUE arrière de l'œil, une raie noire suivie d'une bande étroite ferrugi- neuse ; le bord terminal saupoudré de grisâtre. Dessous des ailes jaunes; celui des supérieures avec un œil d'un noir brunâtre, mal arrondi, marqué d'une tache blanche et une raie sinueuse noirâtre correspondant à la ligne ordinaire ; celui des infé- rieures saupoudré de grisâtre, avec un point discoïdal blanc suivi de deux raies noirâtres parallèles, transversales, anguleuses. Corselet brun. Abdomen jaunâtre. Nous avons reçu cette espèce de Becker, sans désignation de loca- lité. Nous la supposons du Mexique ou de la Nouvelle Grenade. V. 32. — I. FuMOSA. — Boisd. Envergure, environ 8 centimètres. Les deux sexes sont semblables. Les quatre ailes d'un gris obscur enfumé ; les supérieures plus foncées entre l'extrémité et la ligne ordinaire ; celle- ci brune, se terminant près du sommet ; la raie extra-basilaire sinuée, également brune ; une marque sous-costale obscure, entourée d'une espèce de cercle irrégulier et pupille de blanc; une ombre brunâtre, transversale, entre cette tache et la ligne ordinaire. Ailes inférieures avec un œil aveugle, cerclé de brunâtre, plus pâle au centre; en arrière de l'œil, deux lignes parallèles, d'un noir bru- nâtre. Dessous à peu près comme la face opposée, avec un point blanc sur chaque aile ; celui des supérieures avec une raie oblique noi- râtre suivie d'une bande sinueuse blanchâtre plus ou moins bien marquée ; celui des inférieures offrant sur le tiers postérieur deux raies noirâtres. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen rous- sâtre. ^ Le mâle est généralement d'un tiers plus petit que la femelle et d'un ton un peu moins obscur. Beske élevait cette espèce très communément au Brésil. Nous en avons vu un grand nombre d'individus. 33. — L Teistis. — Boisd. Cette espèce, ainsi que son nom l'indique, n'est pas plus brillante que la précédente, dont elle se rapproche par sa couleur d'un gris obscur peu brillant sur les quatre ailes, les supérieures avec la raie extra-basilaire sinueuse, un peu plus pâle que le fond et très obso- lète; la ligne ordinaire d'un gris jaunâtre pâle, doublée de brunâtre en dehors, un peu courbe de dedans eu dehors et se terminant tout DU GENRE 10. 227 près de la pointe apicale extérieure ; une raie sinuée d'un gris jau- nâtre terne sur le bord terminal; la marque sous-costale est brunâtre irrégulière et marquée d'un très-petit œil blanc. Ailes inférieures avec un œil noir de grandeur moyenne, cerclé de jaunâtre, renfermant dans son centre un espace grisâtre coupé par un croissant blanc ; en arrière de l'œil, une ligne noire un peu ondu- lée, bord extérieur grisâtre. Dessous des ailes d'un noir grisâtre ; celui des supérieures avec un œil noir, pupille de blanc, suivi d'une raie noire oblique ; celui des inférieures avec un gros point blanc. Corselet et abdomen de la couleur des ailes. Décrit sur un exemplaire femelle^ très frais que nous avons reçu de Beske. 34. — I. Umbrata. — Boisd. Envergure du mâle, 6 centimètres. Ailes supérieures falquées, d'une couleur roussâtre, avec deux bandes brunâtres un peu en forme d'ombres, l'une plus étroite sur la raie extra -basilaire, l'autre plus large, plus marquée, traversant l'aile dans son milieu et précédée d'un petit point sous-costal noir ; la ligne ordinaire très courbée de dedans en dehors, très fine, jau- nâtre, allant se perdre dans la pointe apicale. Ailes inférieures ayant le disque presque d'un jaune citron avec un œil noir, renfermant des atomes rougeâtres et un croissant blanc; le bord costal lavé de rougeâtre ; le bord abdominal garni d'une villosité noire faisant suite à la raie noire placée en arrière de l'œil; le bord terminal un peu rougeâtre, divisé par une bande d'un brun noirâtre. Dessous des ailes d'un roux pâle ; celui des supérieures avec l'ex- trémité grisâtre et un œil noir pupille de lîlanc ; celui des inférieures avec un trait discoïdal blanc et une raie transverse allant de l'angle anal au bord extérieur. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen rougeâtre. Décrit sur un mâle que l'on nous a donné comme venant du Brésil. VI. 35. ~ I. Orodes. — Boisd. Taille et port de Nausica. Ailes supérieures sinuées et tronquées au sommet, d'un jaune terne dans les deux sexes, traversées par trois lignes brunes, parallèles, dont la dernière, courbe de dedans en dehors, représente la ligne ordinaire et se termine sur la côte loin du sommet ; un trait transverse, brun, sous-costal, entre la seconde ■2^8 APERÇU MONOGRAPHIQUE et la troisième ligne ; une raie ondulée, brunâtre, obsolète sur l'ex- trémité terminale. Ailes inférieures fauves, avec un œil cliscoïdal rouge, cerclé de noir, marqué d'une tache blanche centrale ; eu arrière de l'œil deux bandes noires, parallèles, dont la postérieure est plus large et fai- blement siuuée dans la femelle près du bord interne. Dessous des ailes d'un roux vif, avec le sommet des supérieures et le tiers postérieur des inférieures glacés de gris violâtre ; une tache noire non pupillée sur les premières ; un très petit point de la même couleur sur le disque des secondes ; deux bandes d'un roux ferrugineux sur leur tiers postérieur. Corselet de la couleur des aij^es supérieures. Abdomen fauve avec six bandes transversales noires sur le dos. Ventre entièrement fauve. On élève très facilement cette espèce au Brésil. Selon Beske sa chenille est très urticante. 36. — I. Stollii. — Boisd. — 'phalœnalo femelle Cram., 303, D. E. Cramer a figuré comme femelle de son lo une espèce d'un autre groupe. Elle a le port et la taille de la femelle de Nausica. Ses ailes supérieures, assez fortement dentées et sinuées, sont en dessus d'un gris violâtre, avec des bandes brunes; entre les deux premières bandes il y a un trait noirâtre, transversal, et plus bas, vers le bord interne, une tache noirâtre paraissant légèrement liserée de blan- châtre. La ligne ordinaire se termine assez loin de la pointe apicale. Il y a encore sur le bord terminal une raie brune, courbe, convexe en dehors. Les ailes inférieures sont glauques, avec un œil noir un peu oblong, à centre rouge, marqué d'un croissant blanc et suivi de deux raies parallèles noires ; le bord terminal est violâtre. Le dessous des quatre ailes est d'un brun roussâtre très clair ; les supérieures offrent un œil discoïdal oblong pupille de blanc, puis une raie brune correspondant à la ligne ordinaire, avec tout le bord marginal d'un brun obscur. Les inférieures sont traversées au mi- lieu par une bande brune, coupée sur le disque par un croissant blanc. Le corselet participe de la couleur des premières ailes. L'abdomen est d'un roux ferrugineux en dessous et sur les côtés. Il habite Surinam (Cramer). Stoll figure deux chenilles : l'une comme celle du mâle et l'autre comme celle de la femelle ; la première, lo de Cramer, figures F, G, est d'un vert jaunâtre avec les tubercules jaunes portant, comme dans Fabricii, des petits bouquets alignés d'un vert obscur. L'autre, celle DU GENRE 10. 229 de Stollii, est d'un brun foncé avec les tubercules d'un gris cendré, surmontés de petits bouquets de poils brunâtres. Ces deux chenilles, selon Stoll, vivent à Surinam sur le cacaoyer, Theobroma Cacao. Ces deux espèces d'/o ne sont probablement pas rares dans la Guyane hollandaise ; cependant nous n'en avons jamais vu un seul exemplaire dans les collections venant de Cayenne . 37. — I. Nausica. — Cramer, 249, D, E et 303, B, C. Envergure du mâle, 6 1/2, de la femelle, 8 1/2 centimètres. Ailes supérieures anguleuses et tronquées au sommet dans les deux sexes. Ailes supérieures du mâle brunes avec le tiers postérieur glauque, marquées de trois raies parallèles brunes, dont celle du milieu moins marquée ; un point noir sous-costal entre la première et la seconde raie ; sur l'extrémité, une raie sinueuse brunâtre obso- lète. Ailes supérieures de la femelle d'un brun rougeâtre uniforme, avec les trois raies parallèles comme chez le mâle ; la raie sinueuse de l'extrémité plus accusée. Ailes inférieures un peu glauques, avec un œil jaune assez petit, cerclé de noir et suivi d'une large raie noire qui remonte le long du bord abdominal. En arrière de cette bande, il y en a une autre semi- circulaire, assez large, du même noir. Dessous des ailes rougeâtre, avec l'extrémité des inférieures gla- cée de gris violâtre ; un point discoïdal noir sur ces dernières et un petit œil oblong noir sans pupille sur les supérieures. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen fauve avec les premières incisions noires. Il se trouve à Cayenne et à Surinam. — Coll. Bdv. La chenille, selon Stoll, vit sur VAîiacardiwn giganteum. Elle est verte ou d'un vert pâle, garnie de quatre rangées d'épines rameuses de la même couleur. Le dernier segment est marqué d'une petite raie noire et d'une autre incarnate, plus grande, de forme semi- lunaire. Feu Année l'a élevée à Cayenne, mais il osait à peine la toucher à cause des cuissons brûlantes qu'elle lui faisait éprouver. 38. — I. Plicata. — Herrich-Schseffer. Exot. Schm., 302. — lo Laciniata Boisd., mss. Il a le port du JVausica, mais il est d'un tiers plus petit. Ses ailes supérieures sont dentées et tronquées au sommet ; elles sont d'un brun clair couleur de bois, avec quatre raies parallèles brunes bien marquées ; une petite tache ocellée, sous-costale, un peu oblougue, entre la première et la seconde raie. Ailes inférieures glauques, dentées, échancrées à l'angle externe, ANNALKS 1)K L,V SOC. LNTOM. bE BELGIQUE, T. XVIII. 29 230 APERÇU MONOGRAPHIQUE marquées d'un petit œil noir à centre rouge, faiblement saupoudré d'atomes blancs ; en arrière de l'œil, une bande noire qui remonte un peu le long du bord abdominal ; plus en arrière, une autre bande du même noir. Dessous des ailes d'un roux fauve, avec l'extrémité des inférieures glacée de gris violâtre; un petit œil noir, oblong, sur les supé- rieures, et un point discoïdal de la même couleur sur le disque des inférieures. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen fauve. Nous avons reçu cette espèce de Beske, qui relevait de chenille au Brésil. Nous avons prêté cet lo à Herrich-Schseffer, sous le nom de Laci- niata, mais, ayant égaré l'étiquette, nous a-t-il dit, il ne s'est plus rappelé du nom et il lui a substitué celui de Plicata. 39. I. Flexuosa. — Felder, Novara Exped. Zool. Theil, Bnd II, Abth. 2, pi. 90, f. I. Port et taille de Nausica. Ailes supérieures falquées. Ailes infé- rieures fortement sinuées dans leur contour. Les premières d'un brun clair dans leur milieu, grises à la base et à l'extrémité ; une raie extra-basilaire brune, ondulée, séparant la partie claire de la portion plus foncée ; la ligne ordinaire brune, courbe de dedans en dehors, se terminant un peu avant la pointe apicale par un petit zigzag de sa couleur ; une petite tache annulaire, noire, sous-cos- tale, un peu ocellée. Ailes inférieures d'un fauve rougeâtre ; un petit œil discoïdal, noir, à prunelle blanche ; en arrière de l'œil, une raie noire, sinueuse à ses extrémités, suivie d'une raie parallèle brunâtre. Corselet d'un gris Brunâtre. Abdomen d'un fauve rougeâtre. Nous avons décrit cette espèce sur une figure donnée par M. Fel- der. Nous ne la connaissons pas en nature. Elle habite l'Amérique centrale. 40. — I. Caudatula. — Felder, Novara Exp. Zool. Theil, Bnd II, Abth. 2, pi. 91, f. 1. Envergure 7 centimètres. Les quatre ailes fortement dentées, avec une dent très saillante en forme de petite queue à l'extrémité des inférieures. Ailes supé- rieures d'un gris noirâtre avec des bandes d'un gris violâtre, dont la première, interrompue, forme sous la côte une espèce d'œil oblong, et dont la seconde est marquée de quatre petits points noirs, ali- gnés, un sur chaque nervure ; la ligne ordinaire droite pareillement, d'un gris violâtre, se terminant assez loin du sommet ; une bande un DU GENRE 10. 231 peu ondulée de la même couleur entre celle-ci et le bord terminal. Ailes inférieures d'un gris noirâtre, avec un œil discoïdal rouge, cerclé de noir et pupille de blanc. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen d'un jaune fauve avec cinq bandes transversales noires sur le dos. Nous ne connaissons pas cette curieuse espèce que nous décrivons d'après la figure donnée par M. Felder. Elle habite l'Amérique centrale. VII. 41. — I. MiMusops. — Boisd. Envergure du mâle, 6 1/2 à 7, de la femelle, 8 1/2 à 9 centimètres. Ailes supérieures du mâle assez fortement falquées, entièrement d'un gris blanchâtre ; la raie extra-basilaire non sinuée, d'un jaune pâle; la ligne ordinaire également d'un jaune pâle, doublée de bru- nâtre en dehors, se terminant assez loin du sommet; une tache oblongue brune, ocellée de jaunâtre, comme dans Falcata. Ailes inférieures d'un gris très pâle, très faiblement vineuses dans leur partie postérieure ; un œil discoïdal noir, cerclé de jaune, d'un rouge violet dans son milieu, où il est marqué d'une tache noire accolée à un petit croissant blanc; en arrière de l'œil, une ligne fes- tonnée noire, le bord extérieur d'un gris pâle. Corselet et abdomen de la couleur des ailes. Ailes supérieures de la femelle non falquées, un peu pointues au sommet, plus obscures que chez le mâle, avec les nervures de l'ex- trémité d'un gris jaunâtre. L'œil des ailes inférieures beaucoup plus grand, avec le cercle jaune un peu irrégulier ; la tache violette du milieu marquée de trois taches noires, dont une beaucoup plus grande au centre et une beaucoup plus petite de chaque côté. Brésil. Il paraît que Beske élevait très communément la chenille, car il en a envoyé beaucoup d'individus. Cette espèce doit être ré- pandue dans la plupart des collections. 42. I. Falcata. — Boisd. Envergure du mâle, 6 1/2 à 7 centimètres. Ailes supérieures très falquées, d'un brun grisâtre clair jusqu'à la ligne ordinaire, ensuite d'un gris blanchâtre; la ligne extra- basilaire pâle, pres(iue droite ; la ligne ordinaire d'un jaunâtre pâle, arrivant assez loin de la pointe apicale ; sous la côte, une tache brune, oblongue, un peu ocellée. Ailes inférieures grisâtres, faiblement lavées de violâtre ; un œil 232 APERÇU MONOGRAPHIQUE discoïdal noir, cerclé de jaune fauve, renfermant dans son milieu quelques atomes et une pupille blancs; en arrière de l'œil, une petite ligne noirâtre faiblement festonnée ; le bord externe d'un gris blan- châtre. Dessous des ailes supérieures d'une teinte légèrement vineuse jusqu'à la ligne ordinaire, ensuite blanchâtre, avec un œil noir pupille de blanc. Dessous des inférieures d'un gris blanchâtre, avec un petit point discoïdal cerclé de violâtre, suivi d'une raie droite de la mêine couleur. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen d'un gris un peu vineux. Nous possédons trois mâles venant de Cayenne. M. Oberthur nous en a communiqué un quatrième de la même provenance. La femelle, qui doit avoir les ailes beaucoup moins falquées, nous est inconnue. 43. — I. NoECESTES. — Boisd. Port et taille de Falcata. Ailes supérieures très falquées, d'une belle couleur marron, avec l'extrémité un peu ardoisée ; la raie extra-basilaire à peine visible ; la ligne ordinaire peu marquée, un peu jaunâtre dans son tiers inférieur, ensuite un peu plus obscure que le fond, paraissant se terminer assez près de la pointe apicale ; sous la côte, près de l'extrémité de la cellule discoïdale, un très petit point blanc ocellé de brun-marron clair. Ailes inférieures d'un brun marron, avec un grand œil noir, cer- clé de jaune fauve, et un peu rejeté en dehors ; le milieu de l'œil est rouge, marqué d'une tache noire surmontée d'un croissant blanc ; en arrière de la tache oculaire, une ligne noire qui touche le cercle de l'œil. Dessous des ailes d'un roux clair ; celui des supérieures avec l'ex- trémité grisâtre et un œil noir pupille de blanc ; la ligne ordinaire noire ; celui des inférieures avec un point blanc correspondant à l'œil de la face opposée. Corps et corselet de la couleur des ailes. Becker nous a donné cette espèce comme venant du Brésil. Nous ne connaissons pas la femelle, qui doit avoir une certaine analogie avec celle de Fumata. 44. — I. Fumata. — Felder, Novara Exped. Zool. Theil, Bnd II. Abth. 2, pi. 89, f. 5. —Âugustei Oberthur M. — PeliasBoisd. M. Envergure du mâle, 7 1/2, de la femelle, 9 1/2 centimètres. Le mâle a les ailes supérieures aussi falquées que dans l'espèce précédente ; elles sont de couleur marron, avec le bord terminal gri- sâtre ; la raie extra-basilaire existe à peine ; la ligne ordinaire est un peu jaunâtre inférieurement et ensuite brunâtre jusqu'à la pointe I DU GENRE 10. 233 apicale ; il y a en outre, sur le côté, au dessus de la nervure mé- diane, un petit cercle pâle en forme de zéro. Les ailes inférieures sont brunes, avec tout le disque rougeâtre ; elles ont un œil discoïdal rouge à iris noir et entouré d'un cercle rouge ; le milieu de la tache rouge est marqué d'un point noir, sur- monté d'un ou deux petits atomes blancs ; la ligne qui suit l'œil est tellement obsolète qu'on la distingue à peine. Le dessous des ailes est d'un rouge marron, avec l'extrémité lavée de grisâtre ; celui des supérieures offre un œil noir pupille de blanc et celui des inférieures un point discoïdal blanc. Le corselet et l'abdomen sont d'un brun noirâtre. La femelle a les ailes d'une teinte brunâtre avec le bord terminal d'un gris pâle; les supérieures ne sont pas falquées, mais seulement un peu pointues au sommet. La raie extra-basilaire est sinuée, gri- sâtre ; la ligne ordinaire est d'un gris blanchâtre, bien indiquée, et va se terminer, comme dans le mâle, à la pointe apicale ; il y a en outre, sous la côte, un anneau un peu oblong, d'un gris blanchâtre, marqué d'un petit point central blanc. Les ailes inférieures ont un œil discoïdal rouge, à iris noir cerclé de jaune, et une tache centrale noire. Le dessous des ailes de la femelle est grisâtre avec un œil noir pupille de blanc sur les supérieures, suivi d'une raie oblongue, noi- râtre ; celui des inférieures offre sur le disque l'empreinte de l'œil de la face opposée avec un point central blanc. Le corselet et l'abdomen participent de la couleur du fond des ailes. Nous avons reçu un mâle et une femelle du Brésil, trouvés accou- plés par Beske. M. Oberthur nous a communiqué un exemplaire femelle venant de la collection d'Auguste, dont l'œil est un peu moins rouge, ce qui provient de ce que cet exemplaire a été longtemps exposé à la lumière. VIIL 45. — L Nyctimene. — Latreille, inHumb., pi. 53,fig. 1,2, p. 133. Envergure du mâle environ 11, de la femelle, 13 centimètres. Ailes supérieures du mâle un peu falquées, d'une couleur rous- sâtre, avec la ligne extra-basilaire jaunâtre, coudée vers la côte; la ligne ordinaire jaunâtre, doublée de brun sur son côté externe, arrivant à un demi centimètre du sommet ; entre la côte et la ligne ordinaire, une tache brune, oblongue, cerclée de jaunâtre. Ailes inférieures d'un noir brunâtre, avec l'extrémité roussâtre et une villosité assez dense vers la base et le bord abdominal ; un grand 234 APERÇU MONOGRAPHIQUE œil discoïdal d'un rouge un peu violâtre, largement bordé de noir et cerclé de jaune, marqué d'une tache noire environnée de plusieurs groupes d'atomes blancs ; en arrière de l'œil, une ligne noire un peu festonnée, suivie d'une bande rougeâtre un peu crénelée. Dessous des ailes d'une teinte jaunâtre ; celui des supérieures avec un œil très noir, assez grand, pupille de blanc, touchant une raie oblique de la même couleur ; celui des inférieures avec un point discoïdal blanc, suivi de deux bandes parallèles brunâtres. Femelle d'une couleur plus grisâtre ou quelquefois d'une couleur rousse avec les nervures de l'extrémité jaunâtres etle sommet pointu, non falqué. Ailes inférieures d'un brun grisâtre. Dessous des ailes comme dans le mâle, sauf que la bande oblique noire ne touche point à l'œil. Corselet et abdomen participant de la couleur des ailes. Cette espèce paraît être très commune à la Nouvelle-Grenade. La figure donnée par Latreille dans le Voyage de Humboldt est très mauvaise. 46. — I. Leucane. — Hubner, Exot. Schmett. Cette espèce mexicaine est très voisine de la précédente, mais elle est plus petite ; elle en diffère en ce que la ligne ordinaire va se ter- miner dans la pointe apicale, en ce que la partie comprise entre cette ligne et le bord extérieur est d'une teinte grisâtre, et en ce que la raie extra-basilaire est régulièrement un peu courbe et non cou- dée près de la côte. Pour le reste cette espèce présente les mêmes caractères que Nyc- timene. La femelle que nous avons vue dans le temps dans la collection de feu Audinet-Serville, ne diffère du mâle que par des nuances plus foncées. Qu'est-elle devenue? Cet lo est propre au Mexique. L'individu mâle que nous possédons vient des environs de Vera-Cruz. La figure dans l'ouvrage de Hubner est d'une exactitude parfaite. IX. 47. — I. Damœus. — Boisd. Envergure de la femelle, 8 3/4 centimètres. Ailes supérieures bien arrondies, d'un roux vif ; la raie extra-ba- silaire jaunâtre, un peu courbe, mais non sinuée ; la ligne ordinaire jaune, assez pâle, se terminant presque à un centimètre du sommet; sous la côte une tache ovalaire bien nette, plus foncée que la teinte générale et cerclée de jaune pâle. DU GENRE 10. 235 Ailes inférieures d'un roux plus clair, avec un grand œil multico- lore. Le centre est rouge, marqué d'une grosse tache noire, bordée et environnée de taches blanches formées par des groupes d'atomes réunis ; l'iris est noir, très large, cerclé de jaune ; en arrière de l'œil il y a une raie noire, très festonnée, suivie d'une autre raie parallèle de même forme, également festonnée, d'un rouge un peu ferrugi- neux. Dessous des ailes d'un roux lavé de rougeâtre ; celui des supé- rieures avec un œil noir pupille de blanc, suivi d'une bande noirâtre oblique ; celui des inférieures avec l'empreinte indiquée de l'œil de la face opposée, pupillée de blanc. Corselet d'un roux intense. Abdomen d'un roux pâle. Décrit sur un individu femelle ex larva. Nous ne savons pas au juste de quelle partie de l'Amérique nous est parvenue cette belle es- pèce. 48. — I. Ieene. — Cramer, 249, B, C. Les lo Irène et Scapularis sont si voisins l'un de l'autre que le dernier n'est peut-être qu'une variété brésilienne. Ils sont de même taille et ont tout à fait le même faciès. Les ailes supérieures, dans le mâle, sont d'un roux ferrugineux et d'une teinte roussâtre dans la femelle ; la ligne extra-basilaire est peu visible, pointillée de blanc ; la ligne ordinaire est brune, assez éloignée du sommet, bordée en dedans par une série de petits points blancs, un sur chaque nervure; la marque placée entre la côte et la cellule discoïdale est indiquée par deux rangs de très petits points blancs. Les ailes inférieures sont rousses, d'un fauve ferrugineux dans le mâle, avec un œil noir assez grand, cerclé de jaune pâle, renfermant dans son centre une espèce de tache bidentée, formée d'atomes jau- nâtres et marquée d'un croissant blanc ; en arrière de l'œil, il y a une ligne noire en feston ; le bord extérieur est grisâtre. Le dessous des ailes est d'un gris roussâtre, avec un œil noir, pu- pille de blanc, sur les supérieures et un arc blanc un peu ocellé sur les inférieures ; outre cela, il y a, sur le tiers postérieur, deux bandes brunes, communes, très fortement sinuées. Le corselet est de la couleur des premières ailes. L'abdomen est d'un fauve ferrugineux, avec les articulations noires dans la femelle seulement. La chenille, selon Stoll, vit sur le grenadier; elle est verte, garnie d'épines palmées, marquée le long des pattes, à partir du troisième segment, d'une raie jaune bordée de pourpre en dessus. Cette espèce doit être aussi commune à la Guyane que la suivante l'est au Brésil. 236 APERÇU MONOGRAPHIQUE 49. — I. ScAPULARis. — Boisd. Il diffère du précédent par ses ailes supérieures un peu plus poin- tues au sommet, parla ligne ordinaire jaunâtre, offrant très rare- ment des petits points blancs sur son côté interne, par la couleur beaucoup plus pâle chez les deux sexes et principalement par la marque sous-costale des premières ailes, qui est indiquée par de très petits points noirs au lieu de points blancs, par le cercle jaune de l'œil des secondes ailes qui est plus large et enfin par l'abdomen de la femelle qui est d'un gris roussâtre sans articulations noires. On l'élève communément au Brésil. Nota. Dans cette espèce, l'espace grisâtre du milieu de l'œil forme une sorte de trident. Nous avons donné depuis de longues années à cet lo le nom de Scapularis, à cause du blanc que l'on remarque à l'insertion des ailes supérieures, principalement chez la femelle ; mais ce nom pourrait s'appliquer aussi bien à d'autres espèces qui offrent le même caractère. 50. — I. HuENEEi. — Boisd. Un peu plus petit que Scapularis ; les ailes supérieures moins aiguës au sommet, de couleur roussâtre pâle ; la raie extra- basilaire brune, bien indiquée, sinuée; la ligne ordinaire brune, courbe près du bord interne, se terminant assez près de la pointe apicale; la marque sous-costale indiquée par des points noirs alignés, dont quatre sur le côté extérieur et trois sur le côté in- terne. Ailes inférieures d'un roussâtre très pâle, avec tout le centre d'un jaune blanchâtre ; un œil discoïdal noir, dont le cercle, d'un jaune pâle, se fond un peu avec la couleur du disque ; l'œil offre, en outre, une espèce de fer à cheval formé d'atomes jaunâtres, coupé par un très petit croissant blanc; eu dehors de l'œil, une ligne noire, fortement en feston, appuyée en arrière sur une bande roussa ; le bord extérieur d'un gris jaunâtre. Dessous des ailes d'un jaune roussâtre ; celui des supérieures marqué d'un œil pupille de blanc, suivie d'une raie noire, oblique, et, en arrière, d'une bande obsolète, brunâtre ; celui des inférieures offrant l'empreinte bien accusée de l'œil de la face opposée, avec une petite pupille blanche ; il y a en outre une raie onduleuse brunâtre traversant l'empreinte de l'œil et une bande postérieure en zigzag de la même couleur. Le corselet est de la couleur des premières ailes. L'abdomen est roussâtre, avec les articulations noires chez la femelle, seul sexe que nous connaissons. Nous avons reçu cette espèce de Minas Geraes au Brésil. DU GENRE 10. 237 51. — I. Salmonea. — Cramer, 162, A et 395, A. — Fabricius, Ent. Syst. III. pars I. p. 419, 39. Envergure 13 à 14 centimètres. Ailes supérieures d'un brun-roussâtre terne, avec la ligne ordinaire noire, assez large, se terminant assez loin du sommet, légèrement courbée en dedans ; au bout de la cellule discoïdale, sous la côte, deux traits jaunâtres, transverses, courts, parallèles. Ailes inférieures rougeâtres, avec un grand œil noir, cerclé de jaune, marqué dans son centre d'un croissant blanc, renfermé dans une espèce de D, formé d'atomes jaunâtres ; en arrière de l'œil, une ligne noire en feston, suivie d'une bande parallèle d'un roux ferru- gineux. Dessous des ailes, selon Cramer, d'un brun roux avec un point discoïdal blanc sur chacune. Corselet brunâtre. Abdomen brunâtre avec les articulations d'une couleur ferrugineuse. Cramer (pi. 395) donne la figure d'une autre femelle qu'il considère comme une variété. Elle est beaucoup plus pâle, avec une éclaircie blanche en forme de bande transverse sur les ailes supérieures, dont le sommet est peu pointu, avec la ligne ordinaire blanche. Les ailes inférieures sont très-pâles, d'une teinte rosée, avec l'œil dé- pourvu de croissant blanc. L'abdomen est brun, avec les articula- tions d'un gris-blanchâtre. Il y a peut-être là deux espèces. Surinam. Cramer. 52. — I. Amphirene. — Boisd. Il a tout à fait le port et la taille de Salmonea. Ailes supérieures d'un gris -roux, plus pâles dans leur milieu, depuis la raie extra- basilaire jusqu'à la ligne ordinaire ; celle-ci brune, offrant sur son côté interne, sur chaque nervure, un petit point blanc peu marqué, se terminant assez près du sommet ; entre la côte et la cellule discoï- dale, une tache brune mal écrite, un peu en forme de T, marquée en bas d'un très petit x^oint blanc. Ailes inférieures d'une teinte roussâtre pâle, avec un grand œil noir cerclé de jaune pâle, renfermant un espace palmé formé d'ato- mes jaunâtres, divisé par un croissant blanc , en arrière de l'œil, une raie noire très fortement en feston, s'appuyant en arrière sur une bande ferrugineuse. Dessous des ailes roussâtre ; les supérieures avec un œil noir pupille de blanc et les inférieures avec un petit arc discoïdal blanc ; sur le tiers terminal, deux bandes parallèles noires, très fortement sinuées. Corselet d'un brun roussâtre, avec un peu de blanc à l'insertion des ailes. Abdomen grisâtre. ANN.VLKS DE L\ SOC. KNTOM. Di: UELGKiUt:, T. XVIII. 30 238 APERÇU MONOGRAPHIQUE Brésil. Nous avons obtenu cette espèce de feu Becker, qui l'avait probablement reçue de Beske. M. de l'Orza nous a communiqué un exemplaire plus petit, qu'il croit aussi être du Brésil. 53. — I. Heesilia. — Boisd. — Arminia Cramer, 356. A. — Le mâle? Metea Cramer, 304. A. Envergure de la femelle environ 10 1/2 centimètres. Cette espèce appartient encore au groupe de Salmonea^ Amphirene, Scapularis, etc. Ailes supérieures d'un roux-brun obscur, avec deux petites tach'es ocbracées à leur insertion ; la ligne ordinaire remplacée par une large raie noire, se terminant à. une certaine distance du sommet. Ailes inférieures d'un roux-vineux clair, avec un grand œil discoïdal noir, cerclé de jaune, renfermant dans son milieu des atomes d'un gris jaunâtre et un petit croissant blanc; en arrière de l'œil, une ligne noire en feston, suivie d'une bande un peu plus obscure que le fond. Le dessous, selon Cramer, est d'un rouge brun, avec une tache blanche allongée, renfermée, sur chaque aile, dans un anneau noii. Le corselet est de la couleur des premières ailes. L'abdomen est de la même teinte que les ailes inférieures. Surinam. Décrit d'après Cramer. Cramer figure comme le mâle une espèce qui n'a aucun rapport avec la femelle, qu'il représente sur la même planche. C'est à ce der- nier, en sa qualité de mâle, que nous avons laissé le nom à'Ai'minia. Nous croyons que le Metea, figuré pi. 304, f. A, est le mâle véritable de l'espèce que nous venons de décrire; nous n'avons jamais vu ni l'un ni l'autre. Il a de même un peu de jaune à l'insertion des pre- mières ailes, et, en arrière de l'œil, une ligne noire festonnée, comme chez la femelle. 54. — I. Eeubescens. — Boisd. Envergure de 8 à 9 centimètres. Port dlreïie. Ailes supérieures plus pointues au sommet que dans les espèces du même groupe, d'une couleur roussâtre, avec l'extrémité plus obscure; la raie extra-basilaire sinuée, d'un roux brunâtre, offrant sur son côté interne quelques points blancs, très petits ; la ligne ordinaire brune, liserée d'un peu de blanc en dedans ; la tache sous-costale d'un roux brunâtre, suivie d'une bande trans- verse de la même couleur, descendant jusqu'au milieu de la ligne ordinaire. Ailes inférieures d'un fauve rougeâtre, avec la base et le bord interne garnis d'une villosité d'une couleur plus rouge ; un grand œil discoïdal noir, cerclé de jaune, renfermant dans son milieu un espace bidenté, formé d'atomes jaunâtres, et divisé par un petit croissant DU GENRE 10. 239 blanc; eu arrière de l'œil, une ligne noire festonnée ; le bord exté- rieur grisâtre, coupé par une petite raie marginale plus foncée. Dessous des ailes jaunâtre, celui des supérieures avec un œil noir, pupille de blanc et une raie oblique, un peu sinuée. d'un brun un peu ferrugineux ; celui des inférieures avec une petite tache noire discoï- dale allongée, blanche, ocellée de ferrugineux, suivie d'une raie tortueuse et d'une bande sinuée de la même couleur. Corselet de la couleur des premières ailes ; abdomen d'un rouge ferrugineux. Nous l'avons reçu du Brésil. 55. — I. PoRUS. — Boisd. Il a le port et la taille de Scapularis et espèces voisines. Ailes supérieures d'un roux peu intense, peu pointues au sommet ; la raie extra-basilaire brune, sinuée; la ligne ordinaire brune, un peu courbe de dedans en dehors, se terminant très près de la pointe apicale ; entre cette ligne et la raie extra-basilaire, le fond est un peu plus clair, avec la marque sous costale indiquée par des petits points noirs disposés sur deux rangs. Ailes inférieures rousses, plus foncées vers la base et le bord interne, avec un grand œil discoïdal noir, cerclé de jaune pâle, offrant dans son milieu un espace en forme de trident, constitué par des atomes d'un gris roussâtre, divisé par un croissant blanc très étroit, en arrière de l'œil, une ligne noire en feston, appuyée sur une bande d'un roux un peu ferrugineux ; extrémité du bord terminal également d'un roux ferrugineux. Dessous des ailes roux ; les supérieures avec un œil noir pupille de blanc et, en arrière de celui-ci, une raie oblique brune, un peu trem- blée ; celui des inférieures avec un point blanc allongé, un peu ocellé de brun, suivi d'une seule raie sinueuse d'un brun roussâtre. Corselet de la couleur des ailes supérieures, avec un peu de blanc à l'insertion des premières ailes. Abdomen roux. Décrit sur un mâle que nous avons reçu du Brésil, et dont les anten- nes sont plus pectinées que dans la plupart des espèces. 56. —I. Beckeei. — Boisd. in Herrich-Scha3ff. Exot. Schm. 490. Envergure, 10 à 11 centimètres. Nous n'avons vu que des mâles. Aile& supérieures d'une couleur roussâtre, avec une éclaircie sur le bord extérieur ; la raie extra- basilaire obscure; la ligne ordinaire, noire, légèrement sinuée, doublée extérieurement de gris blanchâtre, se terminant loin de la pointe apicale, suivie en dehors d'une bande sinueuse d'un roux 240 APERÇU MONOGRAPHIQUE brun ; à l'extrémité de la cellule discoïdale, un petit point blanc à peine 'visible, précédé en dehors de trois petits points noirs alignés et, en dedans, de deux petits points semblables. Ailes inférieures rousses, avec un très grand œil noir, d'un gris jaunâtre au centre, oîi il est marqué d'un gros point blanc ; en arrière de l'œil, une bande noire, semi-circulaire, suivie d'une autre bande un peu maculaire, d'un brun ferrugineux; outre cela, le côté abdominal de l'œil est garni de poils noirs. Dessous des ailes d'un jaune-roussâtre pâle ; les supérieures avec un œil noir pupille de blanc ; les inférieures avec un point discoïdal blanc. Deujc bandes communes plus obscures que le fond sur le tiers postérieur des ailes, comme chez la plupart des espèces. Corselet de la couleur des premières ailes, avec un peu de blanc à leur point d'insertion. Abdomen d'un fauve roussâtre. Nous avons reçu cette espèce de Beske qui a envoyé plusieurs mâles et pas une seule femelle. XI. 57. — I. AsPEEA. -■ Felder, Novara Exped. Zool. Theil. Bnd. II, Abth. 2, pi. 89, f. 2. • Envergure, 5 1/2 centimètres. Nous ne connaissons cette espèce que par la figure que nous venons de citer. Elle ne ressemble à aucune autre. Ailes supérieures aiguës au sommet, de couleur grise, avec la base brunâtre, ainsi qu'une large tache sous-costale, marquée d'un trait blanc ; deux raies noires parallèles en zigzag, dont la première, représentant la ligne ordinaire, se termine assez loin du sommet, et dont la seconde, plus sinueuse que la première, finit vers la pointe apicale par un empâtement d'un noir brunâtre. Ailes inférieures d'un jaune d'ocre, avec un œil noir, assez grand, marqué d'une tache semilunaire d'un jaune pâle, suivi de trois points d'un blanc bleuâtre; en arrière de l'œil, deux raies parallèles ondu- lées noirâtres; le bord terminal gris. Corselet gris. Abdomen noirâtre. Amérique méridionale. M. Felder a figuré un mâle dont il ne nous a pas indiqué la patrie. XII. 58. — I. Dioxippus, — Boisd. Envergure de la femelle, 9 1/2 centimètres. Cette singulière espèce se distingue de toutes les autres par ses ailes oblongues bien arrondies. Les supérieures sont d'un roux uni- forme, avec la ligne blanchâtre ou plutôt un peu jaunâtre, intcrrom- DU GENRE 10. 241 pue, courbe de dehors en dedans ; elles ont pour tout dessin une tache annulaire sous-costale, un peu plus foncée que la teinte générale, légè- rement cerclée de jaunâtre et marquée d'une tache centrale blanche. Les ailes inférieures sont d'un blanc jaunâtre, un peu enfumées en dehors de l'œil ; celui-ci est rouge, avec le centre blanc et un large iris très noir; très en arrière de l'œil, il y a sur la portion enfumée une bande festonnée, formée en avant par une ligne noire et posté- rieurement par une ligne jaune; le bord extérieur est roux. Dessous roux avec un petit œil noirâtre pupille de blanc, sur les supérieures et, sur les inférieures, le même œil qu'en dessus, mais d'une couleur plus terne. Corselet d'un roux brun. Abdomen d'un roux un peu jaunâtre. Nous ignorons d'où provient cette belle espèce, que nous avons achetée chez Becker. XIII. 59. — I. Oberthurii. — Boisd. Envergure, 9 centimètres. Voici une espèce qui ne ressemble à aucune autre. Ses ailes supé- rieures, arrondies, sont entièrement noirâtres, finement sablées d'ato- mes d'un gris blanchâtre; la ligne ordinaire, peu indiquée, est d'un gris blanchâtre, et se termine assez loin du sommet. Au bout de la cellule discoïcale, on voit une petite tache noire arrondie, pupillée de grisâtre. Les ailes inférieures sont d'un jaune d'ocre, avec un œil noir, arrondi, de grandeur moyenne, saupoudré d'atomes blancs ; très en arrière de l'œil, il y a une raie, semi-circulaire, appuyée extérieure- ment sur une bande rouge de même forme. Le bord terminal est gri- sâtre. Le corselet est de la couleur des premières ailes. L'abdomen est entièrement d'un fauve ferrugineux en dessus, d'un gris testacé en dessous. Le dessous des quatre ailes est jaunâtre jusqu'au delà du milieu, ensuite grisâtre jusqu'à la frange. Chacune des ailes est marquée, sur le disque, d'un œil noir arrondi, pupille de blanc. Entre le bord mar- ginal et les yeux, il y a deux bandes parallèles brunes. Décrit sur un individu femelle frais, mais dont l'extrémité des ailes supérieures a été détruite. Cette rare espèce a été reçue de Buenos- Ayres par M. Oberthur, à qui nous l'avons dédiée, comme étant l'une des plus belles du genre, pour le remercier de l'obligeance qu'il a mise à nous communiquer toutes les espèces d'/o de sa belle collection. XIV. 60. — I. AuLETES. — Boisd. in Herrich-Scha?iîer, Exot. Schm. 96, 97. 242 APERÇU MONOGRAPHIQUE Il a tout à fait le port de VAbasia de Surinam ; ses ailes, de même très pointues à leur sommet, sont d'un brun obscur, avec la base un peu ferrugineuse; la raie extra-basilaire est sinuée, d'un gris violâtre, ainsi que la ligne ordinaire, qui est un peu courbe, se terminant à quelque distance du sommet; au-dessous de la côte, il y a une tache oblougue, presque oculaire, d'un gris violâtre, divisée par un petit arc noir ; le fond de l'aile, entre les deux lignes, est marqué d'une vingtaine de petits points noirs , épars , ocellés de blanc ; le bord extérieur est divisé par une raie violâtre. Les ailes inférieures sont largement ferrugineuses à la base, d'une couleur glauque à l'extrémité ; elles sont marquées d'un œil discoïdal rouge, cerclé de noir, pupille de blanc. Le dessous des ailes supérieures est orangé tout le long de la côte, ensuite d'un gris violâtre, avec un œil noir pupille de blanc. Le dessous des ailes inférieures a les deux tiers d'une belle couleur orangée, avec un gros point discoïdal blanc, encadré de noir ; le tiers postérieur est d'un gris violâtre, séparé de la partie orangée par une raie d'un blanc violet. Le corselet est ferrugineux. I/abdomen est brunâtre. Nous avions reçu, autant qu'il nous en souvient, cette magnifique espèce de Surinam. Nous l'avions prêtée à feu Herrich Schaeffer; mal- heureusement elle a été détruite dans le retour qu'il nous en a fait. 61. — I. Abasia. — Cram. 344. A. B. C. Envergure du mâle, 7 centimètres, de la femelle, 9. Dessus des ailes supérieures d'un brun gris violâtre, plus obscur à la base, avec un petit œil sans prunelle, en forme de zéro, entre la côte et la cellule discoïdale; la ligne ordinaire noire, très large, en forme de bande et allant se perdre dans la pointe apicale ; en dehors de cette large ligne, il y a une raie ondulée très obsolète. Ailes inférieures violâtres dans le mâle, un peu glauques chez la femelle, avec un œil rouge cerclé de noir, pupille de bleu ; en arrière, mais très près de l'œil, une ligne demi-circulaire, noire, suivie d'une large bande de la même couleur. Dessous des ailes d'un brun vineux ; celui des supérieures avec le bord interne noirâtre, ainsi que la bande qui remplace la ligne ordi- naire ; une tache noire arrondie, assez petite, correspondant à l'œil de la face opposée. Celui des inférieures avec un petit point discoïdal noir et une bande brune, liserée de jaunâtre en avant, et allant trans- versalement de l'angle anal au bord extérieur. Corselet et abdomen de la couleur des ailes. La chenille, selon Stoll, qui en donne la figure, pi. 17, f. 1, vit sur le Goyavier, Psidium pyriferum, et probablement sur d'autres arbres du même genre. Elle est d'un beau violet avec une raie latérale d'un DU GENRE 10. 243 jaune d'or près des pattes. Tout son corps est garni d'épines rameu- ses, très longues sur les trois premiers anneaux et sur le dernier, et assez courtes sur le reste du corps. Il habite Surinam et Cayenne. 62.— I. Abas. — Cramer, 77. A. — Fabricius, Ent. Syst. III, pars I, p. 419, 38. Cramer figure sous le nom d'Abas, comme mâle et femelle, deux individus qui certainement n'appartiennent pas à la même espèce. 11 est fâcheux que nous ne recevions rien de Surinam où les espèces du genre lo ne sont pas plus rares qu'au Brésil; cela nous permettrait de vérifier quelques doutes. Ne connaissant ni l'un ni l'autre, nous laissons le nom à' Abas au mâle et donnons à la femelle celui d''Einscopus. Le mâle, ^kfsnobis, a environ 6 1/4 centimètres d'envergure ; ses ailes supérieures sont falquées et pointues au sommet , de couleur brune, un peu plus obscure à la base, où elles sont strigulées de blanc; près de la cellule discoïdale, elles offrent un tout petit œil noir, finement cerclé et pupille de blanc jaunâtre ; la ligne ordinaire est blanche, fine, et va se terminer près du sommet. Les ailes inférieures sont d'un gris noirâtre, avec un petit œil oblong, discoïdal, rouge, cerclé de noir et pupille de blanc ; en arrière de l'œil, il y a trois raies parallèles noirâtres un peu effacées. Le corps est de la couleur des ailes. 63. — I. Episcopus. — Boisd. —Abas femelle, Cramer, 77, B.— Fabricius, Ent. Syst. III, pars I, p. 419, 38. Envergure, 8 centimètres. Il a le port cVAbasia et d'Aiiableps, sauf que les ailes supérieures n'ont pas le sommet prolongé en sorte d'apendice, elles sont, comme dans ces espèces, d'un brun noirâtre un peu plus obscur à la base; la ligne ordinaire est représentée par une large raie noire ; au-dessous de la côte, vers l'extrémité de la cellule discoïdale, il y a un gros point blanc. Ailes inférieures d'un noir grisâtre, avec un œil discoïdal rouge, cerclé de noir et pupille de blanc. En arrière de l'œil, il y a une raie semi-circulaire et une bande d'un noir grisâtre, obsolètes. Le dessous des ailes, selon Cramer, est brun, avec une tache ocellée correspondant au gros point blanc de la face opposée des supérieures, et un point blanc discoïdal sur les inférieures, suivi, comme dans les espèces voisines, d'une raie transverse, droite, d'un blanc grisâtre, allant de l'angle anal au bord extérieur. Le corps participe de la couleur des ailes. Surinam. Cramer. 244 APERÇU MONOGRAPHIQUE Il est probable que cette espèce, ainsi que la précédente, se trouve aussi à Cayenne. Nous pouvons donc espérer que MM. Bar, qui habi- tent cette colonie, nous en enverront quelques exemplaires. 64. — 1. Anableps. — Felder, Novara Exped. Zool. Theil. Bnd. II, Abth. 2, pi. 89, f. 7. D'après la figure qu'en a donnée M. Felder, il a de très grands rap- ports avec VAbasia. Ailes supérieures d'un brun-viol âtre un peu obscur entre la base et la raie extra-basilaire ; la ligne ordinaire, noire, lise- rée de jaune testacé, un peu courbe de dedans en dehors, allant se perdre dans la pointe apicale ; le bord terminal marqué d'une bande terminale plus pâle que le fond, siuuée sur son côté interne. Ailes inférieures grisâtres à la base, glauques au milieu, d'un brun violâtre à l'extrémité, avec un œil discoïdal rouge, marqué au milieu d'une tacheblanche à centre noir; en arrière, deux lignes noires paral- lèles, dont l'intérieure est plus foncée et un peu tremblée. Corselet et abdomen de la couleur des premières ailes. Il diffère d'Abasia en ce qu'il n'y a pas de tache oculaire sur les premières ailes, en ce que la ligne ordinaire est trois fois plus étroite, enfin en ce que. la large bande qui, dans Abasia, suit la pre- mière raie, est au contraire très étroite dans Anableps. Mexique, 65. — I. Arguta. — Boisd. Il a tout a fait le port et la taille à^ Anableps , dont il pourrait bien être une modification locale. Ailes supérieures d'un brun violâtre dans toute leur étendue, un peu plus obscures à la base ; la ligne ordinaire noire, assez étroite, divisée dans le sens de sa longueur par un filet d'un jaune un peu testacé, n'allant pas se perdre tout à fait dans la pointe apicale ; outre cela, sur la coter, vers le sommet, une grande tache elliptique d'un jaune testacé, bordée en haut par la fin de la ligne ordinaire. Ailes inférieures grisâtres, un peu plus claires vers la^base, avec un œil rouge, discoïdal , assez grand, cerclé de noir, marqué au centre d'une tache noire, un peu entourée de blanc ; plus en arrière, deux raies parallèles brunes, dont la première, qui est plus étroite, forme un cercle presque complet autour de l'œil. Dessous des ailes d'un brun noirâtre ; celui des premières marqué d'une ligne blanche correspondant à la ligne ordinaire et d'une tache discoïdale très noire; celui des inférieures traversé par une petite bande blanche, droite, allant de l'angle anal au bord extérieur. Nous n'avons vu que des femelles. Celle que nous possédons a été élevée au Brésil par Beske. M. Oberthur nous en a communiqué une autre qu'il a reçue de Cayenne. DU GENRE 10. 245 66. — I. Irmina. — Cramer, 355. C. D. Cette espèce est petite; elle a à peine 6 centimètres. Ailes supérieures un peu falquées, d'une teinte roussâtre, plus obscure à la base ; la raie extra-basilaire obsolète, peu indiquée ; la ligne ordinaire noirâtre, allant se perdre dans la pointe apicale ; un petit œil blanchâtre, bien rond, bien indiqué, pupille de noir, au bout de la cellule discoïdale; en dehors de la ligne ordinaire, une bande obsolète, sinueuse, plus obscure que le fond. Ailes inférieures d'un grisâtre glauque avec l'extrémité roussâtre; un œil discoïdal rouge, assez petit, cerclé de noir, à prunelle blanche marquée d'un point central noir; en arrière de l'œil, une ligne circu- laire brunâtre très peu indiquée, suivie d'une bande relativement assez large, d'un brun roux. Dessous des ailes jaunâtre; celui des supérieures avec la ligne ordinaire se reproduisant en blanc ; une petite tache discoïdale noire correspondant au petit œil de la face opposée ; celui des inférieures avec une petite raie droite, blanchâtre, allant transversalement de l'angle anal au bord extérieur. Corselet de la couleur des ailes. Abdomen roussâtre. Cramer a figuré un mâle venant de Surinam. Nous possédons éga- lement un mâle élevé au Brésil par Beske. 67. — I. Theseus. — Boisd. Un peu plus grand que le précédent. Ailes supérieures d'un brun- tanné clair tirant sur le rougeâtre, avec la base roussâtre ; la ligne ordinaire largement marquée, un peu courbe de dedans en dehors, allant se perdre dans la pointe apicale qui est un peu falquée ; un très petit point noirâtre à l'extrémité de la cellule discoïdale. Ailes inférieures d'un grisâtre glauque, avec un œil rouge cerclé de noir, marqué d'un point central noir entouré de blanc ; en arrière de l'œil, une raie circulaire noire, suivie d'une bande parallèle de la même couleur. Dessous des ailes jaunâtre; celui des supérieures marqué d'une petite tache très noire, placée au bout de la cellule discoïdale; la ligne ordinaire se reproduisant d'une teinte un peu jaunâtre ; celui des infé- rieures avec un très petit point discoïdal noir, légèrement cerclé de blanc, et une ligne transverse d'un blanc jaunâtre allant de l'angle anal au bord extérieur. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen roux. Décrit sur un individu dont la patrie nous est inconnue, apparte- nant à M. de l'Orza. 68. — I. Pandaeus. — Boisd. Il est aussi un peu plus grand qu'Irmina. Ailes supérieures un peu ANNALES DE LA SOC. ENTOM. D£ BELGIQUE, T. XVUI. 31 246 APERÇU MONOGRAPHIQUE falquées, d'un noir enfumé, avec des raies transverses, ondulées, d'une couleur plus foncée, qui oblitèrent la ligne ordinaire. Ailes inférieures d'un gris glauque, avec l'extrémité plus obscure et un œil discoïdal rouge, cerclé de noir, blanc au centre, marqué d'une pupille noire; en arrière de l'œil, une raie circulaire noirâtre, suivie d'une bande de la même couleur. Dessous des ailes roussâtre, celui des supérieures avec une petite tache noire sous-costale, à peine pupillée de blanchâtre et la ligne ordinaire noirâtre ; celui des inférieures avec un petit point central blanchâtre très peu visible et une ligne transverse droite, un peu jaunâtre, allant de l'angle anal au bord extérieur. Corselet de la couleur des premières ailes. Abdomen roussâtre. Décrit sur un individu mâle unique que nous avons reçu du Brésil. 69. —I. Baeii. — Boisd. Envergure du mâle environ 6 centimètres. Cette espèce a le port dlnnina et surtout de Theseus, dont elle est voisine. Les ailes supérieures du mâle, seul sexe que nous connais- sions, sont d'un brun-marron clair, uniforme depuis la base jusqu'à la ligne ordinaire, et ensuite plus pâle jusqu'à la frange ; la ligne ordinaire est brunâtre, divisée dans le sens de sa longueur par un filet jaunâtre, et va se terminer dans la pointe apicale ; il y a en outre sous la côte un très petit point noir, entouré d'un petit cercle obso- lète, plus pâle que le fond. Les ailes inférieures sont brunâtres, avec une teinte rougeâtre ; l'œil est d'un rouge rose, cerclé de noir, et pupille de blanc; en arrière de l'œil, il y a une raie noirâtre, un peu obsolète, suivie d'une bande parallèle de la même couleur ; le bord terminal est d'un brun rougeâtre, comme chez Theseus. Le dessous est d'un roux très clair; celui des supérieures offre un très petit œil pupille de jaunâtre; la ligne ordinaire est divisée comme en dessus ; celui des inférieures a sur le disque un point jaunâtre peu indiqué, suivi d'une raie transversale allant de l'angle anal au bord extérieur. Le corselet est de la couleur des premières ailes. L'abdomen est rougeâtre. Décrit sur un individu unique envoyé de Cayenne à M. Oberthur par M. Bar. XV. 70. — I. Ceuenta. — Boisd. Envergure du mâle 7, de la femelle, 8 centimètres. DU GENRE 10. 247 Cette espèce et la suivante forment un groupe bien tranché dans le genre lo. Ailes supérieures d'un gris-cendré clair, avec la base garnie d'une villosité noirâtre ; la raie extra-basilaire droite, coupée par une raie longitudinale de la même couleur, bifide à son extrémité ; la ligne ordinaire blanche, courbée de dedans en dehors, repliée en angle aigu vers le sommet, sur la côte; en dehors de celle-ci, une raie sinueuse de même couleur; outre cela, vers l'extrémité de la cellule discoïdale, une tache réniforme, cerclée de blanchâtre ; les nervures de l'extrémité un peu blanchâtres. Ailes inférieures blanchâtres avec la région abdominale largement garnie d'une villosité d'un rouge rose ; un œil noir assez petit, pupille de blanc; en arrière de l'œil, une ligne noire, suivie de deux bandes grises, dont une tout à fait marginale. Dessous des ailes gris ; celui des supérieures avec un œil noir, à peine pupille de blanc, suivi d'une raie brune correspondant à la ligne ordinaire ; celui des inférieures avec un petit point discoïdal blanc et deux bandes transverses brunâtres. Corselet gris. Abdomen noirâtre, annelé de fauve. La femelle diffère du mâle en ce que la tache réniforme des pre- mières ailes est d'un brun noir. Nous avons reçu un mâle du Brésil qui parait avoir été élevé de la chenille. M. Oberthur nous a communiqué une femelle qui est de la même provenance. Cette belle espèce est rare et peu répandue dans les collections. 71. — I. Cœsa. — Boisd. Envergure, 8 1/2 centimètres. Cette belle espèce rappelle un peu par sa taille et par son port la femelle de notre Salurnia Carpini. Ses ailes supérieures sont variées de brun grisâtre et de blanc, avec une villosité d'un brun noi- râtre à la base, depuis le bord interne jusqu'à la nervure médiane ; la raie extra-basilaire d'un brun noirâtre, divisée dans le sens de sa longueur par une ligne fauve ; la ligne ordinaire également brune, bordée de jaune fauve en dehors, se courbant à son extrémité pour atteindre la côte ; le bord extérieur traversé par une bande blanche, un peu sineuse ; outre cela, il y a sur l'extrémité de la cellule discoï- dale une grosse tache de forme à peu près triangulaire, d'un brun noir, bordée de blanc. Les ailes inférieures sont d'une teinte incarnate, avec la base et toute la région abdominale garnies d'une villosité rose; l'œil est noir, assez petit, saupoudré, à peine, de quelques atomes blanchâtres, et marqué d'un point blanc ; en arrière de l'œil, il y a deux bandes paral- lèles, brunes, dont la postérieure est un peu plus pâle ; le bord ter- i248 APERÇU MONOGRAPHIQUE DU GENRE 10. minai est également d'une couleur brunâtre; outre ces caractères, la frange est entrecoupée de blanc jaunâtre sur les quatre ailes. Le dessous est d'un gris lavé de rouge ; les nervures sont brunâtres avec un œil noirâtre, obscur, pupille de blanchâtre sur les quatre ailes ; les supérieures ont une raie oblique noire, correspondant à la la ligne ordinaire, et les inférieures, deux raies noirâtres en arrière de l'œil. Le corselet est d'un brun noir. L'abdomen est annelé de noir et de jaune. Décrit sur un très bel exemplaire femelle que nous avons reçu de la Colombie. En raison de son analogie avec l'espèce précédente, nous suppo- sons que, chez le mâle, la tache triangulaire des ailes supérieures pourrait bien être d'une autre couleur, comme cela a lieu dans le mâle de Criienta. TABLE. d'ordre. 62 Abas 2i3 61 Abasia 242 9 Abdominalis 212 15 Amœna 216 52 Amphirene 237 6é Anableps ZH 65 Arguta Il 20 Arminia 219 57 Aspera 240 60 Auletes 241 8 Banus 212 69 Barii 246 56 Beckeri 239 5 Boops 210 21 Brasiliensis 228 40 Caudatula 230 28 Cecrops 224 14 Cinctistriga 216 71 Cœsa. . , 247 12 Coffea; 214 7 Coresus 211 23 Crameri ... 221 70 Cruenta 246 47 Damœua 234 63 Dioxippus 240 17 Divergens 218 4 Egeus 210 30 Eogena 225 63 Episcopus 243 18 Erisichton 218 54 Erubescens 238 27 Fabricii (PI. IV, f. 4.) 223 42 Falcata 231 39 Flexuosa 230 44 Fumata 232 32 Fumosa 226 N- d'ordre. Pafres. 25 Gayi (PI. IV, f. 2.) 222 19 Godartii 219 53 Hersilia 238 50 Hubneri 236 48 Irène 235 60 Irmina 246 1 Janus 208 16 Jucunda 217 46 Lencane 234 12its Libéria (PI. IV, f. i) 215 26 Lucasii (PI. IV, f. 3) 222 31 Mendosa 225 2 Mestli. , ' 208 41 Mimusops 231 29 Montezuma 224 37 Nausica 229 43 Noreestes 232 45 Nyctimene 233 59 Oberthurii 241 22 Orestes 220 35 Orodes 227 6 Palegon 211 68 PandaruB 245 10 Phales 213 38 Plicata 229 55 Porus 239 11 Pjlades 213 51 Salmonea 237 49 Scapularis 236 36 Stollii 228 67 Theseus 215 24 Titania 221 13 Tridens 215 33 Tristis 226 34 Umbrata 227 3 Zelleri 209 COMPTES-RENDUS DES SÉANCES DE LA r r SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DEBELGIQUE. ANNÉE 1875. Assemblée mensuelle du 9 janvier 19(75. Peésidence de m. Putzets. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 5 décembre 1874 est approuvé. Le Président fait connaître que le Conseil vient de choisir comme Vice-Président, Trésorier et Secrétaire pour l'année 1875, MM. Weinmann, Fologne et Peeubhomme de Boere. Le Conseil, examinant la possibilité de certaines réductions à effectuer dans les impressions des publications, ainsi qu'il avait été demandé à l'assemblée générale du 26 décembre, vient de prendre les résolutions suivantes : Y Dans la reproduction des comptes -rendus au volume des Anna- les, les noms des membres présents aux séances mensuelles seront retranchés. 2° Sauf certains cas exceptionnels, il en sera de même de la liste des ouvrages reçus à chaque séance, ainsi que de toute la correspon- dance administrative, qui sera remplacée par les mots : « Le Secré- taire donne lecture de la correspondance. » 3° La publication du Catalogue de la Bibliothèque sera, suivant les nécessités, réduite ou même complètement suspendue pour don- ner plus de place aux mémoires. Toutefois le bibliothécaire n'en continuera pas moins ce travail, dont le manuscrit sera à la disposi- tion des membres au local de la Société. 4° La liste des Sociétés savantes avec lesquelles il y a échange de ANNALES DE L\ SUC. ENTOM. 1)E BELGIQUE, T. XVIII. a publications ne sera plus publiée avant 1880, puis de cinq en cinq ans. Le Conseil ne croit pas devoir adopter la même mesure pour la liste des membres, à cause de l'utilité incontestable que présente la publication annuelle de celle-ci, par les indications d'adresses, de spécialités entomologiques de chaque membre, etc. Mais le secré- taire la fera imprimer dans des conditions typographiques de nature à lui faire occuper une moindre étendue. Par ces diverses mesures, le Conseil estime qu'une place beaucoup plus large pourra être accordée dans nos volumes aux mémoires, dont le nombre est, ainsi qu'il a été dit, très-considérable en ce moment. L'assemblée donne un entier assentiment à ces mesures. Deux démissions de membres effectifs viennent d'être acceptées par le Conseil, celles de MM. Léon Becker et Ad. Manès. Dans sa séance de ce jour, le Conseil a admis deux nouveaux mem- bres effectifs : M. leD"" C.-L. Koch, àNiirenberg (Bavière), présenté par MM. Le Comte et Preudhomme de Borre, et M. N. Kokouyew, libraire, à Jaroslavl (Russie), présenté par MM. Preudhomme de Borre et Dubois. Lecture est donnée du rapport de M. Putzeys sur la Monographie des Brachinides par M. de Chaudoir. Conformément aux conclusions de ce rapport, auxquelles se rallie M. Weyers, second commissaire, l'impression de ce travail dans nos Annales est ordonnée MM. Candèze et Breyer font remarquer l'avantage considérable qu'il y aurait à ce que le rapport de M. Putzeys, qui donne une ana- lyse très concise et très lumineuse du mémoire de M. de Chaudoir, fût imprimé dans le compte-rendu de ce jour. La Société, disent-ils, au heu de prendre pour règle de ne pas imprimer les rapports sur les mémoires présentés, devrait au contraire en prescrire l'impres- sion en thèse générale, sauf les exceptions qui seraient jugées néces- saires. Outre l'avantage de donner à tous, comme dans le cas pré- sent, l'aperçu instructif d'un mémoire que les spécialistes seuls liront, il y aurait celui d'amener les commissaires à faire de leurs rapports des travaux plus soignés et plus complets. M. Weinmann dit que, s'il a souvent combattu les propositions d'impression des rapports, c'est que, lorsqu'ils renferment des appré- ciations critiques du travail examiné ou de quelqu'une de ses parties, il lui semble injuste de les faire paraître longtemps avant l'impres- sion du travail lui-même. Tel n'est pas le cas, lorsqu'ils sont sim- plement analytiques, comme celui de M. Putzeys. Au surplus rien n'empêcherait la Société, qui entend la lecture des rapports, de dé- cider, en ayant égard à ces raisons de convenance, qu'un rapport sera ou ne sera pas publié immédiatement. m Plusieurs membres prennent aussi part à cette discussion, et, l'avis de M. Weinmann prévalant, l'assemblée vote l'impression du rapport suivant de M. Putzeys : RaPPOET sur un MÉMOIEE DE M. LE BARON DE ChAUDOIE. Les Brachinus, si remarquables par les explosions qui leur servent de défense contre leurs ennemis, ont toujours fixé l'attention des entomologistes. Ils sont répandus dans toutes les parties du monde, sauf au Chili, mais plus particulièrement dans les pays chauds, où ils atteignent une grande taille et revêtent en général des couleurs noires, variées par des taches ou des bandes fauves. C'est sur ces dernières espèces que Solier a établi le genre Phero- psophus. Antérieurement, Bonelli avait retiré des Brachinus les espèces à élytres rétrécies aux épaules {Aptinus) et Fischer une petite espèce de la Russie méridionale à bandes blanchâtres (Mastax) . Boheman, dans ses bisecta Caffraria, a établi le genre Crepidog aster sur quel- ques espèces à palpes labiaux grands et sécuriformes. Mais aucun de ces auteurs n'avait remarqué une particularité qui sépare nettement les Brachinus de tous les autres Carabiques : tandis que le nombre normal des segments abdominaux est de 6, il est, chez les Brachinides, de 8 dans les cf , de 7 dans les 9 . C'est à Le Conte que l'on doit la première observation de ce caractère, quia été ensuite complétée par Schaum. Malheureusement, ces insectes, si curieux à plus d'un titre, sont bien mal connus ; à l'exception de quelques espèces bien tranchées, de longues séries d'autres espèces n'ont été l'objet que de descrip- tions basées sur des caractères, ou bien communs à plusieurs d'entre elles, ou bien variables d'un individu à un autre. La Monographie que M. de Chaudoir vient de soumettre à la Société est donc un véritable service rendu à la science entomologique, car c'est un travail sérieux, où tous les caractères ont été mis en œuvre et disposés avec une grande netteté. Nous allons en donner un aperçu. Le groupe est divisé en 6 genres. 1. Aptinus, dégagé des éléments hétérogènes que Dejean y avait introduits. 2. Pheropsophus, comprenant 61 espèces dont 25, au moins, nou- velles, et d'où ont été éloignées de nombreuses variétés qui avaient été décrites comme espèces. 3. Brachinus, contenant 90 espèces. Les Brachinus des États-Unis ont été l'objet, en 1868, d'un travail séparé. Quant à ceux de l'Eu- rope, du Bassin de la Méditerranée, de l'Asie occidentale, centrale et IV orientale, ils ont encore besoin d'être étudiés, et M. de Chaudoir les a réservés pour un mémoire ultérieur. 4. Styphlofnerus, nouveau genre caractérisé par ses paraglosses entièrement glabres. Plusieurs des Brachimis décrits par Dejean s'y rapportent (aw/icws, lY -maculatus, equestris). Ce genre, comprenant Il espèces, s'étend de l'Afrique et de l'Inde jusqu'à la Chine et au Japon. 5. Le genre Crepidogaster, établi par Boheman, habite particuliè- rement le sud de l'Afrique ; une seule espèce nouvelle vient du Malabar. 6. Le dernier genre des Brachinides est Mastax, caractérisé en 1825 par Fischer. L'une des espèces {histrio) était déjà connue de Fabricius. M. de Chaudoir en décrit 10, dont aucune n'est nouvelle. Cette courte analyse suffit pour faire comprendre l'importance du travail qui nous est soumis. Ajoutons que, cette fois, M. de Chaudoir a décrit à nouveau et à un point de vue unique toutes les espèces qui sont comprises dans sa monographie. Nous pensons qu'il y a lieu d'ordonner la publication dans nos Annales. Le rapport de MM. Roelofs et de Borre sur un mémoire de M. Tournier est ajourné à la séance suivante. M. Capronnier présente les dessins coloriés devant composer la planche à joindre au mémoire de M. Boisduval sur le genre lo. Une longue discussion s'engage sur le mode d'impression à em- ployer pour cette planche. Le Conseil est chargé de se renseigner sur les conditions des procédés d'exécution entre lesquels il aura à choi- sir et à en faire rapport à la Société. M. Desbrochers des Loges écrit qu'il maintient complètement contre les assertions de M. Tournier tout ce qu'il a dit précédem- ment concernant les espèces de Curculionides qui font l'objet de leur contestation. Il accepte de soumettre à M. Roelofs ses Liophlœus atricornis dont il va lui adresser une boîte. Il en a pris l'année der- nière plus de 300 individus, tous absolument dépourvus d'écaillés, ce qui ne répond certainement pas au caractère des écaillettes très fines, assigné par M. Foerster à son L. aquisgranensis. M. David Sharp adresse la communication suivante : Dans le Compte-rendu du 7 novembre, je trouve la description d'une seconde espèce du genre Synapsis, donnée à la Société par M. de Lansberge. Ce savant amateur de Lamellicornes donne les particularités qui distinguent cette espèce, qu'il appelle S. Ritsemœ, du S. brahminus ; mais, d'après ce qu'il dit, il est évident pour moi que l'espèce qu'il appelle le S. brahminus, n'est pas la véritable espèce qui doit porter ce nom. I En effet, j'ai constaté que les espèces du genre Synapsis sont assez nombreuses. Ma collection en contient quatre, et j'en connais une cinquième appartenant au Musée des Indes orientales, à Londres. J'avais déjà fait la description de trois de ces espèces, et mon ami M. Bâtes, à qui nous devons l'établissement du genre Synapsis, avait l'intention de décrire la cinquième, quand la description de M. de Lansberge est venue me jeter dans des doutes que je ne puis pas résoudre. Il est possible que le S. Ritsemœ soit une sixième espèce, qui m'est inconnue. Le Copris Thoas Dejean, de Java, est aussi une espèce du genre Syjiapsis, mais, quoiqu'il provienne de la même localité que le S. Rit- semœ de M. de Lansberge, je ne puis pas le rapporter à la descrip- tion de cet auteur. La discussion de la question relative à l'exhibition des collections entomologiques dans les Musées est rouverte. M. de Borre s'exprime comme suit : Je demanderai la parole pour vous présenter une seule remarque sur la note si intéressante que notre collègue M. Mélise a lue à la dernière séance. Cette remarque, c'est que, dans toutes les considé- rations auxquelles il s'est livré, M. Mélise est resté trop évidemment préoccupé de collections de coléoptères, je pourrais même dire de coléoptères vulgaires ou indigènes, et qu'il a fait trop bon marché de la lépidoptérologie, surtout de la lépidoptérologie exotique. Je demanderai donc à nos collègues lépidoptéristes, notamment à MM. Capronnier, Lamarche et Weinmann, s'ils sont disposés à admettre la thèse de M. Mélise : « Chacun de nous sait que les cou- leurs en général ne constituent que des caractères assez secondaires pour les déterminations. Celles-ci sont basées principalement sur la forme qui, elle, ne changera pas. » Je leur demanderai enfin si, pour leurs propres collections, ils seraient disposés à admettre les consé- quences pratiques qui se déduiraient de cette proposition, qui me paraît à moi très hétérodoxe, appliquée aux lépidoptères. M. Capronnier dit qu'il se proposait effectivement de prendre la parole pour exposer son opinion sur la question. M. Mélise, en émet- tant l'avis que toutes les collections soient exposées à la vue du public, ouvre la voie à un système qui serait la destruction inévitable de toutes les collections, destruction prompte pour les lépidoptères, plus lente pour les autres insectes, système donc qui est tout à fait inadmissible pour des collections ayant quelque valeur. Mon expé- rience personnelle me permet de parler en connaissance de cause pour les Lépidoptères Diurnes, et je puis dire qu'un mois, que quinze jours même d'exposition au jour suffisent pour détériorer certaines couleurs, par exemple les nuances carminées, le vert tendre, etc. VI M. de Sélys déclare appuyer cette assertion de sa propre expé- rience. Exposer par intervalles, et même pendant des temps très courts, continue M. Capronnier, conduirait à la fin au même résultat. C'est une question de temps. Il déclare partager entièrement l'avis de M. Breyer quant à la satiété que produirait l'exposition d'amples collections. Quant aux cartons protecteurs des caisses, dont M. Mélise a pro- posé l'emploi, le procédé ne lui semble guère pratique. Voici, quant à lui, à peu près le mode d'exhibition auquel il serait disposé à donner la préférence : Les collections seraient placées dans tels meubles que les conservateurs des Musées jugeraient les plus convenables à cet effet, mais de manière à intercepter complète- ment la lumière aux insectes. Chaque meuble, chaque ensemble de cadres renfermant un groupe porterait des étiquettes indiquant bien exactement le contenu. De plus, à chaque ensemble ainsi constitué, correspondrait un ou même plusieurs cadres vitrés et visibles au public, où des spécimens seraient placés en nombre suffisant et suf- fisamment bien choisis pour donner une idée de tout le groupe, que l'on ne verrait que sur demande adressée à ceux qui ont la garde des collections. Par exemple un cadre de Sphinx, de Zygena, etc., indigènes et même exotiques, placé vis-à-vis du meuble renfermant toute la collection de Sphingides, apprendrait parfaitement au public ce qu'il y a d'essentiel sur le groupe, et lui permettrait d'apprécier l'importance des collections de ce groupe, sans satiété pour lui, sans danger pour la collection. M. Putzeys croit devoir faire remarquer que jusqu'ici toute la dis- cussion a préjugé l'existence de caisses vitrées pour les collections ; or, on pourrait aussi se servir de cartons ou caisses sans vitres, où les insectes seraient dans l'obscurité. M. Breyer dit qu'évidemment la responsabilité des conservateurs doit être sauvegardée et que, pour cela, l'ouverture d'une caisse ne devant se faire que sous une autorisation spéciale, il est à peu près indispensable que, dans la majorité des cas, la vue des insectes placés dans la caisse puisse être procurée sans qu'on ait à l'ouvrir. MM. de Sélys et Capronnier ajoutent que l'ouverture fréquente de caisses contenant des insectes à ailes fragiles et qu'un courant d'air peut casser, serait dangereuse, ce qui doit aussi, pour un Musée, mettre les caisses non vitrées hors de question. M. Mélise dit que M. de Borre a attaché trop d'importance à la valeur des paroles qu'il a rapportées. Il n'a pas eu, dit-il, la préten- tion de trancher aussi nettement la question. Ce qu'il voudrait se borner à conseiller, c'est l'exposition de toutes les collections une fois par semaine, le dimanche. L'exposition par rotation, qui fait vil rester les insectes exposés pendant trois mois environ, leur est cer- tainement plus nuisible. Quant aux lépidoptères, alors même que la couleur s'altérerait un peu, la forme des taches et des dessins sub- siste toujours pour faire reconnaître l'espèce. Plusieurs membres se récrient contre ce dernier point et déclarent qu'un exemplaire de lépidoptère dont la couleur serait plus ou moins disparue ou transformée, les contours des taches subsistant même, serait bon à jeter et dans tous les cas indigne de figurer dans une collection. A propos de la satiété, de l'indigestion d'entomologie produite par la vue de trop vastes collections, M. Mélise dit que les grandes expositions de tableaux ne produisent pas cet effet. MM. Capronnier et Roelofs soutiennent le contraire. Dans les beaux-arts aussi, l'abondance engendre la satiété, et de petites expo- sitions choisies forment bien mieux l'œil et le goût du public. Il en serait absolument de même en entomologie. M. Breyer insiste sur l'espace immense que demanderait une expo- sition entomologique complète. Car, pour répondre raisonnablement à son but, cette exposition devrait se développer toute entière à hau- teur de rampe, afin que tout puisse être bien vu sans qu'on ait à se baisser. Ce n'est pas sur des aspects aussi grandioses, supposé qu'on sût les réaliser , qu'on pourrait compter pour espérer produire l'exci- tation à l'étude par la curiosité. Cela ferait plutôt reculer devant l'étude de l'entomologie. L'excitation à l'étude doit résulter de l'étude elle-même et de ses premières difficultés vaincues. Dans une exposi- tion par grandes masses, les distinctions disparaissent dans la tran- sition trop complètement marquée entre toutes les formes. A moins d'être déjà un entomologiste très fort et très habitué à surmonter les difficultés, on ne saurait par où aborder l'étude de quantités aussi considérables; on devrait y renoncer. Quel motif dans ce cas aurait- on pour tout exposer? MM. Putzeys et de Sélys-Longchamps répondent que dans tous les cas ce serait risquer la conservation des collections, sans profit démontré. M. Pioelofs demande la parole. Il croit que chacun, ayant sa spécialité, doit aussi pouvoir prendre une notion générale de ce qui n'est pas sa spécialité, aussi bien dans l'entomologie que hors de l'entomologie. Telle est, suivant lui, l'utilité des Musées. Mais pour cela, il conteste, tout comme ses honorables collègues qui viennent de prendre la parole, qu'il soit nécessaire, ni utile, d'exposer toutes les collections. Cela serait même nuisible, à part la question de conservation. Ce qu'il faut pour remplir ce but, ce sont des collec- tions restreintes, plus élémentaires, et ce qu'il faut avant tout, c'est que de telles collections soient largement pourvues d'étiquettes, car, vin pour qui n'est pas préparé d'avance à les connaître par une étude approfondie, en d'autres termes pour qui n'est pas spécialiste, l'ob- jet lui-même n'est qu'une image qui disparaîtra de la mémoire si elle n'est pas accompagnée de renseignements qui l'y fassent con- server, tels que le nom, la relation systématique, la relation géogra- phique. M. Breyer dit qu'il irait plus loin dans les renseignements à tran- scrire pour que la collection exposée fût utile à ceux pour qui on l'expose. Les Carabiques auraient une étiquette indiquant que ce sont des insectes carnassiers, utiles à l'agriculture ; les Phytophages seraient accompagnés de renseignements sur leur rôle nuisible, non seulement par écrit, mais encore par des indications encore plus directes ; ainsi les Tortrix seraient accompagnées de leurs chenilles et de feuilles déchiquetées et tordues par elles. M. Mélise ne conteste pas l'utilité de collections classées comme viennent de le demander MM. Roelofs et Breyer, et accompagnées sur étiquettes d'un texte instructif. Mais leur place n'est pas au Musée. Le Musée n'est pas une école pour enseigner les éléments de la science ; c'est une exhibition pour faire comprendre au public ce que c'est que l'entomologie, lui en faire apprécier la grandeur, lui en inculquer le goût et l'admiration. Pour cela, il est indispensable que les collections soient exposées. Admettons même que cette exposition, si restreinte qu'elle soit, finisse à la longue par amener la destruction de la collection, qu'importe, si c'est une nécessité. M. de Lafontaine est opposé à l'exposition des collections. Il faut qu'elles soient publiques, mais cette publicité doit résider dans les plus grandes facilités pour ceux à qui elles peuvent être utiles, à y avoir accès. C'est là la véritable pu- blicité d'une collection et c'est la seule qu'on doive deman- der. M. de Sélys-Longchamps croit devoir constater que personne n'a pris encore la parole pour contester aux naturalistes le droit d'avoir pour l'étude la vue des collections non exposées. C'est un point sur lequel tout le monde est donc d'accord. M. Candèze dit qu'il se rallie complètement aux idées de M. le D' Breyer, l'exposition des grandes lignes seulement. M. Morren dit que, puisque à part la question de conservation, on a parlé des difficultés d'avoir un espace suffisant pour des expositions complètes, il croit devoir entretenir l'assemblée d'un système qu'il a vu pratiqué dans les grandes expositions, entre autres à Vienne, pour exhiber sur un très petit espace, un très grand nombre d'objets. C'est un axe vertical autour duquel sont disposées comme les feuillets d'un livre, des surfaces d'exposition mobiles. Il a lui-même employé avec le plus grand succès ce système pour la botanique et sans cloute on trouverait le moyen de l'appliquer aussi à l'entomologie. M. de Borre traduit un passage d'une lettre de M. de Bertolini, disant qu'il applique avec succès, au Musée de Trente, un système de cartons protecteurs, analogue à celui dont M. Mélise avait pro- posé l'emploi dans la séance précédente. Il est ensuite donné lecture de la lettre suivante de M. Félix Pla- teau : « Permettez-moi d'user de votre intermédiaire pour placer mon petit mot dans la discussion intéressante concernant l'exposition des collections entomologiques du Musée. 55 11 est un moyen qui, en thèse générale, peut concilier les deux désirs ; celui de voir toute la collection, ou au moins une grande partie, soumise au public, et celui de la préserver de la décoloration. • Je dis : en thèse générale, car ce moyen suppose, avant tout, l'existence d'une salle uniquement consacrée à l'entomologie. » Personne n'ignore que les rayons lumineux qui altèrent les cou- leurs des insectes sont les rayons chimiques, les mêmes très proba- blement qui influencent la plaque sensibilisée d'un appareil photo- graphique. Admettons donc la lumière dans nos collections, mais arrêtons les rayons chimiques en employant le procédé des photo- graphes, substituons des verres jaunes aux vitres ordinaires des fenêtres de la salle entomologique. 5) J'espère qu'on ne me fera pas l'objection, qui est une hérésie optique, que toute la collection semblerait jaune. » En effet, les objets vus au travers d'un verre coloré, bleu ou jau- ne par exemple, ne semblent uniformément bleus ou jaunes que si l'œil reçoit, en même temps, indirectement , des rayons de lumière blanche ordinaire. 5) Au moment où l'on entre dans une chambre éclairée par des fe- nêtres à vitres colorées, mais d'une seule couleur, tout l'ensemble paraît de cette couleur, cependant, au bout de peu de temps, cette impression première s'efface, les corps qui nous entourent reprennent, à peu près, leurs teintes propres, seulement avec un éclat moindre. » En Hollande, à Amsterdam notamment, beaucoup de belles mai- sons bourgeoises ont les fenêtres garnies de haut en bas de verres violets ; il n'en résulte, malgré cela, pour leurs habitants, qu'un jour adouci. 55 Ceux que l'irritabilité de leurs yeux obligent à porter des lunet- tes bleues ou vertes, ne voient point la nature bleue ou verte. n Enfin, le soir, votre chambre de travail éclairée par la lumière jauna de votre lampe vous paraît-elle entièrement jaune? le papier de vos livres cesse t-il d'être blanc? Au moment où la lampe vient d'être allumée, oui; au bout de quelques minutes, non. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE UEI.CIUCE, T. XVIII. b )) Le seul inconvénient sérieux du système serait une diminution de lumière et une diminution générale de l'éclat des couleurs ; incon- vénient relativement faible à côté de celui de supprimer totalement la lumière en n'éclairant pas du tout la collection. V L'idée que je viens d'émettre semblera peut-être étrange, des esprits étroits, en dehors de notre monde scientifique, trouveront amusant, si non ridicule, un musée à vitres jaunes ; les hommes sé- rieux me feront, peut-être, des objections que je n'ai pas prévues, mais ne verront, dans ma proposition, que le désir de faire profiter la discussion d'un élément de plus. « Plusieurs membres font au système d'éclairage à travers les vitres jaunes l'objection qu'à la lumière jaune un certain nombre de cou- leurs et nuances paraissent tout autres qu'à la lumière blanche. M. Morren conteste que les verres jaunes puissent être regardés comme un moyen absolu d'empêcher la décoloration. Chez les plantes, il n'en est nullement ainsi, et les verres jaunes des serres n'empê- cheraient pas leurs phénomènes de décoloration. M. Breyer dit que le phénomène de la décoloration chez les insec- tes doit être très complexe. L'humidité y joue un très grand rôle On s'en aperçoit lorsqu'on fait ramollir certaines espèces sous la cloche. Il est aussi des décolorations qui s'opèrent même dans l'ob- scurité, ce qui ne veut pas dire que la lumière ne soit pas le plus puissant et le plus rapide agent de décoloration. Il cite encore des exemples de décolorations se faisant progressivement d'organe en organe et qui indiquent sans doute qu'il doit y avoir là autre chose qu'une action simple de la lumière. Quand on ramollit un papillon sous la cloche, on hâte aussi le dégagement de la matière grasse, autre atteinte à la conservation ; sous l'influence de la lumière ce dégagement se fait encore plus rapidement. L'expérimentation , ajoute M. Breyer, éclaircirait certainement beaucoup ces questions, et je me propose de m'en occuper très sé- rieusement cette année. M. de Borre dit que M. Plateau se propose de faire aussi l'expé- rience d'exposer dans des conditions identiques des exemplaires d'une même espèce, dans deux caisses, l'une à vitre blanche, l'autre à vitre jaune. Plusieurs membres disent qu'il faudrait multiplier les essais, les faire sur des espèces diverses, et aussi qu'il serait intéressant d'es- sayer les autres couleurs de verre. M. Capronnier, ayant chez lui un atelier de vitraux de couleur, dit qu'il s'occupera aussi d'expériences semblables. M. Breyer pense qu'il convient que la question mise à l'ordre du jour reste ouverte, tant qu'il se produira des opinions sur le sujet. Avant la clôture de la séance, M. Roelofs annonce qu'il vient de XI faire Tacquisition de l'importante collection de Curculionides de M de Castelnau, comprenant, outre toutes les chasses de ce savant voyageur dans différentes parties du monde, un grand nombre d au- tres collections acquises par lui, et surtout la collection Reiche et la collection Dejean, renfermant un grand nombre d'exemplaires typi- ques reçus de Schônherr, Gyllenlialet autres anciens auteurs. La séance est levée à 9 3/4 heures. Assemblée mensuelle du G février 1S75 Présidence de M. Putzets. M. J. Van Volxem, de Bruxelles, membre de plusieurs Sociétés savantes, assiste à la séance. La séance est ouverte à 8 heures. M Capronnier, à propos du procès-verbal de la dernière séanc^, fait observer qu'il y a eu, quant à la question de la planche de la Monographie des /o, empiétement de l'assemblée mensuelle sur les attributions du Conseil, qui est seul chargé de choisir le mode d exé- cution qui lui semble convenable pour les planches. Plusieurs membres prennent successivement la parole. Tout en reconnaissant le bien fondé de l'observation de M. Capronnier, ils soutiennent qu'avant de voter l'impression d'une planche, et quoique le mode d'impression soit dans les attributions du Conseil, les membres de la Société sont en droit d'obtenir leurs apaisements sur les conséquences financières de leur vote, ce qui ne peut se laire qu'après production d'un ou plusieurs devis. M Capronnier maintient son opinion en disant qu'il n'existe aucun précédent du mode d'agir qui a été suivi dans la dernière séance. M. Putzeys dit que, s'il n'y a pas eu de précédent, il ne lui parait pas mauvais que cette résolution devienne un précèdent, car il la croit tout à fait conforme à l'intérêt de la Société. L'incident étant clos, le procès -verbal delà séance du 9 janvier ^^ Le Président annonce que deux nouveaux membres effectifs viennent d'être admis par le Conseil : MM. Henri Miot, substitut du procu- reur de la République, membre de plusieurs Sociétés savantes, a Semur (Côte d'Or), présenté par MM. Preudhomme de Borre et Weyers; et Jules Lichtenstein, membre de la Société Entomolo- XII giqiie de France, à Montpellier, présenté par MM. de Sélys-Long- champs et Putzeys. Le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, un exem- plaire du tome XYII des Annales, qui vient de paraître. Sur les conclusions de MM. Roelofs et de Borre, commissaires, l'assemblée vote l'impression, dans les Annales, du travail de M. H. Tournier, sur les espèces européennes et circumeuropéennes du Genre Cneorhinus. M. le D"" Candèze demande la parole et s'exprime comme suit : Si un de nos collègues étrangers avait assisté, mardi dernier, à la séance de notre seconde chambre législative, il aurait cru, je n'en doute pas, se trouver à l'une des nôtres. On y parlait coléoptères, Doryphora, lancerons, Phylloxéra, \avYe, nymphe, insecte parfait ; les orateurs s'opposaient l'un à l'autre les opinions diverses des entomo- logistes sur le développement et la propagation de certains insectes. Sa première impression eût été certainement une admiration par- faitement motivée pour la belle installation de la Société Entomolo- gique de Belgique, le nombre imposant des assistants à la séance. Il eût bien été un peu surpris de l'étrangeté de certaines théories, de l'inexpérience scientifique accusée par quelques-uns des orateurs. Mais, disposé à l'indulgence par l'impression première dont je viens de parler, il n'eût pas cru devoir s'arrêter à quelques petites hé- résies entomologiques, se rappelant que dans les réunions les plus savantes il s'en produit parfois bien d'autres. Mais en lisant, le lendemain, et à tête reposée, le compte-rendu de la séance, il lui serait venu l'envie de prendre la plume pour jeter aussi son mot dans la discussion. Je m'en vais faire comme cet étranger imaginaire, mes chers col- lègues, et, en entrant dans la discussion, je ne ferai que répondre à l'appel qui a été adressé aux entomologistes belges. 11 s'agit donc de cette fameuse Doryphora qui, paraît-il, ravage les champs de pommes de terre en Amérique et à laquelle il importe d'interdire l'accès de notre pays par les mesures les plus énergiques. C'est hier seulement que j'ai lu dans \q^ Annales parlementaires le compte-rendu de la séance en question, le temps m'a manqué absolument pour analyser et discuter in extenso tout ce qui s'est dit à la Chambre sur la Doryphora, sa manière de vivre et de se propa- ger, sa marche envahissante, la possibilité de son apparition chez nous, les mesures qu'il convient de prendre pour nous préserver de ses atteintes. Je me bornerai donc aujourd'hui à traiter très-succinctement ces difïerents points, et je ne m'étendrai quelque peu que sur un seul — XllI il est vrai que c'est le point capital — c'est celui-ci : un coléoptère américain quelconque^ arrivant vivant en Europe^ peut-il s'y multiplier au point d'y jouer un rôle semblable à celui de nos espèces nuisibles ? J'ai déjà exprimé mon opinion là-clessus, et, clans une note remise à l'un de nos représentants, j'émets l'idée que nous n'avons aucune crainte à avoir d'un tel danger. Ce pronostic favorable dans une consultation où la majorité était d'un avis opposé, m'a même valu, d'un de nos ministres, le surnom de Médecin Tant Mieux. Ce surnom me plaît, du reste ; j'aime mieux rassurer, en général, qu'effrayer, et dans la présente consultation je crois avoir de bonnes raisons à l'appui de mes idées optimistes. Je m'en vais vous les expo- ser en peu de mots. L'avenir nous est inconnu. A l'égard des événements futurs, nous sommes comme les spectateurs dans une salle de théâtre, avant le lever du rideau. Il est cependant un moyen de soulever un coin de ce rideau, de discerner ce qui arrivera, de préjuger l'avenir dans telle ou telle circonstance donnée. Ce moyen, nous l'employons à chaque instant: il consiste à consulter le passé. Consultons donc le passé dans le cas qui nous occupe. Ouvrons les annales de l'agriculture. Interrogeons les auteurs européens et les auteurs américains qui ont traité des insectes ra- vageurs de leurs continents respectifs. Comme la Doryphora est un coléoptère, bornons-nous, s'il vous plaît, aux seuls coléoptères ; la liste en est déjà assez longue et puis, dans la défense de ma thèse, je n'entends mettre en cause que les coléoptères, puisque l'ennemi qui est censé frapper à nos portes, je pourrais dire plus justement, qui demande à passer Veau, est un coléoptère. Parmi les ennemis de nos cultures en Europe, nous trouvons : Les Agriotes ou taupins, qui attaquent les racines des plantes et ont été parfois un fléau pour les céréales. Les Hannetons, que tout le monde connaît, qui, dans certaines années et dans certains pays, ont été tellement abondants et perni- cieux, qu'ils se sont élevés à la hauteur d'une calamité publique. A Lausanne, en 1479, ils furent cités devant un tribunal ecclésiasti- que et excommuniés. Dans le département de la Sarthe on vota, en 1835, une somme de 20,000 francs pour la mise à mort des hanne- tons. On paya 30 centimes le décalitre de ces insectes, et on estime que, dans ce seul département, 300,000,000 de hannetons furent détruits cette année là. Nous avons encore le -petit hanneton ou Rhizotrogus. La Cétoine dorée. La Lytta vesicatoria ou Cantharide. XIV Les Rhynchites, les Phytonomes, les Apions, les Ceuthorhynques, les Anlhonomes, en un mot tous les charançons nuisibles. Les Bruches. Les Xylophages, toute la cohorte des Scolytes^ des Tomicus et des IJylesinus qui perforent les bois de nos forêts. Les Criocères, les Eumolpes, les Galéruques, les Altises, fléau de nos potagers. Je m'arrête. Voilà les barbares de notre époque, aux invasions desquels l'Europe agricole est de temps en temps livrée. Est-il un des insectes que je viens de nommer qui ait jamais fait parler de lui en Amérique, aux États-Unis par exemple, pays placé dans les mêmes conditions climatériques que l'Europe et avec lequel nous avons des relations si fréquentes? Je serais bien aise que l'on m'en citât un seul (1). Non; les cultures américaines ont aussi leurs déprédateurs. Les cultivateurs américains ont aussi à maudire les coléoptères, mais ce sont d'autres espèces que les nôtres. Nos hannetons leur sont totalement inconnus, mais ils ont, en leur lieu et place, les Lachnostema. Ils ont aussi les Cotalpa qui rongent les feuilles de leurs poiriers, et dont l'abondance devient souvent calamiteuse. Avez-vous quelquefois rencontré dans vos chasses entomologiques une seuie Lachnostema ou une seule Cotalpa^ Moi, jamais, et je ne sache pas que cela soit arrivé à un entomolo- giste en Europe. Et la Pelidnota punctata^ et le Macrodactylus sub- spinosus, et les Dicerca divaricata, les Chalcophora virgiîiica, les Chrysobotrys dentipes et autres, VAlaiis oculatus, VApion Sayi, VHy- lobius pales^ le Pissodes strobUle Conotrachelus nénuphar, le Wiagium putâtor^ la Lema trilineata, qui vit aussi sur la pomme de terre aux États-Unis, la Lina scripta, etc. Voilà les ravageurs des cultures transatlantiques. En avez-vous jamais rencontré un seul individu ici? Vous êtes entomologistes, vous avez parcouru nos campagnes et nos bois en quête d'insectes, je répète ma question, avez-vous jamais rencontré dans vos chasses un seul individu de l'une ou l'autre des espèces que je viens de vous nommer? Vous me répondrez tous non, je puis l'affirmer sans crainte d'être démenti, et en eussiez-vous rencontré quelques spécimens perdus, nous serions encore bien loin de l'invasion calamiteuse d'une espèce nuisible américaine. Nos cultures européennes ont été ravagées tour à tour par VEla- ter, le Zabre, le Hanneton, VAiguUloniert VEuniolpe et le Rhynchite. Avez-vous appris que les Américains aient promulgué des lois pour mettre leurs cultures à l'abri de ces ravageurs européens ! Jamais, et ils ont eu raison, car elles eussent été inutiles. Ce n'est pas par (i) J'en excepte, bien entendu, la Calandre du blé, qui vit dans le grain, voyage partout avec lui, cl se trouve, on le comprend, dans des conditions exceptionnelles. XV des lois prohibitives que l'on arrête des insectes qui ont^envie de se transporter d'un pays dans un autre. Les habitants de Singhapor ne peuvent pas empêcher les tigres de traverser à la nage le bras de mer qui les sépare du continent, ils ont beau les détruire dans leur île, il en vient toujours et, chose curieuse, il y en a toujours le même nombre, une quarantaine, juste ce que peut nourrir leur territoire, car il faut à chaque tigre un terrain de chasse d'une étendue déter- minée ; et vous voudriez arrêter des insectes, ces petits êtres innom- brables et insaisissables ! S'il prenait fantaisie à la Doryphora de passer en Europe pour venir attaquer nos champs de pommes de terre, croyez-vous que c'est en interdisant la pomme de terre améri- caine que vous l'arrêteriez? Illusion! Autant vouloir arrêter le vent et la marée. Non, comme l'a très bien dit M. Berge, d'après un ento- mologiste américain que je connais personnellement, M. Riley, et comme je l'ai dit aussi dans la note qui a été lue à la Chambre, par M. d'Andrimont, il faudrait interdire l'arrivée en Europe de tout produit américain, car ce n'est, ni par les œufs, ni par les larves, comme l'a avancé M. Malou, ni par les nymphes de la Doryphora que pourrait s'effectuer l'invasion, mais par l'insecte parfait lui-même ; je m'en vais vous le démontrer. Quelques mots sur l'évolution annuelle des Chrysomélines sont ici indispensables, et, dans l'exposé qui va suivre, je suis tout à fait d'accord avec notre savant collègue, mon excellent ami le D"" Cha- puis, dont personne ne songera, à coup sûr, à contester la compé- tence exceptionnelle à un double titre, comme auteur d'un ouvrage considérable et récent sur les Coléoptères de cette famille, et comme très versé dans la connaissance toute spéciale de leurs habitudes, de leur genre de vie, de leur évolution. Les Chrysomèles, n'oublions pas que la Doryphora en est une, appa- raissent en petit nombre au premier printemps. Elles s'accouplent et puis pondent leurs œufs, au nombre de 30 à 60— et non de 60,000,000, comme on a osé le dire — sur les plantes qui doivent nourrir les larves . Les œufs éclosent bientôt ; les jeunes larves dévorent leurs végétaux nourriciers et grandissent pendant l'été. Arrivées à leur taille défini- tive, elles se laissent tomber sur le sol, entrent en terre et s'y métamor- phosent en insectes parfaits. Ceux-ci sortent de terre et se montrent en grand nombre à la fin de l'été. Ils ne s'accouplent pas alors, la plupart deviennent la proie de leurs ennemis. Un certain nombre échappe et s'en va passer l'hiver sous la mousse des arbres, dans les fissures des rochers, dans les crevasses des écorces; c'est là que nous autres entomologi&'tes nous allons les chercher en hiver. Ce sont eux qui, le printemps venu, s'accouplent et perpétuent l'espèce. Il n'y a pas, comme on l'a dit erronément, plusieurs générations par an. XVI Vous voyez qu'à Tépoque où on arrache les pommes de terre, il n'y a plus ni œufs, ni jeunes larves, ni vieilles larves, ni nymphes. Il y a des insectes parfaits, vivants, volant et voyageant et ne se trouvant nullement en terre avec les tubercules dont les feuilles les ont nourris pendant l'été. Non, il y a des insectes parfaits qui se préparent à hiverner et qui dans ce but cherchent un endroit bien retiré, bien chaud, bien douillet, pour y passer la mauvaise saison. Ici, en Europe, ce sont les tas de mousses qui les tentent. Ne vous paraît-il que, si nous étions Chrysomèles là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique, nous porterions notre choix sur les balles de coton qui encombrent les greniers américains? Ainsi font-elles, n'en doutez pas. Si vous croyez que la Doryphora peut envahir l'Europe, laissez venir les pommes de terre, même avec la terre qui les entoure, mais, au nom du ciel, arrêtez le coton! Re- poussez le coton ! Voilà le véhicule empesté. Timeo Danaos et doua fereiites, craignons l'Américain et ses balles de coton. L'Anglais, — né malin en affaires commerciales, — a sans doute compris cela. Tandis que la Suède, l'Allemagne, l'Italie et la Bel- gique s'émeuvent et songent à repousser la pomme de terre améri- caine, l'Anglais se tient coi ; M. Berge l'a très bien dit, ce n'est pas le tubercule qu'il redoute, c'est tout ce qui vient d'Amérique, et, comme il lui est aussi impossible de se passer de coton que d'oxy- gène, il s'en rapporte aux lois naturelles pour la sauvegarde de ses champs de pommes de terre, et en cela il a bien raison. Je viens de parler de lois naturelles. N'est-il pas de toute évidence, ne résulte-til pas clairement de ce que je viens de vous exposer, qu'il y a une loi qui a présidé à la distribution des espèces animales et végétales sur notre globe. S'il n'en était pas ainsi, pourquoi la flore et la faune américaine seraient-elles autres que la flore et la faune de l'ancien continent sous les mêmes latitudes? Il y a l'Atlan- tique, dira-t-on. Mais il n'y a pas d'Atlantique entre la Chine et l'Eu- rope, il n'y en a pas non plus entre le Cap et la Cafrerie qui se tou- chent, et dont les faunes sont cependant si différentes. Pourquoi Madagascar a-t-il une flore et une faune si différentes de celles de l'Afrique? Ce n'est à coup sûr pas à cause du canal de Mozambique, car nous savons que Java, Sumatra et Bornéo, bien qu'isolées par des détroits, ont la même flore et la même faune, aussi bien que l'Angleterre à l'égard de l'Europe. Certe, il y a une loi naturelle qui maintient les espèces dans leurs territoires respectifs. Il y a quelques exceptions, je le sais : le rat, la blatte, la punaise, les chevaux sauvages en Amérique, et parmi les plantes le plantain, l'ortie et la mercuriale, qui se sont implantées avec le blanc dans toutes ses colonies ; mais ces exemples ne prou- vent rien pour la Doryphora, XVll L'arbre le plus attaqué par les insectes en Amérique, sa patrie, est le Robinier que nous appelons généralement Acacia. On a importé l'acacia en Europe, mais les insectes qui le dévorent d'habitude sont restés chez eux. Il en est de même pour le Maronnier d'Inde, VAylante et bien d'autres. Comptons donc sur cette loi naturelle pour préserver nos champs de pommes de terre de l'invasion de la chrysomèle américaine. Comptons sur elle, elle est plus efficace n'en doutez pas, que toutes celles que nous pourrions édicter dans nos Chambres. D'autant plus que, si la Doryphora s'avisait de la violer, ce ne sont pas nos doua- niers qui, en rejetant à la mer quelques sacs de pommes de terre, seraient capables de la maintenir au-delà de l'Atlantique. M. Putzeys prend à son tour la parole : De même que notre honorable collègue qui vient de nous donner lecture d'une notice pleine d'intérêt, j'ai suivi avec attention la discussion parlementaire relative aux précautions à prendre contre une invasion possible de \si Doryphora decemlineata, et j'ai tâché de réunir les renseignements nécessaires pour formuler une série de questions que je me proposais de soumettre à la Société. Tout en tenant compte des exagérations et des confusions évi- dentes dont la Doryphora a été l'objet, nous devons cependant admettre que la larve de ce coléoptère phytophage cause de grands dégâts dans les champs de pommes de terre ; que cet insecte, origi- naire du Texas et peut-être même du Mexique, n'est pas resté dans les limites de sa patrie, et que chaque année il s'avance de plus en plus vers les parties septentrionales des États-Unis. Nous pouvons donc nous demander à bon droit si, une fois introduit en Belgique, oii il trouverait un climat analogue à celui de la Pensylvanie, il ne pourrait pas s'y naturaliser, et y faire dans nos cultures les mêmes ravages que dans son pays natal. Sans doute il faut admettre qu'en général, les végétaux et les animaux ne se naturalisent pas en dehors de leurs pays d'origine. Cependant il y a des exceptions. Nous pouvons admettre encore que les végétaux importés en Europe n'y sont point arrivés avec les ennemis dont ils étaient la nourriture. Mais sommes-nous bien certains que ces insectes n'ont pas simplement manqué d'occasions pour faire le voyage, et que, si le hasard les introduisait chez nous, ils ne s'y maintiendraient pas ? Si nous voulons arriver à des conclusions certaines, nous devons traiter systématiquement toutes les questions que le cas actuel soulève, je dis le cas actuel, parce que je pense que, pour le moment, nous devons restreindre l'examen aux insectes coléoptères phyto- phages dont fait partie la Doryphora decemlineata. ANNALES DE L\ SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVIH. C XVII 1 Pour savoir si cette chrysoméline pourrait s'implanter en Bel- gique, nous devons comparer ses conditions d'existence avec celles de nos chrysomèles. Telles doivent donc être nos deux premières questions : I. Dans quelles conditions vivent, se multiplient et hivernent nos chrysomèles indigènes? II. Même question pour la Doryphora decemlineata. J'ai cherché à me procurer des renseignements préliminaires, et je me suis adressé à l'un de nos collègues, M. le D"" Chapuis, qui s'occupe spécialement des Chrysomélines. Voici sa réponse : « Les Chrysomèles, sous leurs deux formes actives, celle de larve et celle d'insecte parfait, sont essentiellement phytophages et se nour- rissent exclusivement de la substance parenchymateuse ou foliacée des végétaux. Dès les premiers beaux jours du printemps, on voit apparaître quelques individus chargés de la propagation de l'espèce. D'ordinaire, chaque type a sa plante de prédilection, c'est le lieu du rendez-vous. L'accouplement a lieu et bientôt après la ponte s'ef- fectue sur les feuilles, les rameaux ou l'aisselle des bourgeons. Au bout d'un certain nombre de jours, variable selon les espèces, les jeunes larves s'élèvent et se mettent à ronger le parenchyme des feuilles sur lesquelles elles sont nées. Parvenues à toute leur crois- sance, ce qui n'a lieu qu'après plusieurs mues successives, elles subissent, soit en terre, soit sur les feuilles, leur métamorphose en nymphes. C'est une période de repos, de mort apparente, qui dure de deux à plusieurs semaines. Pendant ces divers changements, les mois se sont écoulés ; vers l'automne, les insectes parfaits font une nouvelle et courte apparition ; mais la mauvaise saison est immi- nente, et le petit nombre d'entre eux qui échappent à la destruction, vont chercher leur quartier d'hiver sous les écorces, sous les feuilles tombées ou sous la mousse. Tel est le mode général de l'évolution vitale chez les Chrysomèles. On voit que leur vie est intimement liée à celle du développement des parties molles des végétaux, m Le fait que les insectes de Vannée ne s'accouplent point, et que la conservation de l'espèce ne repose que sur les individus qui ont hiverné, est d'une si grande importance que j'ai cru devoir insister. M. Chapuis m'a répondu : « Chez nos Chrysomèles, il n'y a qu'une seule génération ; l'accou- » plement a lieu en mai, un peu plus tôt, un peu plus tard, selon les H espèces et selon la température, et c'est pendant les plus beaux » mois qu'ont lieu l'éclosion des œufs et l'accroissement des larves ; « la transformation en nymphes se fait au mois d'août ; en septembre, » quelquefois dans les derniers beaux jours, on voit reparaître les XIX « insectes parfaits. Mais à cette époque, il n'y a plus ni accou- « plement ni ponte. » Si nous mettons en regard de ces indications celles qui nous sont fournies par les Revues américaines sur la Doryphora decemliiieata, nous apprendrons que ce dernier insecte a non seulement deux, mais trois générations dans le cours d'une année. (1) Mais malgré leur apparente précision, ces renseignements sont si vagues, qu'il est prudent de ne les accepter que sous le bénéfice d'une vérification ultérieure. Laissant provisoirement de côté le nombre annuel des générations, et supposant que c'est à l'état d'insecte parfait et non de nymphe que la Doryphora traverse l'hiver, nous pouvons poser une troi- sième question. III. Comment la Doryphora pourrait-elle être transportée en Europe, soit accidentellement, soit volontairement? Œufs? — Larves? — Nymphes ? — Insectes parfaits? IV. Enfin la quatrième question, et la plus importante sera celle de savoir si la Doryphora pourrait être naturalisée chez nous comme elle semble s'être naturalisée en Pensylvanie, dans des conditions aussi différentes de celles de son pays natal que celles que peut présenter l'Europe centrale. M. le D' Breyer prend aussi la parole et s'exprime comme suit : J'ai peu de choses à ajouter aux expositions si concordantes et si complètes que vous venez d'entrendre. Cependant il se pourrait que M. le D' Chapuis ait évalué le nom- bre des œufs pondus par la Doryphora decemUneata un peu au des- sous du nombre réel. Dans le groupe de Coléoptères auquel la Dory- phora appartient, on rencontre chez quelques espèces, et peut-être chez quelques genres, un accouplement successif, c'est-à-dire que la même femelle, à la suite d'une première copulation, se met à pondre et redevient apte à un nouvel accouplement qui est, comme le pre- mier, suivi d'une ponte régulière ; chez les Lina, par exemple, trois à quatre accouplements ont été observés, chacun suivi de ponte. On (1) La première génération de larves paraît vers la fin du mois de mai, ou, si le temps est doux, à la fin d'avril. La femelle ne tarde pas à pondre de 700 à 1,200 œufs qu'elle place à la face inférieure d'une feuille, par groupes de 12 ou 15. Au bout de cinq à six jours, selon le temps et la température, les larves sortent des œufs et commencent leur œuvre de destruction qui se continue pendant dix-sept jours, après quoi elles descendent en terre pour s'y transformer en nymphes. Un espace de dix à quatorze jours suffit pour que l'insecte se montre à l'état parfait et que dès lors une nouvelle ponte ait lieu. Ainsi, trois générations se suivent dans l'espace d'une année, la dernière passe l'hiver en terre. XX voit que, dans ce cas, le nombre des œufs pourra se trouver trois à quatre fois plus grand que M. Chapuis ne le suppose. Les pontes dans tout le groupe se font sur la plante nourricière ; l'éclosion de l'œuf est toujours excessivement rapide, les espèces sont presque ovovivipares. Il résulte de ce fait que la Doryphora de- cemlineata ne peut être répandue ni transportée à Vétat (Vœuf. La forme des larves, la proportion et la position de leur abdo- men surtout, les empêchent de se fixer bien solidement sur leur nourriture. Une secousse un peu brusque les fait facilement tomber par terre, et leur organisation leur rend infiniment difficile de re- monter sur la plante. Ces larves ont toutes besoin de nourriture vivante ; aucune ne pourrait subsister par des feuilles ou des tiges sécliées. Ces caractères donnent d'abord le moyen de contrarier facilement et de détruire même ces larves quand elles deviennent nuisibles 5 ensuite ils rendent le transport des larves d'un endroit à l'autre fort difficile, impossible, à moins qu'il ne se fasse exprès, et d'une manière volontaire et réfléchie. Le cocon des larves de tout le groupe se forme sous terre, oii la nymphe repose dans une cavité arrondie, à parois lisses, lé- gèrement soyeuse, avec une couche de terre fort mince adhérente à sa surface externe. Cette coque garde une certaine élasticité tant qu'elle est entourée de terre légèrement humide, mais, isolée de sa position et mise à jour, elle sèche d'abord et devient alors fort fragile et cassante. Les coques de l'espèce qui nous occupe, doivent avoir, d'après les proportions de l'insecte parfait, la grandeur d'un œuf de moineau ; ces coques ne se placent jamais en contact direct avec la racine ou le tubercule d'une plante pour qu'on puisse supposer qu'elles se trou- vent dans la terre adhérente au tubercule ; cette terre devrait avoir l'épaisseur d'un pouce au moins. Or, tout le monde sait qu'on laisse à la pomme de terre tirée hors de terre le temps de se débarrasser de la terre adhérente par la dessiccation, qu'on lave même les pommes de terre nouvelles. Si donc on veut admettre que les coques puissent être introduites dans les sacs d'abord, dans la cargaison après, il faudrait supposer que cela serait fait par la main des ouvriers qui ramassent le tubercule pour la mise en sacs. Cela se peut une fois sur cent millions de pom- mes de terre, mais alors il est inconcevable que le roulis des pommes de terre quand on les ôte des sacs et quand on les jette à fond de cale n'écrase pas complètement ces rares coques, à moins qu'on ne prétende qu'on puisse transporter des œufs de moineaux intacts parmi des pommes de terre et cela des champs aux fermes, des fer- mes aux marchés, des marchés aux ports, des ports aux navires, etc.. XXI etc. Le transport des nymphes parmi des chargements ou parmi des provisions de pommes de terre est donc une pure fantasmago- rie. Enfin l'insecte parfait, que son éclosion se fasse en automne, qu'elle se fasse au printemps, répugne naturellement à un séjour aussi peu en harmonie avec ses mœurs que le silo des pommes de terre. Si quelqu'un veut se donner la peine de placer 2000 Doryphora decemlineata dans un sac rempli de pommes de terre, qu'il laisse le sac ouvert 24 heures, il n'y retrouvera plus un seul insecte, à moins que celui-ci ne soit mort pendant le temps qu'il a passé dans le sac fermé. On peut donc hardiment dire que l'introduction du Doryphora par les provisions de pommes de terre à bord des navires de commerce est aussi probable que celle des ours ou des serpents à sonnettes par le commerce des bois d'Amérique. En ce qui concerne, Messieurs, l'inaptitude des plantes exotiques importées à être dévastées par des insectes parasites, il faudrait ne pas oublier qu'en histoire naturelle surtout, le temps est le plus grand modificateur de toute règle. L'inaptitude est évidente les pre- mières années, mais au bout d'un laps de temps plus long, les choses changent peu à peu, les chênes d'Amérique montrent peu à peu des Tortrix qui en plissent les feuilles ; des nids de Liparis similis {auri- fluà) se montrent sur le platane, et, sur l'acacia, vous trouverez les chenilles de Amphidasis betularia. Les sapins, introduits depuis un peu plus d'un siècle, ont fini par trouver peu à peu leurs parasites naturels. Nos arbres fruitiers, tous à peu près d'origine asiatique, ne manquent malheureusement pas de ces habitants que la haine du cultivateur comprend sous le mot de vermine. lia pomme de terre elle-même attire peu d'espèces, mais elle n'en est pas exempte, et surtout n'oublions pas que, si elle est d'introduc- tion étrangère chez nous, elle l'est de même et plus nouvellement encore dans l'Amérique du Nord, surtout dans les provinces où elle a souffert le plus, M. Morren entre dans quelques détails sur l'histoire de l'origine de la pomme de terre et de sa propagation dans l'Amérique du Nord d'abord, en Europe ensuite, où elle nous est arrivée en même temps que deux autres plantes cultivées, aussi américaines, le tabac et le maïs. Il est à remarquer qu'en Europe ces trois plantes sont extrê- mement peu attaquées par des insectes. M. Roelofs croit que, dans l'intérêt de la vérité et afin d'élaguer des matériaux qui pourront servir à l'étude de la question à l'ordre du jour, une quantité de renseignements faux ou douteux, il con- viendrait de s'adresser aux seuls entomologistes des États-Unis, car XXII évidemment dans tout ce qui se dit sur la Doryphora, il y a bien des choses empruntées à des articles composés par des journalistes américains, peu ou point du tout versés dans l'entomologie, mais très experts, comme chacun sait, dans l'art de mystifier leurs lecteurs. M. de Borre fait remarquer que, par le seul fait de la publication de la présente discussion dans nos Comptes-rendus, dont une vingtaine d'exemplaires au moins vont chaque mois aux États-Unis, il est très vraisemblable qu'il nous arrivera aux prochaines séances des com- munications de nos confrères d'Amérique sur la Doryphora. La discussion sera continuée dans la séance du 6 mars. M. Lambrichs demande la parole et donne lecture de la note sui- vante : L'exemplaire du Satyriis Semele 9 y Snjtoniologil^roe^ 5 molle et blanche, hexapode et très ressemblante à celle du Me~ » loë. » Le Secrétaire donne lecture du travail suivant, envoyé par M. le D"" Chapuis et faisant suite à celui qui a été publié dans le Compte- rendu de la séance du 7 août 1875 : DiAGNOSES DE CeYPTOCÉPHALIDES INEDITS APPARTENANT A LA Faune de l'Australie. (Suite) CRYPTOCEPHALUS . Geoffroy. Gênera des Coléoptères., t. X, p. 184. 1 . Ce. chrtsomelinus. Sff. mss. Port Denison. Oblongus,parallelus,nitidus, ferrugineus, antennis.basi excepta, tarsisque nigris ; prothorace transverso, elytris sublatiore, utrin- que oblique depresso, punctis nonnullis lateraliter et antice impres- sis; scutello Isevi, basi auguste foveolato ; elytris metallico-viridi- bus, subcyanescentibus, dense 'et profunde subseriatim punctatis, medio disci transversimruguloso. Long. 6 mill. 9 • 2. Ce. eumolpus. Chp. Port Denison. Oblongus, nitidus, ferrugineus, antennis pedibusque nigris, femo- rum tibiarumque basi ferruginea ; capite punctato, vertice sublsevi, medio canaliculata; prothorace elytrorum latitudini sequali, convexo, oblique utrinque impresso, medio macula rhomboïdali nigra, parcis- sime punctato, punctis lateraliter majoribus et minus sparsis; scu- tello nigro, apice ssepius rufo, subpunctato, basi auguste foveolato; elytris profunde et parce subseriatim punctatis, utroque maculis tribus nigro-cyaneis ornato, duabus basalibus, postica majori, suba- L xci picali; metasterno abdominisque basi nigris, subcyanescentibus. Long. 6 mill. cf 9 • 3. Ce. fraterculus. Sff. mss. Iles Fiji. Oblongus, nitidus, ferrugineus, antennis nigris, articulis duobus primis subtus flavis, capite medio longitudinaliter canaliculato, vertice nigra, rugoso-punctata ; prothorace elytrorum latitudini sequali, utrinque oblique depresso, medio macula rhomboidali nigra, Isevi, punctis antice et lateraliter impressis ; scutello nigro, Isevi, basi angustissime foveolato ; elytris profunde et parce subseriatim punctatis, apice obsoletis, flavo-ferrugineis, basi late maculaque ma- gna subapicali nigro-cyaneis ; metasterno abdominisque basi nigro- subcyanescentibus ; pedibus flavo-ferrugineis, tibiarum apice tar- sisque nigris. Long. 6 mill. 9 • 4. Ce. gracilior. S.ff. Montagne des Pins. Oblongus, nitidus, flavo-ferrugineus, antennis pedibusque nigris, tibiarum basi flava; capite profunde et dense punctato,dimidia pos- tica parte nigra, medio striata ; prothorace elytrorum latitudini sequali, subgibboso, utrinque oblique impresso, parcius punctato , punctis ad latera majoribus et minus sparsis, lineola abbreviata antescutellari nigra ; scutello nigro, basi minute foveolato ; elytris ad suturam subseriatim, ad latera confuse et densius punctatis, flavis, basi late maculaque subapicali magna nigro-cyaneis. Long. 5-6 mill. cf Minor, antennis vix corpore brevioribus, ab articulo 5" dilatatis et compressis. 9 Antennis vix dimidiam corporislongitudinem superantibus, ab articulo 5" fortiter dilatatis et compressis, articulis subqua- dratis. 5. Cr. convexicollis. Sff. mss. Brisbane. Rivière des Cygnes. Rockhampton. Oblongus, nitidus, rufo-ferrugineus, antennarum articulo 1" superne et 6-11 nigris; capite nigro, fortiter et dense punctato, medio longi- tudinaliter striato ; prothorace convexo, oblique utrinque impresso, fortiter et dense insequaliter punctato ; scutello nigro, Isevi, basi fo- veolato ; elytris dense et fortiter subseriatim punctatis, medio trans- versim rugulosis, rufo-ferrugineis ; basi, sutura in medio longitudi- nis fasciaque lata pone médium marginem non attingente, nigris ; prosterno medio metasternoque et tibiarum apice atquetarsis nigris. Long. 4-5 mill. cf 9 • XCII 6. Ce. aciculatus. Chp. Carpenteria. Oblongus, nitidus, ferrugineus ; antennis, basi excepta, tibiarum apice tarsisque infuscatis; capite medio depresso, tenuiter punctato, vertice radiatim aciculata et nigra; prothorace convexo-gibboso, margine antico producto, rotundato, striolis punctisque oblongis densis impresso, versus basiii et ad angulos posticos Isevi ; macula rliomboidali nigra lineaque longitudinali média Isevi, abbreviata or- nato; scutello transverso, subquadrato, \x\i, obscure brunneo ; elytris profunde punctatostriatis, punctis geminatim impressis, flavo-ferru- gineis; basiadsuturam producta maculaque subapicali nigro-cyaneis; metasterno abdominisque medio nigro-fuscis. Long. 4 mill. cf 9* 7. Ce. aegentatus. Clip. Montagne des Pins. Oblongo-subquadratus, nitidus, nigro flavoque ¥arius, antenna- rum basi pedibusque flavo-ferrugineis ; capite dense punctato, vertice nigra, longitudinaliter aciculata, medio subcarinata; prothorace rufo-ferrugineo, fortiter sparse punctato, versus basin punctis obso- letis, utrinque oblique impresso; scutello nitido, nigro, oblongo; elytris fortiter et dense punctato-striatis, punctis subgeminatis, flavo-ferrugineis, basi lata, sutura margineque laterali tenuiter et fascia pone médium, margine laterali connexa, ante suturam inter- rupta, nigris ; metasterno abdomineque nigris, pube argenteo-seri- cea vestitis. Long. 3-3 1/2 mill. (^ 9 . C^ Minor, antennis longioribus et oculis majoribus, in fronte ap- proximatis. 8. Ce. condensatits. Sft'. mss. Parao River, Adélaïde. Oblongo-quadratus, nitidus, rufo-ferrugineus ; antennis pedibus- que nigris violaceo-micantibus, harum articulo 5, 3 et 4 conjunctis subaequali ; capitis dimidia postica parte nigro-violacea, medio nitida, Isevi; prothorace lato, parcissime et fortiter punctato, utrin- que oblique valde depresso ; ssepius fascia abbreviata transversa nigra ornato ; scutello oblongo, apice subtruncato, Isevi, basi foveo- lato, nigro-seneo ; elytris viridi-cœruleis, dense et profunde puncta- tis, punctis apicem versus subseriatis ; metasterno, abdominis utrin- que vitta lata pygidioque nigro-violaceis. Long. 4-5 1/2 mill. cf Minor, antennis elougatis, corporis longitudini subsequali- bus. 9 Corpore crasso, antennis corporis dimidiam longitudinem vix superantibus, articulis 6 ultimis abbreviatis, dilatatis et compres- sis. XClll 9. Ce. ctanipennis. Saund. Clarence et Darling River. Oblongo-quadratus, nitidus, rufo-ferrugineus ; antennis pedibus- que nigro-violaceis, harum articulo 5 quarto longiori ; capite nigro, punctato, verticis medio Isevi, labro flavo ; prothorace lato, Isevi, punctis nonnullis lateraliter notato,utrinque satprofunde impresso; scutello elongato, Isevi, apice subtruncato, basi minute foveolato, nigro-seneo; elytris viridibus vel violaceis, dense et sat fortiter punc- tatis, punctis versus apicem subgeminatim impressis et obsoletis, me- tasterno vix infuscato. Long. 3-4 mill. cf Minor, antennis corporis longitudinem superantibus. 10. Ce. dicheous. Chp. Port Denison, Sydney. Oblongo-quadratus, nitidus, rufo-ferrugineus, antennarum arti- culis 4 et ôsequalibus, articulis 6 ultimis tarsorumque articulo 3" ni- gro-fuscis ; capite punctato, subtilissime coriaceo, vertice punctata et nigra; prothorace subgibboso, undique profunde et sat dense punctato, basi utrinque vix impresso ; scutello subtriangulari, apice obtuso, rotundato, basi non foveolato ; elytris viridi-cœruleis, dense et fortiter punctatis, punctis versus apicem subseriatis. Long. 3 mill. 11. Ce. eugifeons. Sff. Adélaïde. Oblongo-quadratus, nitidus, ater vel nigro-cyaneus ; capite punc- tato-rugoso ; medio longitudinaliter striato ; prothorace fortiter et densissime rugoso-punctato, utrinque basi oblique depresso ; scutello oblongo,nitido, vix punctato, basi foveolato ; elytris fortiter et dense ruguloso-punctatis, versus apicem striato-punctatis, interstitiis con- vexis, subtus cum pedibus argenteo-pilosus, metasterno abdomineque fasciculatim dense pilosis, pygidio subtilius punctato, linea média cuneiformi dense argenteo-pilosa. Long. 4-5 mill. cf 9 • 12. Ce. eximitjs. Sff. Brisbane. Oblongo-quadratus, nitidus, ater ; capite punctato, vertice acicu- lato-punctata, linea média depressa, strigillata ; prothorace seneo- viridi, antice gibboso, dense et fortiter punctato, punctis versus api- cem oblongis, versus basin minutis, rarioribus, obsoletis ; scutello oblongo, Isevi, basi foveolato ; elytris dense fortiter punctatis, punc- tis versus basin subgeminatis, in medio strigulis transversis, in apice striis punctatis, interstitiis convexis ; subtus cum pedibus cyaneo- micaus ; metasterno abdominisque lateribus dense argenteo-sericeis; pygidio tenue punctulato, linea média subcuneiformi albido-pilosa. Long. 6 mill. 9 . h XCIV 13. Ce. vieidinitens. Chp. Clarence River. Oblongus, anterius subattenuatus, viridis, cupreo-cyaneoque ni- tens;capite fortitor punctato, meclio substriato; prothorace brevi, fortiter minus dense punctato, utrinque versus basin valde impresso; scutello elongato, Isevi, basi foveolato ; elytris densissime punctatis, punctis basi et apice subgeminatis, strigis transversis in medio mul- tis; subtus pube subtili argentea vestitus ; pygidio sat fortiter punc- tato, medio longitudinaliter auguste carinato. Long. 6 mill. 9 • 14. Ce. peelongus. Chp. Port Essington, Tasmanie. Elongatus, subnitidus,flavus, antennis tibiis et tarsis nigro-fuscis; capite dense rugoso-punctato, medio depresso, dimidia postica parte nigra; prothorace brevi, punctato, punctis irregulariter sparsis, mi- nus profundis, utrinque versus basin obsolète impresso ; scutello nigro, Isevi, basi foveolato; elytris viridibus, dense et fortiter punc- tatis, medio transversim rugulosis, versus apicem striato-punctatis. Long. 7-8 mill. cf Angustior, antennis corporis longitudinem valde superantibus; prothorace nigro, viridi-micante, pallide lateraliter flavo-margi- nato. 9 Antennis longitudini corporis subsequalibus, prothorace ferru- gineo lateraliter flavo-marginato. 15. Ce. bihamattts. Chp. Montagne des Pins, Brisbane. Elongatus, cylindricus, nitidus, ater, flavo et aurantiaco-varius, antennis pedibusque nigris, tibiarum basi flava ; capite dense et for- titer punctato-rugoso, nigro flavoque vario ; prothorace profunde et irregulariter punctato, disco nigro, lateraliter aurantiaco, margini- bus pallide flavescentibus ; scutello quadrato, transverso, subtiliter punctato ; elytris confuse fortiterque punctatis, dense transversim rugulosis, versus apicem striato-punctatis, atris, fascia ante médium lata, sutura interrupta et apice aurantiacis ; pectore et abdomine ni- gris, pallide flavo-variis, subpubescentibus. Long. 5-6 mill. (^ Angustior, antennis corpore longioribus, articule 1 dilatato, 2 subgloboso, 3-5 cylindricis, 3 longissimo, 6-9 valde dilatatis, com- pressis, triangularibus, 10-11 arcuatis, interius acute hamatis; ab- dominis segmente ultime ampliato, late triangulariter depresso. 9 Antennis corpore brevioribus, articulis 4 ultimis abbreviatis et subdilatatis ; abdominis segmente ultime fossula rotundata profunde impresso. Varietas cf elytris aurantiacis. 9 elytris flavo-aurantiacis, bruuneo plus minusve varie- gatis. xcv 16. Ce. poecilodeemus. Sff. mss. Port Denison. Oblongo-ovatus, nitidus, glaber, brunneo flavoque varius, subtus cum antennis et pedibus flavo-ferrugineus ; prothorace a basi ad apicem angustato, longitudine plus duplo latiore, flavo, punctis versus basin rarioribus, profundis, brunneis; scutello nitido ; flavo, transverso, apice late truncato ; elytris flavis, brunneo-punctatis, subbifasciatis, puiictis pone basin et pone médium congestis, con- fluentibus. Long. 7 mill. cf Q . 17. Ce. filum. Chp. Adélaïde. Elongatus, cylindricus, nitidus, Isete rufo-ferrugineus ; antenna- rum articulis 6 primis nigris, 7-!0 fuscis, 11 nigro-fusco; capite punctatorugoso, vertice nigra ; prothorace subconvexo, parce inse- qualiter et sat fortiter punctato, utrinque basi obsolète oblique impresso ; scutello nigro, basi foveolato ; elytris mediocriter sat dense punctatis, punctis basi et apicem versus subgeminatis; fasciisduabus nigris ornatis, altéra basali, altéra ante apicem latiori ; abdomine flavo-citrino, tibiarum dimidia apicali parte ettarsis nigris. Long. 5 1/2 mill. 9 18. Ce. jocosus. Sff. mss. Victoria. Elongatus, subcylindricus, nitidus, ater; capite punctulato, antice flavo-ferrugineo, vertice sublsevi, medio subsulcata; prothorace latiori, rufo-ferrugineo, parce insequaliter punctato, utrinque basi sat fortiter oblique impresso ; scutello Isevi, basi foveolato ; elytris sub- tiliter punctatis, punctis versus apicem subtilioribus, disco medio transversim ruguloso ; fascia submedia, transversa, sutura inter- rupta, maculaque magna apicali late rufo-ferrugineis. Long. 4 1/2 mill. 9. 19. Ce. bellicosus. Sff. mss. Melbourne. Oblongus, nitidus, rufo-ferrugineus, antennis brevibus, tibiis tarsis et macula frontis nigris ; capite punctato-rugoso ; prothorace tenuissime ruguloso, parce irregulariter punctato, punctis raris, oblongis, utrinque versus basin oblique impresso ; scutello quadrato, basi foveolato';} elytris regulariter punçtato-striatis. Long. 4 mill. 9- 20. Ce.'ceassicoenis. Sff. mss. Nouvelle Hollande. Oblongus, nitidus, supra flavescens, subtus ferrugineus, nigro fla- voque varius; antennis robustis, corpore paulo brevioribus, articulis apice subdilatatis, ultimis tenuioribus ; capite insequaliter et forte punctato , vertice et linea média impressa nigris ; prothorace inse- XCVI qualiter et profunde punctato, linea média a basi ad apicem et puncto utrinque nigris ; scutello quadrato, vix declivi, subpunctu- lato; elytris fortiter et profunde punctato-striatis, interstitiis ver- sus apicem convexis ; metasterno nigro-vario ; pedibus ferrugineis, femoribus basi et apice flavescentibus. Long. 5 mill. cf. 21. Ce. conjugatus. Chp. PortDenison. Oblongo-ovatus, flavo-rufescens ; antennarum articulis 6 ultimis nigro-fuscis ; capite fortiter et inaequaliter punctato ; prothorace parce punctato, utrinque versus basin sat profunde oblique im- presso ; margine postico anguste nigro ; scutello transverso, Isevi, basi apiceque nigro-marginato; elytris dense et fortiter punctatis, punctis versus basin irregulariter geminatis, versus apicem subob- soletis et uniseriatis ; metasterno abdomineque nigris, argentea pube vestitis ; pedibus rufo-flavis, femoribus quatuor posticis medio nigro-plagiatis, tibiis omnibus apice tarsisque nigris. Long. 4 1/2-5 mill. (f 9 . 22. Ce. attennalis. Chp. WideBay. Oblongo-ovatus, fulvescens ; antennis, basi prsetermissa, nigris, robustis, articule 1'' subclavato, 2° globoso, cœteris dilatatis, com- pressis.elongato-triangularibus, m medio crassioribus ; capite rugu- loso, postice subtuberculato ; prothorace 'elytrorum latitudini tequali, parce et irregulariter profunde punctato ; utrinque basi obli- que impresso, margine laterali dilatato, subreflexo, hyalino ; scutello oblongo, attenuato, basi nigro; elytris sat fortiter punctato-striatis, punctis versus apicem subobsoletis, tarsorum articulo tertio fusco. Long. 3 1/2 mill. cf. 23. Ce. clavicoenis. Chp. Sydney. Elongatus, subparallelus, rufo-ferrugineus; antennis;,nigris; capite tenuiter ruguloso-punctato; prothorace parce et insequaliter prof unde punctato, utrinque versus basin oblique impresso ; scutello oblongo, nitido, nigro ; elytris dense et fortiter subseriatim punctatis, flavo- ferrugineis ; pedibus nigris, femoribus basi rufo-ferrugineis. Long. 5 4/2 mill. cf Angustior, antennis corporelongioribus, articulo 2 brevissimo, 9-10 dilatatis, compressis, ultimo obtuse ovali. 9 Antennis corporis longitudine paulo brevioribus, articulis qua- tuor ultimis sensim brevioribus, cylindricis; tibiis basi rufo-ferrugi- neis. 24. Ce. ^ger. Chp. Adélaïde, Rivière des Cygnes, Oblongus, pallide flavus, nigro-varius ; capite ruguloso-punctato, XCVII fronte medio longitudinaliter canaliculata, vertice nigra ; jDrothorace grosse et fortiter punctato, versus basin subpunctato, utrinqtie obli- que impresso,marginelaterali integro, macula rhomboidali in disco nigra, interdum obsoleta ; scutello quadrato, Isevi, basi foveolato ; elytris irregulariter punctato-striatis, punctis basi subgeminatis, versus apicem uniseriatis et interstitiis convexis ; margine basali, callo humerali et maculis duobus pone médium nigris, metasterno nigro. Long. 5-6 mill. ç^. Minor, antennis corpore longioribus, articulo ultirao fusco, tibiis apice tarsisque nigro-variis. 9 • Antennis corpori longitudine sequalibus, articulo ultimo infus- cato, pedibus flavo-ferrugineis. 25. Cr. attenuatus. Sff. mss. Australie. Elongatus, subcylindricus, supra cum antennis et vertice rufo- ferrugineus, subtus cum pedibus sulfureus ; capite parce et subtili- ter punctato, fronte late longitudinaliter canaliculata ; prothorace breviori, elytrorum latitudini sequali, sat dense et fortiter punctato, utrinque oblique vix impresso; scutello parvo, semiovali, basi foveo- lato; elytris parallelis,mediocri ter confuse punctatis, punctis versus apicem seriatis ; epipleuris sulfureis. Long. 4 mill. 9* CADMUS. Erichson. Gênera des Coléoptères, t. X, p. 188. 1. C. SERICEUS. Chp. Australie. Oblongo-quadratus, opacus, pube aurea, appressa, dense vestitus, rufo-brunneus ; capite nigro, epistomate labroque ferrugiiieis ; anten- narum articulo ultimo infuscato;prothorace a basi ad apicem angus- tato, inœquali, margine laterali integro, punctato-ruguloso ; scutello oblongo, nigro, pubescente, carinato, carina antice canaliculata; elytris punctato-rugosis, longitudinaliter sulcatis, interstitiis con- vexis, insequalibus, alternantibus ; brunneis, callo humerali, fascia ante médium obliqua, interrupta maculaque subapicali piceis. Long. 6 1/2 mill. 9 . 2. C. LucTuosus. Chp. Sydney, Port Curtis. Oblongo-quadratus, angustus, opacus, glaber, supra atro-veluti- nus, flavo-varius, subtus flavus, nigro-varius ; antennis gracilibus, corporis longitudinem valde superantibus ; articulis 5 primis et ultimo dilatato fuscis, 6-10 flavis ; prothorace a basi ad apicem an- gustato, densissime et fortiter punctato, atro-velutino, margine ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVIII. M XCVIH laterali integro et apicali tenuiter flavis; scutello oblongo, nigro, carinato, t'ortiter punctato ; elytris densissime punctatis, subrugosis, atro-velutinis, fasciis duabus flavis ornatis, altéra basali, lata, com- muni, utrinque abbreviata, altéra angustiori, poae médium, a mar- gine laterali ad suturam obliqua, ibique interrupta ; pedibus longio- ribus. Long. 4 1/2-6 mill. cf. Minor, antenuis corpore lougioribus. 3. C. STEiGiLLATUS. Chp. Victoria, Gipsland. Oblongo-quadratus, opacus, pubeflavoaurea, appressa, sat dense vestitus, brunneus, nigro-varius ; antennis gracilibus, ferrugineis vel fuscis ; prothorace minutissime rugosopunctato, disco longitudi- naliter tenue canaliculato, margine laterali integro ; scutello oblongo, punctato, medio longitudinaliter carinato, carinula lœvi ; elytris brunneis, callo humerali,fascia submedia obliqua, maculisque laterali et subapicali nigris ; longitudinaliter subsulcatis, intersti- tiis undique strigellis numerosissimis, transversis, areolatis ornatis; pedibus nigris, brunueo-variegatis. Long. 5-5 1/2 mill. <^. Paulo minor, antennis corporis longitudinem superantibùs, fuscis, articulis 2-5 ferrugineis, capite prothorace pedibusque nigris, tibiis basi Isete rulis. 9 Antennis longitudine corporis, ferrugineis, articulo 1" et ultimo fuscis; prothorace brunneo, macula trausversa notato, pedibus fer- rugineis, femoribus anticis fuscis. 4. C. AUEANTiAcus. Chp. Sydney. Subnitidus, glaber, aurantiaco-brunneus, subtus cum antennis pedibusque flavo-terrugineus ; prothorace parce fortiterque punc- tato, margine laterali integro, basi apiceque flavo, linea longitudi- nali medio antice bifurcata et utrinque plaga triangulari nigris ; scutello flavo, elongato, nitidissimo ; elytrorum dimidia antica parte punotataettransversimrugosa, postica parte costata. Long. 6 mill. cf. 5. C. ofiNATUS. Chp. Brisbane, Wide Bay. Subnitidus, glaber, purpureo-brunueus, subtus cum antennis et pedibus rufo-ferrugineus; capite et prothorace rudibus, densissime rugosopunctatis, hoc margine laterali integro, flavo ; scutello nitido, brunneo ; elytris fascia flava transversa communi ornatis, dimidia antica parte puuctato-rugosa, postica parte punctato-striata et dis- tincte costata. Long. 6 mill. cf. Minor, antennis lougioribus, fascia elytrorum transversa extus abbreviata vel obsoleta. XCIX 6. C. AEROGANS. Sff. lïiss, Adélaïde, Sydney. Subnitidus, purpureo-brunneus, glaber, labro, antennis, pedibus, prothoracis elytrorumque margine angusto pallide flavis; protho- race dense punctato-rugoso, margine laterali integro, reflexo; ely- trorum dimidiaantica parte foveolato-rugulosa, postica parte fortiter costata. Long. 5-6 1/2 mill. (^. Minor, prothorace elytrisqùelatiusflavo-marginatis. 7. C. EiNGENS. Sff. mss. Australie. Subnitidus, glaber, aurantiaco-brunneus ; pedibus et antennis fla- vo-ferrugineis, harum articulis duobus primis nigris; prothorace sat dense etprofunde punctato, margine laterali integro, latissime flavo, linea longitudinali a basi ultra médium nigra, utrinque ante scutel- lum rufulum plaga magna flava; elytris basi anguste nigris, apice late flavis, versus basin confuse, ultra médium subregulariter punc- tatis, in declivitate subcostatis. Long. 4 mill. Q • 8. C. STEATiOTicus. Sff. mss. Brisbane, Melbourne. Oblongus, glaber, subtus flavus, supra cum antennis et pedibus flavo-ferrugineus ; capite prothoraceque rudibus, densissime rugoso- puDctatis, boc margine laterali integro, flavo; scutello nitido, rufo- brunneo ; elytris dense et irregulariter punctatis, punctis brunneis, rugulis versus basin transversis, versus apicem densioribus et longi- tudinalibus, margine laterali et sutura pallide flavis. Long. 8 mill. 9 9. C. scuTATUs. Chp. Rivière des Cygnes. Oblongo-quadratus, glaber, supra brunneus, flavo- variegatus, subtus cum pedibus flavo-ferrugineis ; antennis ferrugineis, articulo ultimo nigro ; prothorace brevi, longitudine plus duplo latiore, for- titer punctato-rugoso, brunneo, tuberculisque irregularibus nou- nullis et margine laterali integro, flavis ; scutello subquadrato, antice convexo, tenuiter ruguloso ; elytris dense rugoso-punctatis, brunneis, irregulariter flavo-variegatis. Long. 6 mill. 9- 10. C. scuLPTiLis. Sff. mss. Clarence River, Brisbane. Oblongo-quadratus, glaber, nitidus, subtus flavo-ferrugineus et pube argentea vestitus; antennis fuscis, basi flavo-ferrugineis; capite dense punctato, medio longitudinaliter caualiculato, vertice punctato-aciculata ; prothorace parce inœqualiter et profunde punc- tato, rufo-ferrugineo, marginibus antico et laterali integro pallide flavis ; scutello Isevi, brunneo ; elytris pallide flavis, dense et fortiter punctatis, punctis brunneis, versus apicem subseriatis. Long. 5-6 mill. cf. Minor, antennis corpore longioribus, vertice, tibiis tarsisque nigris ; oculis majusculis. 9 . Antennis corpore brevioribus, tibiis tarsisque anticis fuscis. 11. C. COLOSSUS. Sff. mss. PortDenison. Subquadratus, robustus, subopacus, pube flava squamiformi ap- pressa vestitus, rufo-brunneus, piceo-variiis ; capite piceo, labro flavo, antennis ferrugineis, vix tertia corporis parte longitudine sequalibus, articulis quatuor ultimis brevioribus ; prothorace trans- verso, profunde punctato et fortiter ruguloso, utrinque alte gibboso, margine laterali denticulato, medio angulato; scutello subtrian- gulari, basi medio depressa, apice rotundato ; elytris insequalibus, profunde punctatis, subfoveolatis, tuberculis nonnullis magnis, granulis obsitis, subpiceis ornatis ; margine laterali tenuiter den- ticulato, ante apicem sinuato ; pedibus obscure ferrugineis vel bruu- neis. Long. 11 mill. 9* 12. C. HiSTEiONicus. Sff. mss. Australie. Oblongo-subquadratus, glaber, subnitidus, flavo-ferrugineus, piceo-variegatus ; antennis clavatis, articulo 1 superne nigro, 2 brevi, obconico, 3 longissimo, 4-6 elongatis 7 dilatato, 8 subquadrato, 9-11 valde compressis, nigris, transversis ; prothorace convexe, medio longitudinaliter canaliculato, dense et fortiter punctato-ru- goso, hiuc et inde tuberculato, margine laterali denticulato, medio angulato; elytris fortiter rugoso-punctatis , punctis pro maxima parte brunneis, tuberculis parvis, numerosis, flavis, maculisque nonnullis piceis pone basin et pone médium transversim positis; corpore subtus flavo, nigro-vario; pedibus ferrugineis, femoribus medio piceis. Long. 8 mill. 9 • 13. C. CANALicuLATUS. Chp. Gipslaud. Oblongo-quadratus, opacus, pube aurea appressa sat dense ves- titus, rufo-brunneus; antennis vix dimidia corporis longitudini sequalibus, articulis 1 et 11 infuscatis, tribus ultimis transversis, subquadratis, vertice subcanaliculato ; prothorace transverso, con- vexe, abasi ad apicem canaliculato, dense et fortiter punctato-rugoso, margine laterali crenulato ; scutello subquadrato, medio breviter carinato ; elytris fortiter punctato-rugosis, longitudinaliter costatis, costis alternantibus, fasciis duabus transversis interruptis nigris, altéra pone basin, altéra in medio longitudinis ; pedibus rufo-ferru- gineis, femoribus superne infuscatis. Long. 6 mill. 9- CI 14. C. ALTEENANS. Chp. Gipslaud. Oblongo-quadratus, opacus, pube brevissima sericea parce vesti- tus, flavo-brunneus ; antennarum articulis primo et iiltimo fuscis ; prothorace dense punctato-rugoso, linea longitudinal! média et ma- culis utrinque duabus nigris, margine laterali subserrato; scutello oblongo, brunneo, carinula longitudinal! média marginibusque ele- vatis nitidis ; elytris dense et fortiter punctatis, longitudinaliter cos- ratis, costis insequalibus, subinterruptis ; pedibus nigris, rufo-variis. (f. Minor, antennis longitudinem corporis superantibus, elytro- tum callo bumerali nigro, interstitiis 1. 3. 5. 7. 9 costiformibus, reliquis subobsoletis. Long. 5 mill. 9. Antennis longitudine corpori sequalibus, articulis ultimis brevibus, dilatatis; elytris callo bumerali maculisque nonnuUis nigris ; interstitiis costatis, 2. 4. 6. 8. minus elevatis et brevioribus. Long. 6 mill. 15. C. TEispiLus. Sif. mss. Port Denison. Oblongo-quadratus, opacus, rufo vel flavo-ferrugineus, abdomine flavo, antennarum articulis duobus ultimis nigris ; capite et protho- race rudibus, punctato-rugosis, hoc margine laterali crenulato; scutello subquadrato, nitido, basi foveolato; elytris densissime punctatis, obsoletissime costatis, regione scutellari maculisque tri- bus (1. 2.) rotundis nigris. Long, 7-8 mill. cf 9- cf. Minor, antennis corpore longioribus. 16. Ç. PUEPUEASCENS. Sff. mss. Sydney. Opacus, pilis aureis brevibus raris adspersus, purpureo-brunneus, subtus cum antennis pedibusque pallide flavus ; prothorace convexo, densissime punctato-rugoso, margine laterali crenulato et flavo ; scu- tello piceo ; elytris densissime punctato-rugosis, longitudinaliter subcostatis, margine laterali auguste, apicali latius, pallide flavis. Long. 5-6 mill. cf. Minor, antennarum basi articulisque duobus apicis pedibusque partim nigro-brunneis. 17. C. MACtrLicoLLis. Chp. Adélaïde, Clarence River. Oblongus, glaber, opacus, obscure flavus, nigro-maculatus ; an- tennis tenuibus, articulis duobus primis et ultimo infuscatis ; froute linea média verticis, anticebifurcata, ornato; prothorace densissime punctato-rugoso, margine laterali pallide flavo, undulato-crenulato, ante scutellum macula parva, vitta longitudiuali utrinque oblonga, extus maculis tribus irregularibus nigris ; scutello piceo, carinato ; elytris puncto bumerali vittisque tribus vel quatuor longitudinalibus OH ante médium transversim positis, nigris ; subregulariter punctato- striatis, punctis geminatis ; interstitiis costatis, alternis magis elevatis et a basi ad apicem productis ; pedibus flavis, nigro-macu- latis. Long. 8 mill. Ç . Variât elytrorum vittis obsoletis. RHOMBOSTERNUS. Suffrian. Gênera des Coléoptères, t. X, p. 187, 1. R. Saundersi. Chp. Sydney. Elongato-subquadratus, nitidus, glaber, pallide flavus, nigro-vio- laceoque varius ; capite nigro, epistomate pallide flavo ; antennis tenuibus, longitudinem corporis superantibus, nigris, articulis 3. 4. 5 basi, 6 et 7 omnino flavis ; prothorace transverso, nigro, dense punctato, late flavo-marginato, disco medio transversim gibboso lateribusque nitidis, impunctatis ; scutello elongato, nigro, nitido ; elytris dense et fortiter punctatis, subrugulosis, pallide flavis; callo humerali, macula basali, fasciaque pone médium cyaneo-nigris, apice geneo et cupreo-micante ; pedibus flavis, femoribus quatuor anticis, tibiarum apice tarsisque nigris. Long. 4 1/2 mill. cf. 2. R. ciCATRicosTJS. Clip. Adélaïde. Oblongus, fulvescens; capite sat dense punctato-ruguloso ; pro- thorace elytrorum latitudini sequali, dense punctato-rugoso, punctis infuscatis, utrinque oblique impresso ; scutello laevi, basi subfoveo- lato ; elytris foveolatis, foveolis infuscatis, seriebus decem subregu- laribus dispositis, inaequalibus, rotuudis vel subquadratis, minus profundis; corpore subtus flavo-fulvescens, abdomine pallidiore. Long. 5 1/2 mill. (^ 9 . cf. Minor, elytrorum foveolis minus regulariter seriatim dispositis et magis insequalibus. M. de Selys-Longchamps donne quelques détails sur le récent sé- jour qu'il a fait à Paris, où il a classé une partie des Odonates (les Agrionines) de la collection entomologique du Muséum d'histoire naturelle ; il y a découvert quelques espèces nouvelles qu'il se pro- pose de décrire. Il a rencontré l'accueil le plus sympathique parmi les professeurs et les conservateurs de ce grand établissement scien- tifique. La séance est levée à 9 heures. cm Assemblée mensuelle du 6 novembre 1975. Peésedence de m. Putzeys. La séance est ouverte à 7 3/4 heures. Le procès-verbal de la séance du 2 octobre est lu et adopté. Le Président fait part à la Société de la perte bien douloureuse qu'elle vient de faire de l'un de ses membres les plus distingués, M. Camille Van Volxeni, décédé le 21 octobre dernier, à l'âge de 27 ans. Cette fin prématurée est un véritable deuil pour notre Société. M, Camille Van Volxem est né à Bruxelles, le 19 janvier 1848. Tout jeune et encore sur les bancs des écoles, il s'adonnait avec passion à l'étude des sciences naturelles et particulièrement de l'entomologie. Plus tard, à la faculté des sciences de l'Université de Bruxelles, dont il était un des étudiants les plus distingués, cette passion ne fit que s'afiirmer davantage. Doué par la nature des plus brillantes facultés intellectuelles, que l'étude et l'observation de- vaient développer en lui à un si haut degré, il fut bientôt remarqué et tenu en haute estime par tous ses professeurs et particulièrement par le savant et regretté professeur Lambotte, alors Président de notre Société, qui se plaisait à le considérer comme son élève le plus méritant. C'est vers cette époque que Camille Van Volxem fut reçu membre de la Société, le 16 février 1865. Il conquit bientôt parmi nous une des places les plus marquantes, en même temps que, jeune et vigou- reux, il devint notre plus habile chercheur d'insectes. Par ses excellentes qualités du cœur, son caractère ferme, loyal et foncièrement honnête, il s'attira également l'estime et l'amitié de tous ses collègues. Pendant les mois d'août et septembre 1869, il fit une rapide excur- sion en Ecosse, d'où il rapporta quelques espèces intéressantes. Une fièvre typhoït^e, contractée dans les ambulances des environs de Sedan, où il s'était rendu pour secourir les tristes victimes de la guerre, vint interrompre ses études, au moment où il se disposait à passer son examen de doctorat. A peine échappé aux effets de cette terrible maladie, qui avait failli l'emporter, il reprit avec ardeur le cours de ses études favorites. Constamment préoccupé des grandes questions de philosophie na- turelle qui sont agitées à notre époque, et spécialement de la théorie de Darwin, dont il était un fervent adepte, il avait conçu le désir ardent de visiter les contrées lointaines, afin d'étudier sur place leurs productions naturelles, de recueillir des matériaux pour ses travaux futurs, et de faire des observations personnelles et originales. CIV En avril 1871, il entreprit son premier voyage scientifique, avec son oncle, M. Jean Van Volxem, bien connu des botanistes belges pour ses belles découvertes dans l'Amérique du Sud. Il parcourut successivement la partie méridionale du Portugal, les côtes du Maroc et le midi de l'Espagne et revint en Belgique le 29 juillet. Les résultats entomologiques de ce voyage ont été remarquables ; bon nombre d'espèces rares et nouvelles ont été recueillies. Notre Président, M. Putzeys, en a déjà fait connaître les Carabiques dans un travail inséré dans nos Annales ; d'autres groupes ont été étudiés, et un certain nombre d'espèces inédites restent à décrire. En 1872, après une rapide excursion dans l'Eifel, il accompagna notre savant collègue, M. E. Van Beneden, chargé par notre Gou- vernement d'une mission scientifique au Brésil et à la Plata. Une intéressante relation de ce voyage, qui dura du 1" juillet 1872 à fin janvier 1873, vient d'être publiée dans la Revue de Belgique par leur troisième compagnon, M. Walthère de Selys-Long- champs fils. Camille Van Volxem a rapporté des matériaux nombreux de ce voyage ; il a recueilli les insectes de tous les ordres, mais ce sont surtout les Coléoptères et les Hémiptères qui ont fait l'objet de ses recherches. M. Capronnier, dans un travail récemment publié, en a déjà décrit les Lépidoptères, dont plusieurs espèces inédites ont été figurées. Une partie des Coléoptères et des Hémiptères se trouvent aussi classés dans les cartons du voyageur. En juin 1874, il entreprit un nouveau voyage en Norwége, en La- ponie, oii il alla jusqu'au Cap Nord, et eu Suède. A Stockholm, oii il séjourna quelque temps, il se lia avec M. Stal, le savant directeur du Musée de cette ville, qui eut pour lui les attentions les plus flatteuses. Enfin il est allé passer l'hiver de 1874-1875 à Corfou et à Naples. C'est à Naples qu'il ressentit les premières atteintes du mal qui devait l'enlever, trop tôt hélas!, à la science, à sa famille et à ses amis. La maladie, négligée dans les premiers temps, prit bientôt un caractère alarmant qui nécessita son retour dans la patrie, où, malgré tous les soins d'une famille dévouée et les secours d'une science éclairée, le triste pressentiment d'une fin prochaine et inexorable vint s'imposer à l'esprit de tous. Dès son retour en Belgique, il resta prisonnier dans son appar- tement, au milieu de ses collections, travaillant à leur classement, et se faisant, jusqu'au dernier moment, illusion sur le sort qui l'attendait.. Les connaissances scientifiques de Camille Van Volxem étaient aussi variées qu'approfondies, aucune branche des sciences natu- relles ne lui était restée étrangère, mais il s'était plus particulière- ment intéressé à l'anatomie comparée et à l'entomologie. Il avait étudié avec succès tous les ordres d'insectes et possédait des notions très étendues sur plusieurs d'entr'eux, surtout les Coléoptères et les Hémiptères ; ces derniers semblaient destinés à rester désormais sa spécialité, et il en avait formé une magnifique collection. Il nous promettait depuis longtemps le catalogue des Hémiptères de Belgique, et ce travail doit se trouver déjà avancé dans ses ma- nuscrits. H avait très peu publié, mais ceux qui connaissaient son savoir, son érudition et le travail qu'il accumulait, savaient la plac3 brillante qu'il devait occuper un jour dans la science. H avait toutes les qualités qui font les grands naturalistes ; à ces qualités éminentes, il savait joindre une modestie rare et un calme stoïque qui a pu, presque jusqu'à ses derniers moments, entretenir quelques lueurs d'espoir chez les siens et ses amis. Membre d'un grand nombre de Sociétés scientifiques belges et étrangères, il faisait partie du Conseil d'administration de la nôtre depuis 1866, et, pendant plusieurs années, il en a été le Vice-pré- sident. A ses funérailles, oiî la plupart de ses collègues s'étaient fait un devoir d'assister, notre vénéré Président, M. Putzeys, organe fidèle de notre Société, a prononcé les paroles suivantes : « Lorsque les épis mûrs tombent sous sa faucille, le laboureur se réjouit ; il se lamente, lorsque les blés se flétrissent avant l'heure de la moisson. « De même, lorsqu'un homme disparaît, chargé d'années et après avoir accompli sa tâche, ses amis le regrettent, ils ne peuvent pas le plaindre. Mais, qu'au seuil de la vie, un jeune homme nous soit enlevé, alors que toutes les conditions de bonheur lui étaient réservées, que ses aptitudes, fécondées par la culture, permettaient d'espérer une longue suite de travaux utiles : alors nous pouvons déplorer sa perte ; des parents sont privés de leur enfant, des amis de leur ami, la science est frustrée de ses droits et de ses espérances. « Pauvre Camille ! Pendant que tu explorais les pays lointains, que des provinces torrides du Brésil tu passais dans les régions gla- cées de la Laponie, tu ne sentais pas que ces brusques transitions déposaient un germe fatal dans ta robuste constitution ; et même plus récemment, lorsque la science s'était déclarée insuffisante à te sauver et t'avait condamné, que tes parents et tes amis savaient que tes jours étaient comptés, tu ne voyais dans ton état qu'un obstacle passager à tes études ; tu classais les matériaux réunis pendant tes voyages et tu te préparais à les mettre en œuvre dès ton rétablisse- ment que tu croyais prochain. « Aujourd'hui tu n'es plus ; il ne nous reste que le souvenir de ce que tu as été et l'espoir que des mains amies continueront ton œu- ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BEf-GtQUE, T. XVIII. H CVI vre Mais tes parents, qui donc osera leur dire qu'ils doivent se résigner? « La mort de Camille Van Volxem est une perte irréparable pour la science et l'entomologie en Belgique. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. Weyers fait la communication suivante : J'ai le plaisir d'informer l'assemblée que notre collègue, M. Po- logne, a trouvé à Ostende, pendant le mois de septembre, un exem- plaire 9 de la Leptidia brevipennis, dont j'avais signalé la capture à Bruxelles, en juin dernier (un exemplaire cf). M. Fologne a trouvé cette jolie espèce de longicorne dans les gre- niers d'une ancienne caserne d'Ostende ; dans une seconde visite faite quelque temps après, il a retrouvé au même endroit les deux sexes en assez grand nombre, mélangés à des GracUia pygmœa, ce qui est venu confirmer l'hypothèse que j 'avais émise dans ma pre- mière communication. L'époque d'apparition étant déjà passée depuis quelque temps, M. Fologne n'a pu recueillir naturellement que des exemplaires morts; espérons qu'à une époque favorable de l'année prochaine il pourra se procurer des exemplaires frais en quantité, et qu'il pourra en enrichir les collections de ses amis. 11 a semblé à notre collègue que la Leptidia devait être aussi répandue à Ostende que la Gracilia. Nous pouvons donc maintenant considérer la Leptidia comme in- digène en Belgique. Cette espèce est assez remarquable par la notable différence qui existe entre les deux sexes. Celui qui ne les connaît pas, ou qui les rencontre pour la première fois, est fortement enclin à les prendre pour deux espèces différentes ; en effet, la 9 ^st d'une taille beau- coup plus forte que le cf , les élytres sont conformées un peu diffé- remment et le corselet est d'un brun ferrugineux, tandis qu'il est presque noir chez le cf • C'est à notre regretté collègue Camille Van Volxem que nous de- vons la détermination exacte de cette espèce. M. Roelofs donne lecture de la note suivante, en faisant voir à l'Assemblée l'insecte dont il y est question : Glœodema spatula, Wollast., Var. bipustulata, Roelofs. Le D"" Gestro, conservateur au Musée de Gênes, me communiquait il y a quelque temps, une magnifique espèce de Cossonide, provenant des chasses de M. d'Aibertis dans la Nouvelle-Guinée et que je sup- posais appartenir au genre Glœodema, WoUaston. La description de deux insectes décrits par M. Woliaston sous les noms de G. spatula et CVll G. ruficollis, comme étant peut-être deux espèces, mais plus proba- blement les deux sexes d'une même espèce, s'appliquait bien à mes exemplaires, sauf la couleur ; ne possédant pas le type, je les commu- niquai à M. Wollaston, qui me répondit qu'il les considère comme une variété, à ce qu'il paraît constante, de son G. spatula. — Les indi- vidus que j'ai sous les yeux, diffèrent entre eux de la même façon que spatula etriifîcoUis, et paraissent indiquer ainsi, que la différence de ces insectes n'est pas spécifique, mais sexuelle. La variété diffère du type par deux grandes taches rouges, derrière les épaules. Je remarque, sous i a bouche, une brosse de cils raides et jaunâtres, caractère assez singulier, qui paraîtavoir échappé à M. Wollaston. On n'a reçu à Gênes que cette variété, probablement locale et dé- couverte par M. d'Albertis en 1872, à Adai (Nouvelle-Guinée). M. Miedel adresse la note ci-jointe, relative à quelques coléoptères recueillis par lui cette année. Du 15 août au 12 octobre, dans la Campine limbourgeoise : Cymindis macularis. Pas rare le long du Hesselsberg, entre Mun- sterbilsen et Sliderloo. Également à Genck. Amara sylvicola Z. Hesselsberg, enterrée dans le sable, au pied des bruyères. Amara infima. Abondante surtout dans les sapinières, sous les lichens et les aiguilles tombées. Harpalus Froehlichi. Commun dans les lieux cultivés ; vole le soir et se prend parfois à la lumière. Bembidium nigricorne. Dans les sapinières sèches, comme V Amara infima. Ne se rencontre pas dans les bruyères, ni dans les lieux culti- vés, où l'on ne trouve que le B. lampros. Les insectes suivants sont nouveaux pour notre faune : Cardiophorus nigerrimus, Er. Chaudfontaine. Fin de mai. 4 ex. Eros Cosnardi, Chevr. ibid. i ex. Rhagium indagator, L. Mi-juillet, Hertogenwald, près du réservoir de la Gileppe. 1 ex. Dans cette dernière localité, les captures suivantes peuvent encore être signalées : Megapenthes tibialis Lac. — Pygidia denticollis Sch. — Liophlœus aquisgranensis Fôrst. — Strangalia quadrifasciata L. M. Putzeys fait remarquer que deux de ces coléoptères {Amara sylvicola et Beïnbidium nigricorne) ont un caractère tout à fait septen- trional et sont plutôt des insectes de la faune Scandinave que de la faune germanique. Après d'autres remarques faites par quelques uns des membres pré- sents, M. Putzeys reprend la parole pour donner lecture d'un travail CVIII qui lui a été envoyé par M. le professeur Thomson, de Lund, et qui est la traduction française par ce savant entomologiste, de l'intro- duction en suédois de l'excellent travail qu'il vient de publier sur la classification des Carabus. La difficulté de lire cette étude si impor- tante dans le texte original rendait cette traduction absolument nécessaire aux entomologistes du reste de l'Europe, et M. Putzeys croit que notre Société rendrait un grand service à la science en la publiant dans le compte- rendu de la séance. L'Assemblée en vote l'impression. Lorsque j'ai rendu compte du nouveau travail de M. Thomson sur les Carabus, j'ai exprimé le regret que l'introduction, renfermant les généralités, fût écrite en suédois, langue fort peu répandue. A ma demande, l'auteur a bien voulu m'envoyer une traduction française, avec autorisation de la publier. Après avoir résumé dans un tableau les caractères des genres, M. Thomson continue ainsi (pag. 618 et suiv.) : La plupart de ces genres ne renferment qu'un petit nombre d'espè- ces ; mais les Calosoma, et surtout les Carabus, présentent des formes si variées dans plusieurs de leurs organes, qu'une division en sous- genres m'a paru indispensable ; et, comme beaucoup des caractères sur lesquels j'ai établi les coupes, n'ont pas encore été observés jus- qu'à présent, j'ai cru devoir les indiquer d'une manière un peu détaillée. Ordinairement, la tête est un peu penchée ; quelquefois [Damaster) elle est étendue en avant ; elle est longue lorsque les mandibules sont étroites et prolongées, ou courte, ce qui est le cas le plus fréquent. La partie postérieure de la tête {occiput) a communément une ligne peu profonde qui longe le plus souvent le bord antérieur du protho- rax et se recourbe en forme d'arc le long du gosier. Cette ligne, que je désigne sous le nom de striga occipitis, est surtout bien marquée chez les Procrustes. Le sommet de la tête est plus ou moins rétréci derrière les yeux ; parfois même ce rétrécissement est plus fort que celui qui existe avant les yeux, et, dans ce cas, on remarque en cet endroit un faible enfoncement glabre et luisant. Près des yeux, on remarque un point pilifère ; il y en a plusieurs chez les Ceroglossiis. Les yeux sont longés par des sillons {sulci oculares) plus ou moins profonds, qui s'étendent jusqu'au clypeus. Ces sillons manquent chez les Ceroglossus. Les sillons frontaux n'existent pas chez le C. huiujarkus, mais ils sont ordinairement plus ou moins marqués, se prolongeant vers le haut du front, depuis les enfoncements latéraux du clypeus^ et parfois se terminant dans un eufoucemeut oblique. CIX Les lignes de Pépistome {lineœ epistomatis) sont des sillons étroits qui limitent un espace triangulaire au milieu du front devant le cly- peus. Elles sont ordinairement bien distinctes dans les espèces alpi- nes, mais elles se trouvent aussi chez les C. latus, intricatus, etc. Les yeux sont ordinairement ronds; quelquefois, mais rarement (Humboldti), presque transversalement ovales et plus ou moins sail- lants. Entre les yeux et l'insertion des antennes sont les scrobes anteimalesi dans lesquelles la base des antennes est plus ou moins distinctement reçue, et qui sont quelquefois marquées en dessous par un sillon courbe {Ceroglossus). Les joues {genœ)sont situées sous les yeux, vers le coindela bouche {sinus maxUlaris) ; elles peuvent être larges, c'est même le cas ordi- naire, ou étroites (nitens), de sorte que leur largeur ne dépasse pas l'épaisseur de la base des antennes ; quelquefois elles sont bordées en bas par une carène faible, qui parfois {Rossii) paraît être renflée au milieu en forme de tubercule; dans les espèces à col épais, elles sont toujours fortement renflées par devant. Le clypeiis se distingue du front par ufie suture plus ou moins visi- ble, rarement droite, ordinairement arquée en avant. Sa forme, assez variable dans les divers groupes, fournit d'assez bons caractères. Dans les uns, le clypeus a ses côtés parallèles; dans les autres, il est élargi en avant et presque cordiforme ; son bord antérieur est plus ou moins échancré; quelquefois (Calosoma) l'échancrure s'étend jusqu'au milieu, mais ordinairement elle est médiocrement pro- noncée ;• quelquefois aussi {Procrustes) le bord antérieur est élargi. Les mandibules présentent les meilleurs caractères pour l'établis- sement des groupes, à raison, tant de leur forme que de leur inden- tation. Chez quelques espèces (cœlatus)^ elles sont longues, (de sorte que la partie libre (tomium) est beaucoup plus longue que large et se rétrécit vers la partie aiguë), et se croisent fortement ; en même temps, l'excavation latérale {scrobs) placée à la base externe, est peu mar- quée, surtout vers le haut, et s'étend à peine jusqu'à l'extrémité du labre; chez quelques autres {Calosoma), elles sont encore assez longues, mais peu courbées et à pointe obtuse ; le scrobs est long et très marqué, de sorte qu'il dépasse visiblement le labre ; le dessus du tomium est inégal et mat, à cause des points et des lignes enfoncées qui le couvrent. Dans un troisième groupe (Sc/îdrf/^ri), les mandi- bules sont courtes et larges, et le tomium n'est pas visiblement plus long que large : sa pointe même est aiguë et courbée en dedans à angle droit ; en même temps, le scrobs est bien marqué, mais court, et ne dépassant pas le labre. A leur face interne, les mandibules sont pourvues d'une prostheca d'un brun jaunâtre, composée de poils luisants très serrés; plus près ex de la base, elles sont armées d'une dent qui est plus petite dans la mandibule droite que dans l'autre. Cette dent peut être longue et fendue (cœlatus), ou très étroite {nemoralis\ ou épaisse et peu creusée à son extrémité (Calosoma). Quelquefois le sommet antérieur (fasti- gium) est plus haut que le postérieur ; rarement celui-ci disparaît presque dans la mandibule droite. Au reste, le bord intérieur et supérieur de la dent basale se prolonge en une saillie plus ou moins pointue (processus). Le gosier {giila) est, ou égal (Damaster), ou comprimé à sa base un peu derrière le menton, même quelquefois si brusquement qu'il y forme un cal transversal (gula callosa) [nemoralis] . Souvent, il porte de chaque côté un point pilifère, tout près du coin de la bouche [sinus maxillaris) . Les lignes {lineœ gulares) qui partent du fond même de ce sijiiis, divergent d'abord beaucoup, mais ensuite elles sont presque parallèles {Damaster), ou s'écartent un peu en arrière {violaceus). Le menton ne porte pas ces deux points pilifères que l'on remar- que ordinairement chez les Carabiques ; mais on y voit une sinuosité (sinus) qui, parfois, s'étend jusqu'au milieu, parfois au contraire, est large et peu profonde. La dent (menti dens) est, ou longue et dépassant les lobes latéraux (cœlatus), ou beaucoup plus courte que ceux-ci et alors distincte- ment rebordée; quelquefois elle est plus longue que large et compri- mée à l'extrémité (Strogonovi). Parfois on remarque à la base du menton un faible enfoncement, parfois deux, disposés transversale- ment. Les lobes latéraux sont, ou larges et arrondis, ou assez aigus. Les mâchoires sont placées avec le cardo dans le sinus maxillaire ; la suture entre le cardo et la tige (stips) forme une ligne droite avec la suture du menton. La squama, ou la partie palpifère, est ordinai- rement aussi longue que les lobes latéraux ; quelquefois cependant (rutilans) elle les dépasse beaucoup. Le dernier article des palpes est rarement presque linéaire (clathratus), mais ordinairement plus ou moins sécuriforme, quel- quefois (Procerus) avec le palparium fortement développé, quel- quefois ayant au côté dorsal un enfoncement longitudinal (Cychrus, C. cyaneus), et le pénultième article porte quelques soies. Le pénul- tième article des palpes labiaux porte aussi à sa face interne, chez quelques espèces, soit deux, soit plusieurs soies, et ce nombre est assez constant pour qu'il puisse fournir un bon caractère pour grou- per les espèces. Le lobe intérieur des mâchoires est étroit, garni en dedans de poils courts et raides ; la pointe est plus ou moins courbée, surtout chez les Calosoma, où. la frange de poils est très-longue. Le dernier article intérieur du lobe externe est plus ou moins creusé, et se place au-dessus de la pointe recourbée et cornée du lobe interne. I CXI La languette est courte, largement triangulaire, et porte plusieurs soies de la même longueur que les paraglosses. Les antennes sont insérées à plus ou moins de distance des yeux ; leurs quatre premiers articles ne sont pas revêtus de la pubescence épaisse qui couvre les suivants. La forme de ces quatre premiers articles et leur longueur proportionnelle fournissent d'excellents caractères. Le prothorax est plus ou moins cordiforme, rarement tronqué au bord antérieur {Cathopliiis), dont ordinairement les angles sont plus ou moins saillants, surtout chez les espèces à col épais. Le bord marginal est quelquefois fort élevé, plus ou moins sinueux après le milieu, et souvent pourvu de deux ou plusieurs soies placées dans la partie antérieure. Les espèces alpines ont le sillon médian très- marqué ; il est rarement lisse, mais parfois parsemé de points de grosseur diverse, parfois inégalement ridé en travers. Les bords antérieur et postérieur sont ciliés ; le bord antérieur du prosternum l'est de même. Les épipletires sont quelquefois [Fahricii) très-étroits avant le milieu, ils sont plus souvent fort développés, surtout chez les espèces à bord latéral largement replié sur le pro- thorax. Dans ces descriptions, j'ai mesuré la largeur un peu avant le milieu, et je l'ai comparée, soit avec les épimères, soit avec l'épais- seur de la base des antennes. Le prosternum a une saillie plus ou moins longue (processus) derrière les hanches, parfois courbée et presqu'arrondie chez les espèces alpines (irregularis) , parfois droite et d'une largeur uni- forme ; bien souvent on y voit entre les hanches un sillon longitu- dinal {smaragdinus}^ qui, parfois, se prolonge jusqu'à l'extrémité {Calosoma). Les g'/?imèr6s ne se réunissent pas à la saillie du /;rosfemum, de sorte que les hanches sont ouvertes ; ils se rencontrent en avant, près du prosternum, et s'étendent sur les côtés vers les épipleures, qui sont également, ou larges, ou rétrécis vers le haut. L'écusson ne présente point de caractères systématiques. Les élytres portent à leur base une ligne élevée qui se prolonge jusqu'à l'écusson, mais qui est sujette à varier dans la même espèce. Le bord marginal {costa) est élevé et tranchant, parfois sinué ou même échancré avant l'extrémité des élytres ; ce caractère est tou- jours moins prononcé chez les cf. Quelquefois le bord marginal est dentelé en scie, surtout aux épaules. Les petits points très fins [atomi), les points plus gros ipuncta) ou les granulations (granula) dont les élytres sont parsemées, de même que les fossettes alignées (fossulœ) et les lignes enfoncées {striœ), ou ce qu'on appelle collectivement la sculpture des élytres, sont des caractères auxquels les anciens entomologistes se sont déjà attachés, et qui sont de grande importance pour la définition des espèces et CXII des groupes, bien qu'ils soient sujets à des variations considérables. Si l'on envisage d'abord le Carabus catenulatus, dont la sculpture est une des plus typiques, on trouve sur chaque élytre trois lignes d'élévations oblongues ou ovales, séparées par un petit enfoncement et bornées en avant par un petit granule. Ces trois lignes sont appe- lées chaînes icatenœ); lorsqu'elles sont dépourvues des points anté- rieurs ou de tous les points enfoncés, elles se nomment costce. Entre toutes ces trois chaînes, sont enfoncées quatre lignes {striœ) pomtillées, et trois interlignes ou interstries élevés que l'on désigne sous le nom àHntervaUa. Entre l'intervalle extérieur et le bord latéral, il y a une ligne de points ombiliqués {séries umbilicata), dont chacun porte une soie au moins vers les épaules. L'intervalle entre cette série et le bord extérieur s'appelle Hmbus ; il est criblé de points fins qui se confondent parfois et forment une ou deux lignes tout près de la série ombiliquée. C'est le cas dans plusieurs espèces de la Chine et du Japon. Si nous examinons le C. moiiilis, nous trouvons au fond la même sculpture, mais ici se rencontre une particularité : les deux intervalles externes se perdent quelquefois entre les chaînes et devien- nent ainsi beaucoup plus bas que ceux du milieu, qui peuvent absolu- ment disparaître pour être remplacés par des points. Cette variation singulière de la sculpture, que Dejean a signalée le premier, se ren- contre chez plusieurs autres espèces, par exemple chez la variété du C. auronitens que l'on a appelée festivus, où les trois intervalles ont presque disparu. La variété du catenidatus, décrite sous le nom de Brisouti, a la sculpture normale, mais, chez le catenulatus typique, les intervalles sont fréquemment interrompus par des stries transver- sales et les points imprimés dans les enfoncements portent en avant un granule très proéminent. Si les points et les granules de ces enfoncements s'élèvent jusqu'au niveau des intervalles normaux, nous verrons apparaître la sculpture spéciale des C. sylvestris et espèces voisines, où le même fait se présente que chez le C. monilis, c'est-à-dire que tous les intervalles entre les chaînons peuvent avoir la même hauteur, ou que, de deux intervalles, l'un peut être plus bas. Il eu est de même chez le C. latus. Chez le purpurasceîis, la sculpture est presque la même que chez le Brisouti, mais chez la variété exaspe- ratus, on trouve la même disposition que chez le C catenulatus, quoique à un degré moindre, c'est-à-dire que tous les intervalles se décomposent en lignes de granules aigus, dont la ligne du milieu est souvent plus régulière. Chez le C. excellens, tous les intervalles sont fréquemment inter- rompus par des stries transversales, de sorte que les élytres sont presqu'uniformément caténées. Chez le C. nitens, les chaînons sont seulement indiqués en arrière par des enfoncements, et il n'y a pas d'intervalles distincts. Le C. smaragdinus a des tubercules brillants, CXIII ronds ou ovales, qui s'élèvent sur la surface ridée, mais pas d'enfon- cements. Si les tubercules entre les enfoncements sont ovales ou ronds comme chez le C. cancellatus, on dit que les élytres sont tuher- culato-catenatœ ; s'ils sont plus étroits et d'une largeur égale, les élytres sont dites Uneato-catenatœ. Chez le C. Fabricii, il n'y a que des enfoncements arrondis, qui portent en avant un granule aigu ; il n'y a pas d'intervalles; une ligne de plus gros points (séries acces- soria) existe auprès de la série ombiliquée. Chez le C. scabriusculus, les lignes des intervalles ont presque disparu, mais les intervalles portent des granules aigus et anguleux (asperata). Assez souvent, les tubercules et les interstices des intervalles se confondent en une sur- face inégale, grossièrement plissée, où l'on découvre à peine les chaînons. (C. cœlatus). Ce mode de sculpture atteint son plus grand développement chez les Procerus. Les épipleures sternaux sont parfois larges, parfois pourvus d'une ou de plusieurs lignes de points faiblement imprimés {smaragdinus.) Le mesosternum a, au milieu, une élévation presque verticale, très pubescente et qui, en arrière, n'atteint pas les hanches ; la pointe en est creusée pour recevoir le processus du métasternum. Les épisternes sont fort développés, mais n'atteignent pas les hanches des pattes du milieu, parce que le métasternum se place à côté des hanches, sa large pointe vers les épimères qui ne sont pas étroits et de largeur presqu'égale. Le métasternum a sa partie postérieure [sternellum) marquée d'une suture transversale, qui s'étend de chaque côté entre les hanches postérieures, et se confond généralement avec le bord postérieur des acetabula intermedia, ou est placée entre les hanches postérieures ; elle est rarement (clathratus) distincte derrière le milieu. Les épi- sternes portent toujours au bord antérieur une ligne enfoncée, quel- quefois également en dedans. Le plus souvent, ils sont larges ou presque transversaux, avec le bord postérieur coupé obliquement ou légèrement creusé ; quelquefois, cependant, ils sont plus longs que larges (clathratus); quelquefois, enfin, ils sont plus larges en arrière et leur bord postérieur est arrondi {irregularis). Uabdomen s'avance sous les hanches postérieures qui se rencon- trent en dedans sur une étendue plus ou moins grande. Chacun des trois derniers segments est ordinairement pourvu de deux points séparés [puncta ordinaria) près du bord postérieur, et en outre, ils ont très souvent à la base une strie arquée (striga ventralis) qui est quelquefois interrompue, et manque ordinairement tout à fait chez les espèces alpines. Mais ces lignes arquées et ces points sont sujets à varier et ne doivent par conséquent être employés qu'avec réserve dans les dispositions systématiques. Quelquefois [catenulatus), les 2-5 segments ont sur les côtés un ou ANNALES Dl£ LA SOC. ENTOM. DE BELGlUUli, T. XVUI. CXIV deux points enfoncés ; il y en a toujours de très fréquents, mais plus petits, sur le deuxième segment à l'insertion de la cuisse. L'anus a les points beaucoup ou peu rapprochés du bord postérieur ; ces points varient beaucoup par leur nombre et leur situation. Les hanches des pattes postérieures ont quelquefois à la base un point pilifère qui manque chez les espèces dont l'article pénultième des palpes est muni de plusieurs soies. Ordinairement, le trochanter des pattes postérieures est court, ne dépassant pas souvent le milieu, rarement le bord postérieur du troisième segment. Les cuisses des pattes postérieures sont parfois longues et minces, dépasssant de beaucoup [Damaster) les côtés des élytres, parfois plus courtes {Scheid- leri) et dilatées, soit au milieu, soit un peu après le milieu ; ordinai- rement, elles portent extérieurement, près du bord, une ligne de points. Le dessous est souvent, ou plat, ou creusé (sulcus femo- ralis) . Les tibias sont pourvus de plusieurs rangées de dents fines ou soies raides ; l'une de ces rangées, qui est au dedans des tibias postérieurs {séries spinulosa) et se dirige vers l'insertion de l'éperon, est de quel- que importance pour la distinction des espèces. Le côté dorsal est pourvu ordinairement d'un sillouj soit large, soit étroit {sulcus tibialis) qui disparait vers le haut, et presque jamais (hungaricus) ne manque absolument ; l'extrémité même des tibias est presque toujours tron- quée, rarement {Humholdti) elle est coupée obliquement et anguleuse. Les éperons, ordinairement longs, sont souvents courts dans les espèces alpines et atteignent à peine le milieu du métatarse. Les tibias des pattes antérieures sont parfois dilatés à l'extrémité, laquelle rarement [nitens) forme une saillie externe très marquée. Les tarses sont revêtus en dessous de deux lignes de poils courts et raides ; assez souvent, on remarque des points pilifères sur les deuxième et troisième articles des tarses postérieurs, rarement sur le premier {séries accessoria); les quatre premiers articles sont habi- tuellement marqués d'une strie au côté interne ; le dernier article se termine toujours par une lance en forme de cuiller, faisant saillie entre les ongles. Ceux-ci sont simples. Dans le plus grand nombre de cas, les cf ont des tarses antérieurs pourvus en dessous d'une pubescence épaisse {pulvilli} courte et cou- chée, au milieu de laquelle sont parsemés quelques poils plus longs. Le nombre de ces pulvilli varie, de même que la largeur du quatrième comparée à celle du troisième ; ces différences fournissent d'assez bons caractères. Quelquefois les articles du milieu des antennes sont faiblement échancrés en dessous, et cette échancrure est brillante et presque dépourvue du pubescence. En général, le dernier article des palpes est fortement développé. La pubescence interne {linea tomentosa) cxv des tibias intermédiaires est plus ou moins épaisse ou prolongée. Enfin, nous devons mentionner encore l'organe de copulation du cf , ou la capsule cornée (forceps) qui, enflée en crosse à la base, est ensuite plus ou moins courbée, et où l'on remarque au-dessous du milieu, un espace plus ou moins membraneux. La partie antérieure (apex) est ordinairement libre et toujours dirigée à gauche. Quoique cette pointe soit parfaitement égale chez la plupart des espèces d'un même groupe (par exemjAe Scheidleri), elle présente néanmoins chez d'autres (par exemple sylvestris) d'excellents caractères pour tous les groupes, qui ont chacun leur forme bien déterminée. M. de Borre demande la parole : Depuis la publication de mes notes sur des insectes fossiles de nos schistes houillers et pendant que la maladie me tenait éloigné de vous, les recherches de l'infatigable explorateur, M. Persenaire, ont encore mis au jour deux autres insectes fossiles. De retour à Bruxelles depuis une huitaine de jours, je n'ai naturellement pas encore eu le temps de les étudier, mais je m'empresse de vous les faire voir. Le premier est un débris d'aile, sans base et sans sommet, ce qui en rendra la détermination assez peu aisée. On y distingue de fortes nervures longitudinales et la pièce doit avoir eu une forme plus ou moins lancéolée et se rapporterait probablement à quelque espèce d'Orthoptère ou de Pseudo-Névroptère (Archiptère). Le second échantillon présente, complètes et séparées l'une de l'autre par un intervalle d'environ deux centimètres, les deux ailes, droite et gauche, d'un même insecte. Ces deux ailes, obovales, nous offrent une admirable fine réticulation de Névroptère, et qui rappelle tout d'abord celle de nos Hémérobides vivants. 11 y a, à proximité, deux empreintes charbonneuses et peu déchifirables. Peut-être l'une d'elles est-elle le corps de cet insecte? Peut-être ne sont-ce que des débris végétaux ? Mais aujourd'hui un autre terrain que le terrain houiller vient aussi, en Belgique, de nous donner un insecte fossile. M. Sabatier, membre de la Chambre des Représentants, a donné récemment au Musée d'Histoire naturelle un insecte fossile bien remarquable, et que je ne puis aujourd'hui que vous faire voir, ne l'ayant pas encore pu étudier. C'est un Diptère, rappelant la forme des Tabanides. Il a été trouvé à Belvaux (Luxembourg belge) dans le minerai de fer dit minette constituant un puissant gisement appelé par les géologues l'oolithe ferrugineuse de Mont Saint-Martin, et rapporté par eux au système bathonien, du terrain jurassique. Il n'y a pas ici empreinte, comme pour les insectes de la houille ; c'est plutôt un fossile produit par une sorte de procédé incrustant qui l'a transformé en minerai de fer. ÇXVI Après vous avoir exhibé ces insectes fossiles, permettez-moi de revenir aux insectes vivants. Le 31 août, par le plus grand des hasards, car j'étais alors trop malade pour chasser aux insectes, j'ai pris sur un mur au soleil, à l'intérieur de la ville de Grammont, une remarquable espèce de la famille des Méloïdes, le Sitaris hmneralis, si célèbre par son hyper- métamorphose et ses mœurs de parasite des ruches d'abeilles. Cette espèce, qui est surtout de l'Europe méridionale, n'avait jamais été signalée en Belgique. On m'a assuré, que l'année dernière, il en avait été pris quelques exemplaires dans le département du Nord. M. Vallette adresse une lettre relative aux expériences qu'il vou- drait faire, simultanément avec M. Plateau, pour constater si les papillons peuvent, comme il le croit, être trompés par les fleurs arti- ficielles. M. Morren demande la parole et entretient l'Assemblée des travaux récents auxquels ont donné lieu certaines plantes qu'on pourrait appeler carnivores, insectivores ouplus spécialement insecticides, car elles capturent les insectes et paraissent s'en nourrir. La capture des insectes par les feuilles, par les fleurs, par certains organes particuliers de quelques plantes était un fait connu depuis très longtemps, mais c'est récemment que l'on a cherché à élucider quelques points restés obscurs dans cette intéressante question biologique. M. Hooker d'abord en a fait l'objet d'un remarquable discours qu'il a prononcé il y a deux années à Belfast, à la session de l'Association Britannique pour l'avancement des sciences. Puis tout récemment Darwin a publié un livre extrêmement remarquable sur les plantes insectivores. M. Morren énumère un certain nombre de plantes oii ces faits ont été observés, en insistant sur la circonstance qu'elles appartiennent à des groupes naturels très éloignés les uns des autres, et que, pour- tant, elles présentent toutes, indépendamment du fait physiologique dont il s'agit, des affinités singulières dans d'autres points de leur organisation. Il explique, en résumant les conclusions de deux notices qu'il vient de publier, comment s'opèrent ces phénomènes. Chez les Drosera, desorganes appendiculaires , de véritables tentacules, ressemblant à des poils, mais s'en distinguant par une organisation plus com- plexe, saisissent et emprisonnent toute matière azotée, vivante ou non, qui vient à être placée en contact avec eux. Darwin a vu succé- der à cette capture une véritable digestion, c'est à-dire une macéra- tion dans un suc gastrique acide sécrété par la feuille, suivie d'une absorption nutritive. M. Morren croit que de vastes stomates qu'il a observés partout oii cette absorption des matières azotées capturées a lieu, pourraient bien y jouer un certain rôle, mais il hésite à ac- CXVII cepter la digestion telle que Darwin l'admet, par cette raison que l'observation microscopique lui a fait toujours découvrir les fac- teurs ordinaires de la putréfaction. Il entre dans de très curieux détails sur les observations qu'il a pu faire sur une plante australienne, le Drosera biiiata LabilL, qui, mieux que toute autre, se prête à ces expériences. Dans cette espèce, la courbure des tentacules, qui s'infléchissent pour porter sur le limbe même de la feuille de petits insectes, de l'albumine coagulée, de la viande ou toute autre matière azotée, se fait en 150 secondes environ. Au contraire, ces mêmes tentacules, quand on place en contact avec leur glande terminale quelque substance non azotée, comme du papier, de la moelle de sureau, de la cire, etc., restent indifférents, ou bien se dessèchent à l'extrémité, se réfléchissent en dehors et semblent chercher à se débarrasser de ces matériaux inutiles et encombrants. Après discussion sur ces faits intéressants, la séance est levée à 10 heures. Assemblée niensnelle du 4 décembre 1875. Peésidence de m. Putzeys. La séance est ouverte à 7 1/2 heures, Le procès-verbal de la séance du 5 novembre est approuvé. Le Président fait remarquer que le premier samedi de janvier est le jour de l'an. Il propose, suivant les précédents, de reporter au second samedi, 8 du mois, la première séance de l'année prochaine. Adopté. Il rappelle ensuite que l'assemblée générale aura lieu le dimanche 26 novembre, à midi. Depuis la dernière séance, la mort a frappé un nouveau coup parmi les membres de la Société, en enlevant l'un des membres fon- dateurs, M. Auguste Tennstedt, de Louvain. Cet excellent collègue, que depuis bien des années on n'avait plus vu assister à nos séances, était estimé de tous ceux d'entre nous qui avaient eu des rapports avec lui. D'un caractère modeste et sympathique, il était un excel- lent chasseur d'insectes, avait exploré d'une manière remarquable les environs de Louvain, et enrichi la connaissance de notre faune par bien des captures intéressantes. Il s'occupait surtout des Staphy- linides et avait un talent merveilleux pour l'exploration des fourmi- CXVIII Hères au point de vue des insectes myrmécophiles. Il a publié dans le tome VI de nos Annales le Catalogue des Staphylinides de Bel- gique. Malade depuis quelque temps déjà, il est décédé à Louvain le 28 novembre 1875. Une lettre de condoléance a été adressée à sa famille au nom de la Société. Le Président annonce ensuite que deux membres effectifs, MM. Proost, de Bruxelles, et Thielens, de Tirlemont, ont donné leur démission, que le Conseil a acceptée. Dans sa séance d'aujourd'hui, le Conseil a admis au nombre des membres effectifs M. Ch. E. Lilley, de Greenhithe, comté de Kent (Angleterre), présenté par MM. Blackburn et Preudhomme de Borre. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. le D"" Candèze demande la parole et donne lecture du travail suivant : Relevé des Élatérides des Iles Philippines avec les diaqnoses de quelques especes inedites. Ayant acquis récemment les Élatérides des Philippines de la col- lection Semper et y ayant trouvé quelques espèces nouvelles pour la science, provenant principalement de la grande île de Mindanao, j'ai cru de quelque intérêt d'en donner la liste complète. On sait que l'archipel des Philippines n'est pas le premier coin venu du monde. Tous ceux qui se sont occupés de choses exotiques, animaux ou plantes, n'ignorent nullement que les productions natu- relles de ce groupe d'iles ont un cachet d'élégance tout particulier, que, bien que peu éloigné, relativement, des grandes îles de la Ma- laisie, sa flore et sa faune en diffèrent remarquablement. Les Élatérides, dont je donne ci-dessous l'énumération, n'échap- pent pas à cette règle générale. Non-seulement leurs espèces diffèrent de celles des grandes îles malaises, mais encore elles se distinguent par un coloris plus vif de ton et surtout plus varié. On en connaissait jusqu'ici 29 espèces; j'en décris brièvement 37 nouvelles, ce qui porte leur nombre à 66 espèces en tout. Outre les grandes îles de Luçon et de Mindanao, les localités citées ci-dessous sont : Alabat, îlot de la côte est de Luçon, situé à un demi degré au sud de la latitude de Manille ; Babuyanes, groupe d'îlots formant la pointe septentrionale de l'archipel ; Bojol, Leyte, Cebu, Panay, grandes îles, s'étendant entre Luçon et Mindanao, et faisant partie de l'archipel central des Bisaias ; Panaon, petit îlot au sud de Leyte ; Arayat, volcan au nord de Manille. AGRYPNITES. Agrypnus tomentosus, Fabr. Répandu dans tout l'archipel. CXIX Ageypnus bifoyeatus, Cand. Se rencontre également dans toutes les îles. Adoleceea modesta, Boisd. On sait que cette espèce a été ren- contrée partout dans les régions intertropicales. A. LuzoNiCA, nov. sp. Fusco-brunnea, pilis squamiformibus au- reis adspersa ; prothorace latitudine paulo longiore, apice angustato, crebre fortiterque pimctato, medio sulcato, angulis posticis divaricatis^ acutis; elyttis rufescentibus, apice haud acuminatis, suturam versus depressis, seriatim punctatis. — Long. 16 mill., lat. 4 1/2-5. Plus petit que Vaurulenta de Ceylan, à côté duquel il se place. Deux exemplaires, cf et 9> trouvés dans l'ile Luçon, à l'intérieur des terres. Lacon molitoe, nov. sp. Elongatus, brunneus, pilis squamifor- mibus duplicibus, albicantibus sat dense vestitus, prothorace subqua- drato, medio parum convexe, subsulcato, cribrato, angulis prominulis, posticis divaricatis truncatis; elytris ante médium attenuatis, tenuiter punctato-striatis ; sulcis îarsorum quatuor distinctis. — Long. 15 mill.. lat. 4 mill. Mindanao; côte S-0. Du groupe des L. setiger, judex, multiforis et fibrinus, dont il a la forme et les caractères généraux. L. DORCiNus, nov. sp. Fuseo-brunneus^subsericeus, cervino submacu- latim dense vestitus; prothorace latitudine longitudini œquali, dorso binoduloso, postice biimpresso, apice subito angustato, angulis promi- nulis, posticis divaricatis truncatis; scutello apice albicanti; elytris latis, punctato-substriatis ; subtus sulcis destituto. — Long. 17 mill., lat. 5 1/2 mill. Bojol. Voisin des L. murinus, scutellatus, nepalensis et surtout de l'espèce japonaise binodulus. Il diffère de toutes celles-ci par un aspect lé- gèrement satiné. L. CEKviNUS Er. Répandu dans toutes les îles de l'archipel . Il paraît y être très commun. L. APODixus, Cand. Luçon et îles Babuyanes. Moins commun. Un petit exemplaire de Mindanao en diffère par quelques détails de peu d'importance. Je ne crois pas devoir le signaler comme espèce distincte. L. SPUECUS, Cand. Luçon, peu commun. ALAITES. Alaus podabgus, Cand. Cette espèce, dont je possède plusieurs cxx exemplaires de la plus grande fraîcheur, varie, en ce qui concerne la teinte du fond, du blanc pur au blanc enfumé. Leur taille est de 30 à 40 mill. Ils sont de Bojol. A. SUPERBUS, nov. sp. Niger, squamulis albidis marmoratim vestitus, maculis marginalibus fiiscis prothoracis minutis sex, elytrorum majo- ribus quatuor, plaga maxima circumscutellari castanea; prothorace latitudine vix longiore, basi medio valde carinato ; scutello subrotundo, prominente-, elytris apice truncatis, mucronatis. — Long. 45 mill., lat. 14 mill. Cette magnifique espèce, qui a été découverte à la côte orientale de Mindanao, a de grands rapports de coloration avec les Alaus podargus et Senecterei, à côté desquels il doit être placé. Il diffère du podargus par sa taille beaucoup plus forte, par la carène antéscu- tellaire du prothorax, la forme plus courte de celui-ci. etc. A. LACTEUS, Fabr. Répandu et commun dans toutes les îles de la Malaisie; il arrive, au nord, jusqu'à Mindanao. Je possède un exem- plaire de cette dernière provenance, de teinte générale plus brune, de forme un peu plus courte, à élytres plus fortement échancrées au bout, avec l'angle externe de l'échancrure subacuminé au lieu d'être arrondi. A. NEBULOSUS, Cand. Indiqué comme de Luçon ; se trouve aussi à Mindanao. A. SCYTALE, Cand. Luçon. A. Semperi, nov. sp. Niger, dense albido vestitiis, prothorace ma- cula magna ovali discoidali nigro-pilosa , elytris nigro-plagiatis ; fronte angulis acuminatis ; subtus albicans. — Long. 15-20 mill., lat. 5-7 mill. Distinct de toutes les espèces connues par sa coloration. Il pro- vient de la côte orientale de Mindanao. A. BEEViPENNis, uov. sp. Fusco-niger, squamulis minutis, pallide cervinis dense vestitus, fusco maculatus, macula magna rotundata ely- trorum marginali nigra; prothorace latitiidijie longiore,, œqualiter fortiter convexo ; elytris basi fossula scutellari, utrinque elevatis, humeris carinatis^ prothorace sesqui tantum longioribus, apice truncatis. — Long. 16-23 mill., lat. 5-7 mill. Voisin des elaps^ anguis, Boreli, musivatus, etc., remarquable par la brièveté des élytres et la grande tache arrondie noire dont elles sont ornées. Plusieurs exemplaires de Babuyanes, Luçon oriental, Bojol. CHALCOLÉPIDIITES. Campsosteknus BTJTiLANS, Chevr. La coloration de cette espèce CXXl varie beaucoup. J'en possède des individus d'un bronzé obscur, d'autres d'un vert éclatant, d'autres encore d'un cuivreux doré très brillant. Elle est de Luçon et probablement se retrouve dans les autres îles. Il est probable que les C. proteus et smaragdinus de Hope ne sont que des variétés de cette espèce. OXYNOPTÉRITES. OXTNOPTEEUS MUCEONATUS, 01. DICRÉPIDIITES. PsEPHus PHiLipPiNENSis, nov.sp. Casta7ieus,pubelo7igiuscula,cinerea vestitîis, fronte brevi, declivi ; antennis prothorace brevioribus, articulo tertio quarto breviori; prothorace latitudine haud longiore, a basi angus- tato, crebre punctato , angulis posticis divaricatiSy punctatis ; scutello subrotundato ; elytris punctato-substriatis. — Long. 12 mill., lat. 3 mill. Bojol. Deux exemplaires cf et 9 . A l'époque où je l'ai établi, le genre Psephus ne comprenait que des espèces africaines. Depuis, on en a rencontré aux Indes. EUDACTYLITES. SiMODACTYLUS ciNNAMOMEUS , Boisd. Un exemplaire seulement de cette espèce a été trouvé par M. Semper. MONOCRÉPIDIITES. Heteeodeees teiangulaeis, Eschsch. Répandu dans tout l'Ar- chipel. PHYSORHINITES. Anchastus eufangulus, nov. sp. Niger, uitidiis, subsericeus, ftisco- pubescens; antennis longiusculis ; basi rufescentibus ; prothorace elon- gato, a basi angustato, œqualiter punctato, angulis posticis rufis, bica- rinatis; pedibus testaceis. — Long. 4 mill., lat. 1 mill. Mindanao. ÉLATÉRITES. Deasteeius insulaeis, nov. sp. Niger, nitidus, parce fulvo-pilosulus] ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVIir, P CXXII prothorace subquadrato, regulariter punctato, angulis anticis auguste, posticis late rufis\ scutello rufo; elytris brevibus, profunde punctato- striatis, rufo-variegatis; subtus rufus,pedibus flavis. — Long. 4 niill., lat. 1 1/2 mill. Bojol. Cette espèce a sa place auprès du collaris. Megapenthes diploconoides, nov. sp. Fusco-niger, nitidus, parce fulvo-pilosus ; froule concava, fortiter marginata; antennis eloîigatis, articulis 4:-iO triangularibus, hirsutis ; prothorace latitudine longiore, a basi angustato, fortiter punctato, angulis posticis acute unicarinatis ; elytris conicis, punctato-striatis ; pedibus rufis. — Long. 15 milL, lat. 4 mill. Cette espèce rappelle, par la forme conique du prothorax et des élytres, certains Diploconus indiens. Sa place est à la suite des M. sanguiîiicollis et opacus, avec lesquels elle a plus de rapports qu'avec ses congénères de la Malaisie. M. JUNCEUS, Cand. Cette espèce, indiquée comme des environs de Manille, se trouve communément dans toutes les îles de l'Archi- pel. Sa taille varie de 12 à 18 mill. Une variété aussi commune que le type porte une tache discoïdâle plus ou moins noirâtre sur le prothorax. M. iNCONDiTus, Cand. Aussi répandu que le précédent; il ne varie pas moins sous le rapport de la taille. Chez quelques individus, la coloration rouge des angles du prothorax s'étend sur toute la base et s'observe même au bord antérieur des élytres. M. oPACiPENNis, nov. sp. Elongatus, testaceus, fulvo-pubescens, prothorace latitudine longiore, a basi angustato, infuscato, marginibus lineaque média rufesceiitibus, angulis posticis bicarinatis -, elytris opacis, punctato-substriatis, apice emarginatis, pedibus longiusculis, tarsorum articulo quarto subdilatato. — Long. 15 mill., lat. 3 1/3 mill. M. iNFLATus, nov. sp. Angusto-ôlongatus, subcylindricus, brunneus, pube fulva seu cinerea dense vestitus; prothorace latitudiiie longiore, crebre punctato, antice subinflato, angulis posticis brevibus, bicarinatis; elytris prothorace subangustioribus , parallelis, punctato-substriatis ^ apice breviter emarginatis. — Long. 14-15 mill., lat. 2 3/4 mill. I. Babuyanes. Il ressemble st,u. junceus.) i^sàs il a le prothorax plus renflé en avant, les élytres plus cylindriques, plus étroites, plus parallèles. M. ANGULOsus, nov. sp. Brevior, opacus, rufo-brunneus, griseo-pilo- sulus', prothorace trapezoideo, creberrime punctato, angulis posticis vali- dis, divaricatis, acute bicarinatis ; elytris basi rufescentibus, prothorace CXXIII duplo longioribust sutura depressis, punctato-striatis, interstitiis granu- latis, apice vix emarginatis. — Long. 10 milL, lat. 3 mill. Mindanao. M. NiGEicoRNis, nov. sp. Obscure brumieus, subopacus^ breviter. brunneo-pilosus ; antennis nigris; prothorace latitudine haud longiore, convexo, crebre pimctato, angulis posticis retrorsum prodiictis, acutis, unicarinatis ; elytris brevibus, punctato-striatis, interstitiis granulatis, apice integris; abdomine rufescente , pedibus flavis. — Long. 6 mill., lat. 11/2 mill. Luçon. Melanoxanthus melanocephalus, Thunb. M. PEOMECUS, Cand. Luçon. M. BiPAETiTus, nov. sp. Angustus, niger, nitidus^ capite prothora- ceque sanguineis ; antennis nigris ; prothorace elongato, sparsim punc- tato, rufo-pubescente, angulis posticis nigris, bicariiiatis ; elytris minus nitidis, nigro-pubescentibus, seriatim punctatis^ stria suturaliunica, apice emarginatis] subtus fulvo-griseo sericeus. — Long. 17 mill., lat. 3 1/4 mill. Cette belle espèce, dont je ne possède qu'un seul exemplaire, est de Mindanao. M. ExCLAMATiONis, nov. sp. Rufus, uitidus, flavo-pubescens ; fronte antennisque nigris; prothorace parce subtiliter punctato, latitudine paulo longiore, angulis posticis retrorsum productis, bicarinatis; scutello nigro\ elytris parallelis, punctato-striatis, interstitiis granulatis, nigris, dimidia parte antica, sutura excepta, punctoque ultra médium flavis. — Long. 7-8 mill., lat. 2 mill. Luçon. M. APPEOxiMATus , nov. sp. Rufus, opacus, flavo-pubescens; fronte antennisque nigris; prothorace creberrime punctato, angulis posticis retrorsum productis, unicarinatis; scutello nigro; elytris parallelis, punc- tato-striatis, interstitiis granulatis, nigris, plaga oblonga basali, alte- raque ultra médium ovali flavis. — Long. 6 mill., lat. 1 3/4 mill. Alabat. Cette espèce ressemble à la précédente sous le rapport des couleurs, mais elle en diffère par plusieurs caractères importants. M. EHOMBOiDALis , uov. sp. Luteo-rufus, opacus, flavo-pubescens; antennis nigris; prothorace latitudine vix longiore, a basi angustato, creberrime subtiliter punctato, angulis posticis retrorsum productis, unicarinatis; elytris brevibus, prothorace angustioribus, punctato-stria- tis, interstitiis convexiusculis, punctatis, nigris, plaga scutellari magna luteo-rufa. — Long. 7 1/2 mill., lat. 2 mill. Luçon. CXXIV M. TERMiNATus, nov. sp. Elotigutus, rufus, fulvo-pubescens', antennis nigris, pUosis, articulo iiltimo flavo] prothorace latitudiîie loiigiore, a basi gradatim angustato, tenuil^ sat dense pmictato, linea média lateri- busque nigris, angulis posticis bicarinatis; elytris fortiter punctato-striatis, punctis obscuris , interstitiis subinœqualibus , dimidia parte postica oblique nigris. — Long. 10 mill., lat. 2 1/4 mill. Luçon. M. DECEMGUTTATus, nov. sp. Niger, opacus, nigro-piibescens \ anten- nis nigris, basi rufescentibus; prothorace convexo, crebre tenuissirneque punctulato, angulis posticis unicarinatis, laie flavis; elytris maculis quatuor flavis in utroque, una basali., duobus obliquis mediiSy altéra ultra médium; pedibus flavis. Long. 6 milL, lat. 1 2/3 milL Mindanao. A rapprocher , ainsi que que les deux suivants , des petites espèces de Ceylan et de Célèbes. Celle-ci vient à la suite du guttulatus de Bornéo. M. sEXTus, nov. sp. Niger, opacus, nigro-pubescens ; antennis brun- neis; prothorace latitudine paulo longiore, a basi angustato, crebre punc- tato, basi medio sulcato, angulis posticis retrorsum productis, unicarinatis, lateribus late rufo ; elytris plaga oblonga basali alteraque ultra médium ovali rufis', pedibus flavis. — Long. 5 mill., lat. 1 mill. Mindanao. M. iNFiMus, nov. sp. Niger, opacus, flavo-pubescens ; antennis brunneis ; prothorace subquadrato , convexo , creberrime subtilissimeque punctulato, angulis posticis retrorsum jiroductis, unicarinatis, flavis; elytris brevibus, punctato-striatis, plaga oblonga dorsali plus minusve abbreviata flava ; pedibus flavis. — Long. 3-4 mill., lat. 2/3 mill. Mindanao. M. ZEBRA, Wiedem. Indiqué comme originaire de Java, des Philip- pines et du Japon. Ces deux derniers habitats me paraissent fort sujets à caution. CARDIOPHORITES. Caediophorus fasciatus, nov. sp. Niger, nitidus, tenuiter griseo pubescens ; antennis elongatis, crassiusculis, serratis ; prothorace longi- tudine paulo latiore, tenuiter punctulato, sulcis basalibus brevibus', elytris punctato-striatis, lineis tribus basalibus abbreviatis fasciaque lata média albido-pilosis ; tibiis flavis, unguiculis simplicihus. — Long. 5 mill., lat. 1 1/2 mill. Luçon. C. UNicoLOR, nov. sp. Brunneus, parum nitidus , griseo-pubescens ; prothorace latitudine haud longiore , basi apiceque angustato , œqualiter convexo et tenuiter punctulato, sulcis basalibus distinctis; elytris œqua- cxxv liter convexis, punctato-striatis; pedibus dilutioribus, unyuiculis simpli- cibus. — Long. 8 milL, lat. 2 mill. Cette espèce n'a aucun caractère saillant; une teinte uniforme brune, une ponctuation fine, régulière, les crochets simples la placent à la suite de nos espèces européennes de couleur noire. Luçon, Panay, Bojol, etc. C. iNCONDiTus, nov. sp. Bruiiueus, nitidior, griseo-pubesceiis, anten- nisdUutionbus;prothoracelatitudinepaulolongiore,basiapiceque angus- tato, œqualiter punctato, sulcis basalibus distinctis ; elytris prothorace paulo latioribus, punctato-striatis, interstitiis plants^ punctulatis ; pedi- bus rufescentibus^ unguiculis dentatis. — Long. 10 mill.. lat. 2 1/4 mill. Il ressemble au précédent, mais il est un peu plus allongé et s'en distingue surtout par ses crochets dentés. Luçon. C. SPERNENDUS, uov. sp. Bruîineus, dense griseo-pubescens ; anten- nis longiusculis, dilutioribus; prothorace latitudine paulo longiore, antice fortiter angustato, crebre subinœqualiter pmictulato, sulcis basalibus bre- vibus; elytris prothorace paulo latioribus, profunde punctato-striatis, interstitiis convexiusculis; pedibus dilutioribus ; unguiculis dentatis. — Long. 10 mill., lat. 2 1/3 mill. Mindanao. MÉLANOTITES. DrPLOCONUS ciPEiNTJS, Cand. Luçon. D. EETTHRONOTUS, Cand. Luçon central, D. CEEviNUS, nov. sp. Castaneus, fere opacus^ dense cervino pubes- cens ; antennis brunneis ; frorite depressa ; prothorace latitudine longiore, a basi angustato, creberrime punctato, angulis posticis bicarinatis ; ely- tris punctato-striatis, apice integris; pedibus rufescentibus. — Long. 14-16 mill., lat. 3 3/4-4 mill. Mindanao, Leyte, Babuyanes. D. UMBiLiCATus, nov. sp. Brumieo-testaceus, parumnitidus, pHosu- lus ; fronte nigra prominenti, antice rufo : antennis brunneis, pilosulis ; prothorace rufescenti, linea média lateribusque nigricantibus, latitudine longiore, crebre punctis umbilicatis adsperso ; elytris prothorace paulo latioribus, profunde punctato-striatis, interstitiis convexis, fortiter punc- tatis, apice integris. — Long. 11 mill., lat. 2 mill. Panaon. CXXVl D. ANGusTicoLLis, nov. sp. Fuscus^ opacus, fusco-pilosulus; antenms fuscis, basi rufescentibus; prothorace angusto, latitudine longiore, crebre fortiterque punctato, angulis posticis divaricatis, bicarinatis] elytris prothorace latioribus, punctato-striatis, interstitiis punctatis, apice inte- gris; pedibus fulvotestaceis. — Long. 10 milL, lat. 2 mill. Répandu dans toutes les îles de l'Archipel . D. POLiTus, nov. sp. Fusco-niger, suberubescens; pube tenui depressa obductus]fronte paiilo producta ; prothorace latitudine lo7igiore^ convexo, tenuiter sat crebre pwictato ; elytris prothorace lalioribus^ vix striatis^ punctatis', subtus pedibusque rufis. — Long. 10 mill., lat. 2 mill. Alabat. Il a un peu la forme du précédent, mais sa ponctuation est plus tenue, ses élytres moins striées, etc. D. coNSANGuiNEUs, Cand. Répandu dans toutes les îles. Sa couleur varie du noir au rouge jaunâtre. Melanotus phlogosus, Cand. M. EBENiNus, Cand. Commun et répandu dans toutes les îles. Il varie du noir au brun rougeâtre et sa pubescence est plus ou moins abondante. M. piscicuLus, Cand. Luçon central. CORYMBITITES. CoEYMBiTES LUZONicus, Cand. La pubescence est tantôt fauve, tantôt cendrée. Il se trouve dans toutes les îles de l'Archipel. LUDIITES. liUDius HIESUTUS, uov. sp. Cantancus, parum nitidus^ pube rufescenti dense vestitus\ antennis maris hirsutis,valdeserratis; prothorace latitudine longiore, convexo. angulis posticis retrorsum productis, carinatis, scu- tello triangulari elongato ; elytris basi rufescentibus, punctato-striatis. interstitiis rugulosis. — Long. 10 mill., lat. 2 1/2 mill. Voisin du Guillebeaui et surtout du hirtellus, dont il diffère peu. Son prothorax toutefois est sensiblement plus long, son écusson est triangulairement allongé et sa couleur est légèrement différente. Aphangbius longus, Cand. A. LONGiooLLis, Eschsch. Ces deux espèces n'ont pas été trouvées par M. Semper. CXXVll LtiDiGENUS POLiTus, Cand. Répandu et assez commun dans le sud de l'Archipel, surtout à Mindanao. Agonischius rusiFOEMis, nov. sp. Rufus, nitidus, rufo-pilosulus ; antennis latis, nigris;prothorace transverso, sparsim apice densius punc- tulato; elytris punctato-striatis interstitiis alternis elevatioribus ; pro- sterno fiavo. — Long. 10 mill., lat. 2 2/3 mill. Mindanao. Cette espèce est très voisine de VA.pectoralisAQ Bornéo, mais sa coloration est différente. A. BEEVicoLLis, uov. sp. Niger., nitidus, nigro-puhescens ; antennis latis, nigris\prothorace transverso, sparsim pu7ictato, plaga antica nigra, angulis posticis brevibus, haud carinatis; elytris cyaneis, punctato-sub- striatis. — Long. 8 mill., lat. 2 mill. Luçon. A. BASALis, nov. sp. Niger, nitidus, pube nigra, hirsuta sparsutus ; antennis nigris, latis ; prothorace longitudine latiore , sparsim punctu- lato, plaga média nigra ; elytris seriatim punctatis, plaga basali flava. — Long. 8 mill., lat. 2 mill. Luçon. Voisine de la précédente et de même forme. Elles se pla- cent toutes deux parmi les premières espèces du genre. A. MAEGiNATus, nov. sp. Rufus, subopacus, griseo-pubescens ; an- tennis brunneis, basi rufescentibus ; prothorace convexo, latitudine vix longiore, crebre punctulato, média basi linea impressa; elytris punctato- striatis interstitiis convexis, punctatis, dimidia parte laterali nigris. — Long. 6 mill., lat. 1 3/4 mill. Mindanao. ADRASTITES. Glyphonyxposticus, nov. sp. Niger, nitidus, fusco-jmbescens ; pro- thorace quadrato , convexo , minus dense punctulato ; elytris postice subacuminatis, striis sat fortiter punctatis, postice cinereo-pubescentibus. — Long. 6 mill., lat. 1 1/3 mill. Mindanao. Espèce bien caractérisée par la pubescence bicolore des élytres. G. EEEATicus, nov. sp. Brunneo-fuscus, subnitidus, griseo sat longe pilosulus ; prothorace quadrato, crebre, fortiter medio sparsim subtilissi- meque punctato ; elytris punctato-striatis ; antennis pedibusque rufis. — Long. 5 mill., lat. 1 1/2 mill. Luçon et Mindanao. Voisin de Vaberrans, mais différent par ses élytres plus fortement ponctuées-striées et son prothorax sans points ombiliqués. Il y a une variété rougeâtre. cxxvm A son tour, M. Roelofs demande la parole pour lire le travail suivant : CUECULIONIDES EECUEILLIS PAE M. J. Van VoLXEM AU JapON ET EN Chine. Invité par M. J. Van Volxem à examiner les Curculionides rap- portés de son voyage aux Indes et au Japon, je donne ci-dessous la liste des espèces provenant du dernier pays (1), y joignant des observations que leur étude m'a suggérées en les comparant aux in- sectes récoltés par M. Lewis, que j'ai publiés dans nos Annales. Les nouvelles espèces sont décrites, pour autant qu'elles étaient représentées par plus d'un individu, et, parmi elles, il en est de fort intéressantes ; un seul genre, Cossoiius, est nouveau pour le Japon. Le total des espèces monte à 41, dont 8, quoique probablement nouvelles, non décrites ci-dessous. Ce sont un Larinus, voisin de mon griseo-pilosus, un Apoderus, un Catarrhinus, un Cryptorhynchus, un autre Cryptorhyîichide^ un Baridius, un Cossonus et un Bruchus ; les nouvelles espèces décrites sont au nombre de 5 : un Phyllobius^ un HylobiuSy un Hoplapoderus, un Catarrhinus et un Cossonus. Il me reste à mentionner deux insectes de la Chine, dont l'un offre beaucoup d'intérêt comme provenance ; c'est Tetratemnus sculp- turatus, Wollast. ; l'autre est un Rhyncolus, représenté par un exem- plaire unique. 1. Catapionus viridimetallicus, Motsch. Unique. 2. f (2) C. gracilicorniSj R. Unique. 3. Chlorophanus grandis, R. Un grand nombre d'exemplaires. 4. t Dermatodes cœsicollis, Grylli., Schh. Deux exemplaires. 5. Episomus turritus, Schh. Plusieurs individus (exclusivement sur VAralia Marrowiczii, suivant M. Van Volxem). 6. t Phyllobius armatus, nov. sp. Niger, squamulis viridibus puisque grisescenlibus veslitus; antennis longis, testaceis; femoribus ciavatis, pedunculalis, dentalis; libiis anticis {(f) ciirvissimis, medio dentatis. 8 à 9 mm. (rostr. inclus.) De la taille et du faciès général de P. psittacinus, Germar, d'Eu- rope. — Noir, garni d'écaillés rondes, vertes, et de poils grisâtres, (1) Je présenterai plus lard une notice analogue sur celles du Ceylan et des Iles Philippines. (2) Les espèces marquées d'un f n'avaient pas été prises par M. Lewis. Nagasaki indique un rayon de 20 lieues aux environs de cette ville. Nipon Sud, de Kobe (Hiogo, Osaka), à Yokohama. Nipon Nord, de l'extrême nord à Yokohama. CXXIX longs et abondants sur les pattes du mâle ; pattes noires ou brunes ; antennes d'un brun testacé ; rostre aussi long que la tête, élargi et triangulairement impressionné au bout, un peu convexe à la base chez le mâle ; scrobes courtes, légèrement convergentes en arrière ; antennes longues, surtout chez le mâle, leur scape atteignant le milieu du prothorax (cf), ou au delà de son bord antérieur (9), funicule aux deux premiers articles égaux, longuement obconiques, les suivants plus courts, mais de la même forme ; tête un peu dépri- mée; yeux très saillants; prothorax aussi long que large, tronqué aux extrémités, presque aussi large par devant qu'à sa base, forte- ment arrondi (cf), ou plus faiblement (9) sur les côtés, paraissant densément ponctué, avec une courte carène obsolète ; écusson trian- gulaire ; élytres environ deux fois et demie plus longues que le pro- thorax, arrondies aux épaules, parallèles sur les côtés, légèrement acuminées au bout, assez largement striées-ponctuées ; dessous rugueux; pattes longues; cuisses pédonculées, fortement en massue, surtout chez le mâle, dont les antérieures sont plus grosses; dentées dans les deux sexes, les dents du mâle plus grandes et plus aiguës ; jambes de la femelle légèrement courbées et élargies au bout, celles du mâle plus fortement, surtout les antérieures, qui sont droites et s'élargissent peu à peu jusqu'au delà du milieu, puis courbées et échancrées en dedans ; elles sont, en outre, dentées à la naissance de l'échancrure. Crochets des tarses fortement soudés. J'ai hésité à décrire cet insecte, dont M. Van Volxem n'a pris que deux individus, qui me paraissent les deux sexes de la même espèce (1) ; la structure des jambes du mâle est cependant si remarquable que j'aurais regretté de ne pas signaler l'espèce. 7. Hypera subcostata, Capiom. Unique, à Ningpo (Chine); trouvé par M. Lewis au Japon. Voy. Ann. Belg. T. XVI, page 180. 8. Larinus griseo-pilosus, R. Unique à Kioto. Plusieurs exemplaires, marqués Nipon (Nord), me paraissent spé- cifiquement différents de cette espèce, quoique très voisins ; j'ai trop peu d'individus à ma disposition pour en juger pour le moment. 9. Lixus depressipennis, R. Unique. 10. L. impressiventris^ R. Plusieurs individus. Je n'avais qu'un seul exemplaire à ma disposition lorsque j'ai fait la description de l'espèce (Ann. Belg. T. XVI, page 185) ; M. Lewis m'en a procuré depuis d'autres et par la comparaison de ces insectes avec ceux de M. Van Volxem, j'ai vu que la dépression en dessous est un caractère sexuel du cf. 11. Hylobius abietis, L. Un seul; Nipon Sud. (1) C'est également l'opinion de M. Jekel, qui a bien voulu les examiner. ANNALES DE LA SOC. ENT. DE BELGIQUE, T. XVIU. Q cxxx 12. H. fatuus, Rossi. Deux de Kioto, un marqué Nipon Sud. 13. H. Gebleri, Bohem. in Schh. Plusieurs individus de l'île de Yesso. Dans l'envoi de M. Lewis, il n'y avait que deux individus, égale- ment de Yesso ; n'ayant pas reconnu l'espèce dans la description de Boheman et la croyant nouvelle, je l'ai décrite sous le nom de H. si- gnatipennis (Ann. Belg. T. XVI, page 187). La collection Dejean, actuellement en ma possession, en contient un seul exemplaire, pro- venant de Gebler et portant l'étiquette : « H. Gebleri Schh. ? mœstus Gebler, hab. in Siberia — D. Gebler ». C'est l'espèce actuelle (1). 14. H. exsculptus, nov. sp. Deux individus de Kioto. Piceiis, squaniulis piliformibiis flavis tenuiter vesiilus; rostro leviler incurvo; prothorace laleribus parum arcuatis, fossulis profundis notato; elytris latiiisculis, fossulis serialis; femoribus mulicis. 13 à 15 mm. (rostr. excl.) Se rapprochant pour le faciès de H.pineti., F, mais ayant le protho- rax plus étroit, plus rétréci en avant, et les élytres plus larges; cou- leur de poix, plus claire sur les antennes et les tarses; peudensément garni de squamules piliformes jaunes en dessus, de poils blancs en dessous et sur les pattes ; rostre faiblement courbé, un peu élargi vers l'extrémité, multicaréné et grossièrement ponctué en arrière, plus finement vers le bout; massue des antennes courte, ovale, jau- nâtre ; tête rugueusement ponctuée, avec un point profond entre les yeux ; prothorax un peu plus long que large à sa base, qui est à peine bisinuée, faiblement arrondi sur les côtés et graduellement rétréci en avant, peu sensiblement resserré avant le bord antérieur, couvert de fossettes profondes, avec une carène médiane à peine marquée et garnie de squamules jaunes, dessinant vaguement une tache des deux côtés du disque et une autre latérale ; écusson en triangle arrondi imponctué ; élytres assez larges, rectangulaires et arrondies aux épaules, arrondies au bout, faiblement calleuses en ar- rière, présentant des rangs de fossettes avec des intervalles rugueux, couvertes de squamules jaunes dessinant vaguement deux bandes transversales ; métasternum rugueusement, abdomen peu densément ponctué ; cuisses longuement pédonculées, fortement en massue au bout, mutiques, mais échancrées au dessous vers l'extrémité, qui est rugueusement ponctuée; jambes rugueuses. Depuis son premier envoi, j'ai reçu un exemplaire de M. Lewis, de Hiogo. Je conserve le nom que M. Jekel, dans sa correspon- dance, avait donné à l'espèce. (1) J'observe en passant que l'individu unique se trouvant dans la collection Dejean sous le nom de Pimelocenis cinctus Dej., se rapporte fort peu à Hylobius macilenlus Sch. T. II, page 338. Je pense que c'est une espèce différente. CXXXI 15. Apoderus fulvus, R. Unique. Nipon Sud. 16. A. nigricollis, R. Unique. Nipon Sud. 17. A. Jekelh R. Deux individus. Nipon Nord. 18. A. rufiventris, R. Un grand nombre. Nipon Sud. Kioto. 19. A. nitens, R. Deux individus. Kioto. 20. t A. latipeimis, Jekel. Ins. Saunders. page 179 (décrit sur des individus de Chine). Un exemplaire du Nipon Sud ; depuis le premier envoi de M. Lewis, trois individus marqués : Japon. 21. t Hoplapoderus Van Volxemi, nov. sp. Deux exem- plaires. Kioto. Niger, antennis, rostro, capitis lineis duahus, prothoracis tribus, elytrorum lima circumsculellari, subtus pedibusque luteis; elytris dorso tuberculatis. 6 mm. D'une taille plus petite que H. tigrinus, R.; du faciès de cette espèce et de H. bihumeratus Jekel; rostre et antennes jaunes; tête noire en dessus, jaune en dessous, avec deux lignes de la même couleur se réunissant à la base du cou ; séparé du rostre par une dépression transversale, rugueuse entre les yeux, déprimée égale- ment derrière ces organes et portant une fine ligne médiane; prothorax fortement transversal , ses côtés peu élargis à la base, déprimé sur le disque, rugueusement ridé et parcouru par une ligne étroite au milieu, noir et décoré de trois ligues jaunes peu marquées, reliées à leur base et dont les extérieures se continuent sur les élytres, entourant l'écusson et envoyant un petit rameau en arrière ; écusson noir, avec un espace lisse au milieu; élytres noires, presque rectangulaires, obtusément dentées aux épaules, fortement déprimées en dedans de ces dernières et plus faiblement derrière l'écusson, rugueusement ponctuées sur le dos, réticulées sur les côtés, portant les intervalles costiformes des stries ordinaires, le second de ces intervalles s'élevant en petit tubercule vers le tiers antérieur de l'élytre, le premier interrompu vers le milieu par un grand tubercule conique lisse ; prosternum et métasternum noirs, le dernier avec de gros points sur les côtés ; abdomen jaune, finement ponctué; une tache noire sur le pygidium; pattes jaunes, les posté- rieures et intermédiaires avec un anneau noir à l'extrémité des cuisses. L'espèce paraît varier pour la distribution des couleurs ; chez un des deux exemplaires, le rameau jaune sur les élytres s'étend irré- gulièrement et entoure le grand tubercule. L'insecte rappelle beaucoup , par sa taille et le tubercule des ély- tres, le A. latipeîinis, Jekel. 22. Phialodes riifipenms, R. Plusieurs individus. Kioto. CXXXII 23. P. héros, R. var. sumptuosus, R. (9). Unique; Nipon Nord. L'unique individu, que je suppose être une belle variété de mon R. héros, est plus grand que les individus typiques de l'espèce ; je ne remarque point de caractères pour l'en séparer spécifiquement, mais la différence de couleur justifie la mention actuelle. Au lieu du rouge violet, elle est d'un rouge cuivreux lavé de vert, passant au bleu d'acier sua* les pattes et le rostre ; les côtés de l'abdomen sont d'un bleu brillant ; c'est peut-être une variété locale, l'insecte ayant été pris dans une contrée différente de celles que M. Lewis a visitées. 24. Euscelus splendens, R. Plusieurs individus. Nipon Sud. — Var. bleue. Kioto. 25. Rhynchites lacunipennis, Jekel. Unique. Nipon Sud. 26. R. unicolor. Un seul. Nipon Sud. Un autre de Nagasaki. 27. Alcides erro, Pascoe. Unique. Nagasaki. 28. Ectatorhinus Adamsii, Pascoe, Deux individus. Nipon Sud. 29. t Catarrhinus septentrionalis, nov. sp. Niger, parce ochraceo-squamulosus ; anlennis pedibtisque rufo-brunneis ; protho- race lalitiidine longiore, medio sulco basait abbrevialo;elytris striis latis, haud punc- talis. 10 à 11 mm. D'une taille beaucoup plus grande et de forme plus allongée que C. umbrosus, (Ann. Belg. XVL pag. 163, pi. IL fig. 9), mais ayant comme lui le faciès des Euthyrhinus. Noir, passant au brun-rouge sur les antennes et vers le bout des pattes, très-légèrement garni d'écaillesjaunâtres, couvrant un peu plus densément les côtés du pro- tborax et formant des anneaux sur les pattes ; tarses garnis de poils gris. Tête et base du rostre écailleuses et grossièrement ponctuées, le dernier luisant et finement ponctué vers l'extrémité, un gros point imprimé entre les yeux ; prothorax plus long que large, mais ayant du reste la forme de celui de Viimbrosus, rugueusement ponctué et muni d'une ligne profonde et très-marquée, s'étendant de la base jusqu'au milieu; écusson un peu allongé, luisant; élytres plus parallèles et plus acuminées au bout que chez umbrosus, avec des stries imponctuées et des intervalles légèrement arrondis, portant une fine granulation ; dessous avec de gros points peu rapprochés ; pattes rugueuses. Les exemplaires que j 'ai sous les yeux , sont probablement usés par le séjour dans l'alcool, mais je crois que la sculpture suffira pour reconnaître l'espèce ; tous les trois paraissent être des femelles ; les pattes antérieures ne sont pas plus longues que les autres. Pour ce qui regarde les caractères génériques, je dois remarquer que le canal prosternai est moins élevé, entre les hanches, CXXXIII surtout vers son extrémité, que dans Vumhrosus. Pour tout le reste, les deux insectes rentrent parfaitement dans le même genre, qui est une forme modifiée, s'étendant au Japon, des Euthyrhinus de l'Aus- tralie et de l'Archipel Indien. C'est peut-être à tort que j'ai indiqué les cuisses comme dentées, à propos de Vumhrosus ; sous la cuisse, se trouve une petite carène qui s'arrête brusquement vers l'extrémité, celle-ci est légèrement échancrée, et c'est ce brusque arrêt qui donne l'apparence d'une dent émoussée. La collection de M. Van Volxem contient un unique exemplaire d'un troisième Catarrhinus , de la taille de Vumbrosus, N'ayant pas d'autres individus à ma disposition, je me borne à mentionner cet insecte. 30. Tetratemnus sculpturatus, Wollaston, Transact. of the Ent. Soc. 1873. Deux exemplaires de cette espèce habitant la Chine et le Japon ont été trouvés par M. Van Volxem dans le premier pays, l'un à Han- kow, l'autre à Ningpo ; M. Lewis l'avait prise à Nagasaki, dans l'île de Kushiu et à Hiogo, dans le Nipon. La capture de M. Van Volxem confirme la supposition de M. Wollaston, que l'insecte se trouverait également en Chine; le savait auteur anglais n'en possédait, avant le voyage de M. Levais, qu'un seul individu provenant de ce pays, et trouvé dans sa tasse de thé en Angleterre. J'ai pu comparer les individus de M. Van Volxem à un exemplaire déterminé par M. Wollaston; c'est certainement la même espèce (1). La découverte de M. J. Van Volxem de deux espèces de Cossonus au Japon acquiert surtout de la valeur par l'intérêt tout particulier offert par la distribution géographique du groupe des Cossonides^ si bien indiquée par M. Wollaston, dans ses travaux remarquables sur ces insectes. La faune japonaise se rattache, par la présence de ce genre, à la nôtre, tandis que, par les autres genres découverts par M. Lewis, elle s'en sépare d'une manière si frappante. Je donne ci-dessous la description d'une des deux espèces de Cossonus. Elle est représentée par deux formes qui me paraissent appartenir à la même espèce et en être les deux sexes. Dans ce que je regarde comme le cf , le rostre surtout est différent par sa base gibbeuse ; (1) M. Wollaston dit, à propos de cet insecte, que, d'après les descriptions, il lui paraît différent de DryophLhorus biltiberciUaliis, F. {crenalus, Boisd. et Eschsch.) de la Nou- velle Zélande et des Iles Sandwich, ainsi que de D.excavatus, Bohem. inSchh.,et Catal, de Dejean, de Madagascar. J'ai examiné ces deux insectes dans la collection Dejean, où le crenatus Eschsch. porte sur l'étiquette : « lies Sandwich, D. Eschschoitz », et ces insectes sont certainement différents de l'espèce actuelle. CXXXIV deux exemplaires qui présentent ce caractère, ont les deux premiers segments de l'abdomen impressionnés au milieu; dans les autres individus, plus nombreux, le rostre garde la même épaisseur partout, et l'impression abdominale, moins forte, n'est bien marquée que sur le premier segment. 31. f C. gibbirostris, nov. sp. Plusieurs individus de Yesso. Niger, antennis larsisque rufo-brunneis ; rostro apice parum dilalato, in mari basi gibboso ; prolhorace basi bisinuato, profutide punctato ; elytris foriiler punc- tato-striatis. 6 mm. cf : De la taille de C. linearis ; noir luisant, antennes et tarses brun-rouge ; rostre environ de la moitié plus long que la tête, très faiblement et graduellement élargi vers l'extrémité, le bord inférieur des scrobes formant à leur naissance un petit élargissement du rostre ; ce dernier gibbeux à sa base ; à peine ponctué par dessus, grossièrement sur les côtés ; tête presque lisse, avec un point im- primé entre les yeux ; prothorax aussi long que large, bisinué à la base, légèrement arrondi sur les côtés, très peu rétréci par devant resserré près du bord antérieur avec deux impressions peu profondes et séparées par une carène obsolète au milieu de la base, couvert de gros points, presque confluents dans les impressions et laissant libre un espace finement ponctué de chaque côté du disque ; élytres ar- rondies aux épaules avec des stries de gros points et des intervalles assez étroits ; dessous fortement ponctué. 9 : Rostre non gibbeux à la base, presque parallèle sur les côtés, s'élargissant seulement par la saillie du bord inférieur des scrobes à leur naissance, finement ponctué par dessus, plus grossièrement sur les côtés; tête presque lisse, transversalement déprimée à la hauteur des yeux, avec un point imprimé entre ces organes ; protho- rax à peine plus long que large, un peu rétréci en avant, faiblement arrondi sur les côtés, resserré près du bord antérieur, plus finement ponctué que dans le mâle; élytres un peu obliques aux épaules, moins profondément ponctuées- striées que dans l'autre sexe; des- sous du raétasternum et de l'abdomen finement ponctués. 32. Sitophilus oryzœ, L. Nipon Sud et Nipon Nord. 33. Sipalus granulatus. Plusieurs individus, dont un de l'île de Yesso ; habitat intéressant, en ce qu'il prouve que cette espèce, trouvée également par M. J. Van Volxem au Ceylan, s'étend bien loin au nord est de l'Asie. M. Candèze donne ensuite lecture de passages de lettres qu'il a reçues de MM. Perris et de Hurold et où ces éminents entomolo- cxxxv gistes déclarent partager son opinion quant à l'improbabilité d'une naturalisation de la Doryphora decemlineata en Europe. Il ajoute que M. L. Fairmaire est aussi du même avis. La séance est levée à 8 1/2 heures. Afisemblée générale da 90 décembre 1S75. Présidence de M. Putzets. La séance est ouverte à 12 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée générale du 26 décembre 1874 est approuvé. Le Président, prenant la parole, s'exprime comme suit : « Messieurs, » L'enseignement de l'histoire naturelle était donné autrefois dans la section des humanités des Athénées ; il commençait en 4* et se continuait jusqu'en rhétorique inclusivement. » Toutefois, cet enseignement n'était que facultatif pour les élèves. H La loi du l*"" juin 1850 n'a point inscrit l'histoire naturelle parmi les branches nécessaires de l'enseignement moyen humani- taire ; et si le Gouvernement a été investi du droit de créer, lorsqu'il le jugerait utile, d'autres cours que ceux qui sont reconnus néces- saires par la loi elle-même, c'est un droit dont il n'a fait usage que beaucoup plus tard. » Plusieurs générations ont donc largement profité du droit d'ignorer jusqu'aux plus simples notions de Phistoire naturelle. M Ceux-là seuls qui aspiraient au diplôme de docteur en médecine ou en sciences naturelles avaient à faire preuve de connaissances en botanique et en zoologie, et encore la zoologie ne figurait-elle que comme matière à certificat, et seulement pour la candidature en sciences naturelles. r> Dès l'année 1860, cet état de choses fixa l'attention de notre Société. M. le C^Breyer, président sortant, disait dans son discours du 23 septembre : « C'est une chose plus importante et plus utile qu'on ne pense H que celle de l'enseignement de l'histoire naturelle dans les col- « léges. Certes, il ne faut pas en faire matière à examen ou à certi- « ficat. L'histoire naturelle dans l'enseignement moyen doit être CXXXVI » regardée comme une gymnastique de l'intelligence. Vous ne de- n mandez pas aux exercices physiques, comme résultat réel, de faire » des acrobates, vous leur demandez le développement des muscles » du corps. — Demandez à l'enseignement, en dehors de certaines » connaissances positives, de rendre l'esprit apte à comprendre et H à juger. Et l'étude de l'histoire naturelle vous rendra alors des « services inappréciables. — La distinction des espèces, au simple n coup d'œil, développera la faculté de distinguer, c'est-à-dire de » juger les dissemblables : — l'esprit d'analyse. — La réunion » des genres en familles, habituera à réunir par les ressemblances : n — l'esprit de synthèse. « » Sept années plus tard, M. Sauveur revint sur ce sujet dans son discours présidentiel du 29 septembre 1867. Son chaleureux plai- doyer en faveur du rétablissement de l'histoire naturelle dans l'en- seignement humanitaire parut si convainquant, que l'Assemblée générale décida l'envoi de ce discours à M. le Ministre d& l'Intérieur. » Cette revendication des droits de la science fut écoutée : l'œuvre de réparation commença, mais elle ne s'effectua que lentement et par des mesures successives que je vais vous exposer. « Le 19 juillet 1869, un arrêté ministériel, usant pour la première fois de la réserve faite par- l'art. 24 de la loi de 1850, introduisit parmi les branches d'enseignement de la section préparatoire des Athénées, les notions sur les phénomènes ordinaires de la nature. » Une circulaire du même jour, adressée aux bureaux admini- stratifs des Athénées, explique comme suit cette innovation : « Le latin a été supprimé dans la classe préparatoire. Le temps disponible sera consacré à des causeries scientifiques^ qui consti- tueront moins un enseignement, qu'une conversation sur les phé- nomènes ordinaires de la nature ; elles expliquent aux élèves les faits qui se passent tous les jours sous leurs yeux et dont les causes immédiates ne peuvent leur rester inconnues ; elles éveil- lent la curiosité et développent l'esprit d'observation. » Il peut être utile de continuer dans les autres classes ces notions scientifiques. Ainsi, l'on pourrait, dans les trois classes infé- rieures, donner quelques notions de zoologie et de botanique, et dans les trois classes supérieures, exposer les éléments de phy- sique, réservés aujourd'hui à la rhétorique, et y ajouter les no- tions les plus élémentaires de la chimie et de la géologie. Il serait entendu que ces cours ne devraient pas constituer une étude sui- vie, imposant aux élèves des devoirs en dehors des classes. » j) Une autre circulaire, du 14 octobre 1869, ajoute : « Si le programme ne rend les notions scientifiques obligatoires « que dans les cours préparatoires, c'est pour ne pas introduire » brusquement cette branche dans toutes les classes malgré les dif- CXXXVll « Acuités que l'organisation de cet enseignement eût pu présenter. )) L'intention du Gouvernement est de le rendre obligatoire, au » moins pour la 6% l'an prochain, en sorte que les élèves qui sont « aujourd'hui en T auront dans tous leurs cours cette heure de » leçon spéciale. » » Cependant, ni en 1870, ni en 1871, ni en 1872, il ne fut donné suite à ces dernières intentions. Ce n'est que dans le programme des études pour l'année 1873-1874, que la nouvelle organisation fut ap- pliquée. }) Ce programme fait disparaître les notions élémentaires données en 7", mais inscrit parmi les cours de la 6% les causeries scientifiques (mammifères, oiseaux). » Une circulaire du 7 août 1873, adressée aux bureaux des Athé- nées, explique ainsi le nouveau programme : « J'appelle votre attention sur les causeries scientifiques dont l'in- » stitution a été préconisée il y a quelques années déjà, et que mon n intention est d'organiser d'une façon complète. Jusqu'à présent, » le cours n'avait été donné qu'en 7^ latine ou classe préparatoire ; )) mais, peu approprié à l'intelligence des élèves, il n'y a produit î) aucun résultat utile. J'ai résolu, d'accord avec le conseil de per- )5 fectionnement de l'enseignement moyen, de ne le faire commencer » qu'en 6^. Il figure sous le titre de causeries scientifiques (mammi- n fères, oiseaux), dans le programme de cette classe dès l'année » courante. Il sera poursuivi en 5^ l'année prochaine, puis en 4% et « ainsi de suite jusqu'en rhétorique latine inclusivement, d'après » un programme distribué de la manière suivante : îj 6* latine. Les mammifères et les oiseaux. « 5^ Les poissons, les reptiles. — Les articulés, les mollusques et « les zoophytes. « 4^ La botanique (éléments). n 3^. La botanique (suite) et la physique. H 2^ La physique (suite) . « Rhétorique. Chimie, minéralogie et géologie. » Il reste entendu que les leçons, qui se donneront à raison d'une H heure par semaine, seront des sortes de conférences, de causeries w attrayantes, constituant un délassement pour l'intelligence et ne 5) pouvant donner lieu à des devoirs à domicile. » Il n'en résulte pourtant pas que le professeur ne doive pas les 11 rendre aussi méthodiques que possible. Le but à atteindre est 11 d'initier les humanistes à un ordre de faits et de phénomènes aux- 11 quels les autres parties du programme les laissent étrangers, et 11 tout à la fois, d'exercer leur esprit d'observation et de leur donner 11 des idées justes. « Conformément à ces indications, le programme des études pour ANNALES Dli LA SOC. ENXOM. DE BELGIQUE, T. XVIII. T cxxxvm l'année 1874-1875 a, pour la première fois, inscrit les causeries scientifiques en 5^ ,1 Le programme pour 1875-1876 ajoute à l'importance de cet en- seignement. Les mots entretieiis scientifiques sont substitués aux mots causeries scientifiques, les excursions sont instituées, et l'entomologie notamment prend sa place au programme. H En voici le détail : » 1" En 6^ Animaux vertébré's (mammifères, oiseaux). « 2" En 5^ Animaux vertébrés (suite). Animaux articulés (arach- nides, insectes). — Excursions entomologiques. « 3° En 4". Animaux articulés (suite). Mollusques, rayonnes. — Excursions entomologiques et malacologiques. n L'enseignement de l'histoire naturelle est donc désormais ré- tabli dans les études humanitaires; dans trois ans, il s'étendra jus- qu'en rhétorique. Les cours sont obligatoires ; une heure doit leur être consacrée par semaine. » L'enseignement primaire ne sera point oublié. Le nouveau règlement ministériel du 29 novembre 1874 relatif" aux constructions d'écoles primaires, inscrit parmi les objets indispensables dans toute école : « une petite collection d'objets d'histoire naturelle, composée, n autant que possible, de spécimens recueillis dans la localité ou )) dans les environs. » H Quant à l'enseignement supérieur, des modifiations importantes sont proposées dans le projet de loi présenté cette année : » Pour le grade de candidat en sciences naturelles, la zoologie cessera d'être l'objet d'un simple certificat; elle sera désormais comprise dans l'examen. » Pour le grade de docteur dans les mêmes sciences, la zoologie qui est complètement exclue de l'art. 11 de la loi en vigueur, de- viendra l'objet d'un examen. Quatre catégories de diplômes sont établies : » Zoologie, » Botanique, » Minéralogie et géologie, » Chimie. » Le récipiendaire qui optera pour la première sera soumis à un examen approfondi. H Ces dispositions ont déjà reçu l'approbation de la section cen- trale : elles ne tarderont guère, sans doute, à être converties en loi. î) Vous voyez, Messieurs, que notre science de prédilection a enfin reconquis la place qui doit lui appartenir dans l'enseignement à tous ses degrés. Si nous devons en savoir gré aux deux ministres qui, successivement ont consacré cette œuvre de réparation, il ne nous est pas interdit de reporter une large part de notre reconnaissance CXXXIX sur celui de nos collègues qui a si bien défendu les droits de la science et qui s'est trouvé en position de les faire triompher. {Applaudissements). » J'ai maintenant, Messieurs, à vous faire le rapport exigé par l'art. 14 de nos statuts : n Pendant l'année qui achève de s'écouler, 14 nouveaux membres ont été admis. » Mais nous en avons perdu 8, dont 4 démissionnaires et 4 décédés. » De sorte que l'augmentation réelle n'est que de 6. » Le nombre des membres effectifs est actuellement de 155, dont 74 résidant en Belgique et 81 à l'étranger. j) En 1874, la proportion était renversée : le nombre des membres résidant en Belgique dépassait de 11 celui des étrangers. >5 Cette réduction proportionnelle du nombre des indigènes doit lixer notre attention. » Ce qui constitue la vitalité d'une Société, ce n'est pas le nombre de ses membres, ce n'est pas même l'importance des travaux indi- viduels qu'elle publie, c'est la participation du plus grand nombre aux travaux généraux. La plupart des Sociétés allemandes comptent de nombreux adhérents, mais qui sont plutôt de simples abonnés aux publications que des collaborateurs. » Nos séances mensuelles, dont le procès-verbal est publié régu- lièrement, nos réunions hebdomadaires, nos excursions en commun, entretiennent dans notre Société une activité incessante ; les connais- sances des uns s'échangent avec celles des autres, les sciences con- nexes à l'entomologie apportent parfois leur utile contingent, les spécialistes sortent peu à peu de leurs études parfois trop res- treintes. « Ces résultats, nous ne pouvons les obtenir que de membres habitant parmi nous. « C'est donc l'accroissement des membres indigènes, cet élément essentiel, qui doit faire l'objet principal de nos préoccupations. « Le rétablissement des études zoologiques nous procurera plus tard de nombreux collègues. » Mais on peut se demander s'il ne conviendrait pas d'aller en quelque sorte à leur rencontre en permettant aux jeunes gens, âgés de moins de 25 ans, de fréquenter nos réunions, de faire usage de nos collections et de notre bibliothèque, tout en ne payant qu'une annuité très faible à raison du Bulletin auquel ils auraient droit? ,, Cette question sera mûrement examinée et sous tous les aspects ; des propositions pourront vous être faites lors de la prochaine as- semblée générale. « Les travaux scientifiques accomplis dans nos séances mensuelles ont été trop variés pour qu'il soit possible de les indiquer tous. CXL Je me bornerai à rappeler les longues discussions sur la Doryphora {Leptinotarsa X-lineata) et sur la possibilité de son acelimatation en Europe. Je citerai aussi les études de M. de Borre sur des insectes fossiles. n En 1874, le nombre des Sociétés scientifiques avec lesquelles nous nous trouvions en relations d'échange était de 117 ; aujour- d'hui, il est de 133, » La publication de nos Annales a subi quelques retards dûs à la négligence de notre imprimeur, négligence tellement invincible que nous avons dû contracter avec un autre. Nous avons lieu d'espérer que désormais, cette partie du service s'accomplira régulièrement. 5) Notre situation financière, dont un exposé va être mis sous vos yeux, est bonne ; mais elle serait meilleure, si les cotisations des membres étrangers étaient acquittées plus régulièrement. » Le conseil examinera quelles mesures pourraient être prises pour seconder les efforts de notre honorable trésorier, dont le zèle vous est connu. » [Applaudissements). Après approbation des comptes par la commission de vérification, le trésorier présente le compte de l'exercice écoulé, tel qu'il a été clôturé le 8 décembre par le conseil d'administration et vérifié par la commission. Recettes : fr. 7,396.03; dépenses, 6,181.45; reliquat, 1,214.58. Le trésorier expose ensuite la situation financière de la Société et donne lecture du projet de budget pour l'année 1876, prévoyant en recettes et en dépenses la somme de fr. 8.515.26. L'assemblée aborde la discussion des articles du budget qui sont successivement adoptés, après quelques observations sur des points de détails, spécialement en ce qui concerne la reliure des livres, dont le chiffre, sur la proposition de M. Weinmann, est porté à fr. 150. Le chiffre de la cotisation reste fixé à 16 francs et celui du volume des Annales à 18 francs pour le commerce, sauf la réduction d'un tiers en faveur des membres à recevoir. Sur la proposition de M. Breyer, la somme allouée à l'huissier chargé de l'entretien de la salle des séances est portée à fr. 75. L'assemblée procède ensuite à l'élection de trois membres du conseil en remplacement de MM. Preudhomme de Borre, AVeyers et Fondu, dont le mandat expire cet année, et d'un membre en rem- placement de M. C. Van Volxem, décédé. MM. Preudhomme de Borre, Weyers et Fondu, sont réélus, et M. Mélise est nommé pour continuer le mandat de feu M. C Van Volxem. MM. A. Delà Fontaine, Peteau et Sauveur sont réélus membres de la commission de vérification des comptes. MM. Breyer, Fologne, Weinmann et Weyers sont réélus membres CXLI de la commission des collections et M. Roelofs est élu en rempla- cement de feu M. C. Van Volxem. Aux termes du dernier article des statuts, l'assemblée s'occupe ensuite de fixer le lieu de l'excursion officielle de 1876. M. Putzeys donne lecture d'une lettre de M. de Borre, qui pro- pose les environs du village de Lixhe et la vallée de la Berwinne, petite rivière descendant des plateaux de Hervé. M. Fondu propose le bois de Ghlin près de Mons. MM. Weinmann et Colbeau présentent quelques observations cri- tiques sur la manière dont sont organisées les excursions en vertu de l'article précité, surtout en ce qui concerne la fixation de la date. De commun accord, ils annoncent leur intention formelle de pro- poser la révision de cet article à la prochaine assemblée générale. Quelques membres se joignent à eux pour critiquer aussi l'habi- tude prise, par la Société, depuis plusieurs années, de choisir des localités éloignées, d'un abord parfois difficile, entraînant de grandes pertes de temps et des dépenses personnelles assez considérables. Il résulte de cet état de choses que les membres participant à ces excursions deviennent de moins en moins nombreux et qu'il est de toute nécessité de prendre des mesures plus pratiques. C'est la rai- son qui a fait proposer par M. Fondu l'excursion au bois de Ghlin près de Mons. M. Colbeau propose de son côté les environs de Namur; après échange de quelques observations, cette dernière localité est choisie à l'unanimité par l'assemblée, et quelques mem- bres prient le conseil de choisir pour époque, autant que possible, la dernière moitié du mois de mai, avant que les foins ne soient coupés. La séance est levée à 3 heures. LISTE DES MEMBRES de la SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. 26 DÉCEMBRE 1875. Les noms précédés d'un astérisque (*) sont ceux des Membres foudateurs. Membres effectifs. MM. Abeillk de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de France, rue Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe. Allard (E.), membre de la Société entomologique de France, rue Paradis- Poissonnière, 2, à Paris. — Coléoptères d'Europe. Allport (Morton), membre des Sociétés Zoologique et Linnéenne de Londres, à Hobart-Town (Tasmanie).— Entomologie générale. Arreola-Medal (Melesio), docteur en médecine, membre de plusieurs Sociétés savantes, Calle de Cadena, 21, à Mexico. — Entomologie générale. Bar (Constant), membre de la Société entomologique de France, à Cayenne. — Entomologie générale. Barrère (Félix), place Marcadieu, 24, à Tarbes (Hautes-Pyrénées). — Coléoptères. Bauduer (Paul), pharmacien, membre de la Société entomologique de France, à Sos, près Nérac (Lot et Garonne.) — Coléoptères. Becquemont, membre de la Société entomologique de France, avenue des Ternes, 64, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. Bellier de la Chavignerie, membre de la Société archéologique d'Eure- et-Loir, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin, de France, d'Italie, etc., rue St-Louis, 35, à Evreux (Eure). — Lépido- ptères et Coléoptères d'Europe. Bellynck (Rév. P. A.), Professeur au Collège de la Paix, à Namur, associé de l'Académie royale de Belgique, et membre de diverses sociétés savantes. — Entomologie générale. Berger (Emile), étudiant, à Arlon. — Coléoptères. CXLIV Bertolini (Stefano de), docteur, membre de la Société entomologique italienne, etc., à Trente (Tyrol.) — Coléoptères. Blackburn (Révér. Th.), à Greenhithe, près Dartford, comté de Kent. — Coléoptères d'Europe. Bolivar y Urrutia (Ignacio), Secrétaire-adjoint de la Société Espagnole d'Histoire naturelle. Galle de Hita, 4, à Madrid. — Coléoptères et Orthoptères d'Europe. BoMMER (J.E.), Professeur à l'Université de Bruxelles, conservateur au Jardin botanique de l'Etat, membre de diverses sociétés savantes, rue de la Chancellerie, 18, à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères. BoNAERT (Baron Raoul), rue Marie-Thérèse, 85, à Bruxelles. — Coléoptères. BoNVouLoiR (V"' Henri de), membre des Sociétés entomologiques de France, Londres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de l'Université, 15, à Paris. — Coléoptères. Bourdon (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à Liège. — Coléoptères. *Breyer (Albert), docteur en médecine, etc., boulevard de Waterloo, 76, à Bruxelles. — Lépidoptères et Coléoptères. Brunet (Louis), rue Montagne de la Cour, 7, à Bruxelles. — Entomolo- gie générale. Lépidoptères. Brusina (Spiridion), chef de section au Musée d'histoire naturelle, à Agram (Croatie). — Entomologie générale. Candèze (E,), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de France, membre de l'Académie royale de Belgique, etc., à Glain, lez- Liége. — Entomologie générale, Coléoptères (Élatérides, Lamellicornes et Longicornes). Capronnier (J.-B.), artiste-peintre, membre de la Société entomologique de France; rue Rogier, 246, à Schaerbeek. — Entomologie générale. Lépidoptères de Belgique et exotiques. Chapuis (F.), docteur en médecine, membre de l'Académie royale de Bel- gique, etc., rue du Gymnase, 4, àVerviers. — Coléoptères. Charlier (Eugène), docteur en médecine, médecin chirurgien du bureau de bienfaisance de Liège, membre de plusieurs Sociétés savantes. Fau- bourg St-Gilles, 19, à Liège. — Entomologie générale. Lépidoptères, Coléoptères. Chaudoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M. l'Empereur de toutes les Russies, meml^re de plusieurs Sociétés savantes nationales et étrangères, en Volhynie (Russie), ou chez M. Salle, rue Guy de la Brosse, 13, à Paris. — Coléoptères (Carabiques). Chevrolat (Auguste), membre de la Société entomologique de France ; rue Fontaine-Saint-Georges, 25, à Paris. — Coléoptères. Clavareau (Camille), notaire, à Waret-la-Chaussée, province de Namur. — Lépidoptères de Belgique. CXLV *CoLBEAU (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes , chaussée de Wavre , 178 , à Ixelles , lez-Bruxelles. — Coléoptères en général. Orthoptères, Hémiptères, Névroptères et Lépidoptères de Belgique. Cornet (J. F.), employé à l'Administration des Postes, secrétaire de la Société Belge de Microscopie, chaussée de Wavre, 313, à Ixelles. — Entomologie générale. Costa (Achille), directeur du Musée Royal d'Histoire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à Naples. — Entomologie générale. CouBEAUx(Hippolyte), rue des Paroissiens, 17, Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères. Craven (Alfred), membre de diverses sociétés scientifiques belges et an- glaises, Brookfield House, à Folkestone, comté de Kent (Angleterre). — Entomologie générale. Crustacés. Crépin (François), conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, membre de l'Académie royale de Belgique, rue de l'Esplanade, 8, à Bruxelles. — Entomologie générale. De Franquen (Charles), à Huy. — Lépidoptères d'Europe. Dekeyn (Eugène), négociant, rue aux Choux, 15, à Bruxelles. — Lépidoptères. De Lafontaine (Alfred), rue Joseph II, 39, à Bruxelles. — Aptères. De Lafontaine (Jules), conservateur des collections de l'Université, à Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères. Delamain (Henri), membre de la Société entomologique de France, à Jarnac (département de la Charente). — Lépidoptères d'Europe. Demont (Jules), rue Neuve, 25, à Namur. — Entomologie générale, Lépidoptères et Coléoptères. *Demoulin (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée de Mons, membre de la Société entomologique de France, rue de Nimy, 46, à Mons. — Hyménoptères et Diptères. Depuiset, naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue des Saints-Pères, 17, à Paris. — Entom. gén. , Lépidoptères. Desbrochers des Loges (J.) membre de la Société entomologique de France, à Gannat (Départ, de l'Allier). — Coléoptères européens ; Curculionides européens et exotiques. Desguin (Léon), étudiant eu médecine, petite rue de l'Ecuyer, 18, à Bruxelles. — Coléoptères. Deyrolle (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Entomologie générale. Deyrolle (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, Faubourg St-Honoré, 181, à Paris. — Coléoptères, Lépido- ptères exotiques. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVIII. S CXLVl Deyrolle (Théophile), peintre naturaliste, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Lépidoptères. DiETz (François), rue de la Province, 77, à Anvers. — Coléoptères. DoNCKiER-HuART (Ch.), rentier, hameau des Venues, 88, à Liège. — Lépidoptères. Dubois (Alphonse), D"" en sciences naturelles^ conservateur au Musée royal d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale. Lépi- doptères. DuFOUR (Arthur), joaillier, rue de la Madeleine, 7, à Bruxelles. — Lépidoptères. Dupont (E.), directeur du Musée royal d'histoire naturelle, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes ; au Musée d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale. Du Pré (Gaston), étudiant en médecine, chaussée St-Pierre, 99, à Etterbeek. — Coléoptères. DuTREux (Aug.), ancien receveur général du grand-duché de Luxembourg, officier de l'ordre de la Couronne de Chêne, membre des Sociétés ento- mologiques de France et de Stettin, et de l'Institut royal grand- ducal de Luxembourg, au Château de la Celle, par Bougival (Seine et Oise). — Lépidoptères européens et Lépidoptères exotiques diurnes. Emich (Gustave d'), secrétaire adjoint au Ministère royal Hongrois du commerce, chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs sociétés savantes, à Pest (Hongrie). — Coléoptères. *FoLOGNE (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de Bel- gique, au Palais du Roi à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe. *FoNDU (Nicolas), sous-contrôleur des accises, rue des Chapeliers, 6, à Bruxelles. — Lépidoptères. Fontaine (César), membre de la Société malacologique de Belgique, à Pa- pignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et Coléoptères. Frédéricq (Léon), docteur en sciences naturelles et en médecine, Grand Gewat, à Gand. — Entomologie générale. GiLNiCKi (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Coléoptères. Girard (Maurice), docteur en sciences naturelles, professeur de sciences physiques et naturelles au Collège RoUin, membre de la Société Ento- mologique de France, du Conseil de la Société Zoologique d'Acclima- tation, etc., ru^e Thénard, 9, à Paris. — Entomologie générale, anato- mie, physiologie, insectes nuisibles et utiles, sériciculture. Giron (Alfred), vice-président du tribunal de première instance de Bruxelles, rue Goffart, 12, à Ixelles. — Lépidoptères. GoBERT (Emile), docteur, à Mont-de-Marsan, département des Landes (France). — Coléoptères. GoNZALo Y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle à l'Institut de Casariego, à Tapia, près Oviédo (Espagne). — Entomologie générale. GouTTiER (H.), notaire, à Braine l'Alleud (Brabant). — Lépidoptères. cxLvn Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de Vaugirard, 55, à Paris. — Coléoptères de France. Hennuy (Léon), à Dinant. — Coléoptères. Heusch DE LA Zangrye (baron Oscar de), au château de Ridderborn. à Vliermael-Roodt, par Bilsen (Limbourg). — Coléoptères, Heylakrts (P. J. M. fils), docteur en médecine, membre de la Société Entomologique Néerlandaise, Sint-Jan'Straet, A-503, à Bréda (Bra- bant néerlandais). — Lépidoptères, Coléoptères. HoRVATH (Greyza de), docteur en médecine, membre de diverses Sociétés savantes, à Forro (Abauj) Hongrie. — Coléoptères et Hémiptères. Iriarte (Francisco), conservateur du Musée national d'histoire naturelle, à Lima (Pérou). — Entomologie générale. Janson (E.), bibliothécaire de la Société entomologique de Londres, Muséum street, 28, à Londres. — Entomol. génér., Coléoptères (spécialement les Élatérides). Jekel (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France; cabinet entomologique, rue Letort, 2, (18' arrond.) à Paris. —Coléo- ptères européens et exotiques. (Curculionides). Kappus (Jean), employé, rue St-Lazare, 21, à St-Josse-ten-Noode. — Coléoptères. Katter (F.), professeur au lycée, à Putbus (Ile de Rugen, Prusse). — Coléoptères, Lépidoptères. Kerchove de Denterghem (Oswald de), membre de la Société royale de Botanique de Belgique, quai au Blé, lo, à Gand. — Entomologie générale. KocH (Cari Ludwig), docteur en médecine, Strasse nach Wohrd, 3, à Nuremberg (Bavière). — Arachnides. KoKOUYEw (N), libraire à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères. Lacerda (Antonio de), consul de Belgique à Bahia, Brésil. — Coléoptères. Lallemand (Amédée), candidat notaire, rue Berckmans, 12, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Lépidoptères. LA1.LEMANT (Charles), pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes, à TArba, près Alger. — Coléoptères de France et d'Algérie. Lamarche (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique, rueLouvrex,76,àLiége.— Lépidoptères(spécialementlesPapilionides). Lambrichs (Edmond), artiste peintre, rue Kessels, 66, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Lépidoptères. Lange (Charles Jules), secrétaire de chancellerie de la Légation Imp. et R. d'Autriche-Hongrie, à Athènes. — Coléoptères. Lansbergb (G. van), gouverneur- général des Indes Néerlandaises, membre de diverses Sociétés savantes, à Batavia. — Coléoptères, spécialement Lamellicornes. Laporte (Ernest), ancien officier de marine, rue Laroche, 83, à Bordeaux, — Coléoptères. CXLVllI Larrinua y AzcoNA (Angel de), licencié en droit, Galle San Roque, 3, à Madrid. — Coléoptères. Le Brun (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue Grand Cloître St-Pierre, 28, à Troyes (Dép. de l'Aube). — Coléo- ptères. Le Comte (Théophile), membre de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes, rue de Grammont,àLessines. — Entomologie générale. Lépidoptères. Lefèvre (Edouard), membre de la Société Entomologique de France, rue Vercingétorix, 28 (XIV* arrond.), à Paris. — Coléoptères, spécia- mentClytrides. Lethierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue Blanche, à St-Maurice, lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères. LiAGRE (Charles), médecin de bataillon au régiment des Carabiniers, rue d'Egmont, 46, à Malines. — Entomologie générale. Lépidoptères. LiCHTENSTEiN (Jules), membre de la Société Entomologique de France, cour des Casernes, 29, à Montpellier (Hérault). — Entomologie gé- nérale et appliquée; Hyménoptères. LiLLEY (Ch. E.), Ingress House, à Greenhithe, comté de Kent (Angleterre). — Coléoptères. Looz-CoRSWAREM (Priuce Guillaume de), au château d'Ahin, près Huy. — Lépidoptères. Mabille (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société entomologique de France, place de la Halle aux Veaux, 5, à Paris. — Lépidoptères. Mac Lachlan (Robert), F. L. S. Limes Grove, North-Lewisham, S. E. London. — Névroptères. Maurissen (A. H.), membre de la Société entomologique néerlandaise, rue de Tongres, à Maestricht. — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe. Mazarredo (Carlos de), Ingénieur-forestier, Calle del Arenal, 18, à Madrid. — Entomologie générale. MÉL1SE (Louis), employé au Gouvernement provincial, rue du Prési- dent, 24, à Ixelles. — Coléoptères Miedel (Joseph), rue Lairesse, 72, à Longdoz-Liége. — Coléoptères. MiGNEAUX (Jules), peintre naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue du Cloître St-Merry, 16, à Paris. — Entomologie générale. MioT (Henri), substitut du Procureur de la République, à Semur (Côte d'Or). — Entomologie appliquée; insectes utiles et nuisibles. Mniszech (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères. Moquin-Tandon (Gaston), docteur en sciences, avenue d'Antin, 19, à Paris. — Formicides. CXLIX MoBREN (Edouard), professeur de botanique à l'Université de Liège, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs Sociétés savantes. Quai delà Boverie, 1, à Liège. — Entomologie générale. "Mors (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de France, rue Solferino, 4, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères. MbuRLON (Michel), docteur-agrégé à la faculté des sciences de l'Université de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, rue de Trêves, 24, à Ixelles. — Entomologie générale, OBERTHiJR(Ch.) imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes, (Départe- ment d'Ile-et-Vilaine, France.) — Lépidoptères. Olivier (Ernest), membre de la Société Entomologique de France, rue Billonnat, à Moulins (Allier). — Coléoptères. Paulino de Oliveira (Manoël), membre de la Société Entomologique de France, etc., professeur à l'Université de Coïmbre (Portugal). — Coléoptères et Lépidoptères. Pellet (P.), naturaliste, meaibre de la Société entomologique de France, rue de l'Aloës, l*»'^, à Perpignan (Pyrénées Orientales). — Coléo- ptères. Pete AU (Antoine), rue Royale, 173, à St-Josse-ten-Noode. — Lépidoptères. PiERRET (Emile), Marché-aux- Herbes, 35, à Bruxelles. — Hémiptères. PiocHARD DE LA Brûlerie (Charlcs), membre de la Société Entomologique de France, Avenue de l'Observatoire, 19, à Paris. — Coléoptères (spécialement les Carabiques et les Ténéhrionides). Plateau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiques, professeur de zoologie à l'Université de Gand, membre de l'Académie royale de Belgique, rue du Casino, 15, à Gand. — Entomologie générale; anatomie et physiologie; Crustacés; Myriapodes. Preudhomme de Borre (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes, conservateur-secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle à Bru- xelles. — Entomologie générale ; géographie entomologique ; Coléo- ptères, spécialement les Hétéromères et les Hydrocanthares. PuLS (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de Ber- lin, etc., pharmacien, place delà Calandre, 6, à Gand. — Diptères, Hyménoptères. PuRVES (J. C), propriétaire, chez M. Ern. Vanden Broeck, rue Terre Neuve, 124, à Bruxelles — Entomologie générale. PuTZEYS (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, membre de plusieurs Sociétés savantes, chaussée St-Pierre, 70, à Etterbeek. — Coléoptères (Carabiques) . QuAEDVLiEG (Louis) fils, propriétaire à Visé (Liège). — Lépidoptères européens et exotiques. Ragusa (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc., Albergo Trinacria, à Palerme. — Coléoptères. Reiber (Ferdinand), faubourg de Saverne, 8, à Strasbourg. — Hémiptères. CL RiLEY (C. V.), entomologiste de l'État de Missouri, Roorn 42, Mutual Insurance Building, NW. Corner 6*-^ and Locust Streets, à St-Louis (Etats-Unis). — Entomologie générale et appliquée. *RoELOFS (W.), artiste-peintre, chaussée de Haecht, 218, à Schaerbeek. — Coléoptères, (Curculionides), RosART (Adrien), rentier, rue dldalie, 33, à Ixelles. — Lépidoptères d'Europe. Ross (Alex. Milton), M. D., membre de diverses sociétés savantes, à To- ronto (Canada). — Entomologie générale. Lépidoptères, Sandoz (Virgile), artiste-graveur, rue d'Assaut, 19, à Bruxelles. — Lépi- doptères de Belgique. Saunders (Sir Sidney Smith), membre de la Société Entomologique de Londres, etc., Rosenheim, Reigate (Angleterre). — Entomologie générale. *Sauveur (Jules), directeur général de l'instruction publique au Ministère de l'Intérieur, rue de la Loi, 212, à Bruxelles. — Faune entomolo- gique de Belgique. ScHusTER(Ad.), Herrngasse, à Cobourg, (Saxe-Cobourg). — Lépidoptères. SÉDiLLOT (Maurice), avocat, membre de la Société Entomologique de France, rue de l'Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères. 'SÉLYS-LoNGCHAMPS (Baron Edmond de), sénateur, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés savantes, à Liège, boulevard de la Sauvenière, 34. — Névroptères (principalement Odonates) indigènes et Lépidoptères d'Europe. Sharp (David), membre de plusieurs sociétés savantes, à Thornhill (Dum- frieshire, Ecosse). — Coléoptères. Simon (Eugène), D' en médecine, président de la Société entomologique de France, rue des Feuillantins, 64, à Paris. — Entom. générale, Arachnides. STAUDiNGER(D'^Otto),Diana-Bad,àDresde(Saxe). — Lépidoptères d'Europe. Terby (François), docteur en sciences naturelles, rue des Bogards, 124, à Louvain. — Entomologie générale. Thirot (Edouard), chef de bureau à l'administration communale de Schaer- beek, rue de Laeken, 42, à Jette St-Pierre (Brabant). — Lépido- ptères et Coléoptères. Thyes (Eugène), contrôleur des contributions directes et accises, à Ni- velles. — Lépidoptères. 'TiiYSEBAERT (Barou Charles de), propriétaire, rue de Berlaimont, 26, à Bruxelles. — Lépidoptères. TosQUiNET (Jules), médecin de régiment au 2" de ligne, rue Église St-Anne, 6, à Bruges. — Hyménoptères. TouRNiER (Henri), membre de la Société entomologique de France, Villa Tournier, à Peney, près Genève. — Coléoptères. CLI Vallette (René), membre de la Société entomologique de France, à Fontenay-le-Comte (Vendée). — Coléoptères et Lépidoptères. Van Bemmel (Charles), étudiant, rue Saint-Lazare, 25, à St-Josse-ten- Noode. — Entomologie générale. Van Beneden (Edouard), docteur en sciences naturelles, membre de l'Acad. royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'Université de Liège. — Entomologie générale, biologie, embryogénie, Crustacés et Annélides. Vandenbroeck (E.), rue Terre-neuve, 124, à Bruxelles. — Entomolo- gie générale. Arachnides, Myriapodes, Crustacés. Vander Meulen (Edmond), artiste peintre, rue de la Buanderie, 13, à Bruxelles. — Lépidoptères. Van Segvelt (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de Botanique, rue du Serment, 11, à Malines. — Entomologie générale ; mœurs des insectes. Verdiani-Bandi (Luigi), membre des Sociétés entomologiques d'Italie et de France, à Castiglioni d'Orcia (Province de Sienne). — Coléoptères. Wankowicz (Jean), membre de diverses Sociétés savantes, à Minsk (Lithuanie, Russie). — Coléoptères. Warren (J. Q. A.), membre de diverses Sociétés savantes, à New-York. — Entomologie générale. Weinmann (Rodolphe), industriel, chaussée de Mons, 71, à Cureghem-lez- Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe, Lycénides européens et exo- tiques. Weyers (Joseph-Léopold), membre des Sociétés entomologiques de France, de Suisse, de Stettin, de la Société malacologique de Belgique, etc. rue des Fripiers, 24, à Bruxelles. — Coléoptères (Buprestides). "WiLLAiN (D.), instituteur, à Trivières, près Bracquegnies (Hainaut). — Entomologie générale. Zuber-Hofer (Charles), négociant, membre de la Société Entomologique de France, à Dornach (Alsace). — Coléoptères. Membres honoraires. MM. BoiSDUVAL, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de France, entomologique de France, et centrale d'horticulture de Paris, etc., à Ticheville, par Vimoutiers (Orne). DoHRN (C.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, etc., à Stettin (Prusse). Fairmàire (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de Stettin et de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoologique et botanique de Vienne et royale d'Edimbourg, licenciéen droit, directeur de l'HôpitalSt-Louis, rue Bichat, 40, à Paris. CLII Hagen (Herman-Auguste), Docteur; à l'Université de Cambridge. État de Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du Nord). Kraatz (G.), président de la Société entomologique de Berlin, docteur en philosophie, etc., Linkstrasse, 28, W, à Berlin. Le Conte (John-L.), docteur en médecine, Spruce Street, 1625, à Phila- delphie (Pensylvanie, États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord. MiLLiÈRE (Pierre), membre de la Société entomologique de France, Villa des Phalènes, à Cannes (Alpes marit.). — Lépidoptères. MuLSANT (Etienne), président de la Société Linnéenne de Lyon. — Coléo- ptères, Hémiptères. Snellen van Vollenhoven (Samuel-Constant), docteur en droit et es-sciences, membre de l'Académie royale des sciences, Vanden Bosch-straat, 34, à La Haye. Stainton (H. T.), membre de la Société entomologique de Londres, etc., Mountsfield Lewisham, SE. London. Stâl (Cari.), à Stockholm (Suède). — Entomologie générale, Hémiptères. Membres correspondants^ MM. Bertoloni (Gius.), professeur à l'Université, à Bologne. Charlier (Alexandre), lieutenant de la marine marchande. GoBANZ, docteur, professeur à Klagenfurt (Carinthie). HuYVENAAR, docteur en médecine, rue Duquesnoy, 5, à Bruxelles. Kawall, pasteur, à Poussen (Courlande, Russie), — Entomologie géné- rale. Hyménoptères. KocH (Gabriel), docteur, membre de plusieurs Académies et Sociétés savantes, Bleichstrasse, 14, à Francfort sur le Mein. KÔPPEN, employé au ministère, à Saint-Pétersbourg, membre de la Société entomologique de Russie. Lancia de Brolo (duc Frédéric), secrétaire de l'Académie royale Palermitaine, à Palerme. LuciANi, Ile Maurice. Mariot (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil), Marseul (Abbé S. A. de), membre de diverses sociétés savantes, boulevard Pereire, 271 (Porte Maillot), Ternes, à Paris. Osten-Sacken (baron Charles), membre du corps diplomatique de Russie, etc., à Washington (Etats-Unis). Packard (D'"A.S.), Salem, Massachusetts (États-Unis de l'Amer, du Nord). Pallandt (baron Henri de), Oranje Straat, 4, à La Haye. Perez Arcas (Laureano), professeur de zoologie à l'Université, membre de l'Académie royale des sciences, Calle de las Huertas, 14, à Madrid. Phipson (Thomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris. CLUl RoGENHOFER (Aloïs), coDservateur au Musée Impérial d'Histoire naturelle de Vienne, secrétaire de la Soc. Imp. et R. Zoolog. Botan., Josefstàd- terstrasse, 19, à Vienne. Saussure (Henri de), membre de diverses sociétés savantes, Cité, 24, à Genève. ScuDDER (Samuel) à Boston, Massachusetts (Etats-Unis de l'Amérique du Nord). — Lépidoptères et Névroptères. SoLSKY (Simon de), secrétaire de la Société entomologique de Russie, à St-Pétersbourg. Viola (Miguel-Navarro), avocat, à Buenos-Ayres. Membres d'écédés. Bischoff-Ehinger (André), à Bàle, (Suisse) (membre effectif). BoEDT (Firmin), employé de commerce, à Ixelles (membre effectif). *Tennstedt (Aug.), à Louvain, (membre effectif et fondateur). Van Volxem (Camille), membre de diverses sociétés savantes, à Bruxelles, (membre effectif.) ANNALES DE LA SOC. ENT. DE UELGIQUE, T. XVllI. Organisation administrative POUR l'année sociale 1875. Conseil d'administration. MM. PuTZEYS, président. Weinmann, vice-président. Preudhommç de Borre, secrétaire et bibliothécaire. Pologne, trésorier. Fondu. Van Volxem. Weyers. Commission de vérification des comptes. MM. A. De la Fontaine. Petkau. Sauveur. TABLE DES MATIERES. Monographie des Onitides, par M. G. van Lansberge 5 Table alphabétique des genres, des espèces et des synonymes 147 CurcuUoûides recueillis au Japon par M. G. Lewis, par M. W. Roelofs. Troisième et dernière partie 149 Table " 194 Scolytides recueillis au Japon par M. G. Lewis, par MM. le D"^ F. Cha- puis et EiCHHOFF 195 Table 204 Aperçu monographique du Genre lo, l'un des démembrements de la grande famille des Saturnides, par M. le D"^ J. A. Boisuuval. . 205 Table • 248 Comptes-rendus des séances de la Société : Séance du 9 janvier 1875 I (Rapport sur un mémoire de M. le baron de Chaudoir : Monographie des Brachinides. — M. Putzeys.) (Sur les espèces du genre Sj/napsîs. — M.D.Sharp.) (De l'emploi des vitres jaunes pour préserver les collections entomologiques contre l'action de la lumière. — M. F. Plateau.) — du 6 février 1875 XI (La Doryphora decemlineata. — M. Candèze.) (Sur la Doryphora decemlineata. — M. Putzeys.) [Sar ]3l Doryphora decemlineata. — M. Breyer.) [Satyrus Semele var. nouv. Anopenopterus. — M. Lambrichs.) — du 6 mars 1875 XXill (Note relative aux variations chez les Lépidoptères Diurnes. — M. Ca- pronnier.) (Note sur les Curculionides recueillis par M. Purves à l'île d'Antigua. — M. Roelofs.) — du 5 avril 1875 XXVII (Lettre sur le Doryphora 'lO-lineata. — M. J. Le Conte.) {Doryphora decemlineata Say. — M. H. A. Hagen.) (Lettre sur les insectes passés d'un continent sur l'autre. — M. Lichtenstein .) (Sur la Doryphora decemlineata et les espèces voisines. — M. de Kerchove de Denterghem.) (Diagnoses d'espèces nouvelles de Curculionides : Entimus plebejus, Des- miphorus Ursus. — M. Roelofs.) — du 3 mai 1875 XXXIX (Note sur des empreintes d'insectes fossiles, découvertes dans les schistes houillers de Mons. — M. Preudhomme de Borro.) (Lettre sur les collections d'entomologie biologique du Musée do Cambridge, — M. H. A. Hagen.) (Notice sur les Carabiques recueillis par M. Jean Van Volxem à Ceylan, à Manille, en Chine et au Japon (1873-1874). — M. Putzeys.) CLVl Séance du 5 juin 1875 LV (Sur la poche des femelles chez le genre Euryades. — M. H. A. Hagen.) (Complément de la Note sur des empreintes d'Insectes fossiles. — M. Pieu- dhomme deBorre.) (La possibilité de la naturalisation de la Leptinotarsa decemlineata, exa- minée au point de vue de la concurrence vitale. — M. Preudhomme de Borre.) — du 3 juillet 1875 LXVI (Sur le Cheironitis Syphax Fairm. — M. van Lansberge.) (Additions à la Notice sur les Carabiques rapportés par M. Jean Van Volxem. — M. Putzeys.) (Description d'une nouvelle espèce d'Euryoda, de Geylan. — M. Putzeys.) (Analyse d'un travail de M. Thomson sur la classification des Carabus. — M. Putzeys.) (Education des larves du Meloë cicatricosus. — M. Lichtenstein.) (Sur le Necrophorus interruptus Steph. — M. Mélise.) — du 7 août 1875 LXXIII (Diagnoses de Cryptocéphalides inédits appartenant à la Faune de l'Aus- tralie. — M. Chapuis.) (Chrysomélides recueillies à l'excursion de Heyst et Knocke. — M. Sau- veur.) (Liste de Lépidoptères capturés à Dinant. — M. Fondu.) (Longicornes capturés dans des briqueteries à Rumpst. — M. Van Segvelt.) (Note sur la Leptidia brevipennis Muls. et le Pogonocherus ovatus Fourcr. — M. Weyers.) (Observation sur la sécrétion odorante du Capsus capillaris. — M. Pierret.) — du 4 septembre 1875 LXXXIX — du 2 octobre 1875 » (Sur la deuxième forme de larves de la Cantharis vesicatoria. — M. Lich- tenstein.) (Diagnoses de Cryptocéphalides inédits appartenant à la Faune de l'Aus- tralie (suite.) — M. Chapuis.) - du 6 novembre 1875 CIII (Notice nécrologique sur Camille Van Volxem.) (Glœodema spatula Wollast. var. bipustulata. — M. Roelofs.) (Coléoptères nouveaux ou rares pour la faune belge. — M. Miedel.) (Sur les caractères à employer dans la classification des Carabus. — M. Thomson.) (Sur trois nouveaux insectes fossiles. — M. Preudhomme de Borre.) (Sur les plantes insecticides. — M. Morren.) — du 4 décembre 1875 CXVII (Relevé des Elatérides des lies Philippines avec les diagnoses de quel- ques espèces inédites. — M. Candèze.) (Curculionides recueillis par M. J. Van Volxem au Japon et en Chine. — M. Roelofs.) Assemblée générale du 26 décembre 1875 CXXXV Liste des membres de la Société. CXLIII Organisation administrative en 1875 CLIV Table des Matières CLV o r5 ctj t> Ph -H CQ ■H hd to nJ a> -^ PI (!■> •i •-d 1— 1 lU -r-t (=1 q- .^ o O 1 — 1 CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA S0CIÏ:TÉ. Ce catalogue, dont les fascicules sont publiés successivement dans les Annales, et peuvent être acquis séparément, est divisé systématiquement comme suit; il comprend, indépendamment des titres des ouvrages publiés isolément, ceux de tous les mémoires et notices insérés dans les recueils que possède la bibliothèque : I. Entomologie générale; Entomologie appliquée; Ouvrages iraltant d'Insecies de plusieurs ordres ou d'Articulés de plusieurs classes. II. Coléoplères. m. Lépidoptères. iV. Névroptères et Oi'ihoplères. V. Hyménoptères. VI. Diptères. VII. Hémiptères. VIII. Aptères, Thysanoures, Aphaniptères, Arachnides et Myriapodes. IX. Crustacés et Cirrhipèdes. X. Vertébrés. XI. Mollusques et Animaux inférieurs. XII. Histoire naturelle générale ; Zoologie générale ; Botanique ; Géologie ; Minéralogie. XIII. Ouvrages divers. XIV. Revues périodiques; Publications des Sociétés savantes. En vente au prix de cinquante centimes le fascicule : Div. I, fasc. 1 ; Div. Il, fasc. i, 2, 3 et 4 ; Div. III, fasc. 1,2 et 3; Div. IV, fasc. I ; Div. V, fasc. 1 ; Div. VI, fasc. i ; Div. X, fasc. 1 ; Div. XII, fasc. 1, 2 et 3. 80 La Société fent encore disposer de quelques exemplaires des ouvrages suivants : PIJTZEYS. — Prémices entomologiques, (Monographie du genre Pasimachus ; 62 esp. nouv. Cicindel. etCarab.) (1 pi.), in 8«. fr. 3 » — Postscriptum ad Clivinidarum raonographiam , (2 pi.), in-S'». 3 » ( Extraits ties Mémoires de la Société royale des sciences de Liège. ) — Trechorum europseorum conspectus, in-S". 75 (Extrait de Stettiner entomologisclie Zeitung.) — Révision générale des Clivinides, in-S". 8 » — Supplément à la révision générale des Clivinides, (1 pi.), in-8". ^ 1 50 (Extraits des Annales de la Société entomologique de Belgique.) LEDERER, — Contributions à la faune des Lépidoptères de la Transcaucasie, (2 pi. color.), in-8°. 3 50 (Extrait des Annales de la Société entomologique de Belgique.) DE SÉLYSLONGCHAMPS. — Sur la Faune de Belgique, in -8°. 50 ( Extr. des Bull, de TAcad. royale de Belgique.) PREUDHOMME DE BORRE. — Note sur le Byrsax (Boleto- phagus)gibbifer Wesm., in-8''. 20 (Extr. des Bull, de l'Acad. royale de Belgique.) DE CHAUDOIR. — Essai monographique sur le groupe des Pogonides, in-S". 1 50 — Essai monographique sur les Orthogoniens, in-8''. 1 50 — Essai sur les Drimostomides et lesCratocérides, etc. 1 50 — Monographie des Callidides. 3 » Comptes-rendus des séances de la Société entomologique de Belgique. Années 1868-69, 1869-70, 1870-71. Chacune. 3 » [dem. Années 1871-72 et 1873. » 5 » ^-^n-) A \ "' 1 1 s" ■ 1 «^ ) 1 m^w- frt %r^- îpfiîWI»'' ,H;r** %u'Mm ^^\ •^r^^fy»^ msÊmsiSi.,.iL^ "':'^^^^ \L 8i,0-" ^'«î!*"! iw;a^^^M M^^fcM'HFi^'"^ ' a IS9! M p r.iii «W liiui m^ ▼"V" ^^^ ^w%*»*^^ '^ "'HiiB m***-- liklâ^**< 1 1 il ^»t^m^ Ma^is»»'*'*